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 Crise économique : le Challenge Bibendum n'aura pas lieu en 2009 | Dédié aux nouvelles technologies permettant de rendre l'automobile plus propre, ce concours organisé depuis 1998 subit les effets de la crise et aura lieu au mieux en 2010.
L'édition 2009 du Challenge Bibendum organisé par Michelin n'aura pas lieu en avril prochain à Rio de Janeiro comme prévu. Le manufacturier auvergnat a décidé de le repousser au mieux à 2010. En cause bien évidemment, la crise économique qui touche de nombreux constructeurs et équipementiers, ainsi que les partenaires de cet événement.
Le Challenge Bibendum est organisé depuis 1998 pour faire le point sur les avancées technologiques en matière de voitures propres et promouvoir les nouvelles formes d'énergie comme les motorisations hybrides, électriques ou à hydrogène. La dernière édition qui s'est déroulée en 2007 à Shanghai a récompensé l'Audi A5 3.0 TDI après avoir vu s'affronter des vélos électriques, des véhicules urbains fonctionnant à l'énergie solaire, des poids lourds tout électriques, des voitures à carburant alternatifs et des hybrides parmi lesquelles la BMW Hydrogen 7, la Smart ForTwo MHD ou la Saab 9-3 BioPower. www.cartech.fr - Emmanuel Genty - 31/12/2008
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|  MICHELIN - KLEBER : "Faits marquant 2007 - 2008... | France3 Lorraine 19/20 du 29/12/2008
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|  Michelin réduit son activité, Bridgestone ses prévisions | Michelin annonce des réductions d'activité "significatives" dans la plupart de ses usines dans le monde pour faire face à la chute de la demande de pneumatiques.
Son principal concurrent, le japonais Bridgestone, a pour sa part abaissé de plus de 80% sa prévision de bénéfice net pour l'exercice en cours, qui sera clos à la fin mars 2009.
L'onde de choc de la crise automobile mondiale touche l'ensemble des équipementiers du secteur.
A la Bourse de Paris, l'action Michelin perd 3% en milieu d'après-midi.
L'allemand Continental, qui avait averti le 10 décembre sur son résultat 2008 et évoqué une annulation du dividende, voit son titre chuter de 16% à Francfort, malgré l'accord sans conditions donné vendredi par la Commission européenne à son rachat par le groupe familial Schaeffler.
Michelin, en compétition avec Bridgestone pour la place de numéro un mondial des pneumatiques, a jugé nécessaire de prendre "toutes les mesures nécessaires pour maîtriser ses stocks et (...) entamer l'année 2009 en préservant ses marges de manoeuvre".
La décision de réduire la production, "liée à la conjoncture actuelle, entraînera l'enregistrement de coûts de sous-activité exceptionnels d'un montant proche de 150 millions d'euros dans les comptes du quatrième trimestre", a précisé Michelin dans un communiqué.
Le groupe a également souligné que le mois de novembre avait "vu une nouvelle et forte détérioration du niveau de la demande en pneumatiques par rapport à la tendance observée en octobre, sur l'ensemble des marchés, tant en Europe, en Amérique du Nord qu'en Asie et en Amérique du Sud".
Michelin avait révisé à la fin octobre son objectif de marge opérationnelle 2008 après avoir communiqué une baisse de son chiffre d'affaires sur les neuf premiers mois de l'année.
Au Japon, Bridgestone a prévenu lundi qu'il ne s'attendait plus désormais qu'à 12 milliards de yens de bénéfice net sur l'exercice 2008-2009, contre 66 milliards précédemment.
Le premier fabricant japonais de pneumatiques abaisse son bénéfice d'exploitation annuel de près de 24%. La prévision est ramenée à 118 milliards de yens, contre 155 milliards précédemment. www.lepoint.fr - 23/12/2008
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|  Leur dernier arbre de Noël |  | Salariés et enfants du personnel ont répondu à l'invitation du Comité d'entreprise de Kleber. Les étapes se succèdent pour les salariés de Kleber. Hier, les enfants du personnel étaient conviés à un ultime spectacle de fin d'année. Offert dans la dignité. TOUL.- « D'habitude, les grands ne viennent pas, mais cette fois, j'ai dit aux enfants ''On va en profiter pour la dernière''. » Accompagnée de ses jumeaux et du petit dernier, Isabelle franchit les portes de la salle Valcourt, à Toul. A l'image de nombreux parents qui ont tenu à assister au dernier spectacle de Noël, offert par le Comité d'entreprise de Kleber, la jeune femme tient aussi à être présente à cette journée « qui met malheureusement un terme à une tranche de vie. »
Pour les enfants
Un peu plus loin, Pauline, 7 ans et Clémence, 4 ans, attendent avec impatience le lancement des festivités. Leur joie innocente tranche avec le regard de leurs parents, inquiets pour l'avenir. Le regard embué par l'émotion, la maman confie : « Aujourd'hui, on avait le choix entre trois arbres de Noël, alors forcément, on a choisi celui de Kleber ! » L'occasion pour l'épouse du salarié Kleber d'évoquer « le rôle prépondérant des représentants du personnel durant ces derniers évènements déprimants ». Ce sentiment pesant, mêlant désir d'assister à la fête, sans pour autant parvenir à oublier... a donné à la manifestation une atmosphère quelque peu pesante, malgré l'envie des adultes de ne pas dénaturer cet après-midi récréatif, organisé à l'intention des enfants du personnel. Comme l'a d'ailleurs souligné, Guy Pernin, lors d'une brève allocution : « Aujourd'hui, c'est le dernier spectacle donné par le CE de Kleber. On est désolés ! Mais on ne souhaite pas tout mélanger... pour offrir une belle après-midi aux enfants, dans la dignité. » Une prise de parole, avant que tous ne gagnent leur place pour le lancement du spectacle et la venue du père Noël. Deci-delà, en effet, des groupes de discussion s'étaient formés entre adultes, histoire de reprendre contact, entre ceux déjà intégrés dans une formation, d'autres en passe de les suivre et puis les salariés ayant fait le choix de la mobilité dans le groupe. Une image particulière, commentée discrètement dans les allées : « On n'a jamais vu cela les années précédentes. Ils en profitent pour se retrouver un peu... » Certains avaient même fait le déplacement des sites de Golbey et La Roche-sur-Yon ! l'Est-Répuplicain - Martine SCHOENSTEIN - 21/12/2008
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|  « Un nouvel emploi pour Noël » |  | Plus de 500 personnes pour le dernier sapin de Noël. Hier après-midi, les représentants du comité d'entreprise de Kleber ont organisé leur dernier arbre de Noël, à destination des enfants du personnel. Durant cet après-midi particulier, un beau spectacle a été offert aux enfants, suivi de la venue tant attendue du père Noël, parents et membres du CE ont mis entre parenthèses leurs préoccupations, motivés par l'envie « de ne pas tout mélanger ». A l'image d'Erika et Samy, les jeunes parents d'Anita, 8 ans, Dylan, 5 ans et Tom, 1 an. « On ne doit pas se laisser abattre. Et si on est là aujourd'hui, c'est pour les enfants. » Avec 13 années d'ancienneté dans l'entreprise, Samy confie : « On va demander un nouvel emploi au père Noël. » l'Est-Répuplicain - 21/12/2008
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|  Reconversion sans conviction |  | L'usine Kleber à Toul est fermée. En annonçant la disparition du site, Michelin avait promis de reclasser les 826 salariés. Actuellement, 218 auraient trouvé une solution.
L'atelier est très intéressant, c'est dommage qu'ils ne l'aient pas proposé il y a quatorze mois. Cela fait un an que l'on ne fait plus rien », confie Louis qui a passé 20 ans de sa vie chez Kleber. Hier matin, lui et quelques autres camarades d'infortune participaient à l'atelier découverte des métiers imaginé par Michelin pour favoriser le reclassement des 826 salariés laissés sur le carreau après la fermeture de l'usine, effective depuis jeudi. «Les salariés encore présents ont reçu leur bon de sortie un jour avant la fermeture officielle », racontent Guy Pernin et Pierre Kovalski, délégués CGT. Malgré ce feu vert, certains n'ont pas pu rester chez eux hier. Ils se sont retrouvés, désœuvrés, devant leur usine. Un ouvrier a déposé son bleu de travail devant les barrières et y a mis le feu. Geste symbolique pour masquer un cœur lourd.
La bonne centaine d'ouvriers qui travaillaient encore dans l'établissement intégrera, dès le 5 janvier, l'atelier de transition professionnelle, ATP. Louis y est depuis deux mois et demi ; il a choisi de découvrir le métier d'électricien sans grande conviction. «Je sais déjà que je n'en ferai pas mon métier, mais cela m'aide à mieux bricoler chez moi. »
Rendez-vous dans deux ans
Pour Louis, la formation d'électricien est trop longue, il désire retrouver un travail le plus vite possible. «J'ai envoyé de nombreuses candidatures spontanées, sans attendre la reconversion. Au début, sur dix lettres envoyées, j'avais neuf réponses. Aujourd'hui, on ne répond même plus. » Jean-Marie, 30 ans de Kleber et une maladie cardiaque, ne sait pas non plus de quoi demain sera fait. Il découvre le métier de plombier, sans savoir si son état de santé lui permettra de l'exercer. En attendant, il s'est inscrit à tous les ateliers. Pascal découvre la charpente : il n'en fera pas son métier, il a choisi la mutation interne dans le groupe. «Pendant ce temps-là, je m'occupe. Ce que j'apprends pourra me servir pour bricoler. » Michelin a fait de ses ateliers de découverte métier la vitrine de son dispositif reconversion. /«La moitié des ouvriers passés en atelier de transition professionnelle ont eu, par la suite, une formation professionnalisante », explique Marc Roosens, directeur de l'ATP. «L'idée est de pratiquer, la vocation peut venir ensuite », renchérit Henri de la Gravière, directeur de l'usine. Sur les 610 salariés incorporés dans l'ATP, 218 en sont sortis avec une solution. «A l'issue d'un contrat non renouvelé, douze d'entre eux sont déjà inscrits à l'ANPE », constate Guy Pernin. «Dans deux ans qui fera le point, qui s'intéressera encore à nous ? »//, maugrée Louis. Républicain-Lorrain - M.-O. N. - 20/12/2008
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|  Comment tourner la page ? | Visite dans les Ateliers de transition professionnelle, hier matin, à la rencontre de salariés courageux, résignés, dignes... et conscients des difficultés. TOUL._ Dans un immense hangar, par petits groupes, ils découvrent de nouveaux métiers. La plupart ne connaissent que l'univers du pneu. Aujourd'hui, Michelin leur propose de découvrir d'autres savoir-faire, dans le cadre des Ateliers de transition professionnelle. Un dispositif d'une grande ampleur, déployé pour la première fois par le manufacturier en France. Au programme : menuiserie, charpente, mécanique, électricité industrielle et domestique, peinture, maçonnerie, robotique, soudure, carrelage... Si ce 19 décembre représente une date importante dans l'histoire de Kleber - avec la fermeture de l'usine - les salariés, eux, préfèrent ne pas en parler. Même si certains ne parviennent pas à tourner la page. À l'image d'Alain, 28 ans d'ancienneté, rencontré hier matin dans l'atelier électricité industrielle et domestique. Blasé et amer, il confie : « Je suis là pour ne pas tourner en rond, mais je ne me fais pas d'illusions. À 51 ans, et avec la crise que l'on connaît, quel patron voudra m'embaucher ? » Un peu plus loin, dans l'atelier charpente, Fabrice, 44 ans, 18 ans d'ancienneté a du mal à dissimuler son désarroi : « Que va-t-on devenir ? Je ne voudrais pas être obligé de vendre ma maison... » A l'inverse, William, raconte avoir apprécié l'atelier d'électricité. Décidé à s'investir dans ce nouveau métier, il a même eu une promesse d'embauche par un employeur meusien qui, au dernier moment, s'est rétracté. « Malgré tout, je reste optimiste. Pour moi, cette formation est plutôt positive ! »
180 personnes
Aux côtés d'Henri de la Gravière, directeur du site, Marc Roosens, responsable des Ateliers professionnels, affirme : « Notre but est bien d'accompagner chaque salarié vers un emploi. Pendant une période de 10 à 13 mois, tous peuvent découvrir différentes techniques. Certains se découvrent une passion pour une activité qu'ils n'avaient jamais pratiquée jusque-là. » Henri de la Gravière précise : « Nous sommes bien en conformité avec ce qui a été annoncé en octobre 2007. Même si nous comprenons la difficulté des salariés. » Marc Roosens ajoute : « On sait que ce n'est pas facile. D'ailleurs deux psychologues sont à l'écoute des personnels ». Pendant les fêtes, même si la plupart des Kleber sont en congés, les Ateliers de transition professionnelle restent ouverts. Le 5 janvier, une dernière vague de 180 personnes est attendue. Sur cet immense site, qui fut pendant 40 ans le plus gros employeur du Toulois, l'activité industrielle a définitivement cessé. Pourtant, non loin de l'entrée principale, des ouvriers s'activent pour réhabiliter l'ancien centre de formation. Un bâtiment de 1000 m2 qui accueillera en début d'année le centre d'appel Acticall. Un projet qui, à terme, prévoit 150 emplois. l'Est-Répuplicain - Michel BRUNNER et Martine SCHOENSTEIN - 20/12/2008
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|  Dernier jour de travail sans éclat pour les Kléber-Toul | Les derniers des 826 salariés de l'usine Kléber (Michelin) de Toul (Meurthe-et-Moselle) ont cessé de travailler vendredi, dans une ambiance de résignation, alors que la production sur le site a été arrêtée il y a près d'un mois.
Quelque 180 personnes, représentant la cinquième et dernière vague de personnel arrêté, débuteront officiellement leur reconversion le 5 janvier, mais leur travail effectif se terminait vendredi, a expliqué une source syndicale. www.nordlittoral.fr - 20/12/2008 |
|  Kleber : les cantons meusiens concernés | À la demande d'André Jannot, maire et conseiller général de Void-Vacon, Bertrand Pancher avait écrit à Xavier Bertrand. Objectif : attirer l'attention du ministre du Travail sur la situation d'une trentaine de familles, habitant le canton. « Vivant à une vingtaine de kilomètres de Toul, ces familles sont impactées par la fermeture de cet important site industriel, avec des conséquences sans précédent sur ce secteur rural », écrivait le député. Et de demander une extension du dispositif. Réponse d'Hugues Parant, préfet de Meurthe-et-Moselle : « Une convention de revitalisation de bassin d'emploi a été élaborée entre l'État et la société Michelin. À ce titre, j'ai souhaité tenir compte des provenances géographiques des anciens salariés de Kleber, sans se limiter strictement à l'agglomération touloise. Ainsi, la convention prend en compte les cantons de Commercy, Void et Vaucouleurs ». l'Est-Répuplicain - 2012/2008
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|  L'usine Kléber de Toul ferme ses portes aujourd'hui | Après 40 ans d'activité, l'usine Kleber met la clef sous la porte aujourd'hui. Le dernier pneu est sorti des chaines de production le 25 novembre. Sur les 826 salariés, 191 ont retrouvé un emploi pour le moment. Le groupe Michelin s'est engagé a trouver une solution pour tout le monde par le biai de ses Ateliers de Transition Professionnelle. La moitié des salariés y sont inscrits.
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|  KLEBER TOUL :Dernier jour... | France3 19/20 Nancy du 19/12/2008
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|  Toul : dernier jour de travail à l'usine Kléber | Quatorze mois après l'annonce de sa fermeture, l'usine Kléber (Michelin) de Toul (Meurthe-et-Moselle), qui employait 826 personnes, vit ses dernières heures, les derniers salariés étant invités à quitter l'entreprise vendredi.
L'ultime pneu est sorti des chaînes le 25 novembre. Depuis lors, les ouvriers encore présents ne sont plus employés qu'à nettoyer le site de production sur lequel ils ont travaillé de longues années, avant le démontage des machines.
«Les collègues, ça fait bien une semaine qu'ils n'ont plus rien à faire. Ils ont vidé tous les greniers, ferraillé tout ce était ferraillable. Hier matin, quand je suis passé, il n'y avait plus personne. C'est démoralisant», soupire Guy Pernin, responsable CGT du site.
«On a l'impression d'être dans un lieu sans vie. Les ateliers dans lesquels il y avait 250 personnes, des bruits de conversation, des jets de vapeur... là il n'y a plus rien, plus que des squelettes», poursuit-il.
«Dans une usine qui s'arrête, le climat n'est jamais joyeux», opine Henri de la Gravière, qui dirige l'usine depuis quatre ans et demi. «C'est un moment difficile pour tous les Kléber, à Toul comme dans le groupe.»
Derrière cette mélancolie partagée, syndicats et direction gardent toutefois de profondes divergences. La plus fondamentale de toutes concerne la fermeture du site. Cette décision, «difficile» à annoncer le 3 octobre 2007, était «impossible» à éviter, selon M. de la Gravière.
Pour Guy Pernin, les ouvriers ont au contraire «symboliquement perdu une usine qui était viable», tandis que «malheureusement, les actionnaires ont gagné».
D'où des discussions houleuses depuis quatorze mois, qui avaient culminé mi-février avec la «séquestration» selon la police, la «retenue» pour les syndicats, de deux cadres, gardés trois nuits durant dans l'entreprise par des salariés en colère.
Le bras de fer avait abouti à un accord sur le plan d'accompagnement des salariés, aujourd'hui bien avancé. Sur les 826 «Kléber», environ 600 ont cessé de travailler.
Une centaine d'entre eux a fait jouer la mobilité interne. Les autres participent à des ateliers de transition professionnelle (ATP), un dispositif diversement apprécié par ses utilisateurs, censé faciliter leur retour à l'emploi dans un bassin d'emploi sinistré.
Sur les deux premiers groupes passés par ces ATP depuis environ six mois, 217 personnes sur 319 ont retrouvé un travail, soit deux tiers des effectifs, d'après Henri de la Gravière. «Le groupe avait pris des engagements sérieux. Aujourd'hui, il les tient», se félicite le directeur.
Le bilan est plus mitigé pour les syndicats, pour qui toutes les embauches annoncées ne sont pas pérennes, selon qu'elles se font en CDI ou par intérim, que la période d'essai est terminée, etc.
Michelin avait aussi affirmé qu'il créerait 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur de Toul, en échange des 826 emplois supprimés, ce que la CGT a toujours qualifié d'«effet d'annonce».
Un centre de recyclage de déchets automobiles, générant 150 embauches, devrait occuper la moitié du site en 2010. Et un centre d'appel, s'installera dès la mi-février dans l'usine, avec 150 autres emplois à la clef, peut-être 250 en 2011.
Mais après plus d'un an de démarchage, Michelin, qui dit consacrer 140 millions d'euros à la restructuration, volet social et revitalisation du site inclus, reste loin de ses objectifs. www.lepays.fr - 18/12/2008
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|  Les projets de reconversion | La revitalisation du Toulois passe par plusieurs projets qui ne sont pas tous au même niveau d'avancement.
Recyclage de pneus
Suez Environnement s'est engagé à travers sa filiale Sita, à s'implanter sur le site de Kleber. Cette société, spécialisée dans la gestion des déchets, va investir entre 25 et 30 millions d'euros pour créer une unité de granulation de pneus déclassés et de chutes de fabrication (60.000 tonnes par an) et de recyclage des plastiques. Ce projet serait fonctionnel en 2011.
Déconstruction de voitures
Suez Environnement associé à Renault va aussi investir 7 millions d'euros pour « déconstruire » plus de 10.000 véhicules par an avec un potentiel de marché d'un million de voitures en France. Ces deux projets, baptisés Ecorevia, soutenus par le conseil général, occuperont la moitié de l'usine Kleber et devraient générer 150 emplois d'ici 2011 et entre 300 et 400 à terme.
Centre de relations clients
La société Acticall, un des principaux opérateurs français de centres d'appels serait fonctionnelle dès février prochain avec 150 emplois à la clé. Une extension est prévue début 2011 qui pourrait conduire à la création de 100 emplois supplémentaires.
Projets en suspens
-Recyclage de wagons : Ce projet de récupération de matériaux et recyclage de wagons ferroviaires sur l'ancienne base de Toul-Rosières souffre des réticences des riverains et des élus. Appelé Fetia, ce projet est conduit par trois industriels (Wig France, MJR Métal et TIA) dans le but de démanteler ou reconditionner des rames SNCF et RATP. L'activité devrait démarrer en octobre 2009 avec une trentaine de salariés et des promesses de 20 autres emplois. Mais cette activité comprend une partie désamiantage qui pose problème. Si le trio de PME s'installe il pourrait créer un second centre destiné au traitement des terres polluées et d'un secteur isolation et photovoltaïque pour le bâtiment. - Centrale thermique à gaz : Un projet d'implantation d'une centrale thermique à gaz est annoncé par Poweo sur le pôle industriel Toul-Europe. Son PDG, Charles Beigbeder, doit mobiliser un investissement de l'ordre de 300 millions d'euros. D'une capacité comprise entre 400 mégawatts et 440 mégawatts, cette unité devrait être opérationnelle au second semestre de 2011. Elle fonctionnerait en cycle combiné par turbine à gaz et turbine à vapeur, moins consommateur de combustible fossible et ayant un faible impact environnemental. Le groupe Michelin s'est engagé à créer 826 emplois d'ici à 2012 sur le secteur de Toul pour compenser les suppressions chez Kleber pour un coût évalué à 130 millions d'euros, comprenant le financement de la réindustrialisation du site, la revitalisation du bassin et le financement du volet social. l'Est-Répuplicain - A. R (Armelle ROUSSEAU) - 18/12/2008
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|  « Nous respectons nos engagements » | Frantz Bléhaut, DRH Michelin France, estime avoir de « premiers résultats probants ». - Où en êtes-vous de vos engagements ? - Michelin a effectivement pris deux engagements. Nous sommes en train de les respecter. Le premier concerne les salariés de l'usine de Toul, afin que chacun conserve ou retrouve un emploi. Le second est de recréer près de 900 emplois sur le bassin d'ici à 2012. Dans les deux cas, nous avons déjà des résultats tangibles et, conscients qu'il reste beaucoup à faire, nous continuons à travailler d'arrache-pied. Premier volet : proposer à chacun au moins deux postes dans l'une de nos 16 usines en France. Aujourd'hui 150 personnes ont fait ce choix et 90 ont déjà rejoint leur nouvelle affectation. Nous nous réjouissons d'avoir pu garder dans le groupe leurs compétences qui nous sont précieuses. Quant à ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas déménager, nous les accueillons, en 5 groupes successifs d'environ 150 personnes chacun, dans un programme complet d'accompagnement personnalisé d'une durée de 10 à 13 mois. A ce jour 4 groupes sont déjà entrés en transition professionnelle, le 4 ème début décembre, et le 5 ème en janvier. Sur les 2 premiers groupes entrés en mai et juin en transition, 217 personnes sur 319 ont retrouvé un travail, soit 2 salariés sur 3. Et sur le 3ème groupe de 164 personnes entrées en transition le 6 octobre dernier, 57 personnes ont déjà trouvé une solution. Voilà les faits. Quant au deuxième volet, le bassin de Toul, une revitalisation du site lui-même se met en marche autour du projet Ecorevia (300 emplois d'ici 2012), plus les projets Acticall qui commencera à créer sur le site dès février 150 emplois et Fetia (Toul-Rosières) 30 à 40 emplois. Soit plus de 400 emplois en perspective sous l'animation de Michelin Développement, notre filiale de réindustrialisation qui continue et continuera de s'impliquer. Ce rythme est très bon et très prometteur, et les premiers résultats sont tout à fait probants... - Ne craignez-vous pas que la crise ne complique les choses ? Elle ne les simplifiera pas. Mais au-delà de cet aspect conjoncturel, nous avons encore du temps devant nous pour accompagner chacun de façon extrêmement personnalisée, tenant compte de sa situation, de son profil de compétences, de ses contraintes. Parallèlement nous avons découvert en lien avec les entreprises et acteurs du bassin de nombreux métiers qui sont cruellement en manque de candidats. Ce qui nous a conduits à développer quelque chose d'assez novateur : des ateliers de découverte, de démystification très concrète des métiers sous tension. Ils permettront aux salariés qui n'ont pas encore identifié de projet professionnel de pouvoir déterminer les secteurs porteurs, comme soudeurs, métiers de service, etc. Nous avons encore de quoi faire pour proposer des solutions. l'Est-Républicain - Propos recueillis par Jean-Louis DENES - 18/12/2008
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|  Chronologie | 4 octobre 2007. Frantz Bléhaut, DRH de Michelin, affirme : « Nous mettons tout en œuvre pour que chaque salarié conserve son emploi ». 12 octobre. 3.000 personnes manifestent dans les rues de Toul. 17 octobre. Nadine Morano (alors députée), rencontre F. Fillon à Matignon et demande que le dossier Kleber soit prioritaire pour le gouvernement. 13 décembre. Manifestation devant le siège Michelin à Clermont-Ferrand. Une centaine de « Kleber » ont fait le voyage. 21 décembre. Installation du comité de suivi en préfecture. 18 janvier 2008. Seconde manifestation (1.500 personnes) dans les rues de Toul. 6 et 7 février. Le Président Sarkozy reçoit les dirigeants de Michelin, puis les délégués syndicaux. 14-17 février. Trois dirigeants sont retenus dans l'usine. 22 février. La ministre Christine Lagarde préside le comité de suivi. Elle reviendra le 15 septembre. 19 mai. Ouverture du premier atelier de transition professionnelle. 25 novembre. Le dernier pneu Kleber sort des ateliers. Il est déposé au musée de Toul depuis quelques jours... l'Est-Répuplicain - Michel BRUNNER - 18/12/2008
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|  Kleber, c'est fini ! | Demain, l'usine fermera définitivement ses portes.
Après la fabrication du dernier pneu, le 25 novembre dernier, l'usine de Toul ferme ses portes demain. Michelin s'est engagé à retrouver un emploi aux 826 salariés. Le chemin reste encore long... Lorsqu'ils quitteront leurs ateliers, les salariés de Kleber garderont toujours en mémoire ce 19 décembre 2008. Une date qui marque la fin d'une aventure humaine de toute une vie pour certains... À compter de ce vendredi, ils ne mettront plus jamais les pieds dans cette usine qu'ils ont pourtant tenté de s'approprier, après la terrible annonce du 3 octobre 2007. Autre date inoubliable ! Ce jour-là, les 826 salariés étaient anéantis et l'onde de choc se répandait dans le Toulois, voire au-delà. Depuis plus d'un an, il a bien fallu se rendre à l'évidence, s'organiser, et envisager l'avenir. Les plus déterminés ont tenté de sauver leur usine. Par des manifestations, des grèves, des demandes de moratoires, des coups de colère... Finalement, après moult combats, les Kleber ont obtenu des garanties, notamment sur les primes de licenciement. Pour ne pas partir avec « le sentiment de s'être fait jeter ».
Le 5 janvier
Et puis peu à peu, depuis juin dernier, ils sont entrés dans les Ateliers de Formation Professionnelle, baptisés par certains « Le Sangatte ». « Parce que du jour où l'on y entre, on ne fait plus partie de la production ! Tout contact est coupé avec les collègues ! » affirment certains. Pour Henri de la Gravière, directeur du site, le dispositif « montre son efficacité ». Il précise : « Sur 319 personnes intégrées dans les deux premiers groupes, 217 ont retrouvé un travail. Pour la troisième vague, débutée en octobre, 57 sur 164 ont trouvé une solution. Cela montre l'intérêt du dispositif qui prévoit 10 à 13 mois d'accompagnement. » Reste 180 salariés, qui ce vendredi, vont quitter définitivement l'usine pour rejoindre les ATP le 5 janvier. Le démontage des machines est déjà programmé pour le début d'année, afin de libérer au plus tôt le site pour sa reconversion. L'ensemble des bâtiments sera totalement disponible à la fin du premier semestre. Une aventure de 40 ans prend fin sur une décision de la multinationale Michelin. Un groupe toujours présent en Lorraine, avec le site de Golbey-Epinal... où la production s'arrête du 19 au 31 décembre, dans le cadre d'un accord entreprise. l'Est-Répuplicain - Michel BRUNNER et Martine SCHOENSTEIN - 18/12/2008
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|  Devenir son propre patron | Ozen Senyurt a refusé tout net la mobilité dans le groupe. Il s'est lancé dans l'aventure de la création d'entreprise. Un projet trottait dans sa tête depuis longtemps. Mais il hésitait à se lancer. Alors, l'année dernière, lorsque l'annonce de la fermeture de Kleber inonde les ateliers de l'usine, Ozen Senyurt se décide enfin. Et se rallie aux sempiternelles suggestions d'un membre de sa famille, l'incitant à goûter à la fonction de patron. « Mon beau-frère dirige depuis plusieurs années une société de téléphonie mobile sur Paris. Et ça faisait longtemps qu'il me conseillait de quitter l'usine pour me lancer dans la même aventure. » Alors le choc de la fermeture de Kleber digérée, (« Ça m'a quand même pas mal perturbé ! », soupire le Toulois), Ozen Senyurt, entré dans l'établissement en 2001, refuse tout net la mobilité. D'origine turque, il est arrivé en France à l'âge de 12 ans. « J'ai toujours vécu à Toul, alors je ne me voyais pas quitter cette région où je me sens bien et où j'ai ma famille et mes amis. » C'est ainsi que le dynamique trentenaire se tourne vers la création d'entreprise, une des alternatives proposées par Michelin.
Un tournant
Et comme il intègre la première vague des ATP en juin 2008, (les ateliers professionnels destinés à la formation et reconversion des salariés), le père de famille monte rapidement son dossier. Et cinq mois plus tard, on le retrouve dirigeant d'une société de téléphonie mobile, fraîchement implantée dans la ville chef-lieu, après une formation d'un mois et demi dans la capitale. « Finalement et après coup, pour moi, la fermeture de l'usine, c'est un mal pour un bien » considère celui qui n'a pas encore eu le temps d'analyser son nouveau statut de patron. « C'est encore tout frais », observe, toutefois avec une satisfaction non dissimulée, celui qui raconte avoir obtenu l'entier soutien de ses proches pour se lancer dans l'aventure. « Et surtout celui de mon épouse », reprend-il dans un large sourire. Résolument motivé, le jeune chef d'entreprise, au look et lunettes branchés, envisage déjà de nouveaux projets pour son commerce qu'il a réhabilité du sol au plafond. Visiblement doué pour les activités manuelles, il a conçu le décor de son magasin avec soin et finesse ! Une prédisposition qui l'amène à sourire en évoquant son précédent métier. « Avant d'entrer chez Kleber, j'étais bûcheron ! » Une activité qu'il a toutefois abandonnée en 2001 pour rejoindre, avec pragmatisme, les effectifs du manufacturier toulois. « A cette époque, c'était quand même le plus gros employeur de Toul ! » se souvient celui qui vient d'inaugurer son commerce, en présence de nombreux commerçants du secteur. Mais aussi un certain nombre de salariés de Kleber, heureux de fêter avec le nouveau patron ce tournant professionnel. D'ailleurs, parmi eux, certains sont également tentés par le chant des sirènes de la reconversion ! l'Est-Répuplicain - Martine SCHOENSTEIN - 18/12/2008
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|  Il critiquait ses conditions de travail : licencié | Un salarié de l'usine Michelin de Cholet a été licencié et un autre mis à pied pour avoir critiqué leurs conditions de travail sur un site internet. Michelin dans sa lettre de licenciement évoque une « obligation de loyauté » envers l'entreprise. Les faits remontent à mars. « Sur leur ordinateur personnel, chez eux, les deux salariés évoquaient en style direct leurs conditions de travail notamment leur salaire qui ne correspondait pas selon eux au travail fourni », a expliqué la CGT. La personne licenciée affirmait ainsi qu'elle faisait un travail de « bagnard » tandis que l'autre salarié mis à pied 3 jours dénonçait des cadences de travail difficiles à tenir et mal rémunérées. « On ne trouve nulle part dans le code du travail le concept d'obligation de loyauté ». L'audience de conciliation est programmée le 6 février au Prud'hommes d'Angers. l'Est-Républicain - 14/12/2008
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|  Le dernier pneu |  | Un émouvant souvenir, au musée de Toul. La diversité et la richesse des collections du musée d'art et d'histoire sont connues en Lorraine. Comme tout établissement de ce type, les réserves de l'ancienne Maison-Dieu regorgent également d'objets anciens, de tableaux, sculptures et créations diverses. Elles accueillent également des pièces insolites, mais qui ont toujours un lien direct ou indirect, avec le Toulois. Ainsi, le dernier pneu fabriqué dans les ateliers de l'usine Kleber vient d'être déposé dans ce temple qui abrite, entre autre, tout ce qui fonde notre patrimoine local. Posé sur un socle portant le nom d'une entreprise qui fut, pendant près de quarante ans, le plus gros employeur du secteur, ce pneumatique représente une activité qui aura marqué le Toulois, et plus directement encore quelques milliers de familles. Sorti d'une chaîne de fabrication qui s'est arrêtée le 25 novembre dernier, il symbolise des années de labeur, sur la zone industrielle de la Croix-de-Metz. l'Est-Républicain - Michel BRUNNER -14/12/2008
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|  La Lorraine à l'arrêt |  | La fabrication de pneus est définitivement arrêtée à Toul et stoppée pour deux semaines chez Michelin à Golbey.
Kleber-Toul ferme définitivement le 19 décembre. Arcelor a arrêté un haut-fourneau, Garrett et Raflatac lancent des plans sociaux. Le chômage partiel se développe. NANCY.- La contraction de l'activité s'est encore accentuée, le mois dernier, dans le secteur industriel pour atteindre son plus bas niveau depuis dix ans. La crise frappe durement en Lorraine, région encore très manufacturière dont la reconversion s'est amplement basée sur la sous-traitance automobile. Il y a d'abord les entreprises qui ferment leurs portes comme le fabricant de pneus Kléber qui abandonne son site de Toul (Meurthe-et-Moselle) et ses 826 emplois. La production s'est arrêtée il y a quinze jours et l'usine fermera ses portes le 19 décembre alors que seuls 190 salariés sont reclassés (110 dans la région et 89 dans le groupe Michelin). La verrerie du groupe Owens-Illinois vient de confirmer l'arrêt du four n° 3 et la suppression de 104 postes à Gironcourt -sur-Vraine (Vosges) en raison de la baisse du carnet de commandes du principal client Kronenbourg. Sous-traitance automobile, sidérurgie, métallurgie, plasturgie et pétrochimie sont les principaux secteurs touchés par la crise. l'Est-Républicain - 11/12/2008
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|  Les gens fuient le travail » |  | « Le phénomène prend sans cesse de l'ampleur ».
Spécialiste du stress dans l'univers professionnel, Bernard Salengro cerne de sombres perspectives.
- Quelle est, selon vous, la part de salariés touchés de près ou de loin par le phénomène du stress au travail en France ?
- Plus de la moitié. Mais surtout, depuis les premières études au début des années soixante, on constate que ce phénomène prend sans cesse davantage d'ampleur. Je n'ai qu'à annoncer une conférence sur ce thème : j'ai des salles pleines et des gens qui attendent dans les couloirs.
- Pourquoi ?
- Disons pour simplifier que le management est devenu de plus en plus financier. Chez Michelin, avant, on faisait du pneu. Maintenant, on y fait du fric. C'est l'ordinateur qui guide l'allure du salarié, ce n'est pas pour rien qu'on parle d'une 'powerpointisation' des esprits.
- On fait souvent référence au stress des cadres, pourquoi cette catégorie serait-elle plus touchée ?
- Parce qu'elle est plongée dans toutes les contradictions de l'univers du travail. Dans l'entreprise, on lui demande de faire des économies, mais sans négliger le social. On lui demande de la qualité mais aussi du chiffre. Paradoxe : 40° % des Français attendent la retraite à cause du stress. Et le gouvernement nous parle des 70 ans... Partout autour de moi, j'accumule les témoignages. On me dit : je n'ai pas vu mes enfants grandir tellement j'adorais mon travail, mais depuis dix ans je ne trouve plus ma place. Même les services du CNAV (centre national d'assurance vieillesse) ont été surpris par la vague de candidats au rachat de trimestres. Les gens ne sont pas attirés par la retraite, mais ils fuient le travail.
- Vu le contexte, les sources d'optimisme ne sont pas légion...
- On peut être franchement pessimiste. La seule - petite lueur d'espoir réside dans les 20 % d'entreprises qui se disent conscientes du phénomène. On a su dominer la peste et le choléra, pourquoi pas le stress ?
- Et pourtant, dites-vous, les entreprises ont tout intérêt à régler ce problème...
- Concentrées sur ce sujet, les études sont formelles : lorsque le stress est pris à bras-le-corps, les chiffres sont meilleurs chez les vendeurs, les décès inférieurs chez les infirmières. Et les entreprises du Dow Jones ont observé une meilleure capitalisation boursière... Que faut-il de plus ? l'Est Républicain - Propos recueillis par Antoine PETRY - 09/12/2008
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|  Ces gens que l'on jette | M. Jean-Marie KLEIN 38, avenue Mozart 54460 Liverdun. Amora, Kléber, deux " boîtes " qui vont mettre sur la paille des ouvriers, des cadres, mais pas les patrons et actionnaires. Toutes deux vont se retrouver dans les pays de l'Est pour mieux engranger de l'argent et faire travailler des gens à coups de trique. Mais qu'est-ce que l'on fait de la dignité de ceux qui ont fait prospérer ces entreprises ? Mais que font le président et cette députée qui, soi-disant, étaient aux côtés de Kléber ? Ils sont bien calmes ces ouvriers, bien sûr la colère n'arrangerait rien mais, bon sang, que ça fout les " boules ". Si les patrons vous méprisent, moi je vous souhaite bon courage. Mais où est donc notre France ? l'Est-Républicain - 08/12/2008
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|  La revitalisation du Toulois actée |  | Bernard Bouchard et Michel Germain représentent Michelin Développement. Avec la convention signée entre les représentants de Michelin et le préfet de Meurthe-et-Moselle. Juste une petite demi-heure. Le temps de parapher le texte de la convention qui officialise les engagements de Michelin dans le projet de ré-industrialisation du site de Toul, suite à la fermeture de l'usine de pneumatiques Kléber. Parce qu'il y a déjà un certain temps que le processus est engagé par Michelin Développement. « C'est une filiale de la manufacture », explique Bernard Bouchard qui en assure la direction « qui existe depuis 15 ans et a déjà contribué à la création de 15.000 emplois en France et en Europe. La cellule, installée à Clermont-Ferrand, comprend une équipe de 10 personnes et intervient sur nos bassins d'emplois dès qu'il s'agit de donner un coup de pouce à un projet économique, qu'il soit technique ou financier. » L'ampleur des suppressions d'emploi à Toul - 826 au total - a obligé Michelin Développement à renforcer ses moyens. En mettant à disposition à temps plein un chargé de mission dans le cadre de la revitalisation. Michel Germain s'est donc installé à Nancy « pour au moins 3 ans » pour mettre en œuvre les promesses de Michelin à recréer 900 emplois sur le bassin de Toul d'ici 3 à 5 ans. « Ca correspond aux engagements des grands groupes dans le cadre de la loi de modernisation sociale qui demande à toute entreprise de plus de 1.000 salariés de contribuer à recréer les emplois qui disparaissent. »
Recréer des emplois
En chantier depuis un an, la revitalisation porte déjà ses fruits. A travers Ecorevia - le pôle de compétences et développement de nouvelles matières premières issues du recyclage dont les premières activités industrielles sont prévues pour 2010 - et l'accord avec Sita Suez officialisant la création de 140 emplois. Un second projet a été signé avec Acticol pour la création d'un centre de relations clients où 150 à 250 emplois devraient voir le jour. Mettant à profit le tissu relationnel noué depuis son arrivée, Michel Germain a signé d'autres conventions, notamment avec le groupe Sétia (lire l'article ci-dessous) qui développe ses effectifs et créé 33 nouveaux emplois auxquels s'ajoutent 2 autres accords garantissant la création de 45 à 50 emplois. Toutes ces créations sont accompagnées financièrement par Michelin Développement au travers d'un dispositif qui soutient chaque emploi créé jusqu'à 8.000 € de prêt bonifié sans garantie. « C'est un contrat de confiance passé avec les entreprises en même temps qu'une caution qui fait effet de levier auprès des banques pour débloquer d'autres fonds. » Au total l'engagement financier consenti par Michelin pour toutes ces opérations s'élèvera à 4,3 millions € sur 3 ans. Qui entrent dans la somme globale de 140 millions d'euros consacrés au plan de sauvegarde de l'emploi attaché au reclassement des salariés de Kléber en même temps qu'à la réindustrialisation du site. Le reclassement du personnel est en cours. « Environ 150 salariés resteront dans le groupe, affectés à d'autres usines. » Les deux premiers ateliers de transition professionnelle ont aussi permis à 220 salariés (sur les 312 des deux groupes) de retrouver du travail. Toutes les modalités et les opérations concernant l'emploi sur le bassin de Toul relèvent aussi du comité de suivi installé en octobre 2007 qui sera également chargé du bilan de la convention de revitalisation. l'Est-Républicain - B.F.B. - 08/12/2008
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|  Dans le flou et l'incertitude |  | « Tout ce qu'il souhaite, c'est retrouver un emploi. Il dit qu'il est un bon travailleur », traduisent Sarah et Kevin, les deux enfants de Ghislain, malentendant et salarié de Kleber. Difficile d'envisager l'avenir pour la famille Paulin. Avec un père, malentendant, salarié chez Kleber depuis 20 ans et une mère, sourde et muette, les enfants s'inquiètent aussi. TOUL. - Aucun son ne vient souligner le sentiment d'incompréhension et de doute qui jaillit de son regard clair. Une émotion qu'elle ne peut exprimer qu'avec ses mains. Stéphanie Paulin est sourde et muette. Le handicap ne l'a toutefois pas empêchée de fonder une belle famille et de donner deux enfants, Sarah et Kévin, à son époux Ghislain. Lui, revendique avec fermeté son statut de malentendant. « Uniquement ! » Avec un recours, si nécessaire, au langage des signes. Ce handicap de naissance, à l'instar de son épouse, n'a cependant pas freiné Ghislain Paulin pour mener à bien, depuis une vingtaine d'années, une carrière professionnelle chez Kleber, à Toul. Un rythme de vie qu'il engageait chaque jour, avec un réel bonheur. Jusqu'à ce 3 octobre 2007. Ce mercredi noir annonçant aux 826 salariés du manufacturier toulois, la fermeture de l'usine.
Mal informé
Depuis cette date, deux mots résonnent constamment dans la tête de cet homme de 40 ans : « Fermé ! » et « Interprète ». Deux termes qui reviennent comme un leitmotiv dans les conversations de cet ouvrier affecté à la préparation des ceintures et talons de pneus, soutenu dans son combat par sa fille de 13 ans, qui traduit le désarroi de son père. A l'aide du langage des signes. « Depuis un an, papa dit qu'il est mal informé et qu'aujourd'hui, il n'a toujours pas compris pourquoi l'usine doit fermer. » A ses côtés Ghislain Paulin acquiesce et demande à sa fille d'insister sur l'absence d'interprète au sein de l'usine. Notamment le jour de l'annonce, où il est rentré chez lui, sans vraiment comprendre... Et depuis qu'il a intégré les ateliers de transition professionnelle (en octobre dernier), destinés à assurer la formation et reconversion des salariés, ce salarié de Kleber est encore plus désorienté. « La plupart du temps, lorsqu'il rentre des ATP, il est déçu. Il dit qu'il n'a rien compris. Qu'il est toujours dans le flou. Et il réclame sans cesse un interprète, qui ne semble pas être là régulièrement », soupire Sarah. « Moi, j'aimerais que mon père soit fonctionnaire. Pour la sécurité de l'emploi... » A ses côtés, Kévin, du haut de ses 8 ans, n'en perd pas une miette. Comme sa soeur aînée, il a échappé au handicap de ses parents. Et lui aussi perçoit le traumatisme vécu par son père et sa mère.
Une vie à Toul
Kévin a bien compris d'ailleurs la proposition de la direction de Kleber invitant son père à s'engager dans un plan de mobilité, proposé par la direction. A Golbey ou à Troyes... Une possibilité que la famille Paulin a vite écartée, après avoir visité les deux sites. « A l'usine de Toul, papa s'entendait bien avec tout le monde. Malgré ses difficultés à communiquer, il finissait presque par oublier son handicap. Même s'il avait peu d'échanges avec ses collègues. Mais il dit qu'ils étaient tous gentils avec lui. Il dit aussi que sa vie c'est ici. A Toul », traduit la collégienne. « Et puis il y a l'école, les docteurs, les proches, tout... » fait comprendre Ghislain Paulin. « Nous aussi, tous nos amis sont ici. Et ceux de papa et maman également. »
Bon travailleur
Chaque samedi en effet, les époux Paulin se rendent avec joie au sein d'un foyer spécialisé à Nancy. « Ça leur permet de se changer les idées ! Parce que depuis un an, le caractère de papa a changé. Il s'inquiète et ne pense qu'à retrouver du travail. Alors ça le met en colère », ajoute Sarah, interrompue par son petit frère : « Il dort mal. Il dit qu'il a toujours mal à la tête. Alors, il s'énerve ! » D'autant que beaucoup de projets sont tombés à l'eau, depuis un an, pour cette famille qui envisageait notamment l'acquisition d'une maison dans le secteur. En attendant, tous font contre mauvaise fortune bon coeur, suspendus à des jours meilleurs, espérant un nouveau tournant professionnel pour le chef de famille qui conclut, par l'intermédiaire de sa fille « Tout ce qu'il souhaite, c'est retrouver un emploi. Il dit qu'il est un bon travailleur. » l'Est-Républicain - Martine SCHOENSTEIN - 07/12/2008
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|  Un pas de franchi | Si elle est une obligation légale, la convention de revitalisation du Toulois, signée en préfecture, traduit également « les engagements forts et chiffrés pris par Michelin, dès l'annonce de la fermeture de son unité Kleber » souligne le préfet Hugues Parant. Après consultation de l'ensemble des partenaires et des discussions « parfois franches » avec le manufacturier, le représentant de l'État estime que « l'accord obtenu satisfait les attentes du territoire et témoigne de l'engagement de Michelin de participer activement à la revitalisation du Toulois ». Bernard Bouchard, directeur de la SIDE, souligne que cette convention « a été établie sur le maximum des moyens prévus par la loi de modernisation de l'économie, à savoir quatre SMIC mensuels par emploi supprimé. Le montant ainsi déployé est de 4,360 millions d'euros ». Concrètement, cette convention devrait se traduire par « la re-création de 826 emplois dans les cantons de Toul, Commercy, Void et Vaucouleurs » précise le responsable Michelin. Évoquant les projets en cours ou à l'étude (Sita, Acticall, Setia et Ecorevia), il conclut, à propos des conditions de réussite de cette convention : « Les résultats dépendront de l'engagement collectif des acteurs du développement économique local auxquels la SIDE apportera son concours pour fournir les aides financières nécessaires et suffisantes pour déclencher la création d'emplois durables ». l'Est-Républicain - Michel BRUNNER - 04/12/2008
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|  Scrutin essentiel ! | Pour les salariés de Kleber, participer aux élections prud'homales constitue un geste incontournable et une sécurité supplémentaire... Encore plus vraie aujourd'hui ! « Vue la conjoncture, il est clair que c'est un moyen supplémentaire de se préserver. Ça peut nous arriver encore une fois ! » Gilles vient de franchir le seuil de l'Espace Malraux, l'un des cinq bureaux de vote, mis en place dans la ville chef-lieu, à l'occasion des élections prud'homales 2008. Salarié chez Kleber depuis 18 ans, cet homme de 42 ans entrevoit l'avenir avec circonspection, à la veille d'assister à la fermeture de l'usine. Comme d'ailleurs beaucoup de ses collègues qui ont également fait le déplacement pour participer à ce scrutin. « C'est d'autant plus difficile en ce moment... Lorsqu'on voit, comme ce matin, de l'outillage partir en direction de la Roumanie... » soupire le Toulois.
Incontournable
Quelques minutes plus tard, une jeune femme, salariée également chez le manufacturier toulois, lance avec assurance, en désignant Pierre Kovalski : « Il faut voter aux Prud'hommes. Parce qu'on a besoin de représentants comme lui pour nous défendre ! » De son côté, le syndicaliste confie : « Ce tribunal du travail est essentiel. Encore plus aujourd'hui ! Surtout lorsqu'on observe le nombre de PME qui mettent la clé sous la porte. Plutôt que de procéder directement aux licenciements, il serait peut-être opportun d'accentuer la formation des salariés, avant de passer à cette phase ultime de fermeture .» Un peu plus loin, Fabrice, 50 ans, opine du chef : « Ça fait 31 ans que je travaille chez Kleber et j'ai toujours voté. Alors raison de plus aujourd'hui ! » Qu'ils soient proches de la retraite, à l'instar de Jean-Luc, 56 ans, pour qui « voter aux Prud'hommes est un devoir, mais aussi un droit » ou trentenaire, comme Lionel, marié, deux enfants, qui analyse son geste comme « une évidence, une nécessité. Surtout en ce moment avec toutes ces entreprises qui déposent le bilan », leur vécu professionnel a sans aucun doute motivé leur décision de participer à ce suffrage professionnel dans ce bureau où le taux de participation avoisinait les 32 % à 18 h (564 votants pour 1.780 inscrits). Et pour ceux qui viennent de retrouver un emploi, comme Christophe, 38 ans, déposer son bulletin dans l'urne professionnelle, « C'est une sécurité en plus. Vue la conjoncture, on peut en avoir besoin à tout moment. Dans des tas de domaines, comme le harcèlement moral... » Francis, lui aussi, vient de retrouver un emploi au sein d'une société de Toul. Visiblement ravi de ce nouveau tournant, après 32 ans d'ancienneté, chez Kleber, l'homme de 48 ans confie : « Il faut voter. Parce qu'on n'est jamais à l'abri ! » l'Est-Républicain - Martine SCHOENSTEIN - 04/12/2008
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|  Toul à l'heure de l'après-Kléber: la redynamisation du territoire est lancée! |  | Signature de la convention de revitalisation du Toulois par Hugues Parant, préfet de Meurthe-et-Moselle et Bernard Bouchard, directeur de Michelin Développement ce mardi 2 décembre à 11h...
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|  Ecrouves | Quelles que soient les origines du nom du village (Scribulum, Scrubulum, Scrupula, Scropula...) il est certainement en rapport avec le mot de Scrofuleux et d'Ecrouelles. Ces deux synonymes désignent des malades atteints de Scrofule, c'est-à-dire d'une sorte d'adénite (inflammation des ganglions lymphatiques), de tuberculose localisée dans les glandes sous-maxillaires, mal occasionnant des déformations de la partie inférieure du visage. Au Xe siècle, il existait sans doute une chapelle à l'emplacement actuel de l'église, qui abritait une source réputée pour la guérison des écrouelles. Il y a bien des années de cela, Ecrouves était encore un des villages les plus importants du vignoble Toulois. C'était avant que le phylloxéra ne vienne détruire une des principales richesses du Toulois. A Ecrouves comme ailleurs, au bas des pentes, les hommes ont remplacé la vigne par les mirabelliers. En haut de la côte, la forêt a pris la place qu'elle avait cédée au vignoble. Aujourd'hui, le développement démographique d'Ecrouves se poursuit et s'accélère, notamment sur la ZAC « Espace du Génie ». Ce développement s'effectue dans une situation sociale et économique assez morose ; si le calendrier de la fermeture de l'usine Kleber n'a pris aucun retard, il n'en est pas de même de la réindustrialisation du site, malgré de timides projets (Poweo, Ecovia). Beaucoup reste à faire pour retrouver le niveau d'emploi et des recettes fiscales qui l'accompagnent. C'est ce à quoi s'emploie la CCT, avec d'autres partenaires en créant des conditions d'accueil optimales par des investissements pertinents. L'Est-Républicain - 03/12/2008
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|  Nouvelles menaces sur l'emploi dans le secteur automobile | L'équipementier automobile Faurecia s'apprêterait à fermer la plupart de ses usines françaises durant le mois de décembre. Dans le même temps, Michelin a annoncé des arrêts de production à Clermont-Ferrand, touchant 550 salariés. C'est la première fois que les sites où se trouvent le siège de l'entreprise sont concernés par de telles mesures. Les mauvaises nouvelles se poursuivent sur le front de l'emploi dans le secteur automobile. Alors que la plupart des acteurs du secteur -constructeurs, équipementiers et pneumatique- ont déjà dévoilé des arrêts de production ou des suppressions d'emplois, les annonces continuent de tomber. Après avoir annoncé des mesures de chômage partiel, l'équipementier automobile Faurecia, filiale à 71% de Peugeot, envisagerait ainsi carrément de fermer la plupart de ses usines en France durant la plus grande partie du mois de décembre. Cette information, dévoilée par l'agence Reuters, n'a pas été commentée par le groupe qui emploie 17.000 personnes.
Dans le même temps, on a appris samedi que Michelin allait procéder à des arrêts de production à Clermont-Ferrand, où se trouve le siège social du groupe de pneus. Un symbole, puisque c'est la première fois depuis le début de la crise actuelle dans le secteur automobile que les sites du siège de l'entreprise, qui compte quelque 11.000 salariés à Clermont-Ferrand, sont concernés.
Concrètement, deux ateliers de produits semi-finis du site où travaillent 550 personnes vont respectivement cesser leurs activités pendant cinq jours au cours du mois de décembre. "L'annonce de ces cessations d'activité a été faite jeudi 27 novembre au cours d'un comité d'entreprise. C'est une des conséquences du ralentissement économique et de la demande en pneus de première monte et en pneus de remplacement, sachant qu'on souhaite également limiter les stocks", a expliqué un des porte-parole de la direction joint par l'agence Associated Press.
Du 18 au 24 décembre, les cent personnes de l'Atelier des fils (composants de pneus) du site de La Combaude vont soit être au chômage technique, soit être invités à utiliser les jours de leur compte-épargne temps collectif ou individuel ou devoir prendre des congés par anticipation ou encore participer à des travaux de maintenance, selon la direction. "Le recours au chômage technique sera minimal", a assuré le porte-parole. Mais, selon Patrick Chesne, du syndicat CGT-Michelin, "nombreux sont ceux qui ne disposent pas d'autre solution que d'avoir recours au chômage technique".
Du 22 au 29 décembre, les quatre cent cinquante salariés de l'Atelier de mélangeage (où sont mélangées les gommes), implanté sur le site de Cataroux trouveront à leur tour porte close.
La manufacture Michelin a déjà annoncé un arrêt des machines pour le site de Roanne (Loire) qui emploie 900 salariés pendant trois semaines, entre le 15 décembre et le 2 janvier prochain. LaTribune.fr - 30/11/2008 |
|  Derniers pneus chez Kleber |  | La mythique usine de Toul fermera ses portes le 19 décembre. Commencée en juillet 1969, la production de pneumatiques s'est arrêtée hier à 10 h 12...
TOUL._ « Il y a un an, le 3octobre, quand on nous a annoncé que l'usine allait fermer, c'était une page qui se tournait. Là, aujourd'hui, c'est le livre qui se referme…». Amer, très amer, Guy Pernin, le délégué du personnel CGT de Kleber Toul. Hier matin, les deux derniers pneus - des Dynaxer HP2 185X60 R14, pour les puristes - sont sortis du moule. Il était 10 h 12. La fin d'une longue histoire. Une histoire qui a commencé à s'écrire à Toul en juillet 1969… Ils étaient trois cents, hier matin, réunis devant l'entrée de l'usine, pour ‘' fêter ‘' la fin de l'aventure. «On nous a dit dans un premier temps que l'usine coûtait trop cher, qu'elle n'était pas viable. Puis qu'elle n'était pas rentable. Ce n'est quand même pas la même chose », souligne Guy Pernin.
190 reclassés
Sur les 826 salariés, seuls 190 sont, pour le moment, reclassés. «110 dans des entreprises de la région et 80 dans le groupe Michelin. A La Roche-sur-Yon, Roanne , Vannes ou Clermont-Ferrand. Mais certaines de ces usines sont déjà en chômage technique… ». Les autres salariés ne savent toujours pas de quoi demain sera fait. Trois cents sont déjà passés dans les ateliers de transition professionnelle, destinés à la formation et à la reconversion. « Il y a d'autres projets mais, pour le moment, on est dans le flou : Acticall prévoit l'installation d'un centre d'appels de 150 personnes pour fin mars. Les formations débutent en février mais c'est quand même un métier essentiellement féminin. Par ailleurs, nous n'avons aucune nouvelle du projet de Sita, filiale de Suez». Projet qui consiste à recycler les pneus déclassés de Michelin (60.000 tonnes par an) en poudrette. «Une poudrette qui servirait à faire du macadam ou des terrains synthétiques de football ou d'athlétisme. Ce projet, c'est 150 emplois tout de suite et 150 dans les cinq ans à venir. Mais le site, avec ça, va devenir une poubelle industrielle, avec tous les problèmes de pollution que cela induit». A l'entrée de l'usine, les salariés, la goutte au nez, n'ont que faire du froid qui pince. « C'est un énorme gâchis», lâche Charles Désideri, Corse de 57 ans à la moustache blanche. «Un énorme gâchis humain. On avait un outil de travail qui pouvait être modernisé. Michelin, qui met 130 millions d'euros pour ferme la boîte, pouvait moderniser avec ne serait-ce que la moitié de cette somme. Regardez-moi: est-ce que je vais retrouver du boulot à 57 ans.?».
120 millions de dividendes
« Michelin a pillé Kleber, fleuron français du pneu», reprend Guy Pernin. « Il nous a piqué notre marque, notre savoir-faire, et nous jette comme une vieille paire de chaussettes après avoir programmé notre fin depuis plusieurs années. C'est un vrai séisme industriel pour le bassin toulois. Pendant ce temps, Michelin garantit des dividendes à ses actionnaires. Plus de 120 millions d'euros…». L'Est Républicain - Eric NICOLAS - 26/11/2008
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|  Chômage technique, un instrument de flexibilité face aux variations d'activité | Le chômage technique, également appelé chômage partiel, est un dispositif financé en partie par l'Etat qui permet à une entreprise de maintenir l'emploi en réduisant temporairement les horaires d'une partie ou de la totalité de ses salariés en cas de difficultés passagères.
- Ces dernières semaines, de nombreuses entreprises ont annoncé des mesures de chômage partiel, notamment dans l'automobile, comme PSA, Renault, Renault-Trucks (groupe Volvo), Faurecia, Toyota ou Ford, et dans l'industrie, à l'instar d'ArcelorMittal et Michelin.
L'employeur, après avoir demandé l'autorisation à la Direction départementale du travail, doit verser au salarié au chômage partiel 50% de sa rémunération brute, avec un montant minimum de 4,42 euros par heure chômée. Il se fait ensuite rembourser par l'Etat une allocation spécifique dont le montant horaire est de 2,13 euros pour les entreprises de plus de 250 salariés, et de 2,44 euros pour celles de 250 salariés et moins.
- Le quota d'heures autorisées est de 600 heures par an et par personne.
Lorsque le chômage partiel se prolonge au-delà de quatre semaines d'affilée, on parle de "chômage partiel total": les salariés peuvent alors s'adresser aux Assedic pour bénéficier de l'allocation d'aide de retour à l'emploi pour une durée de 6 mois au maximum.
- Pour faciliter le recours au chômage partiel, Nicolas Sarkozy a proposé mardi de porter de quatre à six semaines la durée consécutive d'activité partielle, et de relever de 600 à 800 le plafond d'heures autorisées, voire même jusqu'à 1.000 pour les secteurs les plus en difficulté.
Le chef de l'Etat s'est également prononcé en faveur d'une hausse de l'indemnisation des salariés, pour la porter au niveau du Smic. La direction du groupe sidérurgique ArcelorMittal France s'est engagée mardi à verser, en cas de chômage partiel, une allocation complémentaire pour porter l'indemnisation des salariés à hauteur de 70% du salaire brut (contre 50% légalement).
- En 2005, 1,8 million de journées de chômage partiel ont été prises dans les entreprises, soit six fois moins qu'en 1996 à conjoncture comparable, selon la dernière étude disponible de la Dares sur le sujet (ministère du Travail et de l'Emploi). Un recul lié à la réduction du temps de travail (RTT), qui s'est substituée au chômage partiel comme instrument de flexibilité interne.
NOUVELOBS.COM - 26/11/2008
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|  Fin de partie pour Kleber | Certains en avaient gros sur le cour, hier matin, devant le portail de l'usine Kleber à Toul. La dernière photo de famille restera un souvenir douloureux. Hier à 11 heures est sorti des ateliers le dernier pneu. Les deux cents salariés encore présents dans l'entreprise se sont retrouvés à l'extérieur pour une photo souvenir, photo qui signe la fin de l'épopée Kleber. Dans deux mois l'usine sera totalement fermée et des bâtiments livrés à la démolition et à la reconversion. En attendant, une partie des ouvriers sera maintenue sur le site pour nettoyer les ateliers et préparer le démontage des machines, les autres entreront en reconversion dès le début du mois de décembre. La dernière vague à intégrer l'atelier de transition professionnelle est programmée pour le 5 janvier. C'est la date à partir de laquelle débouteront les travaux dans un des bâtiments de l'usine pour accueillir Acticall, un centre d'appels et ses 150 salariés annoncés. Le Républicain Lorrain - 26/11/2008
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|  Du ralenti à l'arrêt définitif | La sortie du dernier pneu à Kleber Toul est attendue pour mardi ou mercredi au plus tard à kleber-Toul. Les ouvriers qui travaillent encore ne cachent pas leur tristesse et leur inquiétudes pour leur avenir.
Cela fait mal au cour de voir son usine fermer ses portes. Je suis dégoûté, c'est inadmissible », confie un ouvrier de l'atelier boudinage. L'atelier a cessé toute activité hier à 14 heures dans l'usine Kleber de Toul. Dans trois jours, mardi, ce sera au tour de l'atelier de vulcanisation de faire taire définitivement ses machines. «De toute façon on ne travaille plus depuis des semaines. L'usine est vide. Nous sommes à 30 % de nos capacités », déplorent Jean-Marie, Philippe et David, la mine fatiguée après leurs huit heures de boulot. La mine fatiguée aussi à cause de l'incertitude professionnelle qui les attend l'année prochaine, lorsqu'ils intégreront l'atelier de transition professionnelle mis en place par Michelin pour reclasser les 826 salariés de l'usine. «Plus la date approche, plus c'est de l'inquiétude. On entend dire que des salariés qui avaient trouvé du travail sont revenus dans l'atelier », confie Jean-Marie. «Actuellement sur 460 personnes entrées en transition, 120 seraient reclassées dont 60 en interne », poursuit Philippe.
Nettoyer et démonter
Pour Henri de la Gravière, le directeur de l'usine, les performances de l'atelier de reconversion sont meilleures. «483 salariés sont en transition, plus de la moitié a retrouvé un nouvel emploi. De toute façon nous avons toujours dit que le facteur temps était important. L'accompagnement dure de 10 à 13 mois ». Celui-ci a la mission de fermer le site dans les meilleures conditions possibles. Son arrêt se réalise de façon progressive. «On consomme les produits semi-finis pour aller jusqu'au bout ». Ce qui explique que l'atelier de boudinage (qui prépare la fabrication) cesse avant celui de la vulcanisation. Logiquement le dernier pneu devrait sortir de l'usine mardi ou mercredi prochain. Les 250 salariés encore présents dans l'usine et les ateliers ne tournent que de 6 heures à 14 heures. «On ajuste en permanence », précise le directeur. L'usine sort aujourd'hui 1 000 pneus par jour contre 12 000 l'an dernier. Une fois tous les ateliers rendus muets les «équipes seront mobilisées pour reconfigurer le site, tout remettre en ordre ». Ils prépareront le démontage des machines qui se déroulera dès janvier. Certaines de celles-ci seront déménagées vers d'autres sites de Michelin, en France ou à l'étranger, vendues à des brokers ou recyclées. Tout doit être achevé pour la fin de janvier. Ensuite place à la reconversion de la friche industrielle. Le Républicain Lorrain - M.-O.N. - 22/11/2008
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|  « Le combat de l'après Kléber n'est pas gagné » | Suite au rapport du Conseil Economique et Social de Lorraine du 17 novembre, Dominique Potier, président de la communauté de communes du Toulois, précise : « La communauté de communes du Toulois salue le travail réalisé par le CES notamment sur la partie diagnostic. Ce rapport soulève bon nombre de bonnes questions, de bonnes pistes de travail : critique du manque d'anticipation de la crise industrielle et de sa gouvernance, mais aussi des propositions précises comme le pôle d'excellence " produits en fin de vie ". Nous constatons néanmoins un décalage sur deux points : le calendrier et la vision de l'aménagement du territoire. Sur le premier point, 13 mois après la fermeture de Kleber, les 2/3 des recommandations du CES sont, heureusement, des actions engagées avec force et discrétion par notre collectivité et ses partenaires : volet social GPEC avec la MEEF et l'AFPA, plan de modernisation pluriannuel du Pole Industriel Toul Europe (dont le 1ère tranche est bouclée financièrement - Etat / Région / Département) , dossier de réactivation des embranchements ferrés ouvert avec nos voisins de la Communauté de Communes de Hazelle, économie résidentielle avec trois initiatives fortes du Pays et la CCT : Leader, FISAC, Maison du Tourisme... Enfin, les amendements à la convention de revitalisation (notamment sur le périmètre meusien) que nous avons préparés ont été signés avec les Conseils Généraux de Meurthe et Moselle et de Meuse, le Conseil Régional et la Ville de Toul. Deuxième élément de décalage : la vision de l'aménagement du territoire. L'ouest nancéen recèle plus de 300 ha de potentiel économique à 10 minutes des bassins d'emploi, des voies ferrées et demain de la voie d'eau. L'activation de ces zones historiques sur cet axe branché sur les modes de transports durable est pour nous la priorité d'un Toulois qui gagnerait, pour les entreprises et l'action publique, à être uni sur le plan du pilotage stratégique et de la fiscalité. Ce territoire plus fort et plus solidaire serait à même de mieux coopérer avec l'agglomération nancéenne. Comme nous l'avons exprimé dans différentes instances, nous pensons que les 535 ha de la BA 136 relèvent d'une autre échelle de temps et de gestion. Ils doivent être considérés comme un potentiel de niveau régional et/ou départemental. Une proposition originale serait à court terme de faire de cet espace une base de production d'énergie " grandeur nature " (biomasse, solaire, Ã) afin d'y produire une valeur ajoutée qui n'hypothèque pas l'avenir. Une alternative intelligente à une industrialisation sans concertation et à la friche actuelle. Le combat de l'après Kleber n'est pas gagné, toutes les contributions à cette mutation du Toulois sont précieuses. » l'Est Républicain - 18/11/2008 |
|  " Un saut dans l'inconnu " |  | De nouvelles aventures préfectorales attendent Jacques Ranchère et Jérôme Normand. Dans le Calvados et dans l'Est parisien. Des départs à la préfecture, il s'en est déroulé des bien plus sérieux que ceux de Jérôme Normand et de Jacques Ranchère. S'il est difficile de réformer le protocole de pareilles cérémonies, on peut en varier le ton. L'ancien directeur départemental de la sécurité publique, Michel Ponsard-Chareyre, avait déjà quelques semaines plus tôt, déridé l'atmosphère des salons de la préfecture où l'on saluait son départ en retraite. La mutation de Jérôme Normand, sous-préfet chargé de la cohésion sociale, pour la préfecture de la Seine-Saint-Denis et celle du directeur de cabinet Jacques Ranchère pour la sous-préfecture de Bayeux (Calvados) ont été teintées de la même décontraction vendredi matin. " C'est difficile d'assister tous les deux ou trois ans à son propre éloge funèbre ", plaisante Jérôme Normand à propos des mots du préfet Hugues Parant, le successeur de Claude Baland que le partant va justement rejoindre dans " le 9-3 ". Homme de l'est, ce Franc-Comtois le reste en poursuivant une carrière " à l'est... de Paris " en emportant des images de paysages, de rencontres, mais en laissant les dossiers économiques à son successeur.
Après Kronenbourg s'est profilé Kléber " dont on commence à voir une partie du bout du tunnel ", indique Hugues Parant rappelant au passage que la hotte est aussi chargée de la restructuration militaire et des inquiétudes générées récemment par Raflatac.
Si le préfet retient " la réserve et la prudence " de Jérôme Normand, un collaborateur " carré " et opiniâtre, il est aussi laudatif avec Jacques Ranchère, " un vrai breton né à Brest ", qui part en Normandie " après une carrière faite dans le Finistère... en passant par le Finistère ". Bon un peu aussi par le Cantal et la Meurthe-et-Moselle, le département où il se forme au Teknival, au rassemblement tzigane et " au foot côté rue " avec les supporteurs agités de Feyenoord. " Je passe la vingtaine de déplacements ministériels ", évoque Hugues Parant. Et d'ajouter, " le directeur de cabinet est, pour le préfet, son assurance-vie et son horloger ". " C'est un travail de soutier, de technicien dans l'ombre du préfet ", illustre Jacques Ranchère avant d'amener une autre image : " directeur de cabinet, c'est comme un essorage : on a hâte d'en sortir ". Pas lui qui a manifestement beaucoup apprécié d'être emporté dans le " tambour " des événements. L'est Républicain - Frédéric CLAUSSE - 12/11/2008
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|  Le Conseil économique et social de Lorraine au chevet du Toulois |  | Problèmes et projets du Toulois au centre des préoccupations.
Réunion déconcentrée pour le CES de Lorraine dont la commission développement, président Cayzelle en tête, s'est déplacée en mairie de Lucey pour se pencher sur les problèmes, mais aussi les projets, qui placent actuellement le Toulois au centre de leurs préoccupations. L'avenir du site Kleber, de l'ancienne base de Toul-Rosières, de l'hôpital Jeanne d'Arc, des différentes zones industrielles du Toulois, les conséquences des restructurations militaires, les voies de communications et d'une manière générale la place du Toulois dans le développement de la Lorraine ont tour à tour été évoqués durant cette matinée studieuse alimentée principalement par les représentants de ce secteur qui conserve, en dépit des circonstances, d'indéniables atouts. Faisant honneur aux produits locaux, ils se sont ensuite retrouvés à l'auberge du Pressoir, un des maillons importants dans le dispositif de promotion des Côtes de Toul et de tout le Pays toulois. L'Est Républicain - 04/11/2008
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|  Un centre d'appels et 150 emplois pour 2009 | Michelin annonce la venue d'un centre d'appels sur le site Kleber à Toul et la création de 150 emplois. Acticall, l'heureux élu, soigne son mutisme sur son arrivée.
Enfin, du concret sur le site de Kleber à Toul Croix-de-Metz. Le groupe Michelin vient d'annoncer l'arrivée en février prochain d'Acticall, un centre d'appels, avec, à la clé, la création de 150 emplois. «Nous avons signé une convention avec Acticall pour les assister jusqu'à la création de 250 emplois en 2011 », se félicite Bernard Bouchard, le président de la SIDE, la Société d'industrialisation et de développement économique, le bras armé de Michelin chargé de la revitalisation du site bientôt abandonné par le manufacturier. L'implantation du call center, qui figurerait parmi les «cinq plus grands opérateurs français de centres d'appels», selon Michelin, se réalise au pas de charge. Un bâtiment déjà voué au tertiaire qui se situe à l'entrée de l'usine, juste derrière la guérite du gardien, vient de lui être vendu. «Il y a 1 000 m2 de locaux et, bien sûr, quelques aménagements à faire », précise toujours Bernard Bouchard. Les entreprises sont en cours de consultation et les «travaux débuteront en décembre pour deux mois et demi ». La société Acticall, déjà implantée à Nancy depuis 1997, devrait démarrer son activité à la mi-février 2009.
Le «oui, mais» de la CGT
Si du côté de Michelin, on affiche son contentement, la direction d'Acticall préfère rester silencieuse et renvoie toute demande d'un lapidaire «pas de communication dans l'immédiat » prononcé par la standardiste du siège social à Paris. Impossible de savoir si Acticall compte regrouper ses deux unités en un seul lieu géographique. La CGT, le principal syndicat de l'usine, prend acte de la nouvelle. «Dans ce genre de centre, l'emploi est beaucoup féminin, ce n'est pas trop mal pour les femmes de l'usine », dit Pierre Kovalski. «Nous disons tant mieux si cela se confirme, tout en déplorant que ces postes ne soient pas des emplois industriels. Nous critiquons la qualité des emplois, mais nous ne crachons pas dessus. Mais il faudra veiller à ne pas avoir affaire à un chasseur de primes. » Cette arrivée est la phase réellement visible de l'engagement fait par Michelin de récréer en cinq ans sur le bassin du Toulois autant d'emplois que ceux détruits par la fermeture de Kleber, soit 900. Elle n'est cependant pas la première annoncée. Au début du mois d'octobre, Suez environnement avait officialisé sa venue à Toul. Elle passe par la création d'un centre de recyclage, via sa filiale Sita recyclage. Un projet qui pèserait 150 emplois en 2012. La production de Kleber est prévue pour s'arrêter à la fin de ce mois. Sur les 826 salariés, il n'en reste que 300 en production. Les autres sont en phase de formation et de recherche d'emplois. Là aussi, Michelin s'est engagé à tous les reclasser. La CGT annonce qu'une centaine de personnes a retrouvé un travail, la moitié a choisi la mutation interne au groupe Michelin. Le Républicain Lorrain - M.-O. N. - 01/11/2008 |
|  Création d'un centre de relations clients sur le site Kléber-Toul (Michelin) | Un centre de relations clients, générant 150 embauches, s'installera sur une partie du site Kléber (Michelin) de Toul (Meurthe-et-Moselle), qui fermera début 2009 causant 826 suppressions de postes, a annoncé Michelin vendredi dans un communiqué. Dans ce texte intitulé "Michelin (...) annonce la création d'un centre de relations clients", le manufacturier français fait part du "projet d'ouverture" de ce centre, "dont l'activité pourrait débuter dès février 2009" et "devrait permettre la création de 150 emplois avec une extension prévue à 250 d'ici début 2011". Ce projet se fait avec la société Acticall, l'un des "cinq plus importants opérateurs français de centres d'appels", qui dispose de huit sites en France et dont l'effectif compte "près de 2.500 personnes", d'après le communiqué. Michelin s'est engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur de Toul, en échange des 826 emplois détruits. Début septembre, Sita, filiale de Suez environnement spécialisée dans la gestion des déchets, avait annoncé 25 à 30 millions d'euros d'investissements pour réaménager une autre partie du site, où un centre de recyclage sera installé, avec l'embauche directe d'environ 150 personnes. Michelin avait annoncé début décembre que les coûts de restructuration de l'usine de Toul s'élèveraient à environ 130 millions d'euros, comprenant, entre autres, le financement du volet social du projet et les coûts de réindustrialisation du site et de revitalisation du bassin environnant. AFP - 31/10/2008 |
|  Nancy : 23.000 visiteurs au " Village des métiers " | Tout le week-end, le Parc des expositions n'a pas désempli de jeunes à la recherche d'informations pour s'orienter.
NANCY._ Vingt mille l'an dernier à Metz, vingt-trois mille cette année à nancy. Le " Village des métiers ", qui permet aux collégiens et lycéens voire à de jeunes actifs de trouver la bonne orientation ou le bon débouché, n'a pas désempli durant deux jours. Ce succès montre, si besoin était, l'utilité d'une telle manifestation. " Souvent, les gens prennent un dépliant mais n'osent pas demander de renseignements. Nous les harponnons et nous discutons avec eux ", explique en bon commercial Denis Aliot, président de DCF Lorraine, les dirigeants commerciaux de France. Vice-présidente en charge de la formation au Conseil régional, Laurence Demonet a été frappée par le nombre de visiteurs qui envisagent une reconversion. Notamment des ouvriers de chez Kleber à Toul, dont l'usine fermera dans quelques mois. Les formations sanitaires et sociales ont accueilli énormément de monde. " Beaucoup de parents accompagnés de leurs enfants nous ont posé des questions sur l'orientation, mais nous avons aussi reçu beaucoup de salariés qui cherchent à se reconvertir ", confirme Pierre Renaudin, directeur santé-sanitaire et social à la Région. Des infirmières surtout, " probablement usées " par ce métier difficile ou insatisfaites de leurs salaires.... L'Est Républicain - Patrick PEROTTO - 27/10/2008 |
|  La CGT estime le projet de l'« Après-Kléber » de Michelin insuffisant | Invitée à s'exprimer le 15 octobre dernier sur le projet de convention déposé par Michelin pour revitaliser le bassin d'emploi de Toul (Meurthe-et-Moselle) après la fermeture de l'usine de pneumatiques Kléber, la CGT juge l'engagement de l'équipementier insuffisant.
Elle dénonce « l'opacité » de la Société Industrielle de Développement Economique (Side), filiale de Michelin investie de la ré-industrialisation pour une durée de cinq ans, tandis que la convention proposée s'étale sur trois ans. L'équipementier entend mobiliser 4,3 millions d'euros, soit quatre fois l'équivalent du Smic mensuel, pour chacun des 826 emplois supprimés, somme que le syndicat estime « largement insuffisante ».
La convention prévoit des prêts bonifiés pouvant atteindre jusqu'à 8 000 euros pour des entreprises locales recrutant d'anciens salariés de Kléber. La Side s'engage également à accompagner une dynamique de cluster dans le domaine des technologies propres. L'annonce, en septembre dernier, de l'implantation d'Ecorevia, plate-forme européenne de recyclage créée par Michelin et Sita France (groupe Suez) sur le site de Kléber, s'inscrit dans cette logique.
Le projet, lancé en partenariat avec Sita France (groupe Suez) créera dans un premier temps 135 emplois, dont 75 dans une unité de granulation de produits caoutchoutés déclassés, une vingtaine dans une unité de recyclage de plastiques et 40 dans une unité de recyclage de véhicules hors d'usage (VHU) développée en partenariat avec Renault.
Or, plus de 400 salariés restent à reclasser parmi les salariés de Kléber, 200 d'entre eux ayant accepté une mutation vers d'autres sites de Michelin. Parmi les fournisseurs et sous-traitants du site, 46 emplois sont également compromis. Usine Nouvelle - Pascale Braun - 17/10/2008
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|  Kléber Toul oublie les femmes | Michelin oublie les femmes dans ses programmes de reclassement des salariés de Kleber. L'usine Kléber de Toul employait une centaine de femmes parmi les 826 personnes qui perdront leur emploi lors de la fermeture du site en fin d'année. Pour adapter le personnel aux besoins du bassin d'emploi, Michelin a mis en place des formations de conducteurs d'engin, de caristes ou autres métiers du BTP. Mais aucune formation ne s'adresse directement aux femmes, dans un bassin où le taux d'emploi féminin est inférieur de 16 % à celui des hommes. Les syndicats s'inquiètent également du manque de formation adaptées à la vingtaine de personnes souffrant de troubles musculo-squelettiques. Ils comptent interpeller la préfecture de Meurthe-et-Moselle sur ce thème. Usine Nouvelle n°3119 - Pascale Braun
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|  Filière automobile 5000 salariés défilent au Mondial de l'Auto 2008 à Paris |  | le vendredi 10 octobre 2008
Venus des entreprises de la filière automobile, de Renault, PSA, Ford, Renault Trucks, des équipementiers et sous-traitants Valéo, Bosch, Faurecia, Delphi, Magnetti Marelli, Goodyear, Continental, Michelin,Kléber, Lear, Autoliv et de nombreuses PME, 5000 salariés ont défilé vendredi 10 octobre au Mondial de l'Automobile de Paris à l'appel des fédérations CGT, de la Métallurgie, de la Chimie et du Verre-Céramique.
Derrière la superbe vitrine commerciale et technologique et les paillettes, ils sont venus dénoncer la dégradation des conditions de travail, les souffrances, le mal-vivre, les bas salaires, le chômage technique, les plans de suppressions d'emplois massifs, les délocalisations. Alors que l'on parle de crise du secteur, les salariés sont venus rappeler les profits réalisés par les constructeurs qui préfèrent comme Renault fabriquer moins, avec moins de salariés, des voitures toujours plus chères.
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|  FAIRE LE DEUIL DE KLEBER |  | Il y a un an, Michelin annonçait la fermeture pour 2009 de Kleber Toul. Hier, des salariés ont procédé à un enterrement symbolique de leur usine. Il a jeté dans le feu, devant tout le monde et sans dire un mot, son bleu de travail. Francis Contal, 48 ans, 18 d'ancienneté chez Kleber à Toul, a pris, hier matin, sa dernière douche à l'usine, remballé ses affaires. "J'ai les boules. Ce n'est pas de l'agressivité mais j'ai mal au cour. Cette usine, c'est une partie de ma vie ". Lundi, avec 153 camarades, il partira pour Sangatte. 4 mois, peut-être plus, d'une formation pour un nouveau métier, sur un nouveau site, dont il ignore tout.Ils étaient environ 150 salariés, à l'appel de la CGT et de FO, rassemblés devant l'entrée de l'usine pour célébrer symboliquement l'annonce du décès de Kleber. C'était il y a un an tout juste. Le monde s'écroulait pour 826 salariés. 826, c'est le nombre inscrit en lettres rouges sur le petit cercueil de bois noir posé devant l'usine. Juste à côté d'un monticule de pneus coiffé d'un drapeau à l'effigie du célèbre Bidendum. Guy Pernin, responsable syndical pour la CGT, explique aux ouvriers qu'Il faut commencer à faire le deuil de Michelin. Le brasier qu'ils vont allumer tout à l'heure, en scandant "Michelin assassin " aura cette fonction, brûler un symbole, et aller de l'avant.
Un état des lieux
Mais avant cela, il faut faire les comptes. Le syndicat dresse un état des lieux des projets de revitalisation du site et reclassement des salariés. Ses résultats diffèrent de ceux qu'avance la direction, qui parle de 63 % de personnes ayant trouvé "une solution professionnelle ". Michelin s'est engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur. Le syndicat rappelle que le projet Fetia, annoncé en 2007 par Nadine Morano prévoyait d'ici fin juin 2009 la création de 200 des 1000 emplois prévus. En fait, "fin octobre 2009, l'activité démarrera sur l'ancienne BA 136 avec 30 salariés. Et 20 emplois sont programmés d'ici 2011. On est loin du compte ". Même le projet POWEO soutenu par Christine Lagarde est critiqué. Il prévoit 350 emplois, mais pour la construction des bâtiments. A terme, 80 emplois de haute technicité seront créés. "S'il y a des ingénieurs parmi vous. cela vous concerne " lance Guy Pernin. Il rappelle que les salariés recevront en moyenne 60 000 € d'indemnités (de 14 000 à 120 000 selon l'ancienneté, la qualification), en plus du paiement d'un certain nombre de mois de salaire. La CGT demande un moratoire sur toutes les décisions de Michelin, tant que la société "n'aura pas démontré une mise en ouvre réelle de la revitalisation du bassin de Toul ". M.R. Républicain Lorrain - 04/10/2008
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|  Kleber : " Un triste anniversaire " | 
Un an, jour pour jour, après l'annonce de la fermeture de l'usine, des salariés de Kleber se sont réunis sur le site pour " commémorer ce triste anniversaire ". Pour certains, ce vendredi 3 octobre coïncidait également avec leur dernière journée d'activité. Dès lundi, en effet, une nouvelle vague de salariés intègre les Ateliers de Transition Professionnelle, destinés à mettre en œuvre formations et reconversions.
L'Est Républicain - 04.10.2008
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|  Cérémonie symboloque... | France Bleu Lorraine 04-10-08
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|  Triste enterrement.... | France3 Lorraine du 03/10/2008
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|  Kleber : question de reconversion |  | Des salariés de l'usine ont brûlé le " Aucune proposition pour les femmes ". Bibendum Michelin : " un geste symbolique ! "
Un an après l'annonce de la fermeture de l'usine, des employés se sont réunis sur le site. Parmi eux, deux catégories se sentent isolées : les femmes et les handicapés.
TOUL.- " Je viens de vider mon armoire, récupérer toutes mes affaires personnelles et prendre ma douche ici pour la dernière fois ! " Dans un autre contexte, Francis Contal aurait procédé à cet enchaînement de gestes mécaniques sans même y penser. Sauf qu'hier ce grand gaillard avait du mal à dissimuler son regard embué, à l'idée de ne plus jamais remettre les pieds dans cette usine où il a passé 18 ans de sa vie. " Ici, c'est fini pour moi. Lundi prochain, je rejoins les ATP (Ateliers de Transition Professionnelle) " pour travailler sur ma reconversion " ,confie, la gorge nouée, ce père de famille, âgé de 48 ans, marié avec deux enfants. Dès le 6 octobre en effet, une nouvelle vague de salariés quittent la production pour rejoindre les ATP. Sylviane et Sylvie en font partie. Au milieu de leurs collègues venus " commémorer ce triste anniversaire " un an, jour pour jour, après l'annonce de la fermeture de Kleber, ces deux employées administratives, qui affichent chacune 26 années d'ancienneté, entrevoient l'avenir avec circonspection. " D'après nos collègues qui sont déjà en phase de reconversion, rien n'est prévu pour les femmes ", s'inquiètent les deux salariées âgées de 49 et 45 ans. Loin d'être négatives à l'idée d'intégrer les ATP " On va essayer de profiter de tout ce qui est mis à notre disposition pour tenter de trouver une formation " ces habitantes de Liverdun et Toul laissent entrevoir peu d'espoir. " Lors du dernier forum-emploi proposé par la direction, parmi les vingt-cinq employeurs présents, aucun ne disposait de propositions d'emploi pour les femmes " ajoutent les deux salariées, elles aussi visiblement émues. " On ne peut pas rayer 26 ans d'activité du jour au lendemain ! " Un peu plus loin, Didier, 53 ans, s'est positionné quelque peu à l'écart. Lui aussi a tenu à être présent pour cette journée. Depuis le 23 juin ce travailleur handicapé tente de trouver une alternative dans les ATP. " Ça fait plus de trois mois que je tourne en rond. Aucune formation necorrespondant à ma situation de handicapé ! ", se lamente le Toulois.
" Faire le deuil de Kleber "
Ces deux cas de figure ont d'ailleurs été rappelés lors de l'intervention des délégués syndicaux CGT et FO venus dresser leur bilan à l'intention de la centaine de salariés présents. Après avoir évoqué les ATP (baptisés " Sangatte "), l'agenda des formations, " l'inquiétude pour trouver une solution professionnelle ", " le nombre de personnes restant à reclasser ", la revitalisation du bassin de Toul, la CGT demande un moratoire, face à l'échéance de la fermeture prévue en 2009 " afin de prolonger le temps des formations et des reconversions ". Un discours prononcé devant un cercueil " pour faire le deuil de Kleber ", avant de mettre le feu au Bibendum Michelin. " Deux gestes symboliques pour commémorer ce triste anniversaire ! " Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 04.10.2008
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|  MICHELIN : "Etat des lieux" | Communiqué de presse de la CGT du 03 octobre 2008
La CGT rappelle son exigence initiale d'un moratoire de toutes décisions irrémédiables venant de la direction de Michelin, tant que cette dernière n'a pas démontré une mise en œuvre réelle d'un développement industriel durable du bassin de TOUL.
Cela signifie que la direction de Michelin doit créer les conditions concrètes d'une véritable croissance d'emplois sur ce bassin :
- à un niveau tel qu'il puisse absorber non seulement les 826 KLEBER, mais aussi les nouvelles arrivées de travailleurs sur le marché de l'emploi…
- dans un délai suffisamment court pour éviter toute situation difficile aux salariés KLEBER. Aujourd'hui, ceux-ci n'ont que 6 mois de transition, alors que la SIDE fait ses projets pour 5 ans, sachant qu'un an est déjà écoulé.
Michelin a décidé de mettre en œuvre son plan de casse, sans tenir compte de l'avis à la fois des représentants du personnel, du cabinet d'expertise et des salariés qui ont démontré que l'usine est viable, il suffisait moins de 90 M€ d'investissement pour un coût comptable de 140M€ pour la fermeture. Aussi par jeu comptable, MICHELIN va réaliser une économie d'impôt de 25M€.
Aujourd'hui qu'en est-il de la réalité, concernant le bassin d'emplois de Toul et l'avenir des 826 salariés KLEBER ?
MICHELIN annonce son projet ECOREVIA avec la création de 150 emplois (135 directs + 15 induits) pour 2010 sur le site KLEBER… MICHELIN annonce également que la SIDE s'engage à recréer sur le bassin 900 emplois sur 5 ans, mais seulement 150 emplois supplémentaires apparaissent sur document. Pour les 600 autres emplois, mieux vaut croire au père Noël… MICHELIN MENT
Le projet FETIA annoncé fin 2007 par Nadine Morano avant les élections municipales prévoyait la création d'ici juin 2009 de 200 premiers emplois sur les 1000 prévus à terme … MENSONGE encore, car une convention a été signée le 15 septembre 2008 permettant à FETIA d'occuper le site de l'ancienne BA 136. L'activité doit démarrer, au plus tard, en octobre 2009 avec 30 salariés. La création de 20 autres emplois est programmée d'ici 2011. ENCORE un déficit de plusieurs centaines d'emplois; où sont les promesses électorales…
Enfin le projet POWEO avancé par la ministre de l'économie Christine LAGARDE prévoyant aussi la création de 350 emplois mais seulement pour la construction des bâtiments. A l'issue de cette construction, 80 emplois de haute technicité seront créés.
Lors de la réunion en préfecture du 15 septembre 2008, la ministre s'est appropriée ce projet déjà lancé depuis 2004. Alors savait-elle que le projet de fermeture de KLEBER-TOUL était déjà programmé, auquel cas, il eût été judicieux d'élaborer une GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences) conformément à la législation.
Les paroles de MICHELIN sont-elles plus audibles que celles des salariés et de ses représentants syndicaux auprès des oreilles des commis de l'Etat et de l'Etat lui-même!
Au cours d'une réunion Henry de la Gravière a annoncé qu'il sera difficile de faire venir les entreprises vu la conjoncture actuelle. Si la direction Michelin reconnaît qu'il n'est pas possible de satisfaire plus rapidement cette exigence de création d'emplois sur le bassin, elle doit surseoir à sa décision de fermeture. Michelin et la SIDE doivent donc revoir leur copie, car tous ces projets sont loin de combler la perte d'emplois industriels du bassin.
La CGT demande plus que jamais la nécessité du MORATOIRE.
Vision unilatérale des représentants de l'Etat :
Christine Lagarde essaye d'esquiver la destruction d'emplois en recentrant le problème sur les indemnités généreusement octroyées par Michelin à ses salariés. FAUX, car lors des réunions de négociation du livre III, Michelin, Avare se contentait d'indemniser 4 à 9 mois de salaire suivant l'ancienneté , une vraie misère. Cependant la lutte collective du personnel du mois de février 2008, a donc permis d'obtenir par année d'ancienneté : 2400€ + 3/10 d'indemnité conventionnelle avec une somme plancher de 14000€ pour 1/4 du personnel, alors qu'en préfecture, cette même Christine Lagarde se focalisait sur une indemnité de 60000€.
Tractation en cours MICHELIN / ETAT sur la convention de revitalisation du bassin de TOUL :
Qui concerne la contribution financière à la revitalisation des bassins de Toul, Commercy et les territoires de Dieulouard, Pompey, Neuves-Maisons, représente une somme de 4 364 650€ soit 4 SMIC x 826 licenciés, UNE MISERE (CARLING du groupe Total + 8 M€ pour moitié moins de licenciés). Par ailleurs Michelin escompte 200 mutations dans le groupe et ne reconnaît que 46 emplois induits sans prendre position sur l'aide apportée.
Aucun chiffre ne fait référence à l'étude d'impact dans cette convention prévue pour 3 ans alors que la SIDE prévoit de revitaliser le bassin sur 5 ans. Il manque donc 2 ans pour que cette convention coïncide avec la revitalisation, de plus, l'opacité de la SIDE ne permet pas de la rendre crédible, un contrôle de celle-ci doit être effectué par un groupe de personnes indépendant, selon la CGT.
Bref ce document est creux, manque d'ambition par rapport aux annonces initialement affichées par Michelin qui a dit et redit : "ce n'est pas un soucis d'argent…"
"SANGATTE" alias ATP : le ressenti des salariés
Alors que la direction en donne une version édulcorée, une amertume se lit sur le visage des salariés. Situation au 02 septembre, la direction ayant refusé de communiquer les derniers chiffres, en a-t-elle honte! … avec 309 salariés aux ATP sur 826 soit 34 ont trouvé un CDI, 48 ont été mutés dans le groupe MICHELIN, 15 en situation précaire (CDD, intérim, création d'entreprise), 12 ont refusé d'entrer dans le système MICHELIN (PMK).
Seules 50 formations qualifiantes ont été délivrées, insignifiant vu la demande des salariés, en contradiction avec Michelin annonçant à qui veut l'entendre que 52 % du personnel à une solution professionnelle. Le tout avec une interprétation personnelle et avantageuse des chiffres incompréhensibles pour la plupart des salariés.
Le 06 octobre nouvelle vague à "SANGATTE" de 154 personnes, comment va-t-elle être absorbée sachant que MICHELIN ne facilite pas la reconversion du personnel sur plusieurs points avec :
- la remise en cause perpétuelle du livre III pour éviter de payer
- des difficultés d'obtenir des formations qualifiantes ou diplômantes (50 formations pour 309 salariés à ce jour).
- très peu de VAE
- la règle des frais qui change en permanence. Dans le livre III la règle est le forfait PK.
en mobilité interne avec : - la liste des postes incomplète et non mise à jour
- du personnel mutable aux ATP, toujours en attente de poste - encore aujourd'hui
- une différence de traitement entre cadres, maîtrise et agents, - intolérable
- la compensation de salaire convertie en prime : - une escroquerie
- les problèmes de logement - la galère
- …
la mobilité externe avec : - des soucis de prise en charge de frais pédagogiques atteignant plusieurs centaines d'euros
- le personnel mis en concurrence sur un même poste
- une saturation des employeurs potentiels
- le retour difficile aux ATP, dû au non respect des engagements de Michelin
- des formations qui ne coïncident pas avec les vagues
- des soucis de financement des formations débordant du PMK
- …
le personnel usine : - obligé de prendre des congés payés voire sans solde pour suivre une formation avant son entrée aux ATP
Michelin est à des années lumières de ses engagements pour les KLEBER et du bassin Toulois. Par contre Michelin privilégie surtout les actionnaires, ses gérants pour qu'ils puissent vivre et gaspiller toujours plus les richesses créées par ses salariés.
Dans le caoutchouc notre métier, 2000 emplois vont être supprimés cette année.
Vous salariés, politiques, trouvez vous normal de laisser faire, agir, des patrons des grands groupes industriels et financiers générant des bénéfices colossaux, de licencier à tour de bras, de fermer des usines véritables créatrices de richesse !
Par ailleurs sachez aussi que les luttes payent, que des mouvements de contestation s'annoncent avec les sujets suivants : - le 07 octobre "travail décent, salaires"
- le 10 octobre "manifestation des salariés équipementiers de l'automobile au salon à Paris"
Et pour contrer les mauvais coups le 03 décembre 2008 aux élections prud'homales votez CGT
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|  Kleber : triste anniversaire |  | 12 octobre 2007. 3000 personnes défilent dans les rues de Toul. La fermeture de Kleber est un traumatisme bien au-delà du Toulois.
Le 3 octobre 2007, Michelin annonçait brutalement la fermeture de son usine de Toul. 826 salariés traumatisés, et un bassin d'emploi sous le choc.
TOUL.- Dans un communiqué d'une page, Michelin annonce son " projet d'arrêt de la production de son usine de Toul en 2009, et les mesures proposées pour permettre à chaque salarié concerné de retrouver un emploi et revitaliser de bassin de Toul ". Nous sommes le 3 octobre 2007, en fin de matinée. En une phrase, tout est dit. Le manufacturier supprime du paysage économique le plus gros employeur privé du bassin d'emploi. Dans le même temps, il affirme vouloir mettre d'importants moyens pour contrebalancer une annonce qui provoque une onde de choc dans toute la Lorraine. Les employés sont abasourdis, les élus mesurent l'ampleur du désastre et viennent à la porte de l'usine pour apporter leur soutien. À Paris, Nadine Morano, alors députée, interpelle le ministre de l'Economie depuis la tribune de l'Assemblée Nationale. Mais les dés sont jetés.
Moyenne d'âge : 42 ans
Installée à Toul depuis 1969 d'abord sous l'enseigne Kleber-Colombes avant d'être rachetée par le géant de Clermont-Ferrand, la fabrique de pneumatiques est victime de la mondialisation. " L'usine de Toul a un coût de production de plus de 50% supérieur à celui de ses concurrents, et n'est plus compétitive " fait savoir la direction du groupe. L'optimisme qui prévalait quelques années plus tôt n'est plus qu'un souvenir ; Les pneus tourisme " milieu de gamme " ne seront plus fabriqués en Lorraine, dans un établissement où la moyenne d'âge est de 42 ans. Pendant un temps, les syndicats CGT et FO contestent la décision et tentent de faire revenir en arrière le géant du pneumatique. Un comité de soutien se crée, un audit est mandaté par le CCE, des arguments sont avancés pour obtenir le maintien de l'usine. Rien n'y fait. Ce ne sont pas les manifestations organisées dans les rues de Toul qui changent le cours des choses. En début d'année 2008, l'angoisse et l'exaspération montent d'un cran.
Usine occupée
Si la réunion d'un CCE est perturbée par une centaine de salariés en janvier, le conflit prend une autre tournure à la mi-février, quand trois cadres sont retenus dans l'usine par des salariés excédés, dans l'attente d'informations sur leur devenir. Durant trois jours, toute la France suit les événements. Les cadres déposeront plainte pour séquestration, mais l'affaire sera classée par le Parquet de Nancy au cours de l'été. Tandis que des projets sont annoncés (pôle de recherche et de production " Ecorevia " soutenu par Michelin et Sita France sur le site de Kleber, Fetia à Toul-Rosières), les ateliers de transition professionnelle se mettent en place. Par vague de 150 à 200 personnes, ils vont se succéder jusqu'en janvier prochain. Demain, les Kleber se réunissent devant l'usine pour un triste anniversaire. Ces derniers mois, l'usine fonctionne au ralenti et le dernier pneu sera fabriqué fin novembre. Durant le mois de décembre, le personnel sera occupé au rangement et à l'évacuation de divers produits, avant le démontage des machines, au cours du premier semestre 2009. " À ce jour, sur 320 personnes ayant intégré les ateliers de transition professionnelle, près de deux cents ont retrouvé un emploi ", affirme le directeur Henri de La Gravière. " 140 ne font plus partie de nos effectifs, et les soixante autres finalisent leur projet ". Une première étape... mais 500 salariés n'ont pas encore entamé leur reconversion. Octobre 2007, octobre 2008. Au plan humain, comme dans le domaine de la revitalisation du bassin d'emploi, un peu a été fait. Beaucoup reste à faire. Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 02.10.2008
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|  Au fil des jours... |  | Du 14 au 17 février, les salariés retiennent trois cadres dans l'usine. - 4 octobre. Frantz Bléhaut, DRH de Michelin s'engage : " Nous mettons tout en œuvre pour que chaque salarié conserve son emploi ". Le même jour en préfecture de Meurthe-et-Moselle, Hugues Parant réunit une équipe de crise : " L'État assumera son rôle " affirme-t-il.
- 12 octobre. Première manifestation dans les rues de Toul. 3.000 personnes aux côtés des Kleber.
- 17 octobre. Nadine Morano rencontre François Fillon à Matignon et demande que Kleber soit un dossier prioritaire pour le gouvernement. La députée évoque aussi " l'après-Kleber ".
- 20 octobre. À Ludres, deux cents élus réunis par l'Association des maires de Meurthe-et-Moselle adoptent une motion pour demander au groupe Michelin " d'étudier toutes les mesures permettant le maintien de l'entreprise ".
- 13 décembre. Manifestation devant le siège Michelin à Clermont-Ferrand. Une centaine de Kleber ont fait le voyage.
- 15 décembre. Nadine Morano et Daniel Cerutti dévoilent le projet Fetia.
- 21 décembre : Installation du comité de suivi. Des manifestants brûlent des pneus devant la préfecture. Quatre sont interpellés.
- 10 janvier. Les Kleber bloquent l'usine, dans l'attente des mesures d'accompagnement.
- 18 janvier. Seconde manifestation à Toul. 1500 participants.
- 24 janvier : Une centaine de salariés envahissent la salle où se tient le comité central d'entreprise.
- 6 et 7 février. Le Président Nicolas Sarkozy reçoit les dirigeants de Michelin, puis les délégués syndicaux de Kleber. Colère de Michel Dinet, après l'entrevue à l'Elysée. Le président du CG 54 s'interroge sur " le devenir des familles et insiste sur la nécessité de penser le devenir du site, au plan industriel ".
- 12 février. Michelin et Suez annoncent le projet de création d'un centre industriel européen de revalorisation de produits en fin de vie.
- 14 février. Trois dirigeants sont retenus dans l'usine.
- 15 février. Michel Rollier, président du groupe Michelin : " Nous embauchons plus de mille personnes par an en France, mais il y a des choses que nous ne pouvons pas faire ".
- 16 février. Les salariés se relaient devant l'entrée de l'usine et retiennent toujours deux cadres, qui sont libérés le lendemain.
- 20 février. Reprise progressive du travail dans les ateliers.
- 22 février. Christine Lagarde préside le comité de suivi à Nancy.
- 1er mars. Manifestation dans les rues de Nancy " pour la sauvegarde de l'emploi ". Des employés de Miko et Mittal, aux côtés des Kleber.
- 19 mars. À l'issue d'un CCE, un accord est trouvé pour la prime supplémentaire de départ.
- 27 mars. Quarante salariés poursuivis pour séquestration. Début avril, ils sont auditionnés au commissariat de Toul. À la mi-août le dossier est classé sans suites.
- 28 mars. À l'issue d'un comité d'entreprise, la procédure d'information-consultation est terminée.
- 1er mai. 500 personnes défilents dan les rues de Toul.
- 19 mai. Ouverture du premier atelier de transition professionnelle. 150 personnes le découvrent.
- 31 juillet. Jean-Dominique Senard, directeur financier de Michelin assure que " tout le monde pourra retrouver un emploi ".
- 8 septembre. Michelin confirme la création d'un pôle de recherche et de production de nouvelles matières premières, en 2010, sur le site de Toul. Avec 150 emplois à la clé.
- 15 septembre. Christine Lagarde revient à Nancy présider le comité de suivi. Le même jour, Nadine Morano confirme la création de Fetia sur le site de Toul-Rosières.
Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 02.10.2008
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|  Kleber : à propos de la convention de revitalisation | Conformément au code du travail, le projet de convention de revitalisation entre l' Etat et la société Michelin, établi dans le cadre de la fermeture de l'usine Kleber de Toul, est transmis pour avis aux élus et partenaires sociaux concernés directement. La préfecture de Meurthe-et-Moselle précise : " Il est le résultat d'une discussion avec l'entreprise, au cours de laquelle la position ferme de l' Etat a été maintenue quant à l'objectif de revitalisation territoriale. Le préfet a toutefois souhaité qu'un traitement particulier soit apporté au cas des salariés de Kleber en recherche de réemploi. C'est la raison pour laquelle, et pour ces seuls salariés, le périmètre de la revitalisation, qui est resté concentré sur les deux bassins d'emploi (critère INSEE) de Toul et de Commercy, a été étendu à trois cantons limitrophes. Le préfet a souhaité, par cette ouverture, adresser aux salariés de Kleber un signe auquel ils seront sensibles, à savoir que la revitalisation concerne certes les territoires, mais également les salariés de l'entreprise. Une réponse est attendue pour le 15 octobre afin de ne pas retarder la signature de la convention ". L'Est Républicain - 02.10.2008
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|  La seconde vie des pneus |  L'entreprise Henry de Chaudeney recycle tous les pneus lorrains en fin de vie. Elle s'inscrit dans une filière de récupération parfaitement au point.
A perte de vue, des alvéoles recelant des montagnes de pneus, broyés ou entiers. Il y en a quarante-deux, qui se répartissent sur cinq hectares, à Chaudeney, sur la zone d'activité proche de la Moselle. La SARL Henry, dirigée par Gilles Henry est l'actrice principale du recyclage des pneumatiques, tirés des roues de voitures, camions, tracteurs ou avions. Une filière parfaitement organisée et dont la tour de contrôle lyonnaise porte un nom au faux air hindou, " Aliapur ". C'est un groupement mis en place par l'ensemble des manufacturiers de pneumatiques opérant en France et qui traite le recyclage de ses produits presque à l'unité près. " Les manufacturiers savent à qui, combien et quelles sortes de pneus ils ont vendus aux grossistes, distributeurs, aux garages " , explique Gilles Henry. " Nous nous occupons depuis 1995 du marché lorrain. Pour 2007, nous avions 12.626 tonnes à collecter. Une fois ce chiffre atteint, la collecte est arrêtée. Aliapur ne finance pas une tonne de plus. " Car c'est le groupement qui supervise le recyclage dans chaque région française et règle au recycleur le coût de la collecte. Que fait-on du pneu ? Gilles Henry, mieux qu'un long discours fait visiter le site. Chaque type de pneu a son alvéole. La plus grande partie, après tri, sera broyée en gros morceaux qui serviront dans le génie civil. Ils peuvent servir par exemple dans les centres de stockage de déchets, dans les bassins de rétention d'eaux pluviales, comme vides sanitaires, comme drains permettant aussi d'absorber les poussées dans les terrains de montagne... " Savez-vous que dans le col de Bussang, voitures et poids lourds roulent sur du broyat de pneumatiques ? " Certains pneus sont expédiés vers d'autres usines, en Alsace entre autres, pour y être réduits en " poudrette ", des granulats permettant une utilisation spécialisée plus fine encore, comme la réalisation des terrains de sport en synthétique. " Il est difficile de séparer le tissu et le fil d'acier du caoutchouc. Pour l'instant, ces matières se polluent l'une l'autre. " Les broyats ne sont pas tous réutilisés tels quels. Les cimenteries et les fours à chaux s'en servent comme combustible, puisque les pneus sont constitués surtout d'hydrocarbures, et les aciéries l'utilisent pour leur apport en carbone...
Les trieurs
Mais certains pneus seront réutilisés. C'est ce que fait l'équipe de trieurs dirigée par Sébastien. Ils répartissent les pneus en vrac selon leur degré d'usure. Les meilleurs partiront pour le Brésil qui les rechapera (une technique en voie de disparition en France), et les autres partiront en Afrique. " Sur piste, les pneus en fin de vie sont plus adaptés, ils s'usent moins aussi que sur les routes bitumées, pas seulement à cause de la nature du revêtement, mais parce que les voitures roulent beaucoup moins vite. " Au total, tout sera recyclé, les pneus qui repartent pour une seconde vie permettant un petit bonus pour la société, même si là encore, Aliapur contrôle également les quantités exportées... " Quand on collecte une tonne de pneus, environ 20 % sont réutilisés. " Sous forme de broyat, les pneus sont revendus 10€ la tonne. " Nous sommes la seule filière de recyclage qui cherche à baisser ses coûts. Il y a 5 ans, le prix moyen pour le recyclage d'un pneu était de 2,20€ . Il est aujourd'hui de 1,60 €... " La Sarl Henry est née en 1992. " Nous recyclions tous les pneus non commercialisés par Kléber, pour cause de défaut de fabrication. Aujourd'hui, on travaille avec près de deux mille garagistes sous contrat avec Aliapur. " La société, 1,4 million de pneus de voiture et 50.000 pneus de camions traités bon an mal an emploie soixante salariés. Il est peu probable que ce chiffre grandisse, le recyclage annoncé par Nadine Morano sur le site Kléber concernant les pneus à défauts non commercialisables des usines Michelin françaises. Reste à savoir s'il y a de la place pour deux sociétés ayant le même objet et les mêmes patrons, la firme de Clermont-Ferrand étant naturellement le principal opérateur de la structure de recyclage sur le marché français... Guillaume MAZEAUD - L'Est Républicain - 30.09.2008
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|  Mauvaise brise sur le chômage |  | Laurence Flament, directrice de l'ANPE de Toul : " Désormais, nous avons une équipe commerciale qui démarche aussi les entreprises qui ne font jamais appel à nous."
Le nombre de demandeurs d'emplois a augmenté de deux pour cent en un an selon l'ANPE, qui fait tout son possible pour que les Kleber ne viennent aggraver le tableau.
Le chiffre n'est pas trop bon, mais il faut le tempérer : le bassin d'emploi de Toul est le meilleur de Lorraine, avec le plus bas taux de chômage, 6,4 %, ce qui confine au plein-emploi. Pourtant, la souriante Laurence Flament n'est pas satisfaite. " Depuis trois, quatre mois, en fait depuis le mois de mai, nous avons une évolution négative du nombre des demandes d'emploi, à l'inverse du reste de la région, ce qui se traduit aujourd'hui par +2 % depuis octobre 2007, par rapport au reste de la Lorraine, +1% par rapport à la Meurthe-et-Moselle. " Ces deux points ne font évidemment pas autant en taux de chômage, mais ils traduisent un début de récession, qui se manifeste d'autant plus vite dans le Toulois qu'il est plus industrialisé, qu'il " marche " mieux, qu'il est donc plus réactif à un retournement de conjoncture. Le nombre de demandeurs d'emploi catégorie un, deux et trois, inscrits à l'ANPE, c'est-à-dire les chômeurs immédiatement disponibles pour travailler, à temps plein ou partiel, est en ce mois de septembre de 1800 sur le bassin. Parmi eux, 60 % de femmes, 15 % de seniors de plus de 50 ans, 20 % de jeunes gens de moins de 25 ans. " Il y a chez nous plus de jeunes demandeurs d'emplois que dans le reste de la Meurthe-et-Moselle et de la Lorraine, comme à Lunéville. Mais il faut se méfier de ce qu'on fait dire aux statistiques. Dans le Toulois, cela signifie sans doute simplement qu'on y trouve plus de jeunes qu'ailleurs. Dans le Lunévillois, qui est en perte de vitesse, cela reflète plutôt la difficulté pour un jeune de trouver un emploi sur place. Le Lunévillois a baissé les bras en matière d'entreprises. "
Equipe commerciale
Il y a quand même une vraie bonne nouvelle. " Le chômage de longue durée, plus de deux ans sans trouver d'emploi est en diminution ". Pour relancer les offres d'emploi, seules capables de réduire l'augmentation des demandes de deux points, Laurence Flament, avec les 29 agents qui l'entourent, a constitué une équipe commerciale qui, dorénavant, démarche également les entreprises qui ne se manifestent jamais auprès de l'ANPE. Une manière d'optimiser le réseau de l'agence, lequel tourne à plein régime en ce moment pour les Kleber, qui ne nourrissent pas encore les statistiques, mais sont sans doute pour quelque chose dans l'augmentation des demandes d'emploi. " Le commerce, par exemple, anticipe le départ éventuel des 800 familles liées à Kleber. Ça ne donne pas envie d'embaucher. " Les Kleber sont 826. " Mon objectif est qu'on n'en voie aucun chez nous s'inscrire quand Kleber aura fermé et que ses salariés ne dépendront plus de Michelin."
Avec le privé
Pour cela, l'agence est impliquée dans les ATP, Ateliers de professionnalisation, mis en place par Michelin, afin de reclasser les salariés et dans lesquels tout le monde se retrouvera à l'issue des troisième, quatrième et cinquième vagues, la dernière en janvier 2009, à la fin de l'activité de l'usine. " Nous travaillons en étroite collaboration avec les cabinets de consultants privés du site. " La connaissance du terrain par les gens de l'agence est en effet un atout précieux. " Deux intervenants sont en appui sur le site au sein des ATP pour chercher des entreprises, et travailler avec les référents des salariés. Nous sommes aussi là pour faciliter les liens avec les ANPE des autres bassins lorrains, voire les agences d'autres régions. " Un travail qui paie, puisque déjà 450 offres d'emploi ont été cernées. Et la grande affaire prochaine sera le Forum mobilité externe qui aura lieu sur site jeudi 25 septembre à l'intention exclusive des Kleber, pour lequel 22 entreprises qui embauchent, situées à distance raisonnable de Kleber-Toul se déplaceront. " Bien sûr, on ne sait jamais si le salarié se décidera in fine pour une mobilité externe, ou interne au sein du groupe. Mais à coup sûr, il privilégiera toujours une solution où il n'aura pas besoin de déménager. Dans ce cas-là, d'ailleurs, on aide aussi le conjoint, qui doit souvent rompre lui aussi avec son travail ici et en retrouver un autre là-bas. " Les secteurs qui embauchent sont par contre, toujours les mêmes, surtout le bâtiment, les travaux publics, le transport et l'industrie. Et l'appoint sera fait par les sociétés qui seront créées sur place dans le cadre des crédits de reconversion... Guillaume MAZEAUD - L'Est Républicain - 24.09.2008
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|  LORRAINE | Près d'un an après l'annonce de la fermeture, d'ici à début 2009, de son usine de pneumatiques de Toul (Meurthe-et-Moselle), Michelin vient d'annoncer l'implantation, sur ce même site, d'une plate-forme européenne de recyclage dénommée Ecorevia.
Développé en partenariat avec Sita France (groupe Suez), le projet, qui suppose un investissement compris entre 25 et 30 millions d'euros, se compose d'une unité industrielle de granulation de produits caoutchoutés déclassés (75 emplois directs), d'une unité de recyclage des plastiques (20 salariés) et d'une unité de recyclage des véhicules hors d'usage associant Michelin, Sita France et Renault (40 salariés).
Ecorevia comptera également une unité de recherche et développement qui emploiera à terme une trentaine de chercheurs. La production démarrera en 2010, après la fermeture définitive et le réaménagement de l'usine Kléber, qui employait 826 salariés. Filiale de Michelin, la Société Industrielle de Développement Économique s'est engagée à recréer 900 emplois sur cinq ans dans le bassin du Toulois. www.Latribune.fr - P.B. - 19/09/2008 |
|  Passer du pneu au kebab | TOUL.- Entré chez Kleber le 24 mai 1974, Ali Erkan voudrait sortir le 1er octobre de l'usine de la zone industrielle de la Croix de Metz à Toul. Il n'a pas le choix, la fabrication devrait s'arrêter " dans la semaine 47 ou 48 ", indique une source syndicale. La confirmation viendra du CE réuni aujourd'hui. " J'ai fait 15 ans de pneus puis du contrôle de produit cru (avant vulcanisation, ndlr) ", se souvient l'ex agent de fabrication du manufacturier. Il s'apprête à glisser de la gomme à la restauration rapide en reprenant " Chez Ali Baba ", un snack dans une rue de Toul. Une assurance " pour l'avenir, pour les gosses, pour laisser quelque chose " et occuper les 8 ans restants avant l'âge de la retraite. Ali Erkan est en passe de rebondir. Comme les 826 salariés du site toulois appelés à l'imiter, il a poussé la porte des Ateliers de Transition Professionnelle, les ATP logés sur 3.000 m2 dans l'ancien centre de recherches d'une usine qui fermera en janvier 2009. Les ATP lui survivront jusqu'en 2010. Ils verront peut-être l'association de la filiale de Suez Environnement et de Renault installer une activité de récupération de pneus. D'ici là, les conseillers référents de deux cabinets professionnels spécialisés dans l'accompagnement vers l'emploi auront chaperonné les 25 salariés Kleber dont chacun à la charge. " Pour les aider à se positionner ", soit dans le groupe soit en dehors, dit Henri de la Gravière le directeur du site Toulois, pendant la visite de l'immeuble des ATP séparé de l'usine par un grillage. La rancœur des Kleber l'a affublé d'un surnom qui désappointe la direction : le " Sangate ". Une allusion à l'ancien centre de rétention administrative. Parce qu'on y pousse vers la sortie. Pas du pays, mais de l'entreprise. Kleber et son personnel ne se quittent pas n'importe comment ont voulu démontrer hier en fin d'après-midi Henri de la Gravière et Marc Roosens le directeur des ATP en ouvrant toutes les portes des deux niveaux vides de reconvertis. La surface est suffisante pour offrir les chances d'un nouveau décollage aux salariés. " Il faut qu'il devienne acteur de sa solution professionnelle ", indique Marc Roosens. Bilan de compétences, remise à niveau si besoin est, formations, entraînements à l'entretien d'embauche, ateliers de découvertes de métiers, affichage de 450 offres d'emplois de l'ANPE représentant 700 postes de travail dans un rayon de 50 km, Michelin, la maison mère n'aurait jamais atteint ce niveau d'effort pour reclasser son personnel... Frédéric CLAUSSE - L'Est Républicain - 17.09.2008
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|  L'après Kleber se concrétise | Christine Lagarde est venue présider le comité de suivi. Michelin et les différentes entreprises génératrices de projets tiennent leurs engagements. Les salariés espèrent.
Comme elle l'avait promis, malgré l'actualité économique internationale, Christine Lagarde est venue assister à une nouvelle réunion du comité de suivi de Kleber-Toul. Les projets se concrétisent et les engagements sont tenus progressivement. " Les efforts doivent s'inscrire dans la durée ", a précisé Christine Lagarde. " Le plan de soutien est généreux. Je pèse mes mots en le disant. J'ai des références en la matière : en tant que ministre et dans mes activités précédentes, j'ai vu passer beaucoup de plans sociaux. Les mesures d'accompagnement sont nombreuses. Il faut encore mouiller la chemise pour trouver des emplois dans les meilleurs délais et les meilleures conditions et pour faire venir des entreprises. "... Jean-Charles VERGUET - L'Est Républicain - 16.09.2008
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|  Une solution pour 109 des 826 Kléber de Toul | ECO-TERRE - Une solution a été trouvée pour 109 des 826 salariés de l'usine Kléber (Michelin) de Toul (Meurthe-et-Moselle), qui fermera début 2009, a annoncé lundi à Nancy la ministre de l'Economie Christine Lagarde. "Il faut poursuivre l'effort", a-t-elle déclaré à l'occasion d'un comité de suivi sur le reclassement des salariés et la revitalisation du site, réunissant direction, syndicats et élus.
48 salariés ont bénéficié de la mobilité interne au groupe Michelin, 34 ont retrouvé un emploi hors groupe et 15 sont en situation plus précaire (intérim, création d'entreprise), indique la préfecture de Meurthe-et-Moselle. Douze salariés, dont 11 sont partis en retraite, ont décliné l'accompagnement social proposé par l'entreprise, selon la direction de Kléber. La ministre a souligné la "qualité" du plan social "généreux" mis en place. Aidés par Michelin pour leur mobilité interne ou externe, les salariés quitteront Kléber avec une indemnité moyenne de 60.000 euros (de 14.000 à 120.000 euros), en sus du paiement d'un certain nombre de mois de salaires, a précisé Mme Lagarde. Le budget affecté par Michelin au reclassement, à la réindustrialisation et à la revitalisation du bassin d'emploi a été porté à 140 millions d'euros, selon Christine Lagarde, soit 10 millions de plus que ce qui avait été prévu en décembre dernier. Le groupe français s'est engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur de Toul, en échange des 826 emplois détruits. Dans un communiqué, l'union départementale CGT-54 a qualifié la promesse d'"effet d'annonce" ne contenant "rien de réellement concret pour aujourd'hui". "La période de transition à laquelle sont soumis les salariés est de 6 mois. La réponse en terme d'emplois ne peut pas être en 2010, ni dans 5 ou 6 ans ! Que deviennent ces salariés pendant ce temps là ?", s'interroge la CGT. Début septembre, Sita, filiale de Suez environnement, a annoncé investir 25 à 30 millions à Toul, pour 150 personnes embauchées à l'horizon 2010. D'autres projets, à l'étude, sont encore tenus secrets, selon Michelin. www.libestrasbourg.fr - AFP - 16/09/2008
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|  Fetia sur les rails | Trois industriels s'associent pour créer un centre de traitement et de valorisation de matériels et équipements industriels sur l'ancienne base de Toul-Rosières.
TOUL.- Il y a trois ans, lors de l'implantation de son entreprise Wig France à Toul, Daniel Cerutti recevait la députée Nadine Morano. Hier, le patron de la PME spécialisée dans le désamiantage et le nettoyage industriel, a accueilli la Secrétaire d'État à la Famille, venue saluer le lancement de Fetia, un dossier qu'elle a accompagné depuis le début avec Hugues Parant, préfet de Meurthe-et-Moselle. Tous trois ont signé une convention de mise à disposition d'un terrain, sur l'ancienne base aérienne de Toul-Rosières. C'est ici que Fetia, née de la coopération de trois entrepreneurs (Daniel Cerutti pour Wig France, Richard Mayer pour MJR Métal et Stéfano Dubini pour TIA) va implanter un centre de traitement et de valorisation de matériels et équipements industriels. Objectif : reconditionner des rames de leurs clients (SNCF, RATP...) pour leur donner une nouvelle vie, ou les démanteler, lorsque celles-ci sont arrivées au terme du voyage. La convention signée permettra à Fetia d'occuper une surface de trente hectares sur le site de l'ex-BA 136. L'activité doit démarrer, au plus tard, en octobre 2009 avec une trentaine de salariés. La création de vingt autres emplois est programmée d'ici 2011.
L'alchimie
" Certains ont parlé d'un écran de fumée. Aujourd'hui, on voit le résultat ! " se félicite la Secrétaire d'État. " Dès l'annonce de la fermeture de l'usine Kleber, nous avons travaillé à la revitalisation du bassin d'emploi, tout en étant très attentifs à l'accompagnement des salariés " ajoute-t-elle. " Le développement économique répond à une alchimie où le dynamisme des politiques et l'énergie des chefs d'entreprises doivent se conjuguer ". Nadine Morano évoque également son souhait de voir un pôle européen de déconstruction se développer dans le Toulois. " Pourquoi ne pas accueillir également sur Toul-Rosières les avions de l'armée, destinés à la casse ? " Le recyclage des voitures est également abordé par le représentant de l'État. En attendant, Fetia s'apprête à faire ses premiers pas. En 2010, un second centre, destiné au traitement des terres polluées, devrait ouvrir ses portes, avant le développement d'un secteur isolation et photovoltaïque pour le Bâtiment. À terme, Fetia envisage la création de 115 emplois. Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 16.09.2008
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|  Titre de paragraphe | France 3 lorraine du 12/09/2008
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|  Dans une lettre au préfet de Région, le Conseil économique et social de Lorraine demande plus d'information et de transparence sur le dossier de l'après-Kleber. | Pour plus de transparence
Dans une lettre au préfet de Région, le Conseil économique et social de Lorraine demande plus d'information et de transparence sur le dossier de l'après-Kleber. " La fermeture de l'usine de pneumatiques Kleber, filiale de Michelin à Toul, fragilise à l'évidence un bassin d'emploi dont la dynamique est basée sur l'industrie. La perte annoncée des 826 emplois, sans compter les emplois induits, crée un choc économique mais également un drame social " rappelle Roger Cayzelle, président du Conseil Économique et Social de Lorraine. Dans une lettre adressée hier au préfet de région Bernard Riquet, Roger Cayzelle poursuit : " Comme vous le savez, en sa qualité d'observateur de la situation économique et sociale de la Lorraine, le CES s'est penché au chevet du bassin toulois afin de comprendre ses atouts et ses faiblesses. Un groupe de travail piloté par Raymond Frénot a notamment rendu un diagnostic en juin dernier et a mis en avant les opportunités que le bassin pourrait exploiter afin de retrouver le cercle vertueux de la croissance. Pour compenser les pertes, la loi impose à Michelin de mettre en œuvre une convention de revitalisation signée en partenariat avec l'État. À ce jour force est de constater qu'aucune information n'est disponible sur ce sujet. Cet état de fait me paraît particulièrement préoccupant. Il entrave la réflexion des collectivités territoriales qui se sentent par ailleurs exclues d'une démarche indispensable de revitalisation. La situation créée freine par ailleurs l'action du Conseil régional de Lorraine, partenaire essentiel en vertu de la convention pour l'anticipation des mutations industrielles signée en décembre 2007 avec l'État qui stipule que le Conseil régional doit être associé à ces négociations. C'est pourquoi, j'aurais souhaité que puisse s'instaurer enfin une plus grande transparence et une véritable concertation avec les partenaires locaux pour renforcer les actions de revitalisation. Il me paraît par ailleurs primordial que l'ensemble des partenaires impliqués dans l'avenir de ce bassin, et notamment le conseil économique et social, soient consultés avant la signature définitive de la convention. Enfin, je me permets de vous indiquer que nous aurions vivement apprécié pouvoir assister au comité de suivi du 15 septembre prochain ". L'Est Républicain - 11.09.2008
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|  Réindustrialisation de Kléber-Toul: Sita (Suez) investit 25-30 millions d'euros | Sita, filiale de Suez environnement spécialisée dans la gestion des déchets, investira 25 à 30 millions d'euros pour réaménager l'usine Kléber (Michelin) de Toul, qui fermera début 2009, a annoncé le directeur général de Sita recyclage, Hugues Percie du Sert.
Ces investissement génèreront l'embauche directe d'environ 150 personnes, alors que 826 salariés travaillaient sur le site meurthe-et-mosellan, selon M. Percie du Sert. Michelin s'est engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur de Toul, en échange de ces emplois détruits.
Sita occupera à partir de 2010 la moitié de la surface du site Kléber où l'entreprise recyclera, entre autres, 60.000 tonnes de pneus Michelin déclassés, c'est-à-dire retirés des ventes parce que non conformes.
Sita recyclera aussi du plastique, et s'alliera à Renault pour pratiquer de la déconstruction automobile. L'autre moitié de l'usine sera occupée par d'autres industriels, générant également 150 emplois, mais dont les projets sont encore tenus secrets, selon Bernard Bouchard, le président de Michelin développement, filiale de Michelin spécialisée dans la réindustrialisation.
Les 600 emplois restants seront créés par le biais d'aides accordées aux PME locales ou par la venue de nouvelles entreprises, démarchées par Michelin, dans le bassin de Toul, selon M. Bouchard.
"600 emplois dans les PME du coin, ça semble énorme. Mais s'ils peuvent le faire, tant mieux. On espère que Michelin réussira dans cette tâche, même si ça n'est pas gagné", a commenté Pierre Kovalski, délégué syndical central CGT de Kléber.
Michelin avait annoncé début décembre que les coûts de restructuration de l'usine de Toul s'élèveraient à environ 130 millions d'euros, comprenant, entre autres, le financement du volet social du projet et les coûts de réindustrialisation du site et de revitalisation du bassin environnant. AFP - 09-09-2008
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|  Michelin recycle le site de Kléber |  | Promise par Michelin, la réindustrialisation du site Kléber à Toul prend forme. Sa vocation : le recyclage, la valorisation et la recherche de nouveaux matériaux.
Michelin a pour ambition de créer d'ici 2010-2011 sur le site de Kléber, à Toul, un pôle de compétences européen pour la conception et production de nouvelles matières. Michelin s'est engagé à soutenir la création de 900 emplois d'ici 5 ans sur le site. Pour l'heure, 300 emplois devraient voir le jour dans les deux ans.
Le fer de lance d'Ecorevia c'est le nom de ce pôle est porté par Sita recyclage, une filiale du groupe Suez, qui a créé depuis plusieurs années une véritable filière en France. Renault est également partenaire. D'autres projets industriels encore secrets sont dans les tuyaux. «Nous voulons développer trois activités industrielles sur ce site national, explique Hugues Percie du Sert, directeur général de Sita. Nous allons créer une unité de granulation de caoutchouc déclassé (75 emplois directs créés), une autre de recyclage des plastiques destinée à approvisionner les plasturgistes (20 emplois) et une unité de recyclage des véhicules hors d'usage (40 emplois) ». Dans le premier cas, il s'agit de traiter les 60 000 tonnes annuelles de caoutchouc déclassé, c'est-à-dire de séparer le caoutchouc de la ferraille et du textile qu'il agglomère pour en faire de la poudrette. Les applications sont possibles dans les aires de jeux pour enfants et les terrains de sport. Il se pourrait que le prochain Euro de football (en 2012 en Ukraine et en Pologne) se dispute sur un terrain synthétique. L'AC Milan s'y entraîne déjà.
L'exemple de Poitiers
A Toul sera installé un laboratoire pour la recherche et le développement, fort de 30 à 50 personnes, chargé d'imaginer les mélanges et applications de demain à partir de caoutchouc. Ce matériau fait déjà ses preuves comme isolant thermique ou phonique. Michel Dinet, le président du conseil général de Meurthe-et-Moselle, voit dans cette vocation «environnement durable» une raison d'espérer dans l'avenir du territoire. «Elle est en phase avec l'évolution sociétale, et là ce n'est pas du tri sélectif ou de la récupération ». Ce n'est pas le seul axe sur lequel Michelin Développement (MD) travaille pour respecter ses engagements. Bernard Bouchard espère qu'on réussira à Toul ce qui s'est accompli à Poitiers, où 420 emplois ont été créés en 5 ans dans le cadre d'une réindustrialisation bien accompagnée. MD met sa force de frappe au service des entreprises locales pour les aider à se développer. Cela passe par une aide technique et financière. Ses responsables insistent cependant sur le fait que les salariés de Kléber-Toul (ils sont 826) ne doivent pas attendre l'ouverture des unités promises, car il y a un déphasage dans le temps. C'est là tout le travail de la cellule de reclassement. M. R.- Républicain lorrain - 09/09/2008
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|  Kleber : revitalisation lancée | Bernard Bouchard, Andret Malet et Hugues Percie-du-Sert ont précisé les étapes. Un pôle de recherche et de production de nouvelles matières premières issues du recyclage verra le jour sur le site de Toul en 2010. 150 emplois en CDI à la clef. NANCY.- " Ecorevia ", tel est le nom du pôle de compétences européen qui va voir le jour sur le site de Kleber à Toul. Il s'agit d'une plateforme industrielle dédiée à la conception et à la production de nouvelles matières premières provenant du recyclage. Ce programme est conduit par Michelin Développement qui a pour vocation d'accompagner économiquement les bassins dans lesquels Michelin est installé. Sita France, filiale de Suez Environnement, est le partenaire majeur de ce projet qui a été présenté hier à Nancy. " Eco " comme écologie et économie. " Re " comme recyclage et revalorisation. " Via " comme la volonté d'ouvrir une nouvelle voie. En fermant l'unité Kleber de Toul, Michelin s'est engagé à créer 900 emplois sur le site en 5 ans. Cette première tranche recèle trois projets en un. " Toul offre une situation géographique privilégiée ", expliqueAndré Malet, directeur de Michelin Développement. " Dans un cercle de 300 km autour de Toul habitent 70 millions de consommateurs et sont implantés de nombreuses industries. En franchissant les frontières bien entendu. L'objectif est de capter les produits à recycler, essentiellement dans le domaine de l'automobile. Toul est au coeur d'un réseau autoroutier, ferroviaire et fluvial des plus intéressants." De nouvelles activités vont être étudiées et voir le jour à Toul par l'intermédiaire d'Ecorevia. Des produits nobles seront revalorisés. C'est le cas par exemple des productions déclassées de Michelin. " Dans le pneu, cela représente 60.000 tonnes, soit un peu plus de 1% ", précise encore André Malet. " Le caoutchouc a de nombreuses applications possibles. "
Réindustrialiser
Trois unités sont d'ores et déjà programmées. " Le caoutchouc a des propriétés en tant qu'amortisseur, qu'isolant thermique et acoustique ", souligne Hugues Percie du Sert, directeur général de Sita. " Dans les pneus déclassés, et non pas en fin de vie, le caoutchouc sera séparé de la ferraille et du tissu. Une unité de granulation va voir le jour. Le caoutchouc recyclé trouvera des applications dans les aires de jeu pour enfants, dans les terrains de sport synthétiques mais également, sous forme de poudrette très fine, dans le bitume afin de réduire les bruits de roulement, dans le béton et dans des matériaux à destination des équipementiers automobiles. " Un centre de recherche prendra place dans le laboratoire existant sur le site toulois. Son rôle sera de tester des associations de matériaux et d'en déterminer les vertus. Sita France va également mettre en place une unité de recyclage des plastiques. Le troisième projet porte sur le recyclage de véhicules hors d'usage (VHU). Il s'agit de récupérer le maximum de matériaux issus de la " déconstruction automobile ". Sita France est associé avec Renault dans ce domaine. Ces trois structures aboutiront à la création de 135 emplois directs auxquels s'ajouteront ceux liés à la maintenance, soit 150 emplois au total. " Nous voulons attirer d'autres industries sur le site par la présence de matières premières ", complète Bernard Bouchard, prochain successeur d'André Malet. " Toutes ses activités seront soumises à l'autorisation de la Drire, nous les voulons environnementalement exemplaires. 150 autres emplois sont déjà en projet mais nous ne pouvons pas encore en parler. " Les précisions de Michelin et de Sita France ont ravi Michel Dinet, président du conseil général de Meurthe-et-Moselle. " Nous sommes en plein accord avec cette nouvelle filière qui est gage de développement sur le site et sur le bassin. C'est une stratégie industrielle d'avenir, solide à long terme. " Tous les salariés de Kleber ne seront pas embauchés dans ces unités, ni dans celles à venir. D'abord parce que certains ont déjà retrouvé du travail. Ensuite parce que les projets seront opérationnels en 2010, après le vidage, le nettoyage et l'aménagement du site de Toul, et donc d'ici là plusieurs anciens Kleber seront encore reclassés. " Ce n'est jamais facile de créer des emplois ", reprend André Malet. " Mais quand on prend le temps de discuter, quand on assure l'accompagnement, ça se réalise. Nous mettrons l'argent qu'il faudra pour créer les CDI annoncés. Le reclassement et la réindustrialisation seront menés à bien. " L'Est Républicain - Jean-Charles VERGUET - 09.09.2008
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|  Réindustrialisation de Kléber-Toul: Sita (Suez) investit 25-30 millions d'euros | AFP - 08/09/2008 à 21:20
Sita, filiale de Suez environnement spécialisée dans la gestion des déchets, investira 25 à 30 millions d'euros pour réaménager l'usine Kléber (Michelin) de Toul, qui fermera début 2009, a annoncé le directeur général de Sita recyclage, Hugues Percie du Sert.
Ces investissement génèreront l'embauche directe d'environ 150 personnes, alors que 826 salariés travaillaient sur le site meurthe-et-mosellan, selon M. Percie du Sert. Michelin s'est engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur de Toul, en échange de ces emplois détruits.
Sita occupera à partir de 2010 la moitié de la surface du site Kléber où l'entreprise recyclera, entre autres, 60.000 tonnes de pneus Michelin déclassés, c'est-à-dire retirés des ventes parce que non conformes.
Sita recyclera aussi du plastique, et s'alliera à Renault pour pratiquer de la déconstruction automobile.
L'autre moitié de l'usine sera occupée par d'autres industriels, générant également 150 emplois, mais dont les projets sont encore tenus secrets, selon Bernard Bouchard, le président de Michelin développement, filiale de Michelin spécialisée dans la réindustrialisation.
Les 600 emplois restants seront créés par le biais d'aides accordées aux PME locales ou par la venue de nouvelles entreprises, démarchées par Michelin, dans le bassin de Toul, selon M. Bouchard.
"600 emplois dans les PME du coin, ça semble énorme. Mais s'ils peuvent le faire, tant mieux. On espère que Michelin réussira dans cette tâche, même si ça n'est pas gagné", a commenté Pierre Kovalski, délégué syndical central CGT de Kléber.
Michelin avait annoncé début décembre que les coûts de restructuration de l'usine de Toul s'élèveraient à environ 130 millions d'euros, comprenant, entre autres, le financement du volet social du projet et les coûts de réindustrialisation du site et de revitalisation du bassin environnant. www.daily-bourse.fr/news.php?news=AFP080908191533.f1v1qfdh
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|  Michelin et Sita France créent des emplois à Toul | Investissement La Société industrielle de développement économique (Side), filiale de Michelin, annonce la création de 135 emplois d'ici à 2010 sur le site de l'usine Kléber en cours de fermeture à Toul (Meurthe-et-Moselle).
Dénommé Ecorevia, le projet, développé en partenariat avec Sita France, filiale du groupe Suez, se compose d'une unité industrielle de granulation de produits caoutchoutés déclassés (75 emplois directs pour 18 millions d'euros d'investissement), d'une unité de recyclage des plastiques (20 salariés pour trois millions d'euros d'investissement) et d'une unité de recyclage des véhicules hors d'usage associant Michelin, Sita France et Renault (40 salariés).
Ecorevia comportera également une unité de recherche-développement qui emploiera à terme une trentaine de chercheurs. La production occupera la moitié de l'usine Kléber, qui doit accueillir d'autres projets pour employer à terme 300 salariés. La Side, qui s'est engagée à recréer 900 emplois pour compenser les quelque 826 postes supprimés à Toul,
espère générer 600 créations d'emplois dans le bassin d'emploi par le biais d'aides à des projets endogènes et de soutien à la création d'entreprise.
Pascale Braun - L'Usine Nouvelle - 08/09/2008
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|  Kleber Toul : réunis dans le calme |  | Les salariés veulent des réponses précises quant à leur avenir.
Les attentes étaient nombreuses, hier, suite à une nouvelle réunion de suivi du plan social. TOUL. - A l'appel de la CGT Kleber Toul, une bonne centaine de personnes se sont réunies hier après-midi devant les locaux de l'atelier de transition professionnelle (ATP) mis en place par la direction, afin de permettre aux salariés de s'informer et se préparer à un nouvel avenir professionnel. Un rassemblement, dans le calme, organisé au moment où se tenait une réunion de la commission de suivi de l'application du plan social, consécutif à la fermeture de Kleber prévue début 2009. " 2009, c'est demain ", estime Guy Pernin, délégué syndical CGT. " C'est la raison pour laquelle aujourd'hui encore, nous souhaitons obtenir des réponses précises concernant notamment les périodes d'essai, les formations qualifiantes, l'atelier découverte des métiers, les rémunérations, les primes... " Durant cette rencontre qui a réuni représentants de la direction, syndicats et membres de l'inspection du travail, des salariés actuellement encore en phase de production ont débrayé durant deux heures, aux côtés d'anciens employés de Kleber et d'élus venus soutenir le mouvement. Aux côtés d'un de ses adjoints, Roger Sillaire explique : " Je suis ici en qualité de 1er vice-président de la communauté de communes du Toulois pour soutenir les salariés dans leur action visant à obtenir des garanties relatives aux engagements du groupe Michelin ". Le maire d'Ecrouves en profite pour évoquer une prochaine rencontre le 15 septembre, en préfecture de Nancy. " Cette fois encore,nous espérions des propositions plus précises ". Hier après-midi, cette nouvelle échéance, largement évoquée, semblait susciter beaucoup d'attente, voire d'espoir dans les rangs des manifestants. " On compte beaucoup sur les représentants de l'Etat ! " Une réflexion confiée également par un jeune homme de 27 ans, actuellement en recherche professionnelle dans l'ATP. Un dossier sous le bras, sous les klaxons des automobilistes solidaires, il bredouille : " Ça se passe à peu près bien. Mais c'est un peu flou. On ne sait pas vraiment ce à quoi on a droit ". Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 05.09.08
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|  MICHELIN-KLEBER : Ateliers de transition dit "SANGATTE" | le 04 septembre 2008
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|  Débrayage à Kleber-Toul | La CGT de l'usine Kléber-Michelin, à Toul,appelle à un débrayage de deux heures demain jeudi. Elle invite également les salariés à un rassemblement à 14h devant le site où sont mises en oeuvre les mesures de reconversion à destination des salariés de l'entreprise. L'usine doit fermer l'année prochaine et la CGT s'inquiète du nombre encore important de personnes entrées en mesure de reclassement et qui n'ont toujours pas trouvé de solutions. Elle constate même des retours de salariés qui avaient trouvé un emploi et abandonnent, préférant faire jouer leur « seconde chance ». Nombre de problèmes pratiques justifient également le mouvement de colère, qui aura lieu alors que se tient une commission de suivi interne au groupe Michelin. Républicain Lorrain - 03 septembre 2008
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|  Cadres séquestrés chez Kléber : affaire classée | La plainte déposée par Michelin a été classée sans suite par la justice.
La plainte contre X déposée par Michelin et deux de ses cadres de l'usine Kléber de Toul, séquestrés en février, a été classée sans suite. Cette décision, vraisemblablement prise " dans un but d'apaisement ", a été notifiée le 30 juillet aux représentants de Kléber, a indiqué le parquet général de Nancy. La direction de Michelin n'a pas souhaité faire de commentaire. " C'est une bonne nouvelle. Ca fait du bien de ne plus avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête ", a réagi Guy Pernin, délégué syndical CGT. " Pour certains, c'était vraiment pesant. Ils n'étaient pas rassurés ", a-t-il déclaré. " La quarantaine de collègues qui a été auditionnée peut désormais oublier cet épisode. Nous n'avons plus deux combats à mener mais un seul : faire en sorte que Michelin respecte tous ses engagements avant la fermeture de l'usine ", a-t-il ajouté.
Fermeture en 2009
Des salariés avaient retenu le directeur des ressources humaines et le directeur du personnel de Kléber pendant quatre jours et trois nuits entre le 14 et le 17 février pour obtenir des précisions sur les " mesures d'accompagnement " du plan social frappant l'usine. Des " propositions significatives " avaient finalement été faites par la direction, permettant la libération des deux cadres. Michelin a annoncé en octobre 2007 son intention de fermer en 2009 l'usine de Toul qui emploie 826 personnes. Le groupe a fait savoir en décembre qu'il consacrerait 130 millions d'euros à sa restructuration, volet social inclus. L'Est Républicain - 16.08.2008
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|  Une plainte de Michelin pour séquestration classée sans suite | Michelin et 2 de ses cadres avaient déposé plainte contre X. Au mois de février, ces cadres de l'usine de Toul avaient été séquestrés par des salariés pendant 4 jours et 3 nuits pour obtenir l'amélioration d'un plan social alors que le site doit être fermé en 2009. France Bleu Pays d'Auvergne - 15 août 2008
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|  Kléber-Toul: la plainte de Michelin pour séquestration classée sans suite |
La plainte contre X déposée par Michelin et deux de ses cadres de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), séquestrés en février, a été classée sans suite, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Cette décision, vraisemblablement prise "dans un but d'apaisement", a été notifiée le 30 juillet aux représentants de Kléber, a indiqué le parquet général de Nancy, confirmant une information parue jeudi dans le Républicain lorrain. Jointe par l'AFP, la direction de Michelin n'a pas souhaité faire de commentaire. "C'est une bonne nouvelle. Ca fait du bien de ne plus avoir cette épée de Damoclès au-dessus de la tête", a réagi Guy Pernin, délégué syndical CGT. "Pour certains, c'était vraiment pesant. Ils n'étaient pas rassurés", a-t-il ajouté. Des salariés avaient retenu le directeur des ressources humaines et le directeur du personnel de Kléber pendant quatre jours et trois nuits entre le 14 et le 17 février pour obtenir des précisions sur les "mesures d'accompagnement" du plan social frappant l'usine. Des "propositions significatives" avaient finalement été faites par la direction, permettant la libération des deux cadres. Michelin a annoncé en octobre 2007 son intention de fermer en 2009 l'usine de Toul, qui emploie 826 personnes. Le groupe a fait savoir en décembre qu'il consacrerait 130 millions d'euros à sa restructuration, volet social inclus. France3.fr - 14 août 2008
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|  La CGT dénonce " la démagogie Michelin " | " La direction du Groupe Michelin, par l'intermédiaire de M. Semard, dit être rassurée quant au devenir des salariés de sa filiale Kleber Toul ", note le syndicat CGT de l'usine touloise. (Notre édition du 6 août). " La direction fait de la communication, au mauvais sens du terme, jouant sur les mots pour travestir la réalité ", ajoute le syndicat. Reprenant les propos de M. Senard qui disait que " 300 personnes sont engagées dans l'acquisition d'un nouvel emploi ", la CGT estime qu'il s'agit-là d'un " effet d'annonce ", à propos de ces " personnes, sorties arbitrairement de l'usine par la direction qui les a mutés dans un Atelier de transition professionnelle. Il ne suffit pas que Michelin ferme l'usine avec les conséquences humaines qui en découlent, mais en rajoute par des mesures inutiles et incompréhensibles, vexatoires pour le personnel parqué dans ce lieu surnommé " Sangatte " ". En second lieu, quand le représentant de la direction affirme que " tout le monde retrouvera un emploi " la CGT s'offusque. " Faux, la réalité est tout autre. Chaque salarié n'a pas d'autre choix que de s'efforcer d'en trouver un. Y réussir est une autre paire de manche ". S'appuyant sur les conclusions du dernier comité de suivi, le syndicat précise que " 27 personnes ont retrouvé un emploi dont 8 en mutation interne à ce jour. Le reste est à confirmer. Il en reste donc 150 ". La CGT ne partage pas donc l'optimisme de Michelin car " les premiers résultats ne sont pas à la hauteur des engagements annoncés par le groupe. On parle beaucoup de formation, mais pour l'instant on ne prévoit que des découvertes métiers ". Enfin, " sur les 600 postes disponibles en interne, il n'y en a que 168 affichés ". La CGT demande que Michelin " respecte ses engagements à la fois auprès des salariés et des représentants de l'État ". L'Est Républicain - 10.08.2008
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|  Le constat | Une société doit évoluer. C'est même ce qui fonde sa légitimité, sa capacité à survivre. Création, innovation, transformation doivent baliser son parcours. Pour nourrir sa progression et accroître sa longévité. Toute l'histoire humaine en est la preuve. Mais jamais notre espèce n'a vécu de tels bouleversements, au cours de sa longue ascension vers ce qu'elle a toujours cherché : le mieux-être, le mieux-vivre. Alors, quand les changements se font brutalement et se multiplient à un rythme accéléré, l'homo sapiens est déboussolé, peut perdre pied. Malgré ses grandes qualités d'adaptation. En l'espace d'une génération, beaucoup de choses ont changé. Avec le développement des technologies et nouveaux système de communication, les services de proximité évoluent. Deviennent virtuels. En moins de vingt ans, la ville de Toul a perdu son centre d'exploitation EDF-GDF, une succursale de la Banque de France, le tribunal d'instance, l'agence France Telecom... Dans le tourbillon d'une modernité dont il faudrait sans doute redéfinir le contenu et les objectifs, l'homme occidental du XXIe siècle doit faire face à de profonds changements. Au temps jadis, on n'imaginait pas des établissements employant des centaines personnes, des unités devenues figures de proue d'un territoire. Dans les années 70-80, Kleber et l'Arsenal étaient deux piliers de l'économie locale. Après l'annonce, en octobre dernier, de la fermeture programmée de l'entreprise de pneumatiques, l'arme du Matériel s'apprête à plier bagages. Vous avez dit adaptation ? Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 09 août 2008
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|  Chez Michelin | " Le plan d'accompagnement de la fermeture de l'usine Kleber se déroule à un rythme plus satisfaisant que ce qu'on espérait il y a quelque temps. Tout le monde pourra retrouver un emploi ". Ces propos teintés d'un bel optimisme viennent d'être prononcés par Jean-Dominique Senard, directeur financier de Michelin, lors de la présentation des résultats du premier semestre du groupe. Soulignant que 300 personnes sont " engagées dans l'acquisition d'un nouvel emploi " sur le site de Toul, le même dirigeant affirme que 150 d'entre elles " ont déjà une perspective extrêmement forte " de retrouver un travail. Dans le même temps, le fabricant de pneumatiques annonce un résultat opérationnel courant en baisse de près de 18 %, entre janvier et juin 2008. L'augmentation du prix des matières premières joue un rôle important, mais le manufacturier enregistre également un ralentissement des marchés, en Europe de l'Ouest et en Amérique du Nord. La capacité de production va être " adaptée ", mais " sans recourir au chômage partiel ", souligne le représentant de la direction. Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 06 août 2008
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|  Les restructurations ont ébranlé le moral des Lorrains |
La suppression de plus de 8 000 postes dans l'armée aggrave la morosité d'une région déjà touchée par la désindustrialisation
Commercy, avec ses 6 300 habitants, perdra en 2011 son 8e régiment d'artillerie. La Meuse, département dont cette ville est sous-préfecture, est certes proportionnellement moins touchée par la refonte de la carte militaire que la Moselle, médiatisée avec les cas de Bitche et de Dieuze, mais sa situation économique est encore plus sévère, avec un des pires taux de chômage de la région, atteignant 10,4 % de la population.
" Cette restructuration militaire est une catastrophe ", se désole Bernard Muller, le maire de Commercy. " Nous ne sommes pas viscéralement attachés à ce régiment, mais dans un bassin de vie de 12 000 habitants qui peine déjà à garder sa population, dans un secteur difficilement réindustrialisable en raison de son enclavement, c'est très grave ! On va perdre 950 salaires et six classes, de la maternelle à la terminale ", explique-t-il.
L'élu place quelques espoirs dans les compensations financières (320 millions d'euros ont été promis par l'État aux communes concernées), mais il n'en attend pas des miracles : " Nous sommes à 30 km d'un autre secteur à revitaliser, Toul, qui sera avantagé du fait de sa proximité avec Nancy. " En colère, il estime que les Lorrains ont pourtant déjà assez donné, en payant un lourd tribut aux guerres successives, en contribuant pendant des décennies, jusqu'aux années 1970, à l'essor national avec la sidérurgie et, plus récemment, en acceptant d'accueillir, à Bure, dans la Meuse, un laboratoire d'études souterrain pour un éventuel stockage de déchets nucléaires. " Nous pouvons refuser ce stockage ! ", menace-t-il. Mus par le même sentiment de trahison, les élus de Bitche viennent d'ailleurs de décider, s'ils jugent les compensations insuffisantes, de rendre la Légion d'honneur et la croix de guerre que détient la Ville.
"Il n'y a pas de volonté politique de soutenir l'industrie en Lorraine"
Durement touchée par les restructurations militaires, avec 8 140 postes concernés, sans compter les civils et les emplois induits, la Lorraine n'a guère le moral. Le coup est particulièrement dur à encaisser après les annonces, ces derniers mois, des fermetures et restructurations chez ArcelorMittal (575 emplois supprimés à Gandrange), Kléber (826 à Toul), Total et Ineos (460 postes à Carling), Nestlé (250 à Vittel et Contrexéville) et Altadis (155 suppressions à Metz). Sans compter les secteurs de la métallurgie, du textile et de l'ameublement qui, depuis plusieurs années, perdent régulièrement des effectifs par vagues plus discrètes.
" Cela fait trois décennies que l'on subit les restructurations, les suppressions d'emploi. Il n'y a pas de réelle volonté politique de soutenir l'industrie en Lorraine. Chez les gens du coin, on sent un vrai ras-le-bol ", assure Jacky Mascielli, délégué CGT d'ArcelorMittal, à Gandrange (Moselle), où les reclassements vont commencer en septembre. Dans le département voisin, en Meurthe-et- Moselle, Guy Pernin, un salarié de Kléber, déclare tout net : " C'est la mort de la Lorraine. "
Il voit certains de ses collègues partir vers d'autres régions, sur d'autres sites du groupe. Concerné par la dernière vague de reclassements, en janvier prochain, il ne sait pas encore ce qu'il va faire. Une chose est sûre, il est pessimiste pour le Toulois qui perd les deux tiers des effectifs de son détachement du 1er régiment du matériel, à Domgermain. Cela représente 78 militaires et 84 civils, soit, avec les familles, près de 400 personnes qui quitteront le territoire dans trois ans. " Et en plus, on sait aussi qu'on va perdre l'hôpital Jeanne-d'Arc en 2011. Cela fera encore 200 personnes de moins ", se désole-t-il.
Certes, tout ne va pas mal en Lorraine. " Évitons d'entretenir nous-mêmes l'image d'une région exsangue et sans avenir ", écrivaient il y a quelques jours les responsables du Conseil économique et social de Lorraine. La Lorraine est l'une des premières régions de France en matière d'investissements étrangers. Signe qu'à l'extérieur, elle sait se montrer attractive, notamment grâce à sa position géographique privilégiée. Certains industriels y créent encore massivement de l'emploi, comme Nordon, Thyssen Krupp ou PSA et les services s'y développent fortement.
La Lorraine reste l'une des régions où l'emploi se dégrade le plus.
Certaines villes savent se reconvertir, comme Longwy, tirée par son riche voisin le Luxembourg, un pays où vont travailler tous les jours 60 000 Lorrains et où dix créations d'emplois en entraînent trois induits en Lorraine. Mais de manière générale, la Lorraine reste l'une des régions où l'emploi se dégrade le plus, notamment dans l'industrie, qui historiquement joue un rôle moteur.
" À un moment donné, on pouvait différencier en Lorraine des zones d'emploi qui allaient mieux que les autres. Mais elles sont de moins en moins nombreuses ", affirme Gilbert Krausener, vice-président du Conseil économique et social de Lorraine. Il cite encore le plan Campus, enveloppe financière spéciale accordée à certaines universités, et dont la Lorraine n'a pas bénéficié.
Comme beaucoup d'autres, Gilbert Krausener met en cause la classe politique. " On manque d'unité, de leader charismatique, c'est la pagaille. Concernant l'armée, il vient d'y avoir trois réunions la même semaine organisées par des élus différents, chacun veut rassembler, mais autour de lui ! On ne fait pas assez front, on ne montre pas assez nos atouts. Il manque peut-être une réaction populaire ", estime-t-il.
Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional, le reconnaît : " Parmi les responsables politiques, chacun vit sur son quant-à-soi. " Alain Gatti, secrétaire régional de la CFDT, regrette, pour sa part, un manque d'anticipation. " Lors du dernier contrat de projets état-Région a été mise en place dans deux régions en France, le Nord-Pas-de-Calais et la Lorraine, une convention de développement socio-économique par l'anticipation des mutations industrielles, afin de financer des actions et réflexions en amont, pour la formation et l'emploi. Il y a 90 millions d'euros disponibles, mais rien ne bouge par difficulté à s'entendre ! ", déplore-t-il, exhortant malgré tout à " ne pas céder à une vision fataliste ". La Croix - Elise DESCAMPS - 06 août 2008
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|  Tous en lice pour les compensations... | METZ.- La Lorraine, durement touchée par la réorganisation des armées, se mobilise pour gagner la bataille des compensations promises par l'Etat, alors que la région reste fragilisée par une reconversion industrielle inachevée. D'ici à 2012, la région va perdre le tiers des quelque 24.500 personnels militaires et civils des armées déployés sur son territoire et dont l'impact économique a été chiffré à 331 millions d'euros par le conseil économique et social (CESL), soit 6,8% du produit intérieur brut régional. " C'est une saignée comparable à celle survenue il y a 20 ans, lors de la crise de la sidérurgie ", affirme le président du CESL, Roger Cayzelle, en rappelant que la région perdra aussi 2.000 emplois industriels directs en 2008. Le président PS du conseil régional, Jean-Pierre Masseret, souligne pour sa part que, sur les 45.000 emplois industriels supprimés en France l'an dernier, 12% l'ont été en Lorraine alors que la région ne représente que 3,8% de la population. " Après la fermeture de Kléber à Toul (Meurthe-et-Moselle), celle, partielle, d'Arcelor-Mittal à Gandrange (Moselle), les graves difficultés rencontrées aujourd'hui dans la pétrochimie, l'ameublement, le papier, le textile et, demain, dans l'automobile (20.000 emplois en Lorraine), on nous impose la fermeture ou le départ de 14 garnisons ", ajoute M. Masseret qui tente de forger une difficile " union sacrée " pour gagner la bataille des compensations... L'Est Républicain - 30 juillet 2008
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|  Montauban. Régène: les riverains se bouchent le nez et les oreilles | En zone sud, ils en ont assez des nuisances de l'usine de revalorisation des déchets des pneus et se sont organisés en association de défense. Ambiance.
Rien ne va plus dans le quartier des Bernadets à Albasud. Des riverains de l'usine Régène, spécialisée dans la transformation et la revalorisation de déchets de pneumatiques, las de n'obtenir aucun résultat depuis décembre 2007 sur les nuisances dont ils sont victimes, ont décidé de s'organiser en association de défense et de passer à la contre-attaque. L'association a été créée le 5 juillet au soir et compte désormais passer à l'action. En effet, après échange de courriers avec l'industriel, la mairie et la préfecture, après des réunions, une visite de l'usine et des rencontres, qui durent depuis des mois, les nuisances constatées et consignées dans un rapport, à savoir: la lumière, le bruit mais surtout les odeurs de pneus brûlés n'ont pas été et ne sont toujours pas solutionnés aux yeux des riverains. De surcroît, les rapports et analyses établis démontrent la présence de substances toxiques dans l'air, comme le toluène, l'octane, le méthylcylohexane et le méthylisobutylcetone dénonce l'association des riverains.
Pierre Sauniére , président
Le soir de la constitution de l'association, certains riverains se sont plaints d'avoir des irritations des yeux et des maux de gorge. Bref, Pierre Saunière, le porte-parole et nouveau président du collectif, se réserve désormais le droit de saisir la justice et de demander, s'il le faut, la fermeture de l'usine pour arrêter les nuisances. Rien de moins! En effet, il précise que la lettre pétition et les courriers envoyés à la préfecture en décembre ainsi que les promesses de la mairie à l'issue d'une réunion tenue le 13 février dernier n'ont rien donné malgré les engagements formulés par l'industriel et la mairie. Le constat dressé par un huissier de Montauban confirme, le 12 mai dernier, la présence de fumées bleues et de mauvaises odeurs et le bruit des machines à broyer le caoutchouc. Par ailleurs, la SNCF a été saisie de la situation présumée dangereuse (risque d'incendie) par le collectif d'un stock de pneus près de la voie ferrée. La SNCF a répondu, en date du 23 juin dernier, que l'évacuation d'une partie des stocks avait débuté à raison de 7 à 8 camions par jour. Le 22 mai dernier, l'adjoint au maire, chargé du développement, Marie-Claude Berly-Foissac avait demandé 15 jours pour régler le problème. 15 jours accordés au-delà desquels rien d'autre ne s'est passé sur le dossier sauf une fin de non-recevoir téléphonique entre l'élue municipale et le président des riverains.
SUITE JURIDIQUE ?
Selon l'élue municipale référente, le dossier est «pris en compte au plus haut niveau de responsabilité». Ainsi, le dossier, jusqu'alors traité à l'amiable entre les parties, semble, depuis, prendre un autre chemin. Celui qui mène, de guerre lasse, au tribunal puisqu'un avocat aurait été saisi. Ghislain Descazeaux, conseiller général qui suit le dossier depuis le début, a une interrogation. «La société a fait des efforts notamment au niveau de l'éclairage et du bruit. Toutefois, je lui demande de tout mettre en œuvre pour éviter toutes conséquences négatives ou à risques sur la santé de la quarantaine de familles des riverains de l'usine.»
Un d'entre eux a d'ailleurs une analyse intéressante. Il dit: «Je trouve doublement scandaleux qu'une entreprise qui se réclame depuis son ouverture comme un modèle de ce que l'on fait de mieux en matière de développement durable et de revalorisation des déchets occasionne, dans son fonctionnement quotidien, des nuisances, des gênes et de la pollution dans tout un quartier de Montauban. C'est un comble et son comportement me semble vraiment contradictoire.»
Bruno Viansson-Ponté: «Nous faisons tout ce qu'il est possible de faire»
De son côté, la direction, par la voix de Bruno Viansson-Ponté, PDG de Régène, et Jean-Charles Bardon, directeur du site, donne un point de vue légèrement différent que celui des riverains... En effet, si elle ne nie pas les faits, elle indique «qu'elle fonctionne dans la plus grande des transparences et reste toujours ouverte à la discussion». Mieux, elle affirme «qu'elle a déjà accompli pas mal d'efforts pour corriger les nuisances occasionnées». Pour Bruno Viansson-Ponté, «le problème des lumières, la nuit, est réglé. Il n'y a plus de gêne pour les riverains. Quant au bruit, les études acoustiques ont démontré que le site était en conformité avec les règles en vigueur et que l'entreprise a décidé d'aller au delà». Et de poursuivre: «L'entreprise a ouvert le 13 septembre 2007 avec 25 personnes. Aujourd'hui, il y a 51 salariés et nous travaillons en 5 x 8. Pour les odeurs et les fumées bleutées, des études sont en cours dont nous attendons les résultats définitifs d'ici quelques jours. Nous sommes dans l'industrie et les choses ne se font ni rapidement ni facilement. Nous sommes en relations constantes avec la Drire qui nous contrôle. Nous avons investi 38 000 € pour aménager nos installations afin de prévenir les fumées et par voie de conséquence, moins d'odeurs de pneu brûlé. Il faut savoir que nous ne brûlons aucun pneu et que nous installons un système de filtration d'odeurs dont l'investissement est de l'ordre de 150 000€.» Enfin, s'agissant du stock de pneus, Bruno Viansson-Ponté précise que «depuis trois semaines, il y a dix camions par jour qui évacuent les pneumatiques sur un gros chantier. Et de conclure: notre volonté de réduire les odeurs est intacte. Notre groupe qui appartient à Suez vient de racheter Kléber à Toul et a reçu le soutien de Michelin. Désormais Régène dont le siège social est à Montauban compte deux sites, Montauban avec 51 emplois et Amiens avec 35 salariés, auxquels il faut ajouter Toul et 100 salariés de plus. Pour moi, je suis persuadé que le temps nous donnera raison. Nous sommes dans les métiers nouveaux de la valorisation des déchets et nous en sommes au tout début de l'histoire.»
Publié le 17 Juillet 2008 à 12h38 | Auteur : Guy Révellat http://www.ladepeche.fr/article/2008/07/17/464492-Montauban-Regene-les-riverains-se-bouchent-le-nez-et-les-oreilles.html
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|  Une commission parlementaire pour les licenciements Kléber... |  Kléber-Michelin pouvait-il licencier 826 personnes à Toul en Moselle et engranger dans le même temps 774 millions d'euros de bénéfices? L'affaire est désormais portée au coeur de l'Assemblée nationale par les parlementaires du PCF et de la Gauche démocrate et républicaine qui ont enclenché la création d'une commission d'enquête pour connaître la vérité ...
Ceux qui pensaient que les salariés de l'usine Kléber à Toul avaient fini de faire parler d'eux ont tout faux. Cette fois-ci les syndicalistes du site lorrain - filiale du groupe Michelin - ont décidé de porter leur affaire sur la scène de l' Hémicycle. Objectif: réclamer la création d'une commission d'enquête parlementaire sur la fermeture de leur site annoncée en octobre 2007, année où le Bibendum réalisait des bénéfices faramineux de 774 millions d'euros, en hausse de 35,3 % par rapport à 2006. Rappel pour la petite histoire: tout est parti d' une visite culturelle organisée par le comité d'entreprise au Palais-Bourbon, le 8 avril dernier: «On voulait faire un coup d'éclat à Paris, car on avait le sentiment d'être abandonnés après les élections », explique Guy Pernin, délégué syndical CGT. L'invitation lancée aux salariés par Aurélie Filippetti, députée (PS) de Moselle qui les soutient, à découvrir l'Assemblée nationale, en fut l'occasion. « Nous avons interpellé plusieurs élus durant notre visite. Nous avions aussi envisagé de rencontrer Maxime Gremetz (député apparenté communiste - NDLR). Et juste en sortant, nous sommes tombés sur Alain Bocquet, député (PCF) du Nord. La discussion s'est engagée sur le trottoir, à la bonne franquette», raconte le syndicaliste. L'idée de la commission d'enquête est alors évoquée. Et, après deux ou trois coups de téléphone, une proposition de résolution est rédigée par le cabinet du parlementaire communiste. Soutenue par 18 députés du groupe Gauche démocrate et républicaine, la demande est déposée à la mi-juin sur le bureau de l'Assemblée nationale. Selon Alain Bocquet, la convocation d'une telle commission sur la fermeture d'une usine est extrêmement rare. Elle n'est d'ailleurs pas encore al:quise. En effet, l'accord du président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale, le député (UMP) des Hauts-de-Seine Patrick Ollier, est indispensable . L'obstacle est donc de taille. « Il existe une sorte de protection tacite de la majorité de l'UMP quant au monde de l'entreprise qui serait une sorte de citadelle intouchable », soutient Alain Bocquet. À l'opposé de cette conception, il estime que ce domaine ne doit pas être exclusivement réservé aux actionnaires. « C'est l'affaire de tous et en particulier des salariés, qui devraient avoir droit au chapitre dans les décisions. Quand il s'agit de restructurer, ce sont les premières victimes ", insiste-t-il. Et d'ajouter : « Les élus devraient aussi pouvoir participer. Au final, ce sont eux qui gèrent les conséquences sociales des licenciements. Arrêtons de concevoir la puissance publique comme un SAMU social ... » Ainsi, l'utilité de la commission d'enquête est claire: grâce à ses larges pouvoirs d'investigation elle pourrait obtenir des révélations supplémentaires sur la fermeture de l'usine qui doit intervenir en 2009. Côté syndical, si on sait que cette démarche ne pourra pas éviter l'arrêt du site, on espère vivement qu'elle amplifiera la pression sur les élus et les patrons. " Nous attendons qu'ils assument leurs responsabilités en termes de reclassement et de revitalisation du bassin d'emploi du Toulois, dramatiquement touché par les licenciements ", affirme Guy Pernin. Selon lui, les projets annoncés notamment lors de la campagne électorale législative par Nadine Morano, députée de l'UMP, qui promettait la création de 800 à 1 000 emplois d'ici 2011, on t été largement revus à la baisse. Seul 400 postes seraient actuellement évoqués. Philippe Moranvilliers, suppléant de Nadine Morano et qui a repris son mandat depuis le départ de cette dernière au gouvernemen n'a d'ailleurs pas souhaité répondre à nos questions. Plus largement, cette commission doit permettre d'alerter l'opinion publique sur la situation de l'industrie française du caoutchouc, qui « va perdre d'ici 2009 près de 2 000 emplois », explique le militant CGT. Le syndicaliste nourrit d'ailleurs de gros doutes concernant la survie de l'usine Kléber à Troyes, dont une large part de la production vient des commandes effectuées à Toul. « Lors de notre fermeture, le manque ne sera pas compensé », s'inquiète-t-il. Pour Guy Pernin, " si le combat est peut-être bientôt fini à Toul , il doit continuer ailleurs. » Cela passe notamment par la tenue de la commission d'enquête parlementaire. Ainsi, dans chaque usine et magasins Michelin où existe une section CGT, les syndicalistes sollicitent, par l'envoi d' un courrier, le soutien de leurs parlementaires à la constitution de cette commission. Affaire à suivre. L'Humanité Dimanche - ELSA DIMICOLI - 10 juillet 2008
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|  Chronique d'un dynamitage social | Le 3octobre 2007, Michelin, malgré ses bénéfices (774millions d'euros en 2007), annonce sa décision de fermer l'usine Kleber de Toul, filiale du leader mondial du pneumatique. Au total,826 emplois seront détruits d'ici 2009. Raison invoquée par les patrons de l'entreprise: les coûts de fabrication des pneus de Toul sont jugés trop élevés de 50 % par rapport à ceux de la concurrence d'Asie du Sud-Est. Résultat, Bibendum relocalise sa production en Europe de l'Est, notamment en Roumanie et en Hongrie. Et pour atteindre ses objectifs, la firme met les moyens. Près de 128 millions d'euros ont ainsi été provisionnés pour fermer le site, Côté syndical, la CGT contre-attaque et démontre, documents à l'appui, que l'usine est viable. «II suffirait de moins de 65 millions d'euros pour mettre l'usine aux standards de la marque et ainsi doubler la capacité de production du site ", explique Guy Pemin, représentant CGT au comité d'entreprise, Mais la direction ne veut rien entendre. Et après des négociations douloureuses, les salariés obtiennent de nouvelles conditions de départ dont une prime de 2400 euros par année d'ancienneté, Plus largement, cette décision porte un nouveau coup au bassin d'emploi lorrain qui s'effondre. Avec Kleber, principal employeur industriel du Toulois, ce sont Arcelor-Mittal,Miko, Smoby,Sony, Gouvy et encore Electrolux qui licencient à tour de bras. Au milieu de ce marasme social, les salariés lorrains se serrent les coudes et ont organisé au mois de mars des manifestations interprofessionnelles, Une coordination précieuse pour la défense de l'emploi lorrain.
À quoi sert une commission d'enquête parlementaire?
La commission d'enquête parlementaire est un moyen mis à la disposition des députés pour mener des investigations de nature à éclaircir des situations graves ayant un fort impact dans l'opinion publique. Elle peut être créée sur tout sujet, à l'exception de faits faisant l'objet de poursuites judiciaires. Concrètement, une commission résulte du vote d'une proposition de résolution validée au préalable par la commission permanente s'y rattachant. Une fois ce double filtre passé,elle est composée d'au maximum 30 députés et ne peut excéder une durée de 6mois. Le rapport produit est ensuite publié au «Journal officiel" et présenté en séance.
REPERES
20000 C'est le nombre d'emplois que la Lorraine a perdus en 5ans.
33% C'est le niveau de perte de la taxe professionnelle unique qu'entraînera la fermeture
de l'usine Kléber pour la communauté de communes du Toulois, soit 20 %de son budget.
6,9% C'est, dans la zone d'emploi de Toul, le taux de chômage à la fin du second trimestre 2007.
1,8% C'est l'augmentation, sur la période de mars 2007 à mars 2008, du nombre de demandeurs
d'emploi.
L'Humanité Dimanche - ELSA DIMICOLI - 10 juillet 2008
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|  Chez Kleber | 133 employés de l'usine Kleber ont intégré hier matin l'atelier de transition professionnelle, l'outil mis en place par Michelin pour aider et accompagner les salariés à bâtir un projet de vie, dans ou à l'extérieur du groupe. Si trente-huit souhaitent rester chez le manufacturier, quatre-vingt-six ne désirent pas quitter la Lorraine et neuf ont déjà un projet personnel. (Création ou reprise d'entreprise). Le 19 mai dernier, cent quatre-vingts employés (la première vague) avaient rejoint ce même atelier. Après cinq semaines, le bilan est le suivant, selon le service communication de Michelin : trente personnes disposeraient d'un contrat à durée indéterminée, vingt-cinq ont accepté de rejoindre l'une des usines du groupe, et cinquante-six " ont un projet identifié et travaillent actuellement à le mettre en œuvre ". Au total, " Cent onze personnes ont donc une solution professionnelle et cinquante-cinq disposent d'un nouveau poste, ou travaillent déjà dans leur nouvelle activité " selon le manufacturier. Sur ce premier groupe, il resterait quand même soixante-neuf personnes qui ne savent toujours pas ce qu'elles feront en 2009. L'Est Républicain - Michel BRUNNER - 24 juin 2008
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|  Bassin de Toul : quel avenir ? | METZ. - Une " situation privilégiée en passe de se fragiliser ". Un groupe de travail du conseil économique et social de Lorraine s'est penché, pendant plusieurs semaines, sur le bassin de Toul. Sur fond de choc industriel ressenti telle une onde à long terme pour toute la région, l'assemblée lance un chantier de réflexion qui vise tant à mesurer l'impact des suppressions de postes sur Kleber-Toul, qu'à envisager l'avenir, en matière d'économie, d'infrastructures ou d'organisation de territoire. " Les questions sont ouvertes, et si la situation n'est pas dramatique pour autant, il faut maintenant voir comment le bassin de Toul envisage la suite ", commentait Roger Cayzelle. Philippe Buron-Pilâtre avait, lors de la session de vendredi, souligné pour sa part les incidences des restructurations militaires. "Si les enjeux semblent être faits, la Lorraine ne peut rester le petit doigt sur la couture du pantalon en attendant qu'on la désosse ", a rappelé le vice-président, parlant de " l'indignation " de la population et des élus de tous bords politiques. Ajoutant : " Il faut encore se battre. " L'Est Républicain - 23 juin 2008
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|  " Quel avenir pour le TOULOIS " | CESR de LORRAINE - Séance plénière du 20 juin 2008 - Déclaration CGT - Bertrand GOSSELIN
L'anticipation des mutations économiques et des traumatismes sociaux qu'elles provoquent serait-elle si inaccessible ?
En Lorraine, cette histoire semble se répéter inlassablement, KLEBER TOUL en étant le dernier avatar après tant d'autres …
A un moment où le groupe de travail auquel nous participions fait part de ses interrogations et communique ses premières préconisations pour l'avenir du bassin, il n'est pas inutile de revenir rapidement sur un passé récent.
A ce titre, nous partageons à la CGT l'avis du CCE en date du 11 décembre 2007 : " Aucune solution alternative sérieuse n'a été étudiée alors que l'ensemble de la stratégie de l'activité tourisme camionnette du groupe Michelin préparait le transfert des productions de Toul vers d'autres usines en Europe de l'Est, rien n'a été fait pour anticiper les conséquences sociales de ces décisions, ni pour préparer et aider le corps social à les affronter ".
Pourtant, dès 2002, les élus du personnel en alertant qui voulaient les entendre étaient bien leur rôle en matière d'anticipation, mais rien n'a pu contrecarrer la volonté de Michelin de fermer le site de TOUL avec comme seul souci, l'augmentation de la rentabilité à court terme du groupe alors que, faut-il le rappeler, le seul coût de la fermeture de l'usine estimé à 130 millions d'euros était bien supérieur à l'investissement nécessaire pour pérenniser le site.
Pour la CGT, cette situation pose une nouvelle fois en grand la question du sens que doit avoir l'activité économique, celle -ci est elle destinée à produire localement des biens pour satisfaire les besoins des populations ou bien alors est-elle uniquement destinée à assouvir les appétits grandissants des actionnaires ? A ce titre, est-il encore bien sérieux de qualifier ces mutations d'économiques quand elles sont essentiellement mues par des considérations purement financières ?
Est posée également la nécessité pour les salariés d intervenir avec de nouveaux droits dans la gestion de leur entreprise, comme est posée enfin la question de la responsabilité sociale des grands groupes par rapport à des territoires qu'ils mettent en concurrence pour s'y installer au meilleur prix et qu'ils quittent sans vergogne si une opportunité supérieure s'offre à eux, ailleurs.
Revenons à l'actualité… Le groupe Michelin assume t-il de manière socialement responsable les conséquences d'une situation qu'il a pour partie créée par ses propres décisions ? L'avis du CCE sur le livre 3 exprime des jugements très durs à l'égard du groupe Michelin, jugements que nous partageons totalement …
Aujourd'hui, nombre de salariés, de leurs familles sont à bout, en plein désarroi, des drames se produisent qui situent l'ampleur des traumatismes vécus. Le fait que Michelin ait séparé par un grillage à la " mode Sangatte ", les salariés en formation de leurs anciens collègues de travail est intolérable, nous demandons qu'il soit mis fin sans tarder à cette situation provocatrice et dédaigneuse.
La culture du secret historiquement chère à ce groupe doit-elle perdurer aujourd'hui au moment où les salariés et les collectivités concernées sont dans l'attente de la moindre information concernant le devenir du site et les projets de revitalisation. Cette culture du secret ne peut qu'exacerber les doutes sur les projets du groupe en la matière, comme d'ailleurs son refus de travailler avec l'INSEE pour établir un diagnostic territorial alors que nous sommes toujours en attente d'un état des lieux précis.
La communication du groupe de travail ouvre des pistes en matière de revitalisation et les met en perspective. Le Toulois peut devenir effectivement à terme, en lien avec des laboratoires de recherche Nancéiens et Lorrains une terre en partie dédiée aux " cycles de vie des produits ". Cette activité dont il reste à finaliser les contours, conjuguée à une économie résidentielle bien maîtrisée est de nature à redonner au Toulois l'élan qui était le sien avant la fermeture de son entreprise phare.
Les salariés licenciés, leurs familles, les collectivités concernées sont en droit d'attendre aujourd'hui un pilotage efficace du dossier avec une place qui doit revenir aux organisations syndicales. Ils sont aussi en droit d'attendre que Michelin utilise ses moyens immenses dont une partie a été tirée du travail des KLEBER, à la revitalisation du site. Les salariés sont enfin en droit d'attendre que la Région Lorraine devienne un point d'appui plus actif dans leur lutte pour leurs droits et leur dignité.
Puisque nous avons la parole, le groupe CGT entend solennellement alerter les pouvoirs publics et les élus en région sur l'état d'exaspération ambiant qui anime les salariés du public et du privé. Sur fond d'un capitalisme ravageur utilisant allègrement licenciements comme forme d'investissements (cf. hier ALTADIS METZ , 135 emplois rayés d'une usine pourtant bénéficiaire), les nouvelles formes de management provoquent stress et mal-être au travail, le pouvoir d'achat se réduit comme peau de chagrin, la multiplication des attaques et des reculs sociaux (retraites, temps de travail, protection sociale) pour laisser libre cours à la finance font monter les colères … Les derniers défilés ont peut-être été un peu plus courts, mais la liste des frustrations et des mécontentements, elle, s'allonge. Elus et patronat sont désormais placés devant leur responsabilité. Ils ne peuvent s'en tenir aux discours incantatoires. Maintenant, ce sont des actes qu'attendent les salariés et les populations
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|  Kleber : une commission d'enquête demandée par les députés PC | TOUL. - Les députés communistes demandent la création d'une commission d'enquête, " chargée d'investiguer sur les conditions dans lesquelles a été préparée puis prise par Michelin la décision de fermer l'usine Kleber de Toul, et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats, en faveur du maintien du site et des emplois ". Huit mois après la décision du manufacturier de fermer le site meurthe-et-mosellan, la demande arrive tardivement... Alain Bocquet, le député maire de Saint-Amandles-Eaux (Nord) qui a déposé la proposition, et ses collègues de l'Assemblée nationale, développent leur argumentaire en s'appuyant sur plusieurs constats. Dénonçant une baisse " organisée " du volume des productions des pneumatiques à l'usine de Toul ces dernières années, et son incidence sur une " productivité déficiente ", les signataires s'appuient également sur l'avis rendu le 24 avril dernier par le Comité central d'entreprise. Un avis négatif, motivé " par l'absence de cause économique réelle et sérieuse ", et par la contestation des " motifs économiques des futurs licenciements ". Enfin, les parlementaires reprennent l'argument développé dès l'automne dernier par la CGT : " Pourquoi dilapider 130 millions d'euros dans la liquidation de plus de 800 emplois quand 90 millions contribueraient à sauver l'avenir de l'entreprise ? " Une question posée alors que la plate-forme de transition professionnelle a été activée il y a un mois, et qu'une seconde vague (130 personnes) s'apprête à la rejoindre ce lundi. L'Est Républicain - 20 juin 2008
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|  Ils chantent pour Kleber | La " chorale des Sans-nom " se produira samedi, dans le cadre de la Fête de la Musique pour soutenir les salariés de Kleber. Elle interprètera des chants révolutionnaires et on pourra l'entendre à 20 h 30, rue de la Halle, (MJC), à 21 h 15 près de la Fontaine Curel et à 22 h, Place du Couarail. L'Est Républicain - 20 juin 2008
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|  PCF : " Michelin doit payer " | Le 19 mai, Michelin a mis en place des ateliers de transition professionnelle. Depuis ce jour, 150 salariés sont dispensés de leur activité pour se concentrer à la construction de leur avenir. Dans un communiqué, la section touloise du Parti Communiste relève plusieurs points. " Les Kleber et leurs familles attendent maintenant du concret. Il est temps que les belles promesses faites par Michelin et les politiques deviennent réalité. On ne constate aucune transparence des formations. A cela s'ajoute une opacité complète des missions précises des organismes de formation. " Par ailleurs, le PCF rappelle qu'il n'y a pas eu de réunion du comité de suivi mis en place par le préfet depuis le 22 février et que Christine Lagarde, ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, qui avait promis de revenir faire le point à Nancy, n'est pas réapparue en Lorraine. " En 2007, Michelin a engrangé 774 millions d'euros de profits et M. Rollier, dirigeant du groupe, a été classé parmi les patrons français les mieux payés " ajoute le communiqué. " Maintenant, Michelin doit rendre aux salariés qui l'ont enrichi de leur travail, l'argent gagné grâce à eux, en payant pour de vraies et bonnes formations qui débouchent sur des emplois pérennes ; pour aider à la recherche de postes en CDI avec des salaires correspondants à ceux de Kleber ; pour l'installation de nouvelles activités dans le Toulois. Seules les luttes des Kleber soutenus par les Toulois ont permis d'arracher de l'argent à Michelin, seules les luttes permettront d'obliger Michelin à payer la réindustrialisation du Toulois. Nous nous réjouirons quand nous verrons du concret. Pour l'instant, le doute est permis ! " conclut le PCF. L'Est Républicain - 06 juin 2008
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|  Décès de Jean-Marc Visconti | Nous apprenons le décès de Jean-Marc Visconti, survenu le 23 mai à Belleville, à l'âge de 37 ans. En 1994, il est employé chez Kléber. Sa nature calme et réservée ne l'empêchera pas de s'entourer d'une poignée d'amis fidèles qui se sont serré les coudes à l'annonce de la fermeture du site de Toul. Ses obsèques seront célébrées aujourd'hui mercredi 28 mai à 14 h 30, à l'église de Marbache. L'inhumation aura lieu provisoirement au cimetière de Marbache, suivie d'une crémation selon ses dernières volontés. A Laetitia et à sa famille, nous présentons nos sincères condoléances. L'Est Républicain - Maryse CHARPIN - 28 mai 2008
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|  La revitalisation du site de Kleber suit son cours | Lors de la visite à Nancy, en février dernier, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait donné mission au préfet de suivre de très près la revitalisation du site de Kleber à Toul. Tout en annonçant la fermeture de l'usine de Toul, Michelin, le propriétaire de Kleber, s'est engagé à créer sur le site autant d'emplois détruits, soit près de 900. Michelin a réalisé à l'automne une étude d'impact. Le préfet a demandé au manufacturier de compléter sa première version «notamment sur les conséquences de la fermeture en terme de fiscalité locale et d'impact sur les services publics », explique Jérôme Normand, sous-préfet chargé des affaires économiques. Sur la revitalisation proprement dite des terrains Kleber, Michelin, sa filiale de réindustrialisation, la SIDE, l'Etat et les collectivités locales ont mis en place une fusée à trois étages. La SIDE assure l'organisation du comité chargé d'instruire les projets d'activité sur le bassin d'emploi. Le comité d'accompagnement territorial, mis en place le 30 avril dernier, examinera les projets acceptés ou pas et d'autres dossiers ne transitant pas par le circuit officiel. Enfin, dernier étage de la fusée, le comité de suivi, qui tous les semestres, fera le point avec les élus, les syndicats et les organismes à vocation économique et services de l'Etat. Il a fallu attendre la fin de la procédure de consultation du personnel pour que cette mécanique entre en action. Des pistes de réindustrialisation existent. En plus de l'installation d'une centrale à cogénération par Poweo, et d'un groupement d'industriels faisant dans l'écorecyclage, FETIA, Suez et Michelin ont annoncé la création d'un campus industriel européen de revitalisation de produits caoutchoutés. Républicain Lorrain - 21/05/2008 |
|  Macabre découverte | Hier, un homme de 38 ans a été découvert mort dans une voiture stationnée au bord d'un étang à Belleville. L'alerte a été donnée par un pêcheur vers 10 h 45. Les gendarmes de Dieulouard, sous les ordres de l'adjudant Roth se sont rendus sous les lieux avant la venue de la Cellule d'investigation criminelle de Nancy. Des examens sont en cours pour déterminer les causes exactes de la mort. D'après les premières constatations, il pourrait s'agir d'un acte désespéré. L'Est Républicain - 24 mai 2008
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|  De l'atelier de l'usine à la reconversion | Le reclassement du personnel de l'usine Kleber-Michelin, à Toul, a débuté hier.
On est parqués comme des bestiaux. Il n'y a même pas de sanitaires pour les femmes », s'énerve Lionel. Hier matin, ce salarié de Kleber-Michelin, à Toul, n'a pas franchi la porte de l'usine. Vendredi, il a même rendu son badge d'entrée. Un crève-cour. «Lorsque j'ai passé la grille vendredi, j'ai utilisé mon badge pour la dernière fois, cela m'a fait drôle», confie Marie-Claude, trente et un ans de «boîte ».
Lionel et Marie-Claude figurent parmi les 150 premiers salariés envoyés dans la cellule de reclassement mise en route par Kleber-Michelin. Jusqu'au mois de janvier prochain, il y en aura encore quatre autres de cette importance. Les premiers essuyaient les plâtres hier, au sens propre comme figuré. «On sait déjà que 20 à 30 % d'entre nous resteront sur le carreau », assure Fabrice. Situé dans l'usine, le bâtiment qui accueille les salariés est encore en travaux. Les peintres s'activent dans les salles, les ordinateurs sont toujours empilés dans leurs cartons, les sanitaires ne sont pas achevés, des fenêtres sont à revoir. Cependant, des clôtures et des grilles isolent les lieux. Curieuse impression. L'atelier de transition professionnelle est d'ailleurs baptisé «Sangate ».
«Pas n'importe quoi»
Thierry a souhaité figurer parmi la première vague des reclassés. «On attend depuis le 3 octobre. Psychologiquement, c'est long », témoigne-t-il. Pour l'instant, cet ouvrier, qui a donné vingt ans de sa vie à l'entreprise, n'a pas de projet professionnel. «je veux simplement retrouver un emploi dans le secteur industriel ». Marie-Claude, 51 ans, est certaine que la cellule va l'aider «à chercher du boulot. Je pensais finir ma carrière à l'usine. Je peux me recycler dans l'aide à la personne ou dans des cantines ». A cause de son âge, elle a voulu aussi quitter Kleber-Michelin dans les premiers. «En janvier 2009, quel boulot auraient-ils pour moi ? Je ne tenais pas à ce qu'ils me collent n'importe quoi ». Comme bien d'autres «Kleber», elle était très en colère lors de l'annonce de la fermeture. Puis son point de vue a changé : «J'ai défilé à Nancy aux côtés des " Miko ". Ils m'ont dit qu'ils n'avaient rien obtenu, ce qui n'est pas notre cas ». Du côté de Michelin-Kleber, le discours est rassurant. «Le suivi des personnes en atelier de transition professionnelle sera personnalisé », rappelle-t-on. Le manufacturier s'est adjoint les compétences d'experts de cabinets de reclassement, à raison d'un conseiller pour une vingtaine de salariés. La prochaine vague de reclassés est programmée pour fin juin, la dernière courant janvier 2009. Ensuite, le site sera prêt pour sa revitalisation. Républicain Lorrain - M.-O. N. - 20/05/2008 |
|  Kléber : deux mises à pied |
Deux employés de l'usine Kléber sont mis à pied trois jours, cette semaine, pour non-respect du contrat de travail. La direction leur repreche d'avoir réduit considérablement leur production. A partir du 19 mai, ces deux salariés doivent cesser leur activité en atelier pour intégrer le processus de reclassement et de mobilité.
L'Est Républicain - 13 mai 2008
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|  Rassemblement des cultures |  Un gigantesque pique-nique a réuni les habitants de la Croix-de-Metz... et les salariés de Kleber. Ambiance festive sur fond de solidarité.
" Nous avons tenu à participer à cette fête interculturelle pour tisser un lien entre les habitants du centre-ville et ceux de la ville-haute " souligne Guy Pernin, délégué syndical CGT de Kleber, juste après l'allocution de Nicole Feidt, conviant la population à partager l'apéritif, offert par la ville. Sous le chapiteau dressé pour l'occasion, les salariés de l'usine de pneumatiques se mêlent aux riverains dans une ambiance conviviale, ponctuée d'échanges et de compassion.
Saveurs orientales
Un signe de fierté pour eux, de célébrer la Fête du travail, à l'aube de perdre le leur et pour certains de se retrouver dans une situation difficile, voire précaire. Malgré ce sentiment de tristesse, la manifestation prend des airs de fête. Des tables sont installées tout autour de la place Henri Miller, les barbecues crépitent, les conversations vont bon train. Les centaines de personnes rassemblées échangent des mots, des sourires, des plats typiques ou tout simplement se remémorent les souvenirs des éditions précédentes... Les enfants ne sont pas en reste... Manège enfantin, circuit de mini-quad, trampoline, rien ne manque. Autour de cette gigantesque tablée, des stands attendent les visiteurs : dégustation de pâtisseries maison, association culturelle franco-turque, Femmes relais, Centre culturel des Alévis, Jeunesse active... le tout bercé par une musique aux saveurs orientales, où spectacles de rues s'enchaînent. Jongleurs, échassiers, danses folkloriques, hip-hop... amusent petits et grands.
Belle leçon de solidarité
Un peu plus loin, les amateurs de pétanque ont tout loisir de s'en donner à cœur joie, sans aucun esprit de compétition ; l'important est de participer. Le centre historique du quartier, situé entre les bâtiments HLM, a comme chaque année vécu une journée pas comme les autres, le temps de quelques heures de bonheur partagé par différentes cultures et classes sociales, rassemblées pour une même cause : faire la fête. Les quelques gouttes de pluie tombées dans l'après-midi n'ont pas suffi à voiler ni à refroidir le soleil qui résonnait dans tous les cœurs. Une belle leçon de solidarité de la part de toute une population, à une époque où la vie n'est pas toujours rose. Bertrand VOGIN - L'Est Républicain - 03 mai 2008
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|  L'Industrie en Lorraine | 
La commission « Développement économique et emplois » s'est réunie afin de faire le point,à la date du 23 avril 2008, les différentes mesures officielles annoncées relatives à :
- l'usine Kléber à Toul
- l'usine ArcelorMittal à Gandrange
- la pétrochimie en Moselle-Est
et de mettre en place un suivi.
1. Quel avenir pour Toul ?
En octobre 2007, Michelin annonce la fermeture d ici à 2009 de l usine Kléber implantée à Toul supprimant 826 emplois directs.
Plusieurs solutions de reconversion sont actuellement à l étude :
1. Projet CAMPUS piloté par Michelin-Suez (via sa filiale Sita France spécialisée dans les déchets) articulé autour de 2 activités principales avec la création d un centre européen de valorisation de produits en fin de vie, comprenant notamment une unité de granulation de produits caoutchoutés , issus des usines européennes de Michelin (poudrette de caoutchouc aux multiples applications), et un centre de recherche consacré à la valorisation des matières premières. Mais le projet Campus, d'un coût de 50millions d'€, ne verra pas le jour avant 2011. Il pourrait conduire à la création de 300 emplois dans un premier temps. A terme 900 emplois seraient concernés sur 5 ans. 2. FETIA réunissant 4 entreprises : Wig France, Est Métal, Stips Ti et TIA qui travaillent ensemble depuis 10 ans et sont en particulier intervenues sur la reconversion du site de l ex-Metaleurop à Noyelles-Godault. L'objet de FETIA comprend 2 composantes : - un pôle de valorisation des matières premières secondaires dont les activités sont portées par un centre de traitement et de valorisation des matériels en fin de vie (wagons, voitures ferroviaires, métro, bus, tramway, fours, modules, ) ; un centre de décontamination et reconditionnement de matériels industriels (voitures ferroviaires, moteurs, moules, ), une unité de transformation et de valorisation de matériaux issus de la construction, de la rénovation et de la requalification urbaine pour le BTP et l'industriel et enfin d une unité de tri et valorisation de câble. - un pôle éco-construction articulé autour d'une entreprise de service dont l'objet est le remplacement des toitures ou bardage en fibrociment par des panneaux photovoltaïques, d'un centre de fabrication de vitrage photovoltaïque et d'une entreprise de construction d'habitation à énergie positive. Le centre de traitement et de valorisation de matériels en fin de vie démarrera à l été 2008 et c'est la BA 136 de Toul-Rosières, en cours de cession, qui a été choisie comme lieu d'implantation. FETIA a une perspective de 750 emplois.
L'orientation vers un pôle de compétitivité éco-industrie est envisagée mais se posent alors un certain nombre de questions concernant : - sa labellisation : pôle intégré au MIPI ou pôle à part entière ? - le centre de formation : en partenariat avec les universités lorraines, françaises ? (cf le développement du site de ex-Métaleurop). - démarche inscrite dans une démarche globale en faisant le lien avec l'Ecopôle Lorraine, qui s appuie sur des savoir-faire lorrains voire luxembourgeois, et qui intégrerait également le pôle de Génie de l'Environnement à Homécourt (comprenant une station de traitement des sols pollués) ?
3. Autre reconversion envisagée : installation d'un site Renault de destruction de voitures à la place de Kléber annoncé par un communiqué de presse du 20 février 2008. Objectif réglementaire: la valorisation effective de 95 % de la masse de chaque véhicule en 2015. RENAULT et SITA (filiale de SUEZ) ont le projet de s'associer pour déployer le recyclage des véhicules en fin de vie (VFV) en France. Pour la première fois au monde, trois acteurs complémentaires RENAULT, SITA et Indra envisagent d'associer leurs compétences et leurs moyens pour assurer la réussite économique et environnementale d'une filière en pleine mutation. Le développement du projet commun devrait conduire à un investissement de l'ordre de 100 millions d euros en 5 ans, très largement autofinancé. Concrètement, RENAULT et SITA France, projettent la création d une joint-venture à parts égales, pour accélérer le déploiement en France du traitement des véhicules en fin de vie (VFV). Pour appuyer son développement, cette joint-venture prendrait le contrôle d'INDRA INVESTISSEMENT SAS, groupe engagé depuis plus de 20 ans dans la déconstruction automobile et qui y a introduit des solutions innovantes.
4. Projet POWEO Par arrêté du ministre d'Etat, ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, en date du 30 janvier 2008, la SARL Poweo Toul production, dont le siège social est situé 9, rue de Hamm, centre de ressources, 54200 Toulouse, est autorisée à exploiter une installation de production d'électricité fonctionnant au gaz naturel, d'une capacité de production de 450 MW, localisée ZI Croix de Metz,rue de l'Escadrille-des-Cigognes, 54200 Toul. Cette autorisation ne dispense pas son bénéficiaire d'obtenir les titres requis par d'autres législations.
Powéo déboursera entre 280 et 320 millions d'euros pour créer cette centrale qui sera opérationnelle au second semestre 2011. Cette centrale thermique de cycle combiné à gaz (CCGT) sera en mesure de répondre aux besoins en électricité de 400 000 foyers. Les travaux pourraient commencer dès la fin de l'année 2008. La construction s'étalera sur trente mois. 200 à 300 personnes seront amenées à travailler sur le chantier durant cette période. Côté emplois longue durée, Poweo prévoit d'engager 50 à 70 employés pour faire fonctionner le site.
2. Quel avenir pour Gandrange ?
En janvier 2008, le groupe annonce la suppression de 595 sur 1 108 emplois ainsi que la fermeture de l aciérie électrique et du train à billettes au printemps 2009. Seuls subsisteraient le centre de R&D et le laminoir à fil qui serait alimenté par 400 000t d acier livré par convoi ferroviaire par les usines allemandes du groupe.
D'après le site internet du groupe ArcelorMittal, l'usine de Gandrange est présentée comme l'un des sites leaders européens de production de barres de fer.
Le 7 avril 2008, l'arrêt de l'aciérie est confirmé avec la suppression de 575 emplois (40 départs par mesure d'âge, plus de 200 rejoindraient Florange et 150 iraient sur les sites luxembougeaois d'ArcelorMittal). Néanmoins, ArcelorMittal annonce de nouveaux investissements sur le site de Gandrange afin de garantir la viabilité et la pérennité de ce site structurellement déficitaire en développant plusieurs activités. Ces investissements, d'un montant de 30 millions d'€ permettraient la création de 124 nouveaux postes (équivalent temps plein) et seraient dédiés aux projets suivants : - la création d'un Centre de services à Gandrange dédié au secteur de la construction - le développement d un centre de Traitement de la Distribution des barres, doté de deux nouvelles lignes de transformation - le développement d'un Projet Panneaux Solaires afin de développer les technologies solaires - la construction d'une nouvelle installation R&D dédiées aux solutions Câble - un investissement dans le laminoir existant (création de 20 emplois et investissement de 6 millions d'€ compris dans le livre IV).
Par ailleurs, ArcelorMittal étudie la possibilité de créer un nouveau Centre de Formation technique pour la région Lorraine. Celui-ci nécessiterait un investissement initial de 5 millions d'€ destiné à fournir les locaux et les équipements techniques requis pour pouvoir former jusqu à 120 jeunes (cycle de formation sur 2 ans comprenant une activité professionnelle à temps partiel auprès d'ArcelorMittal).
En outre, ArcelorMittal annonce le maintien de l'activité haut fourneau sur son site de Florange au-delà de 2012 sous réserve de la conjoncture économique et de l'obtention des certificats d émission. L'aciériste envisage un investissement massif d'environ 330 millions d'€ d ici 2012 afin de rénover les hauts-fourneaux et de maintenir 1200 emplois directs et indirects (65 millions d devraient être débloqués dès cette année). L'usine de Florange, qui emploie 2.800 personnes, verra 40% de ses salariés, soit plus d'un millier, partir à la retraite d'ici 2012, ce qui nécessitera d'importantes embauches dont a priori certains salariés de Gandrange (ArcelorMittal, qui emploie plus de 30.000 personnes en France, s'est en effet engagé à reclasser les salariés de Gandrange à Florange ou au Luxembourg). Pour autant, ce plan ne peut pas être présenté comme une contrepartie à la suppression de 575 postes dans l'aciérie voisine de Gandrange. Pour information, le plan « Apollo » lancé par Arcelor en 2003 prévoyait la fermeture de la phase à chaud de Florange en 2010/2011, une procédure qui aurait concerné plus de 1000 salariés. A la suite de la fusion ayant donné lieu à la création d'ArcelorMittal, il a été décidé de maintenir la phase à chaud jusqu en 2012. ArceloMittal a également annoncé son intention de réaliser une étude de faisabilité sur son site de Florange afin de déterminer l'éventuelle capacité du site à accueillir un projet pilote de captage de CO2. En tant que chef de file du projet de R&D européen ULCOS (Ultra Low CO2 Steelmaking), qui vise à réduire substantiellement les émissions de CO2 produites par l'activité sidérurgique, ArcelorMittal ambitionne de construire sur l'un de ses sites un prototype de haut fourneau capable de capturer afin de permettre le stockage. Selon L. MITTAL, la France aurait la préférence si elle veut participer à ce projet ce qui pourrait entraîner un investissement supplémentaire de l'ordre de 300 millions d'euros en Lorraine.
Enfin, ArcelorMittal et Powéo sont convenus d étudier en commun la construction d'unités de type cycle combiné au gaz naturel dans la zone géographique des vallées de l'Orne et de la Fensch. Le partenariat envisagé intégrerait la combustion des gaz de hauts fourneaux. L'extension à ce projet de la captation et la séquestration de CO2 est étudiée.
3. Quel avenir pour la pétrochimie en Moselle-Est ?
TPF annonce en septembre 2006 la fermeture du Vapocraqueur n°2 ainsi que de l unité de production de styrène début 2009 avec à la clé une suppression de 243 emplois. Un effet domino amène les usines d INEOS et d'ARKEMA à supprimer 403 postes. Cette décision se base sur un accroissement des investissements en Asie et au Moyen-Orient en réponse à une augmentation potentielle de la demande d'une part et de la possibilité d'utiliser une matière première à un coût moindre que le naphta : l'éthane d'autre part. Un groupe mixte CES-CRL a rendu ses préconisations dans un rapport présenté le 12 octobre 2007 mettant en avant la nécessité de regrouper les forces vives sous l'égide d'un pôle chimie, de lancer la réflexion sur la faisabilité d'un pipe-line entre Carling et Ludwigshafen pour palier le déficit induit en éthylène et de structurer la filière de la chimie verte (utilisation de plantes au lieu du pétrole).
L'Etat, en appui des conclusions de ce rapport, a mis en place 4 groupes de travail, réunissant l'ensemble des acteurs concernés : Enjeux industriels, Emploi et compétences, Revitalisation du bassin et R&D. Les résultats de ces groupes ont été présentés le 11 janvier dernier au Préfet de région. Plusieurs actions prioritaires ont été identifiées et retenues pour faire l'objet d un cahier des charges en vue de l'établissement d une convention, réalisé sous la coordination du SGAR. Il s agit de : - Etude d'opportunité et de faisabilité économique et technique d'un pipe-line de matières premières - Colloque sur la Chimie (1ère étape en vue d'une structuration de la filière - focus sur la chimie verte) - Logistique - Affiner le diagnostic en termes d emplois et compétences - Renforcer la GPEC - Valoriser l'image de la chimie auprès des jeunes - Réaliser une plaquette de promotion de la plateforme de Carling pour l'accueil d'entreprises nouvelles - Etudier l'articulation entre l'ISEETECH et une structure de type Fraunhofer Institut
Le rendu intermédiaire au Préfet est fixé au 30 mai 2008.
Le CES est impliqué dans le travail sur le montage du colloque, prévu début juin 2009, et dans la réalisation de l'étude de faisabilité du pipe. Il participe également aux réunions de suivi.
Un groupe de suivi de l ensemble de ces annonces a été mis en place sous la présidence de Maurice GRUNWALD. Il est composé de Nicole MULLER-BECKER, Olivier CAYLA, Philippe BURON-PILATRE, Patrice LOMBARD, Gilbert KRAUSENER et Raymond FRENOT.
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|  Mission « Bassin de Toul » | En février dernier, la société Kléber, fabricant de pneumatiques, présente sur la zone industrielle depuis 1969, et employant plus de 900 personnes, annonçait sa décision de fermer son usine de Toul condamnant 826 emplois. Ce choix industriel s'accompagne d'effets sociaux particulièrement désastreux et d'un impact économique néfaste sur un bassin qui est par ailleurs un pôle important d'attractivité résidentielle, situé au cœur d'un nœud de voies de communication stratégiques et au carrefour d'échanges avec plusieurs pays européens. Cet état de fait oblige désormais à porter une attention et un regard particuliers sur la situation du bassin de Toul. Une étude précise sur les conditions de la revitalisation de ce bassin s'avère nécessaire pour faire face à l'avenir et répondre rapidement aux besoins des populations qui le composent. C'est avec cet objectif que le Conseil économique et social de Lorraine a décidé de mettre en place un groupe de travail dont le Président est Raymond Frenot chargé d'examiner les réalités, les atouts et les enjeux du secteur, à court, moyen et long termes et notamment les projets de reconversion déjà envisagés ou à venir. Une note d'opportunité sera présentée en juin prochain avant la rédaction d'un rapport plus exhaustif. CES de Lorraine - 22 avril 2008
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|  KLEBER Michelin revendique son "savoir-faire" pour fermer Toul | A Toul, Michelin estime avoir mis tout son savoir-faire pour accompagner la fermeture de l'usine Kléber et réindustrialiser le bassin.
Les syndicats n'en dénonce pas moins un manque de concertation et de transparence.
"Développer l'Est, muscler l'Ouest." Nouveaux mot d'ordre de Michelin, la devise traduit la volonté de l'équipementier de conquérir de nouveaux marchés, de l'Europe de l'Est à la Chine, tout en confortant de manière volontariste ses bases "historiques" d'Europe de l'Ouest et d'Amérique du Nord. Cette stratégie a pourtant trouvé ses limites dans le cas de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), jugée obsolète et peu compétitive. "Longuement réfléchie, cette décision irrévocable est assortie de mesures d'accompagnement fortes et de 'engagement de recréer l'emploi en région", souligne le porte parole du groupe.
Accompagnement
Chaque salarié se verra, ainsi, proposer deux emplois au sein des 16 usines françaises du groupe. Mais les usines de pneus comparables au site toulois se trouvent, pour les plus proches , à Tour et à la Roche-sur-Yon. Cet éloignement explique sans doute qu'une centaine de salariés à peine se soient déclarés prêts à jouer la carte de la mobilité, en dépit des mesures incitatives - déménagement pris en charge, prime de mutation de 17 000 euros, aide au retour à l'emploi du conjoint - proposées par l'employeur. Les salariés n'entrant pas dans ce dispositif bénéficieront de mesures d'accompagnement pour retrouver un emploi.
Réindustrialisation
A ce plan social, d'un montant de 130 millions d'euros, s'joute un volet consacré à la réindustrialisation. Michelin mobilise sa filiale spécialisée, la société d'investissement et de développement (Side)), pour recréer, d'ici à 2011, autant d'emplois que la fermeture de l'usine en aura détruit. Michelin et Suez ont, d'ores et déjà, annoncé la création d'une usine de recyclage de pneus usagés, assortie d'un centre de recherche et de développement, qui devrait créer 300 à 400 emplois à Toul d'ici à trois ans. Jugée "socialement responsable" par le groupe Michelin, la fermeture a pourtant suscité des conflits, voire des dérapages. Quarante salariés du site ont ainsi été entendus de l'entreprise pour séquestration et dégradation, trois dirigeants ayant été retenus dans l'usine durant quatre jours en février dernier. "Michelin nous a imposé ses choix sans jamais négocier sérieusement. Le groupe a décidé seul, sans même accepter de nous donner le détail des 130 millions provisionnés pour la fermeture du site", accuse Pierre Kovalski, délégué CGT de Kléber. L'autre grief des salariés concerne le secret dans lequel Michelin a, selon eux, décidé de la fermeture du site en 2004. "Etre responsable, c'est prévoir. Le groupe aurait pu mettre ces trois ou quatre années à profit pour instaurer une réelle GPEC et fermer le site sans licenciement", estime le syndicaliste. Entreprise & Carrières n°902 - Pascale Braun
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|  Volontarisme industriel | 
Jean-Pierre Masseret, président du conseil régional de Lorraine : " Depuis 25 ans, rien n'a été fait ! "
A Epinal, Jean-Pierre Masseret prône une stratégie pour redynamiser la filière.
Pour peu, le président socialiste du conseil régional lorrain remercierait Nicolas Sarkozy. " C'est vrai, on a profité de l'engagement du Président de la République sur Arcelor-Mittal à Gandrange, ainsi que du coup de projecteur médiatique sur l'usine Kléber à Toul, pour poser la question du volontarisme industriel. " Hier, devant les partenaires économiques vosgiens réunis à la Chambre des métiers, le patron de la Région a été fait clair : " Depuis vingt-cinq ans qu'on en parle, rien n'a été fait ". Lui réclame une " stratégie ", d'autant qu'il note les atouts de la Région. " Nous avons la chaîne la plus complète de toutes les régions de France, depuis le pré-amorçage jusqu'à la réalisation. " Une bonne parole qu'il est venu prêcher aux décideurs économiques locaux, vantant la diversité des formations. Tout en se désolant de " l'image négative de l'industrie auprès des jeunes, alors que ce sont des métiers nobles. " Il s'agit ainsi, pour le président du conseil régional, de dynamiser la filière des deux côtés : en mettant l'accent sur " l'information " auprès des jeunes d'une part, en " apportant des réponses concrètes " aux entreprises de l'autre. Qu'elles portent sur le très haut débit ou les économies d'énergie. De quoi assurer l'avenir industriel de la Lorraine, selon Jean-Pierre Masseret. Le président de la Région sait pourtant à quel point le déclin semble inéluctable : en vingt ans, le Nord-Est a perdu 120.000 emplois industriels. " A nous de retrouver une dynamique. Avec une stratégie de volontarisme politique, c'est possible. " Paul AUBRIAT - L'Est Républicain - 19 avril 2008
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|  Dominique Potier : " faire du solide et du durable " | 
Dominique Potier : " Jeter des bases solides".
- Que comptez-vous faire pour encourager et permettre un développement harmonieux et efficace de la CCT ?
- Dès 2008, nous avons deux défis à relever. Réagir avec force et unité, face à la situation exceptionnelle de Kleber, et jeter des bases solides pour l'avenir, en prenant en compte le renouvellement des délégués et les aspirations des communes. Pour œuvrer dans l'harmonie et l'efficacité, je propose la constitution d'un exécutif équilibré entre l'urbain et le rural, faisant appel à des hommes et des femmes d'expérience, mais aussi à une nouvelle génération de responsables. Je leur proposerai de travailler pour plus de justice, vis-à-vis de l'ensemble des citoyens du territoire, et de cultiver toutes les complémentarités qui font la force de notre collectivité.
- Quels sont vos projets et vos priorités ?
- D'ici la fin de l'été, il faut se déterminer sur le dossier du centre nautique, qui a fait l'objet de trop de débats stériles. Nous devons également nous engager dans trois axes pour bâtir le projet communautaire : revitaliser l'économie touloise, devenir un territoire pionnier dans l'environnement, bâtir le Grand Toulois. Après le choc Kleber, il nous faut en effet partager deux objectifs avec le conseil général et le conseil régional : 100 % d'emplois équivalents retrouvés à court terme sur le territoire toulois, 100 % de taxe professionnelle reconstituée pour notre collectivité. Dans le second axe, j'inscris la réduction efficace de nos déchets, l'amélioration de nos bilans énergétiques, la recherche d'une meilleure qualité de vie dans la ville et nos villages. Pour le troisième axe, il s'agit d'amplifier la coopération avec les collectivités voisines.
- Quel regard portez-vous sur le mandat qui vient de se terminer ?
- Les malentendus et les dossiers mal engagés coûtent cher en temps et en argent public. Il faut se méfier des accords d'opportunité. Nous faisons du solide et du durable quand nous travaillons de façon efficace, moderne et démocratique. L'Est Républicain - 16 avril 2008
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|  Rester vigilant et préparer l'avenir | Le magazine du conseil général n°40 Avril 2008
Le conseil général reste mobilisé, avec l'ensemble des collectivités locales concernées, sur le devenir du site industriel.
Le 7 février dernier, alors qu'il recevait les représentants de Kléber-Toul, le président de la république a promis "le soutien de l'Etat à la revitalisation du bassin d'emploi" et a affirmé sa "volonté de travailler avec les partenaires locaux et le groupe Michelin à un plan global de réindustrialisation." Alors que l'on ne peut plus espérer le maintien de l'usine (voir inéluctable), le conseil général de Meurthe-et-Moselle et toutes les collectivités locales concernées, sont bien décidés à ce que l'Etat et le groupe Michelin assument pleinement leurs responsabilités. La fermeture de l'usine de Toul en 2009 entraînera la suppression de 826 emplois (c'est la plus grosse unité industrielle du bassin), sans oublier les emplois induits dans les entreprises sous-traitantes.
Le projet SITA-Suez
De Michelin, les collectivités locales attendent d'abord l'engagement clair pour le maintien d'une activité industrielle propre au groupe sur le site et pour la réindustrialisation durable du territoire. A la hauteur des performances de l'entreprise, qui a dégagé 774M€ de bénéfices en 2007, soit 35% de plus quand 2006. Michel Dinet, président du conseil général, l'a exprimé clairement et simplement : "Le drapeau Michelin doit continuer à flotter sur le site de Toul." M. Rollier, co-gérant du groupe Michelin, s'est engagé de son coté à la "revitalisation du site de Toul, en faisant venir des entreprises qui créent des emplois". De fait, le groupe étudie actuellement l'installation d'un projet porté par Suez, en lien avec Kléber. Il s'agit d'un "centre industriel de revalorisation des produits en fin de vie". A la fois unité de recyclage des chutes de caoutchouc et centre de recherche, ce projet permettrait le développement d'une véritable filière. Les collectivités sont intéressées par ce projet, mais il n'est pas encore finalisé. Si c'est le cas, il ne verra le jour qu'en 2010, voire 2011. Que vont devenir les familles entre aujourd'hui et 2011 ? D'où la deuxième exigence des collectivités envers Michelin : la négociation d'un plan social de qualité et le traitement respectueux de chacune des familles concernées, sujets sur lesquelles elles ont promis d'être particulièrement vigilantes.
Plate-forme multimodale
De l'Etat, les collectivités locales attendent la mobilisation de moyens financiers exceptionnels, d'une part pour accompagner les investissements de Michelin sur place, ceux des collectivités sur les différentes zones d'activités du Toulois. Mais surtout, en matière d'infrastructures, il y a un dossier fondamental sur lequel seul l'Etat peut répondre : le positionnement à Gondreville d'une plate-forme multimodale. C'est un emplacement logique et idéalement situé, où l'on dispose de l'espace, des infrastructures, du canal à grand gabarit, de l'autoroute, et des voies ferrées. C'est justement un aménagement indispensable à un développement territorial de portée européenne, permettant les échanges de marchandises entre fer, eau et route. Ce positionnement permettrait aux gros porteurs et aux gros chargeurs de l'installer sur place, concrétisant ainsi la fonction de plaque tournante du Toulois.
INELUCTABLE
Les collectivités locales concernées par le dossier Kléber ont confié au bureau d'étude des BIPE, de compétence internationale, l'analyse économique indépendante de la situation de l'usine de Toul. La question qui lui était posée est la suivante : "Le choix de Michelin de fermer le site est-il inéluctable?" Cette expertise a montré que le choix est aujourd'hui inéluctable, mais qu'il ne l'aurait pas nécessairement été si d'autres décisions avaient prises il y a plusieurs années. En effet, lorsqu'on reprend historiquement les choix industriels de Michelin dans les 15 dernières années, notamment en comparant les choix faits pour d'autres unités de production en France et en Europe, cette issue n'était pas une fatalité.
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|  LORRAINE SACRIFIEE | Les salariés des nombreuses usines et entreprises sinistrées de la région ont manifesté hier dans les rues de Nancy. A l'appel de la CGT.
M6 Nancy - 11/04/2008
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|  Les Kléber reçus à l'Assemblée nationale... | Républicain Lorrain du mercredi 9 Avril 2008
Une cinquantaine de salariés de l'usine Kleber de Toul ont été reçus, hier matin, par la députée PS de Moselle, Aurélie Filippetti, et le député de l'Isère, François Brottes, vice-président du groupe socialiste en charge de l'économie. "J'avais rencontré les ouvriers de l'usine en mars dernier et je les avais invités", explique Aurélie Filippetti. Elle a tenu à leur apporter son soutien pour le moratoire jusqu'à 2011 que les salariés toulois réclament depuis plusieurs mois. "Ils sont à la fin du livre III et aucun engagement a été pris pour leur trouver un emploi. Les créations d'emplois annoncées ne sont pas pour demain et donc ne les concernent pas. La fermeture de l'usine de Toul est inquiétante pour l'avenir du toulois", poursuit-elle. Elle doit peser une question sur l'avenir du site de kléber au gouvernement lors des prochaines questions d'actualité.
Pour elle, le combat des Kléber est identique à celui des sidérurgiques de Gandrange. La Lorraine représente 4% de l'emploi de l'industrie mais pèse 19% des emplois perdus". assure-t-elle. Pour parler de ces gros points noirs, Aurélie Filippetti a demandé à être reçue par Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'industrie. La rencontre a eu lieu hier soir, elle en a profité pour parler aussi des Kléber. "Quand a Nadine Morano, puisqu'elle s'occupe de la famille , elle pourrait s'intéresser aux familles des ouvriers de Kléber", perfifle la députée de Moselle. Dans la foulée, elle reste très critique sur les dernières annonces du groupe Mittal pour le site de Gandrange. "Je suis curieuse de connaître le chiffre exact de création d'emplois sur les 124 emplois promis. Nicolas Sarkozy n'a rien obtenu." Aurélie Filippetti sera vendredi après-midi à Nancy pour défiler aux côtés des ouvriers de Gandranges, de Toul et de Saint Dizier, touchés par des fermetures et des licenciements secs.
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|  Kleber : soudés et mobilisés |  | Au deuxième jour d'audition des quarante salariés convoqués, la cohésion grandit. Collègues, retraités, élus, Toulois... Même une chorale de Nancy donne le ton !
TOUL.- " Pour le moment on attend de savoir ce que va décider le procureur de la République ", confie Guy Pernin, délégué syndical CGT. Au deuxième jour d'audition de la quarantaine de salariés interrogés au commissariat de Toul, suite à la plainte pour séquestration déposée par Michelin, les ouvriers de Kleber sont suspendus à la décision du parquet. Une situation qui ne les empêche pas de poursuivre leurs actions de mobilisation dans un contexte social où le mot Solidarité prend tout son sens. " Plus les jours passent et plus nous nous serrons les coudes " affirme Guy Pernin, à l'entrée du marché municipal de Toul, tendant l'urne destinée à recueillir des fonds pour les éventuels frais d'avocats. Là encore, la solidarité des Toulois n'est plus à démontrer. Après avoir déposé leur don, beaucoup ne peuvent s'empêcher de faire part de leur révolte face à ce " drame humain pour les employés, mais aussi pour la collectivité et tout le bassin toulois ". Ancien salarié de Kleber, aujourd'hui retraité de la SNCF, Serge raconte : " La dernière attaque de Michelin est scandaleuse. Ils ne supportent pas que les Kleber résistent. "
Un concert devant le commissariat
Donnant leur obole d'une main, les usagers du marché signent de l'autre la pétition qui leur est tendue. Un document rédigé par le comité de soutien " Kleber & Toul doit vivre " destiné à interpeller la population sur " La convocation de 40 salariés de Michelin/Kleber Toul au commissariat de police. " Un tract retraçant la plainte pour séquestration qu'ils concluent par ces mots : " Nous exigeons que les poursuites engagées contre ces 40 salariés soient annulées et exigeons également l'ouverture rapide d'un moratoire sur l'avenir industriel du site de Toul. " Au même moment, à l'autre bout de la ville, une centaine de salariés sont rassemblés devant l'hôtel de police. " Sans aucun mot d'ordre, les collègues des personnes auditionnées aujourd'hui se sont mis en grève ", relate un ouvrier, mettant également l'accent sur cette solidarité exceptionnelle qui grandit de jour en jour. " Une chorale de Nancy nous a également apporté son soutien. Elle vient donner un concert. " Les prochaines auditions se poursuivent lundi 7 avril. D'ici là, les représentants du personnel en sauront peut-être davantage à propos d'une prochaine étape : " Nous venons d'être convoqués par la direction du Travail à une réunion prévue mercredi 9 avril. Mais ignorons pour le moment de quoi il en retourne. " A suivre... Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 05.04.2008
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|  Les Kleber au commissariat |  | Depuis hier, une quarantaine de salariés sont auditionnés, suite à la plainte pour séquestration, déposée par Michelin. Atmosphère devant l'Hôtel de police.
TOUL - " Ça s'est bien passé. Comment pouvait-il en être autrement ? Nous sommes des ouvriers, pas des bandits. On n'a rien à se reprocher, si ce n'est que nous voulons travailler et ne pas aller frapper à la porte de l'ANPE qui est juste à côté ", affirme Jean-Luc Bernard. 11 h 15, hier matin. Le premier " Kleber " sort du commissariat de Toul où une quarantaine d'employés de l'usine vont être auditionnés, après la plainte déposée par la direction pour " séquestration ". Devant l'Hôtel de police, une cinquantaine de collègues sont là pour apporter leur soutien. " C'est de l'intimidation. Sincèrement, nous n'avions pas besoin de ça. Ces derniers temps, le dialogue avait été renoué,et voilà que tout bascule à nouveau ", confie un salarié. " Quel est le but de la manoeuvre ? Quelle stratégie derrière tout cela ? ", ajoute un autre. " Ils veulent certainement montrer aux autres usines ce qui les attend , car Michelin risque prochainement de fermer d'autres sites. " Présent depuis une vingtaine d'années sur le site de Toul, un ouvrier reprend : " Pas normal de nous faire passer pour des voyous. Les patrons ont peut être été retenus, mais ils n'ont pas été maltraités et ont toujours eu un contact avec l'extérieur. De plus, il n'y a pas eu de casse dans l'usine." Son copain renchérit : " Ils vont fermer l'usine, mais ils ne peuvent pas nous obliger à nous taire... " La réflexion va dans le sens de Pierre Kovalski, à la sortie de son audition qui a duré près de trois heures : " J'ai effectivement beaucoup de choses à raconter... ", soupire le délégué syndical CGT, loin d'en avoir fini avec la police puisqu'il est à nouveau convoqué quelques heures plus tard. Pas étonné par ce prolongement d'audition, il confie : " Les policiers font leur travail. Et comme ce n'est pas le quidam du coin qui porte plainte, ils veulent des résultats rapides. En ce qui me concerne, j'ai ma conscience pour moi. "
Incessant ballet
A l'heure où Pierre Kovalski regagne les bureaux du commissariat, Guy Pernin en sort. Un incessant ballet prévu jusqu'à lundi prochain, qui génére d'ailleurs des interrogations de la part des salariés. " Certains de nos collègues sont convoqués alors qu'ils n'étaient pas présents durant les quatre jours dont il est question . " (NDLR : du 14 au 17 février).
Toujours solidaires
Il est près de 14 h. Le rassemblement solidaire s'intensifie. Ils sont en effet maintenant près d'une centaine à s'être déplacés pour s'informer de cette journée qui marque un peu plus l'angoisse vécue par les Kleber Toul, depuis le mois d'octobre. " Je suis sous antidépresseurs depuis deux mois ", raconte un ouvrier. "Comme beaucoup d'autres d'ailleurs. Certains font des crises de nerfs dans leur atelier. On a même un collègue qui vient de tenter de se suicider en avalant des cachets. Mais la direction doit comprendre qu'on restera tous solidaires. Jusqu'au bout ! " Une solidarité à nouveau vérifiée au lendemain de la plainte de la direction. " Pour payer les frais d'avocat, on a fait une collecte. Collègues, Toulois, chefs de service de l'entreprise. Personne n'a hésité ! On en est déjà à plus de 4.000 €. " Un autre ouvrier témoigne : " Un jeune couple qui va se marier prochainement vient de nous annoncer qu'il réservera sa quête au profit des salariés de Kléber. Encore une belle preuve de solidarité ! " Michel BRUNNER et Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 04.04.2008
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|  Les «Kleber» s'expliquent sur la «retenue» de deux cadres | Après la séquestration, pendant quatre jours, de deux cadres de l'usine Kleber à Toul, une quarantaine de salariés est entendue par la police, depuis hier matin.
Dès 9 heures du matin, hier, la première vague des quarante salariés de Kleber convoqués comme témoins se présente dans le hall d'accueil du commissariat. Les policiers chargés de les auditionner ne sont pas encore prêts. Une petite demi-heure plus tard, les mêmes font à nouveau leur entrée dans le commissariat. Ils sont là pour éclairer la justice sur la séquestration de deux cadres dans les locaux de l'usine entre le 14 et le 17 février derniers.
Remettre le feu aux poudres
La direction et les syndicats se trouvaient alors en pleine négociation sur les conditions de licenciement ou de mutation des 826 salariés du site qui fermera ses portes en janvier 2009. Le 14 février, une réunion demandée par la direction tourne court. Le directeur des ressources humaines, le chef du personnel et un autre cadre restent bloqués dans la salle de réunion. Le lendemain, le troisième cadre quitte les lieux. Les deux autres responsables ne ressortiront que le 17, en début d'après-midi, après une partie de bras de fer entre la CGT et Michelin. Au terme de celle-ci le manufacturier s'est engagé à augmenter significativement les indemnités de licenciement des employés. Depuis, le directeur de Kleber a déposé plainte contre X pour vols et dégradations et les deux cadres pour séquestration. Dans le cadre de l'enquête préliminaire, une liste de quarante témoins a été établie. «Des agents de maîtrise ont été entendus au début de la semaine, voilà d'où proviennent les noms des Kleber auditionnés », pestent des salariés. «Ceci ne grandit pas Michelin, l'entreprise désire remettre le feu aux poudres », déplore un autre groupe. Vers 11 h, Jean-Luc quitte le premier les locaux du commissariat de Toul. «On m'a posé beaucoup de questions, demandé beaucoup de noms, l'identité des meneurs, on m'a parlé de vol de clés, de dégradations, de séquestration auquel je préfère le mot " retenue". On n'a rien à se reprocher, nous ne leur avons pas fait de mal ». «Laporte de la salle de réunion n'était pas fermée à clé, les deux cadres pouvaient sortir quand ils le voulaient », précise Jean-François, à sa sortie. Après son audition, Pierre Kovaslki, le leader CGT de Kleber, ira encore plus loin : «Je me demande si la direction n'a pas tout organisé depuis le début. Pour jouer les martyrs et nous faire matraquer ». Les auditions se poursuivront jusqu'à lundi. Républicain Lorrain - M.- O. N. - 04/04/2008 |
|  Les Kléber convoqués... | France 3 Nancy du 03/04/2008
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|  Les MICHELIN MONTRE LES DENTS... | Le Comité d'Entreprise Européen Michelin à Clermond-Ferrand le 02 avril 2008...
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| |  Kleber : soutien du PCF | La Fédération 54 du Parti communiste français exprime son soutien aux quarante salariés de Kléber qui vont être auditionnés jeudi et vendredi au commissariat de police de Toul. Une convocation qui fait suite à la plainte déposée par des membres de la direction, pour " séquestration ". Pour le PCF, " cette action judiciaire vise à semer la zizanie entre les employés, tous victimes des décisions du Groupe Michelin. En faisant peser la menace de sanctions sévères sur quelques-uns, la partie adverse tente d'intimider et de désarmer tout le collectif des Kléber. Le PCF s'associe aux responsables CGT qui demandent aux salariés de venir devant le commissariat de police de Toul, jeudi 3 et vendredi 4 avril, pour témoigner dans le calme, solidarité et sympathie à leurs camarades, et aussi dire au patronat leur détermination à ne pas se laisser condamner au chômage et à la misère ". L'Est Républicain - 02.04.2008
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|  Kleber : 40 salariés poursuivis pour séquestration... | TOUL._ Le comité central d'entreprise de la semaine passée s'était conclu par un retour au dialogue, entre délégués du personnel et direction de l'entreprise Kleber. Pas sûr que la sérénité soit de mise, lors du comité d'établissement qui doit se tenir aujourd'hui à l'usine de Toul. Ce jeudi, les salariés apprenaient qu'une quarantaine d'entre eux va être entendue par la police, suite à la plainte pour séquestration déposée au commissariat de Nancy par les trois dirigeants, retenus dans l'établissement, du 14 au 17 février. Une enquête préliminaire qui pourrait déboucher sur une information judiciaire. Hier matin, les délégués CGT Pierre Kovalski et Guy Pernin étaient officiellement informés du dépôt de plainte de MM. Lalitte, Pontier et De La Gravière, ainsi que celle déposée par Michelin. Selon diverses sources, les services de la Sûreté départementale procéderont aux auditions, les 3 et 4 avril prochains, dans les locaux du commissariat de police de Toul.
Solidarité
Parce que la CGT s'attend au pire (" amendes, licenciement pour faute lourde... "), elle souhaite " organiser la riposte et la solidarité ". Alors que l'information circule dans les autres usines du groupe, le syndicat lance une pétition dans les bureaux et ateliers de l'usine de Toul, afin de soutenir les quarante collègues dont les noms ont été cités par les membres de la direction. Dès lundi, une collecte sera également lancée pour financer les frais d'avocat. Enfin, les responsables CGT demandent aux salariés de venir devant le commissariat de police de Toul jeudi et vendredi prochains " hors temps de travail et dans le calme " par solidarité avec les salariés entendus par la police. Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 28.03.08
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|  Michelin porte plainte contre les ouvriers de Kleber-Toul | Pour obtenir de meilleures conditions de licenciement, les 829 salariés de l'usine Kleber de Toul vouée à la fermeture avaient fait grève et retenu deux cadres pour attirer l'attention des médias. Malgré un accord obtenu à l'arrachée, le groupe Michelin a décidé de porter plainte pour "séquestration et dégradation". www.mediapart.fr - Jordan Pouille - 28/03/2008
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|  Kleber : une réunion sereine | Le CCE d'hier a permis à la direction de réaffirmer ses engagements. Mais les syndicats insistent sur l'obtention d'informations précises. " Ce qui ressort de cette réunion, c'est qu'il y a eu un vrai débat. Ce rendez-vous a permis de préciser, discuter et compléter les différents éléments relatifs aux mesures d'accompagnement, afin que les représentants syndicaux puissent exprimer leur avis, lors d'un prochain comité central d'entreprise. " A l'issue du CCE, débuté mercredi et prolongé hier, dans les locaux de la Communauté de communes du Toulois, Henri de la Gravière, directeur de l'usine Kleber analyse le contenu de la réunion, initiée dans l'objectif d'expliquer et de donner des perspectives, dans le cadre du livre III (les mesures d'accompagnement), " dans une procédure légale d'information ". L'occasion pour le manufacturier de rappeler " l'engagement de Kleber, pris depuis le 3 octobre, de tout faire pour que chaque salarié conserve ou retrouve un emploi et bénéficie d'un programme complet d'accompagnement, sur une durée de 10 à 13 mois ".
Prime plancher
Au terme de cette analyse, Henri de la Gravière revient également sur le deuxième engagement de la direction en abordant " la poursuite du programme de revitalisation du bassin toulois avec Suez. Deux points forts et essentiels qui avancent dans l'aspect de concrétisation de nos engagements initiaux ". A propos du prochain CCE (dont la date n'est pas encore fixée), les représentants syndicaux confient qu'ils ont " demandé à nouveau la présence d'un médiateur pour cette future réunion ". s'ils estiment également que le comité central d'entreprise d'hier s'est déroulé dans un climat plutôt serein, les syndicats confient " rester sur [leurs] gardes, en raison des formulations énoncées parfois différemment, pour un seul point abordé. Au final, même si l'idée de départ est bonne, cette confusion met le doute dans les esprits ". Une attitude qu'ils justifient notamment pour effectuer leur rôle dans les meilleures conditions : " Nous sommes sollicités en permanence par les salariés de l'entreprise. Il nous faut par conséquent obtenir des informations claires et précises, afin de pouvoir répondre d'une manière compréhensible par tous ", souligne Guy Pernin, délégué syndical CGT. Parmi les points qu'ils envisagent d'aborder lors d'une prochaine réunion, les représentants du personnel, qui sollicitent toujours un moratoire jusqu'en 2011, " persuadés que l'usine est viable ", comptent revenir notamment sur la " prime plancher " fixée à 14.000 €. " Une somme insuffisante pour les salariés qui affichent peu d'ancienneté, mais ont besoin d'une compensation pour envisager l'avenir. " Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 21.03.2008
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|  Kleber : toujours ça de pris |  Au terme d'un CCE, direction et syndicats ont trouvé un accord relatif à la prime supplémentaire de départ. Positif avant la reprise des négociations aujourd'hui.
" Quand on voit à la télévision des personnes qui viennent de perdre leur emploi, on se dit : ''Les pauvres gens...'' En pensant que ça n'arrive qu'aux autres. La preuve que non. " Philippe, marié, deux enfants de 4 et 7 ans, est employé à l'atelier confection de Kleber depuis 17 ans. Comme la soixantaine de salariés présents devant les locaux de la communauté de communes du Toulois, où se tient un comité central d'entreprise, le père de famille est suspendu aux conclusions de cet énième rendez-vous qui doit aborder le livre IV (la justification économique de la fermeture de l'usine) et le livre III (les mesures d'accompagnement). Une réunion initiée au moment où les salariés viennent d'être destinataires d'un courrier de la direction relatif à " l'arrêt des activités de manière progressive, afin de permettre à chacun de disposer d'un accompagnement de qualité durant le temps nécessaire à la construction de sa solution personnelle. Et d'échelonner dans le temps l'arrivée du personnel sur le marché de l'emploi ".
L'après-Kleber
La missive fait notamment état d'un calendrier établi pour assurer ce dispositif d'accompagnement, par groupes, dont la première vague est fixée au 19 mai. Quatre autres dates sont prévues : 23 juin, 6 octobre, 1er décembre 2008 et janvier 2009. Une nouvelle étape depuis l'annonce de la fermeture du site, en octobre dernier, qui laisse encore les personnels en état de choc, dont l'esprit est préoccupé par les mesures économiques et sociales dont ils espèrent bénéficier. " Quand on saura exactement où on va, on pourra aborder l'après-Kleber. Pour le moment, on n'en est pas encore là ", constate un autre qui dévoile le nom donné par les salariés et syndicats aux locaux mis en place pour les accueillir durant la période d'accompagnement : " le Sangatte ". Une façon de marquer l'étonnement quant à la scission entre les ateliers de transition professionnelle et ceux de la production.
Critères sociaux
La réflexion justifie la présence continue des salariés devant la salle de réunion. Et pour montrer leur détermination à obtenir des garanties sans tarder, les Kleber ont installé un barbecue devant les bâtiments de la CCT, où l'odeur de grillades se perd dans l'immense étendue du quartier Bautzen, victime d'une météo capricieuse. Mais qu'il grêle ou qu'il neige, les salariés comptent bien passer la journée ici " pour s'assurer que tout ce qui a été annoncé est traduit en actes. " Contrairement aux derniers événements du mois passé (deux cadres de la direction ont été retenus pendant trois jours), les flammes et les braises alimentant le foyer sont uniquement destinées à un objectif culinaire. Pas de pneus brûlés en perspective. " Nous ne sommes pas dans notre usine. On doit garder notre ligne de conduite, dans le respect et le sérieux ", précise Guy Pernin, délégué syndical CGT, entouré d'élus de Toul et d'Ecrouves, venus apporter leur soutien. Au terme de cette longue journée de négociations, salariés et représentants syndicaux ont obtenu une garantie de taille : " La prime supplémentaire de départ, calculée à hauteur de 2.400 € par année d'ancienneté, sera chiffrée au terme de la période de transition. Et non à la fermeture du livre III, initialement prévue au 24 avril prochain ", annonce Guy Pernin. Une assurance non négligeable sachant que la période d'accompagnement court sur plusieurs mois. La réunion reprend aujourd'hui dès 8 h 30. Un rendez-vous durant lequel les syndicats souhaitent notamment aborder les critères sociaux à déterminer, avant d'intégrer la phase de transition. Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 20.03.2008
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|  La lutte des salariés de l'usine Kléber | Les travailleurs de l'usine Kléber, à Toul, dans le département de Meurthe-et-Moselle, nous ont donné il y a peu une grande leçon de révolte et de résistance ouvrière. Ils symbolisent la lutte contre les fermetures, par les grands groupes industriels, d'unités de production pourtant bénéficiaires.
L'usine Kléber, du groupe Michelin, confectionne des pneus depuis 1969. C'est dire si elle fait partie du paysage. En 2009, elle devait fêter son 40e anniversaire. Jusqu'à ce que la direction de Michelin décide de fermer le site et de licencier ses 826 salariés.
Michelin : une affaire qui roule
De la Chine au Brésil, en passant par les Etats-Unis, l'Allemagne ou la Russie, le Groupe Michelin est implanté sur tous les continents. Dans plus de 170 pays, Michelin commercialise des pneumatiques pour tout ce qui roule, mais aussi des cartes, des guides et des services numériques. Avec 20 % du marché mondial, Michelin est le leader mondial du pneumatique.
Les usines du Groupe Michelin produisent chaque année 197 millions de pneumatiques et 20 millions de cartes et guides. Et c'est en Europe que le groupe dégage le plus de bénéfices : il y réalise 49% de son chiffre d'affaires.
C'est en France que Michelin possède le plus grand nombre de sites de production. Depuis 1889, le siège social du groupe est implanté à Clermont-Ferrand. Dans cette seule ville, l'entreprise a compté jusqu'à 30 000 employés, dans les années 70, contre environ 14 000 aujourd'hui. Pour l'année 2007, le groupe a réalisé 774 millions d'euros de bénéfices, soit une hausse de 35,3 %. L'entreprise va bien, très bien même – en ce qui concerne les profits.
Genèse du conflit
En 2006, l'Union Locale de la CGT de Toul alertait déjà les pouvoirs publics sur les bilans présentés par la direction, qui faisaient apparaître – de façon injustifiée – une forte hausse des charges fixes, comme si on « préparait » la mise à mort de l'entreprise.
Lorsque, le 3 octobre 2007, la direction de Michelin annonce la poursuite de sa « stratégie de compétitivité », les salariés de Toul comprennent très vite qu'ils sont directement visés, et que leurs emplois sont en danger. Ils décident rapidement d'organiser une manifestation pour montrer leur détermination. Ils réussissent à mobiliser la population locale. Le 12 octobre, entre 3 500 et 4 500 personnes défilent dans les rues de Toul : du jamais vu.
Mi-décembre 2007, l'expertise commandée par le Comité Central d'Entreprise est rendue publique : le site est déclaré « viable ». Forts de ces conclusions, les salariés organisent une nouvelle manifestation, mi-janvier, à laquelle participe cette fois-ci des salariés d'autres secteurs d'activités, comme les cheminots, ou encore les salariés des usines menacées d'ArcelorMittal et de Miko. La solidarité se développe...
Hypocrisie de la direction
A la suite de la manifestation, la direction fait courir le bruit que la dernière réunion de négociation est prévue pour le 13 février 2008. Les salariés sont indignés : depuis le début de l'affaire, la direction ne parle que de « reclassements ». Jouant sur les mots, elle évite ainsi toute discussion sur les primes de licenciement. Michelin « reclasse » les 826 salariés de l'usine Kléber, mais ne déclare pas la fermeture de l'usine… Quelle hypocrisie puisque, dans les faits, le site est en voie de liquidation !
Déterminés à ne pas se laisser faire, les salariés de Kléber assistent le jour dit à la réunion, accompagnés des salariés de l'entreprise Miko – eux aussi victimes d'un plan social – et qui ont apporté avec eux des pancartes : « NOUS SOMMES DANS LA MEME GALERE, DONC MEME COMBAT ». La réunion se termine dans le mécontentement général. La révolte gronde.
Le lendemain, la direction convoque les salariés pour une réunion de communication. Par groupe de 60 personnes, les salariés sont reçus par deux responsables des Ressources Humaines qui leur présentent le plan social. Aucune réponse concrète n'est apportée à toutes les questions touchant aux primes de licenciement, ni même aux « reclassements » proposés. Le premier groupe de travailleurs sort de la réunion ulcéré.
Lorsque le deuxième groupe entre dans la salle de réunion, les ouvriers sont déterminés à n'en ressortir qu'avec des réponses et des chiffres en mains. Mais la direction affiche un silence méprisant. C'en est trop ! Les travailleurs décident sur l'instant de ne laisser sortir les cadres de l'entreprise que lorsqu'ils leur auront fourni des réponses concrètes. Ils cessent le travail, se mobilisent pour occuper l'usine et s'organisent financièrement pour tenir un véritable siège. Leur état d'esprit est clair : on ne cèdera pas, finis les mensonges et les promesses creuses !
Salama Hadni - La Riposte - 18 mars 2008
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|  Après l'accalmie |
Salariés et syndicats ont accueilli avec satisfaction le soutien de la députée de la Moselle.
Ils viennent de rencontrer des responsables des As- sedic, ont pris acte du calendrier relatif à l'entrée du personnel dans la période de transition " dont la première vague est prévue en mai prochain " et s'apprêtent à rencontrer la direction lors d'un prochain comité central d'entreprise prévu mercredi 19 mars. Non, les Kleber n'étaient pas entrés en léthargie. " Mais après les évènements du mois de février, il était nécessaire de retrouver une accalmie, dans l'intérêt de tous " confie Guy Pernin, délégué syndical CGT. " On était loin d'être en léthargie ", reprend un salarié, " au contraire, on veille au grain !" Ces échanges informels se sont déroulés en fin de semaine dernière, à l'occasion d'une rencontre devant le site de l'usine, avec Aurélie Filippetti, présente à Toul, pour soutenir la candidature du maire sortant aux élections municipales.
Une rencontre loin d'être anodine, quand on sait que la députée de la Moselle se bat bec et ongle pour défendre les employés de l'usine de Gandrange. " C'est la même histoire ici, avec des logiques de court terme. Je défends avec Nicole Feidt la demande d'un moratoire jusqu'en 2011 afin de permettre aux salariés de se retourner. "
Un soutien supplémentaire pour les syndicats de Kleber qui reprennent les négociations dans l'objectif " d'obtenir du concret quant à l'avenir des salariés et du bassin d'emplois. Car si aujourd'hui l'usine ferme, ce n'est pas de notre fait."
Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 17.03.2008
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|  A Toul pour soutenir Nicole Feidt et les salariés de Kléber |  Par Aurélie Filippetti le jeudi 13 mars 2008, 15h16
Aurélie a soutenu ce jeudi Nicole Feidt, maire sortante de Toul.
Ensemble, elles ont rencontré les salariés de l'usine Kléber menacée de fermeture avec à la clef 826 licenciements.
Aurélie s'est engagée à soutenir à l'Assemblée une demande de moratoire jusqu 'en 2011.
Le blog http://aureliefilippetti.free.fr
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|  Les conflits sociaux prennent des formes de plus en plus diversifiées | le 04 mars 2008
Les blocages de Miko, de l'usine Kléber de Michelin ou du site sidérurgique de Gandrange chez ArcelorMittal prouvent que la mobilisation syndicale reste forte face à une menace de restructuration, notamment dans le secteur industriel. Les récents mouvements de protestation relatifs aux salaires dans le secteur privé sont plus nouveaux, notamment dans un groupe comme L'Oréal, peu habitué à ce genre de conflit, même si le nombre de salariés en grève s'est limité à 5 % le 18 février dernier. Mais si le recours à la grève s'est plusieurs fois illustré ces dernières semaines, il ne doit pas faire oublier qu'il n'est qu'un des vecteurs de la conflictualité. Le plus visible, mais pas forcément le plus difficile à affronter pour les DRH.
Les Echos
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|  La colère se lève à l'Est | le 3 mars 2008
Emploi . Miko, Michelin et Mittal licencient. Les salariés de ces entreprises ont décidé de s'unir dans leur combat contre des logiques libérales.
Nancy (Meurthe-et-Moselle),
Rassembler en moins d'une semaine les salariés de toutes les entreprises du Grand Est victimes de restructurations et de licenciements massifs, le pari semblait impossible. Pourtant, samedi après-midi à Nancy, six cents d'entre eux ont répondu présent à l'initiative de la CGT de Kleber : " Notre combat est - commun à ceux des sidérurgistes de Gandrange, des salariés de Miko, des ouvriers de la construction automobile et des Smoby. Montrer que nous sommes unis dans des luttes similaires est une première dans la région. Le message n'est pas que symbolique, il se veut un avertissement à tous les casseurs d'emplois de ce pays qui pensent encore que le mouvement ouvrier est décadent et que les solidarités n'existent plus ", souligne Guy Pernin, délégué CGT de Kleber. En quittant la place Stanislas, les Miko, les Michelin et les Mittal ont donné de la voix pour faire entendre à la population leur détresse face à des actionnaires avides de plus de profits sur le dos des emplois.
La Lorraine a perdu 6 000 emplois industriels depuis 2004. Si les choix patronaux de Mittal et de Michelin aboutissent, plus de deux mille salariés rejoindront la case ANPE avant la fin de l'année. L'emploi est donc l'affaire de tous et Alain Tuchowski, délégué CGT de Miko à Saint-Dizier, demeure persuadé que, seuls, ils ne feront pas plier leur direction : " Depuis deux mois, nous avons complètement changé notre stratégie de lutte. Certes notre combat pour le maintien des 250 emplois sur le site de Saint-Dizier est primordial mais nous avons engagé des discussions avec l'ensemble des salariés du groupe. Des solidarités commencent à naître chez Amora, Knorr et, nul doute, que cette évolution des luttes dérange énormément notre direction. Unilever craint aujourd'hui une contagion sociale. Les rapports de forces changent tout doucement mais changent. "
Même si le parcours de la manifestation des " 3 Mi ", idéalement établi par la préfecture, permet d'éviter au maximum les rues commerçantes de Nancy, les échanges avec la population sont nombreux et explicites. Les femmes de Miko prennent le temps d'expliquer leur lutte, leurs conditions de travail dans le froid et l'humidité ainsi qu'aujourd'hui une grève interminable qui les laisse sans salaire mais avec une détermination inébranlable. Patricia Colin, salariée de Saint- Dizier, est apostrophée par Myriam, une étudiante en géologie à Nancy : " Je ne sais pas si l'on va gagner ce combat contre ce monstre d'Unilever. Mais pour mes enfants et tous les autres salariés de ce pays, j'espère simplement montrer que l'on ne peut plus vivre le dos courbé. Avec toutes ces personnes qui nous entourent dans cette manifestation, j'ai enfin l'impression que mon conflit n'est plus le mien et que je peste autant contre - Michelin ou Mittal, des copies conformes de mon patron. Des gestionnaires inhumains qui ne connaissent comme interlocuteurs que leurs actionnaires. " Devant la préfecture où une délégation de toutes les entreprises est reçue, Kevin, vingt-sept ans, sidérurgiste à Gandrange, résume cet après-midi nancéen : " C'est une petite première mais un sérieux avertissement à tous ces patrons et politiques qui pensent que l'égoïsme a touché le monde ouvrier. À Nancy, on vient seulement de faire sonner le réveil de la solidarité. Il reste aux fonctionnaires, aux internes en médecine, aux acteurs de la vie culturelle, aux paysans, aux caissières de supermarché et à tous les autres, à comprendre que, seuls, on est vulnérables face à la machine libérale. Unis, on commence à peser. " Le message a été entendu et l'initiative des Kleber trouvera une suite en avril. " Avec encore plus de monde ", promet Guy Pernin.
Alain Cwiklinski - l'Huma 03/03/08
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|  La France est-elle encore une puissance industrielle ? | le 23 février 2008
Rappel des faits :
Kodak, Arc International, Miko, Michelin Kleber, Arcelor-Mittal… Les annonces de fermetures et de restructurations industrielles se succèdent et se ressemblent.
" Mon objectif est de garder des usines en France, car un pays qui n'a plus d'usines n'a plus d'économie ", déclarait Nicolas Sarkozy le 4 février, à Gandrange (Moselle), à l'occasion d'une visite aux salariés d'Arcelor-Mittal. Pas besoin de jouer longtemps les détectives pour débusquer l'imposture. Un chiffre est tombé quelques jours après les déclarations du chef de l'État, celui du bénéfice annuel net de Mittal pour 2007 : 7,5 milliards d'euros, en hausse de 30 % sur 2006 ! Les deux tiers de la somme seront pour les actionnaires. Et ceux-ci peuvent dormir tranquilles : Nicolas Sarkozy n'a pas prévu d'agir pour que les 30 millions d'euros d'investissements nécessaires à la préservation du site de Gandrange soient prélevés sur leurs dividendes. Il préfère évoquer le Fonds pour la ré-industrialisation, abondé par l'État. Une question peut tarauder néanmoins : et si, aujourd'hui en France, l'État était réduit à jouer ainsi les infirmiers, au chevet d'une industrie qui serait irrémédiablement déclinante ? Depuis 2000, pas moins de 500 000 emplois industriels ont été détruits. Mais c'est bien au nom du profit qu'ils l'ont été, l'obsolescence de certaines industries lourdes servant de faux prétexte. Aujourd'hui, notamment du fait de la hausse du prix de l'énergie se répercutant sur les coûts de transports, il se pourrait bien, d'ailleurs, que des entreprises aient intérêt à " relocaliser ". Certaines le font déjà, mais en posant des " conditions " aux pouvoirs publics (cadeaux fiscaux, exonérations diverses, etc.) pour que la relocalisation soit plus juteuse même que la délocalisation. En quoi l'État serait-il obligé de céder à un tel chantage qui engage jusqu'à sa souveraineté ?
l'Humanité
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|  Kléber : une affaire d'État |  |
Christine Lagarde a réaffirmé l'engagement de l'État dans la réindustrialisation du site de Toul et du bassin d'emploi. La CGT réclame un moratoire jusqu'en 2011.
NANCY._ Elle est venue en personne " témoigner de l'attention toute particulière de l'État français " sur le dossier Kléber. Avare en annonces, Christine Lagarde a multiplié les propos rassurants lors du point presse, après la deuxième séance de travail du Comité de suivi, hier, rassemblant des représentants de Michelin, des syndicats, du patronat, des collectivités locales... Elle a ainsi promis une " réhabilitation exemplaire " avant de donner " rendez-vous en avril " pour le premier bilan. La ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi a annoncé la mise en place de deux groupes de travail, laissant " l'aspect social aux instances de l'entreprise ".
Mise en place de deux groupes
" J'ai demandé au préfet de constituer rapidement un groupe pour faire l'inventaire de tous les projets de revitalisation et un groupe de contact entre les acteurs locaux et les services de l'État afin de déterminer quelles infrastructures sont nécessaires, comme le transport multimodal, par exemple, pour pérenniser les investissements nécessaires ". Elle salue l'existence d'une convention État-Région de " développement par anticipation des mutations industrielles " dotée d'un fond de 90 millions d'euros, signée en novembre 2007, et la mise en place " d'un guichet unique pour les porteurs de projets qui trouveront un accompagnement ". Le préfet Hugues Parant a mis en exergue les " atouts du Toulois qui bénéficie d'un emplacement stratégique sur le marché européen et de bonnes infrastructures ". Invoquant des impératifs de confidentialité, la ministre de l'Économie, des Finances et de l'Emploi n'a toutefois dévoilé aucun projet précis. Michelin et Suez développeront sur le site Kléber, à l'horizon 2011, un " centre industriel européen de revalorisation des produits en fin de vie ", comprenant unité de recyclage des chutes de caoutchouc et un centre de recherche. La ministre a également évoqué la possible implantation d'Ikea, la Lorraine comptant parmi les trois régions françaises qui intéressent le géant du meuble en kit suédois. " Ce sont de belles promesses, mais ça reste des promesses ", commente Guy Pernin, délégué CGT qui n'accepte pas la fermeture annoncée alors que " l'usine est toujours viable ". Le syndicaliste, qui participait à la séance de travail, " obtenue grâce à la mobilisation des salariés ", a pu constater " une forte volonté politique de la part des élus présents qui ont haussé le ton ". Il n'empêche que la CGT demande toujours " un moratoire jusqu'à 2001, c'est-à-dire jusqu'à ce que ces promesses se concrétisent ". Saïd LABIDI - L'Est Républicain - 23.02.2008
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|  Nouveaux séismes industriels... |
Fermetures d'usines et suppressions d'emplois de grande ampleur sont de nouveau le lot des régions du Grand Est.
NANCY._ Les annonces de suppressions d'emplois et, parfois, de fermetures d'usines refont l'actualité de ces derniers mois. ArcelorMittal (Gandrange en Moselle)a annoncé la fermeture de son aciérie et du train à billettes, même si l'intervention de Nicolas Sazkozy a laissé un sursis jusqu'au mois d'avril : 595 emplois sont menacés sur un millier. La fabrique de pneus Kléber à Toul, en Meurthe-et-Moselle, appartenant au groupe Michelin, doit fermer ses portes en 2009 et supprimer les 826 emplois actuels. Fermeture annoncée aussi pour l'usine de fabrication de produits phytosanitaires Dow Chemical à Lauterbourg (Bas-Rhin) laissant sur le carreau 170 salariés. A ces disparitions d'unités pures et simples, il faut ajouter les plans sociaux et les craintes de suppressions d'emplois. C'est le cas notamment chez le fabricant de jouets Smoby, présent dans le Jura et dans l'Ain, où plus de la moitié du millier d'emplois est sur la sellette.
50.000 emplois détruits en France
Les salariés du glacier Miko (Saint-Dizier en Haute-Marne) ont aussi fait tristement parler d'eux la semaine dernière en tentant de médiatiser la restructuration de leur unité de production qui prévoit la suppression de 250 emplois sur 500. A cette liste, il faut ajouter la cristallerie d'Arques (Arc International) dans le Pas-de-Calais qui a annoncé la suppression de 560 emplois d'ici 2010, Sony à Ribeauvillé (Haut-Rhin) qui liquide 230 emplois sur 800 dans un cinquième plan social, et encore le laboratoire britannique AstraZeneca à Reims qui supprime 70 postes. La liste n'est pas exhaustive et surtout ne comptabilise pas les " petites " restructurations industrielles touchant moins de 50 personnes. L'an dernier, ce sont 50.000 emplois industriels qui ont été détruits dans toute la France et 65.000 en 2006. " Un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie ", avait déclaré le président de la République à Gandrange. Une fatalité dans le grand chambardement de la mondialisation ? Les groupes ArcelorMittal et Michelin ont les moyens d'investir dans leurs usines condamnées. Ils ont tous les deux annoncé des profits record (7 milliards d'euros), en hausse de 30 % pour le sidérurgiste et en hausse de 35 % pour le manufacturier. D'où l'incompréhension, doublée de colère des ouvriers en passe d'être mutés ou licenciés. Le spectre de la désindustrialisation fait peur car, si l'industrie ne contribue plus que pour 10 % à la richesse nationale, elle pourrait désertifier encore des territoires industriels, en Lorraine et en Franche-Comté. Ces nouvelles crises, brutales pour les individus, ne doivent cependant pas masquer les efforts entrepris pour revitaliser les territoires et reconvertir les salariés.
Sita à Noyelles-Godault
C'est le message qu'a tenté de délivrer Nicolas Sazkozy en se rendant, hier, dans l'usine Metaleurop de Noyelles-Godault (Pas-de-Calais). L'expérience de ce site très pollué, abandonné en 2003 par son propriétaire qualifié de " patron voyou ", est significative et intéressera en premier lieu les salariés de Kleber : c'est la filiale de Suez, Sita, qui a repris le site et l'a reconverti. Or il est justement question de Sita à Toul pour implanter une unité de recyclage de caoutchouc dans le cadre du plan de revitalisation de 130 millions d'euros proposé par Michelin. A Noyelles-Godault, à la place de la fonderie qui employait 830 salariés, est installée maintenant une zone tertiaire de 9.000 m2 employant 420 salariés. Albert Lebleu, vice-président de l'association d'anciens de Metaleurop, Chœurs de fondeurs, estime que la réindustrialisation s'est faite surtout par relocalisation d'activités et estime à quelque 70 le nombre d'emplois réellement créés sur les 190 promis et à 20 ou 25 celui des ex-Metaleurop employés. Armelle ROUSSEAU - L'Est Républicain - 22.02.2008
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|  Réjouissez-vous, on ferme ! | Ils ne comprennent rien, ces salariés. Voyez Michelin : voilà dix ans, le roi du pneu annonçait le même jour un bénéfice en pleine ascension et plusieurs milliers de suppressions de postes. Du coup, son action en Bourse avait bondi de 12 %. Par la suite, les « licenciements boursiers» du même tonneau s'étaient multipliés. Croyez-vous que les salariés se sont adaptés à cette nouvelle donne qu' impose le monde mondialisé? Non. Ils restent indécrottablement attachés à leur emploi. Archaïques, on vous dit. Ainsi les 826 salariés de l'usine Kléber-Michelin de Toul, apprenant que leur patron va fermer l'usine alors que le bénéfice du groupe progresse de 34 % ont-ils fait la tronche. Et sont allés séquestrer deux cadres. Le cogérant de Michelin a été obligé de leur répéter à nouveau le Grand Théorème du Grand Capital à apprendre par coeur: « C'est lorsque les résultats sont bons qu'il faut investir et garantir l'avenir. » Compris, les gars? Voyez ArcelorMittal, le géant de l'acier. Il vient d'engranger un bénéfice record, 7,5 milliards d'euros. Et hop! il en profite pour fermer le site lorrain de Gandrange, 600 emplois. Bravo! il «garantit l'avenir ». Certes, les syndicats estiment qu'en injectant 30 millions d'euros, soit 0,0004 % de son bénéf', Gandrange serait rentable. C'est idiot ! Ils ne « garantissent pas l'avenir ». Ce qui garantit l' avenir, c'est de servir des actionnaires. Ceux de Mittal devraient empocher 3 milliards de dollars cette année ... Et ça n'arrête pas. A Saint-Dizier, c'est la multinationale Unilever qui veut « restructurer » Miko (250 emplois supprimés). A Blanquefort (Gironde), c'est l'usine Ford qui est en danger. A Arques, c'est la verrerie qui dégraisse (560 emplois). Bref, partout on « externalise » on « délocalise », on « garantit l'avenir » ! Battrons-nous le record de l'an dernier (50 000 emplois industriels détruits)? Heureusement que le candidat Sarkozy avait affirmé qu'il voulait « garder les usines ouvertes en France» ... Et qu'il a promis aux sidérurgistes de Gandrange la prise en charge de « tout ou partie des investissements nécessaires ». Arroser d'argent public une multinationale pleine aux as, voilà qui « garantit l'avenir » des multinationales ! Canard enchaîné - J-L P - 20-02-2008 |
|  Kléber Toul, négociations douloureuses | le 19 février 2008
Pneumatique . Après cinq jours de négociations forcées pour Michelin, les salariés ont obtenu une prime calculée sur l'ancienneté.
Dimanche, vers 14 heures, les deux cadres de la direction du groupe Michelin, retenus depuis jeudi dans les locaux de l'usine Kleber de Toul, sont sortis entre deux haies de salariés silencieux leur tournant le dos. Pierre Kowalski, délégué CGT, leur avait annoncé cette libération quelques minutes auparavant : " La direction du groupe accepte, enfin, de négocier sur des bases sérieuses. " Après cinq jours de discussions difficiles, tous les salariés ont enfin l'assurance de quitter l'entreprise avec une prime de 2400 euros par année d'ancienneté. Ce point d'achoppement, qui durait depuis des semaines, n'est pourtant que la face cachée de l'iceberg des négociations en cours depuis l'annonce par Michelin, en octobre dernier, de la fermeture du site de Toul en 2009.
" Bibendum a mis un genou à terre "
Pour bon nombre de salariés, ce conflit de la semaine dernière laissera des traces. " Nous sommes confrontés à une direction impitoyable. Si tous les points du plan social doivent être discutés de cette façon, on peut craindre le pire ", souligne, un salarié en colère. Partagé entre la satisfaction de voir cet épisode se terminer et l'angoisse du lendemain, les ouvriers de Kleber sentent que le tournant de la fermeture vient d'être pris : " Nous nous battions jusqu'à maintenant pour le maintien de l'usine de Toul. Les superbénéfices de l'entreprise nous laissaient l'espoir d'un retournement de situation. Cette fois, c'est évident, on va vers la fermeture ", déplore Eric, douze années d'ancienneté. Cette fermeture combattue jusqu'à aujourd'hui par la seule CGT semble, en effet, inéluctable : " Les dernières déclarations du groupe ne nous laissaient guère d'espoir sur un éventuel maintien de l'usine. C'est pourquoi, avec une majorité de salariés, nous avons décidé de négocier cette prime d'ancienneté qui ne figurait pas dans le plan social initial ", précise Pierre Kowalski. Une première bagarre qui se conclut difficilement par une victoire. Dimanche soir, la direction de Michelin, discrète sur le conflit, s'est contentée d'annoncer qu'elle ne fermerait plus d'usine en France, sans préciser sur quelle période, mais que Kléber Toul resterait fermé le temps nécessaire selon la direction de " vérifier que les conditions d'accès, de sécurité et de qualité sont réunies, avant d'ouvrir l'usine au personnel ". Hier matin, l'usine était donc fermée et c'est dans les rues de Toul que les débats se poursuivaient. Selon Dominique, la mine fatiguée, cette fin de conflit est un " soulagement ". Et d' ajouter : " On peut considérer qu'il s'agit d'une sortie de crise honorable, mais il n'y a pas de quoi se réjouir. " En effet, 826 personnes se retrouveront sur le carreau dans quelques mois. Parmi ceux-ci, un certain nombre a déjà fait le choix de la mutation interne dans le groupe, mais une grande majorité hésite encore, à l'image de Marc, vingt ans d'ancienneté, qui s'estime déjà comme " futur chômeur ". En attendant la reprise du travail, nombre de salariés craignent encore des mauvais coups de la direction : " C'est la première fois que des salariés de Michelin font mettre un genou à terre au Bibendum. Il n'a pas aimé, c'est sûr ", estime Bruno.
" maintenir la pression "
À quelques encablures de l'usine, la rumeur d'une fermeture anticipée de l'entreprise galope dans les cages d'escalier de la cité Kleber : " Ils ne vont pas attendre 2009. Je pense que cet été, ils vont profiter des vacances pour fermer la boîte. En septembre, on cherchera un boulot ", peste Henri, vingt-trois ans d'ancienneté. Une éventualité que les organisations syndicales n'excluent pas : " Le livre des négociations vient à peine de s'ouvrir et l'on ne peut pas dire que cela ne se fasse pas dans la douleur. L'empressement de Michelin de conclure rapidement le plan social nous inquiète. On doit maintenir la pression. Il y a encore beaucoup de choses à négocier dans ce dossier ", prévient Pierre Kowalski. Kleber, ce n'est donc pas tout à fait fini.
Alain Cwiklinski - l'Huma
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|  Le gouvernement face à une vague de fermetures d'usines |  | La France a créé en 2007 près de 300.000 emplois dans le secteur privé · Mais l'industrie en a supprimé 50.000 · Michelin, qui ferme l'établissement Kléber de Toul, va augmenter de 60 % ses capacités dans les pays émergents
La hausse de l'emploi salarié dans le secteur marchand a enregistré, en 2007, sa meilleure performance depuis 2000 (+ 298.000 postes), selon les statistiques publiées vendredi par le ministère de l'Emploi. Mais le gouvernement doit faire face à une vague de suppressions de postes et de fermetures de sites dans l'industrie, chez ArcelorMittal, Kodak, Miko, Kléber, Arc International, Ford... A moins d'un mois des élections municipales, cela confirme que le monde des affaires n'observe plus de trêve électorale. L'impact sur l'opinion publique de ces restructurations est d'autant plus marqué que certaines entreprises viennent dans le même temps d'annoncer d'excellents résultats. Cette succession d'annonces pousse l'exécutif à monter au créneau. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, reçoit aujourd'hui les syndicats de Miko. A Toul, la médiation souhaitée par la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, ouvre la voie à une sortie de crise.
Les Echos - 18/02/2008
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|  Le gouvernement voit ressurgir le spectre de la désindustrialisation | le 18 février 2008
ArcelorMittal, Kodak, Miko, Michelin, Arc International, Ford... Le gouvernement doit faire face à une vague de suppressions de postes et de fermetures de sites dans l'industrie, où près de 50.000 emplois ont encore été détruits en 2007.
Les mauvaises nouvelles en provenance de l'industrie continuent de s'accumuler. Mardi, Arc International, basé à Arques (Pas-de-Calais), a annoncé 560 suppressions d'emplois d'ici à fin 2010. Vendredi, Michelin a répété que la fermeture en 2009, annoncée en octobre, de son usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), avec 826 postes supprimés, était " inéluctable ". Ces annonces viennent s'ajouter à celles, ces dernières semaines, de la fermeture de l'aciérie ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) et de l'usine Kodak de Chalon-sur-Saône (Bourgogne), ainsi qu'au blocage, en cours, de l'usine Miko de Saint-Dizier (Haute-Marne) par ses salariés, qui ont manifesté vendredi contre le plan social touchant 250 d'entre eux et à celui démarré samedi de l'usine Ford de Blanquefort (Gironde) menacée de fermeture en 2010.
Alors qu'une succession de licenciements massifs - chez Chausson Industries notamment - avait déjà émaillé la campagne présidentielle l'an passé, ce nouvel épisode, à moins d'un mois des élections municipales, confirme que le monde des affaires n'observe plus de trêve électorale. Il ne craint plus de s'attirer les foudres du pouvoir en place.
L'impact sur l'opinion publique de ces restructurations est d'autant plus marqué que certaines entreprises viennent dans le même temps d'annoncer d'excellents résultats. C'est le cas de Michelin, avec un bénéfice 2007 en hausse de 35 %, et d'ArcelorMittal, qui a présenté mercredi un résultat net mondial de 7,1 milliards d'euros (+ 30 %). Dans ces conditions, la tension est montée d'un cran sur les sites concernés, comme en témoigne la séquestration, chez Kléber, de deux cadres de l'entreprise pendant quatre jours. En touchant deux fleurons du patrimoine industriel français, les suppressions de postes chez Michelin et Arc International mettent en lumière les difficultés récurrentes de l'industrie, confirmées par les chiffres publiés vendredi: 48.900 emplois industriels ont été détruits l'an passé en France, sous l'effet conjugué des délocalisations et des externalisations.
" Logique choquante "
Il n'empêche, cette succession d'annonces pousse le gouvernement à monter au créneau. Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, reçoit aujourd'hui les syndicats de Miko (lire ci-dessous). Nicolas Sarkozy s'est récemment rendu à Gandrange et a rencontré les dirigeants d'ArcelorMittal et ceux de Michelin. Son traditionnel volontarisme s'est mué en interventionnisme, quand, le 4 février, il a annoncé que " l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires " pour maintenir en activité l'aciérie de Gandrange. Une attitude que l'opposition, après l'annonce des bons résultats d'ArcelorMittal, a eu beau jeu de dénoncer.
DEREK PERROTTE - Les Echos
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|  Michelin : Bercy se félicite de l'accord sur l'usine Kléber | L'usine de Toul pourrait reprendre un fonctionnement normal mercredi ou jeudi.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, s'est félicitée, lundi 18 février, de la "signature du protocole d'accord" entre la direction de Michelin et les syndicats à propos du site Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle) et a demandé "la réunion du comité de suivi avec les acteurs locaux". Le patron de Michelin, Michel Rollier, réaffirme dans La Tribune, ce même jour, que la fermeture de l'usine de pneumatiques est "inéluctable", mais assure que le groupe propose "un réel accompagnement" des 826 salariés dont les postes seront supprimés d'ici au début 2009. Chaque salarié recevra une prime de départ de 2.400 euros par année d'ancienneté, la direction de Michelin et les syndicats ayant trouvé un accord en ce sens dimanche soir. Et ce, alors que les deux syndicats du site (CGT et FO) demandaient une indemnité de 3.000 euros par année d'ancienneté avec un plancher minimum de 30.000 euros en cas de licenciement. Le retour à un fonctionnement normal de l'usine pourrait intervenir "mercredi ou jeudi". Le directeur du site, Philippe de la Gravière, est venu lundi matin dans l'usine fermée au personnel, accompagné de deux huissiers, et n'a constaté aucun dégât matériel.
Deux emplois proposés à chaque salarié
"Nous ne fermerons pas d'autre usine en France", déclare aussi le gérant du groupe au quotidien économique. En ce qui concerne Kléber-Toul, la fermeture "est inéluctable mais nous offrons un réel accompagnement des salariés", insiste Michel Rollier, détaillant le plan social: "nous proposons deux emplois dans l'une des 16 usines du groupe en France à chaque salarié, (et) pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent pas déménager, nous offrons une aide personnalisée jusqu'à ce qu'ils retrouvent un emploi. Jusque-là, ils resteront salariés de Michelin". Une période qui "pourra durer jusqu'à douze mois", selon lui.
Ouverture d'un site de revalorisation avec Suez
Par ailleurs, "nous nous engageons à contribuer à créer 900 emplois d'ici cinq ans à Toul", a souligné Michel Rollier, rappelant que Michelin a annoncé avec Suez un projet d'ouverture d'un "site de revalorisation des matières premières en fin de vie" qui devrait se traduire par "plusieurs centaines d'emplois créés". "Sur le site de Poitiers fermé il y a deux ans, nous avons recréé l'équivalent de tous les emplois disparus", dit-il. Selon le patron de Michelin, le groupe embauche "chaque année, en France, de 800 à 1.000 personnes pour 1.800 départs en retraite". www.challanges.fr - 18/02/2008 |
|  Fermeture de l'usine Kléber de Toul : Michelin et les syndicats ont trouvé un accord | La direction de Michelin et les syndicats ont trouvé hier soir un accord sur les mesures d'accompagnement pour la fermeture de l'usine Kléber de Toul, prévoyant notamment une prime de départ de 2 400 euros par année d'ancienneté, a-t-on appris ce matin auprès de la direction. Michelin ne va pas fermer d'autre usine en France que celle de Toul (Meurthe-et-Moselle) dont la fermeture est prévue pour 2009, a déclaré son président Michel Rollier dans une interview parue dans «la Tribune». La fermeture de l'usine de Toul, qui compte 17 usines en France, doit entraîner la suppression de 826 emplois. Michelin a indiqué hier dans la matinée être prêt «à faire évoluer le plan d'accompagnement» pour le personnel de son usine de Toul, à condition que ses deux cadres séquestrés depuis jeudi soient libérés. Ces derniers ont été relâchés hier dans l'après-midi. Les deux cadres qui ont passé trois nuits dans l'usine sont sortis escortés par la directrice départementale du travail de Meurthe-et-Moselle. Des salariés silencieux formaient une haie au passage des trois personnes. www.parismatch.com - 18 février 2008 |
|  Miko, pneus Kléber, skis Salomon: la France craint pour l'emploi industriel | De Miko à Kléber-Michelin en passant par , les menaces pesant sur l'emploi industriel en France attisent l'inquiétude des salariés, malgré la volonté affichée par le gouvernement et l'Elysée de "garder des usines".
A trois semaines des municipales, les conflits suscités par l'annonce de centaines de suppressions d'emplois dans la sidérurgie par ArcelorMittal, à la cristallerie d'Arc, chez Miko à Saint-Dizier, et la fermeture des pneus Kléber à Toul, celle des skis Salomon à Rumilly et peut-être aussi des skis Rossignol (Quicksilver), ont placé le gouvernement en première ligne.
L'installation au cours du week-end d'un piquet de grève sur le site bordelais de Ford fait craindre que le nuage de mauvaises nouvelles économiques américaines ne s'arrête pas aux portes de l'Hexagone.
Tout le week-end, la préfecture de Meurthe-et-Moselle s'est dépensée pour obtenir la libération de deux cadres à l'usine de pneus Kléber-Michelin de Toul et négocier les conditions de départ des salariés de l'usine vouée à fermer.
Obligé de jouer les médiateurs, le gouvernement est également sommé d'apporter des réponses de fond face à une hémorragie d'emplois continue dans l'industrie depuis 2001, quoique ralentie en 2007, et qu'il assurait vouloir stopper.
"Notre pays doit garder des usines", avait promis le candidat Sarkozy, faisant mouche notamment dans l'est de la France. "Les délocalisations ne sont en aucune façon une fatalité. Votre mission est de le démontrer", déclarait-il en juillet, dans sa lettre de mission à Christine Lagarde.
Dimanche soir sur France 3, la ministre de l'Economie et de l'Emploi a assuré être "très attentive à ce qui se passe pour les salariés", "en veille permanente pour savoir quels pans industriels vont se créer, et lesquels vont disparaître".
Elle a mis en avant le triplement du crédit d'impôts recherche, voté l'été dernier, "mesure phare et déterminante", même si elle ne porte pas tout de suite ses fruits en terme de nouveaux emplois.
"Nous souhaitons améliorer la compétitivité de la France, aider les entreprises à être plus productives, les salariés à être mieux formés, plus adaptés aux évolutions de l'économie", a-t-elle déclaré.
Lundi, c'était au tour du ministre du Travail, Xavier Bertrand, d'endosser les craintes des salariés: "une France sans industrie serait conduite à sa perte", "n'allons pas croire que ce sont uniquement les services qui offriront un avenir pour nos enfants".
Depuis 2001, l'industrie française détruit plus d'emplois qu'elle n'en crée, entraînant plus d'un demi-million de pertes nettes d'emplois selon l'Insee.
Cela tient à l'externalisation de certaines fonctions auprès de prestataires, toujours en France mais dont les effectifs gonflent les services.
Au-delà, le déficit du commerce extérieur (plus de 39 milliards d'euros en 2007) est symptomatique des difficultés à exporter d'une industrie qui délocalise de plus en plus.
Même les ventes d'Airbus ne suffisent pas à compenser l'érosion dans les biens d'équipements.
A l'autre bout de la chaîne, les consommateurs plébiscitent les produits manufacturés importés de pays à faible coût de main d'oeuvre, tandis que patronat et syndicats peinent à faire une gestion prévisionnelle de l'emploi au-delà des déclarations d'intention: du "bavardage", regrettait récemment Jacques Haraut, président du conseil de développement de Saint-Dizier (Haute-Marne). France24 - Claudine RENAUD - 18février 2008
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|  Déblocage de la situation, les salariés restent vigilants... | le 17 février 2008
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|  Bras de fer chez Kléber | le 16 février 2008
Colère après la condamnation du site par Michelin.
Cette fermeture " est inéluctable ", tel est le verdict prononcé, vendredi, sur RTL par Michel Rollier, gérant de Michelin, concernant l'usine Kléber de Toul. Malgré une augmentation de plus de 35 % des profits pour un montant de 774 millions d'euros en 2007 et des ventes qui progressent de 3 %", l'usine fermera en 2009 avec ses 826 salariés. La direction est catégorique : " on ne peut rien faire ", a t-il déclaré. Le 12 février, peut-être pour calmer le jeu, le groupe a dévoilé un projet conjoint avec Suez d'un nouveau centre industriel sur ce même site de Toul, dédié à la valorisation des déchets et des matières premières. Il devrait voir le jour à l'horizon 2011, selon Michelin, et déboucher sur la création de 300 à 400 emplois. " Mais, même si les 300 emplois étaient pour maintenant, il resterait environ 350 personnes sans solution ", a constaté Guy Pernin, délégué syndical CGT.
Engagés dans un bras de fer avec leur direction, les salariés de Kléber-Michelin ont tout naturellement participé à la manifestation organisée pour la défense de l'usine Miko à Saint-Dizier. " Les Miko nous ont soutenus, c'est normal qu'on vienne les soutenir, estime Guy Pernin. D'autant qu'on est confronté à la même situation. Dans les deux cas, les deux groupes annoncent des centaines de suppressions d'emplois alors qu'ils font des bénéfices exorbitants. " Pour Guy Pernin, toutes ces convergences pourraient favoriser la création d'un grand mouvement de mécontentement des salariés de l'industrie.
Voyant que les négociations n'avançaient pas, les " Kléber ", qui estiment que la direction " a tout fait pour les amener à cette situation extrême ", sont passés à la vitesse supérieure. Depuis quelques jours, ils bloquent l'usine à tour de rôle et, depuis jeudi, retiennent deux responsables de la société. " On est déterminé. On ne lâchera pas la pression tant qu'on n'aura pas obtenu un moratoire pour discuter du plan avec la direction ", précise le délégué CGT, qui demande également que l'État s'engage. Pour lui, il suffirait de peu pour que le site redevienne rentable puis pérenne. L'enjeu est d'autant plus grand que c'est tout le bassin de Toul qui est menacé. " Le seuil de pauvreté est actuellement de 14 %. Si on supprime 800 emplois supplémentaires… vous imaginez ? "
A. C. à Saint-Dizier, avec Clotilde Mathieu
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|  Profits record et fermeture d'usine pour Michelin | Le fabricant de pneumatiques français Michelin a annoncé, vendredi 15 février 2008, des résultats positifs pour son exercice annuel. Le groupe a dévoilé un bénéfice net de 774 millions d'euros, en hausse de 35 % en 2007. Michelin, a dans la foulée, confirmé la fermeture de l'usine Kléber de Toul, en Meurthe-et-Moselle, avec 826 postes supprimés. Les salariés sont choqués par le parallèle entre les bons résultats du groupe et le plan
Le groupe de pneumatiques français Michelin a réalisé 774 millions d'euros de bénéfices contre 572 millions d'euros en 2006. « L'entreprise va bien », a affirmé son président Michel Rollier en précisant que « ces chiffres marquaient une reprise de la croissance après deux années moroses ». Ces bons résultats vont, selon lui, permettre à Michelin « d'aborder l'année 2008 dans une situation saine et solide ». L'industriel français devrait ainsi réussir à maintenir sa place de numéro un mondial devant l'américain Goodyear.
Michelin va bien mais dans le même temps son patron a réaffirmé que la fermeture de l'usine de pneumatiques Kléber de Toul en Lorraine, en 2009, avec 826 postes supprimés, était «inéluctable». Ce site qui produit des pneus de milieu de gamme, ne serait plus compétitif selon la direction. L'usine de Toul affiche un coût de production de plus de 50% supérieur à ses concurrents, malgré les 45 millions d'euros investis depuis sept ans, pour améliorer la rentabilité.
Opération coup de poing
Cette fermeture est un choc pour cette région déjà en difficulté. C'est pourquoi pour les syndicats, la meilleure solution reste « le maintien de l'usine, avec Michelin ou un autre manufacturier ». Les syndicats qui dénoncent «un manque d'investissement dans l'outil de production», accusent « la direction d'avoir laissé mourir l'usine ». Les salariés mécontents du plan social d'un montant de 130 millions d'euros pour les 826 postes supprimés, bloquent le site Kléber de Toul depuis mercredi soir. Ils exigent de meilleures indemnités de départ.
Insatisfaits des mesures accompagnant la fermeture de l'usine, certains d'entre eux ont décidé, jeudi, de retenir trois cadres dans l'enceinte de l'entreprise. Vendredi matin, l'un d'entre eux a été relâché. Pour l'heure, le directeur des ressources humaines et le chef du personnel sont toujours retenus par des ouvriers dans une salle de réunion. Après avoir dénoncé des «méthodes assez tristes», le patron de Michelin Michel Rollier a rappelé son engagement de reclasser tous les salariés de Toul dans l'une des seize usines de Michelin en France. Et pour ceux qui souhaitent rester en Lorraine, un dispositif d'aide à la recherche d'emplois sera mis en place.
Réorganiser sa production
L'industriel français s'est également engagé à participer à la réindustrialisation du site. Mardi 12 février dernier, le groupe a dévoilé un projet d'ouverture, conjointement avec Suez, d'un nouveau centre industriel sur le site, consacré à un projet de recyclage de pneumatiques usagés. Ces nouvelles activités devraient générer « plusieurs centaines d'emplois à l'horizon 2011 », selon Michelin qui a rappelé son choix de « maintenir une base industrielle forte en France ».
Dans le reste de l'Europe, l'industriel français a engagé également une réorganisation de sa production sur ses cinq sites espagnols. Au total, ce sont donc plus de 1 300 postes qui vont disparaître. Michelin explique qu'il subit de plein fouet la concurrence des pays asiatiques à faibles coûts de production. En Espagne, les suppressions de postes se feront essentiellement par le biais de départs en préretraite. www.rfi.fr - 15/02/2008
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|  La séquestration des cadres de l'usine Kleber de Toul devrait se prolonger | Tout porte à croire que le directeur des relations sociales et le chef du personnel de l'usine Kléber de Toul, en Meurthe-et-Moselle ne seront pas libérés par les salariés avant lundi matin au plus tôt.
« Nous avons tout tenté, les derniers échanges avec Christine Lagarde ne sont pas satisfaisants. Nous exigeons le maintien du site qui emploie 826 salariés et que la maison mère Michelin veut fermer en 2009 », explique Carlos Moirera, secrétaire fédéral de la fédération de l'industrie chimique de la CGT. Deux cadres du site de production de pneumatiques de tourisme moyenne gamme sont retenus à l'issue d'une réunion avec le personnel depuis jeudi dernier, tandis qu'un troisième cadre a été libéré ce matin. Tout porte à croire que le directeur des relations sociales et le chef du personnel de l'usine Kléber de Toul, en Meurthe-et-Moselle ne seront pas libérés par les salariés avant lundi matin au plus tôt.
La somme investie dans le plan social, permettrait de garantir la pérennité du site.
Pour la CGT et sur la base de l'étude du cabinet Secafi-Alpha commandée par le Comité d'Entreprise, la moitié de la somme investie dans le plan social, permettrait de garantir la pérennité du site. Pour sa part la CFE-CGC ne veut pas s'exprimer sur la mesure de fermeture avant la fin des négociations ouvertes avec la direction. « Néanmoins nous condamnons fermement ces pratiques et la radicalisation ne permettra certainement pas de trouver une issue favorable au conflit», explique Emmanuel Pasquier, délégué syndical CFE-CGC de Michelin France. La direction n'a pour l'instant pas déposé de plainte à l'encontre de cette action illégale et évoque des dégradations sur le site. Elle justifie pour cette fermeture des coûts de production de 50 % supérieur au marché asiatique, dont la production a progressé de 70 % en 5 ans. Par ailleurs, le Président de Michelin, Michel Rollier annonçait ce matin des bénéfices de 774 millions d'euros et en progression de 35,3 % pour 2007. Mirroir Social - 15 février 2008
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|  Kléber-michelin : le PCF porte plainte pour non assistance à usines en danger |  | Les salariés de l'Usine Kléber du groupe Michelin occupent leur usine pour défendre les 826 emplois. Le PCF soutient leur lutte. Malgré des profits records en 2007 : 774 milliards d'euros (+35%), le grand patron de Michelin vient d'affirmer ce matin que la fermeture du site était « inéluctable » tout en versant des larmes de crocodiles sur le sort des salariés de l'usine de Toul.
Le cynisme patronal atteint décidément des sommets, au moment où il est désormais public qu'un investissement de 60 millions permettrait à l'activité du site de Kléber d'être rentable.
Après le scandale de Gandrange qui voit le patron d'ArcelorMital refuser d'investir dans l'aciérie lorraine malgré des profits gigantesques, cette chronique de l'irresponsabilité sociale doit cesser. Les pouvoirs publics doivent intervenir de toute urgence pour faire cesser ces scandales sous peine de non-assistance à usine en danger. Parti communiste français - 15 février 2008
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|  Kléber : ça chauffe toujours |  En déplacement à Toul pour soutenir la campagne électorale de Nicole Feidt, Marylise Lebranchu est venue à la rencontre des salariés de Kleber Toul.
Près de 120 salariés de Kleber Toul ont rejoint hier la réunion à St-Dizier pour évoquer les négociations de salaires. Juste avant, Marylise Lebranchu est venue les soutenir.
TOUL. - " Y'a pas une seule bonne nouvelle pour nous ? " hurle une salariée ? Réunis devant l'usine Kleber Toul une cinquantaine d'ouvriers sont en grève et attendent des informations de la réunion sur les négociations de salaires qui se déroule au même moment à l'Hôtel de Champagne à Saint-Dizier, entre direction et représentants syndicaux. Un rendez-vous décisif pour les personnels, toujours persuadés que leur usine est viable, mais peu à peu résolus à envisager la fermeture du site toulois. " On ne partira pas sans rien ", lance un ouvrier. " On réclame 100.000 € ! " " Ou une caravane pour suivre les sites qui vont fermer ! " reprend un autre par une boutade loin de le faire rire.
Perte de salaires
En relation permanente avec Pierre Kovalski, Guy Pernin, délégué CGT, vient justement d'arriver pour les tenir au courant de l'évolution des négociations. " On gagne 1 mois. Vous devriez être contents... " ironise le syndicaliste. " La direction vient d'annoncer que la prime extra-conventionnelle jusqu'alors déterminée sur une période de 4 à 7 mois de salaires " (en fonction de l'ancienneté) passe finalement de 4 à 8 mois. C'est pas beau ? " Au moment où des sifflets de mécontentement envahissent le site, camions et automobilistes manifestent leur solidarité par des coups de klaxons incessants. Il faut dire qu'aux abords de la route de Pont-à-Mousson une fumée noire s'échappant de pneus en feu assombrit le paysage et interpelle les usagers. " Ce n'est pas tout ", reprend Guy Pernin. " Aujourd'hui, on n'a plus de garanties de salaires. Durant la période de transition, on sera payés en heures de jours. Plus de primes ! " Concrètement, le délégué syndical explique une perte de salaire d'environ 15 % pour les personnels fonctionnant en 3 x 8 et 6,4 % pour les 2,8. " Et pour compenser cette perte, la direction nous verserait une prime, si une solution professionnelle est trouvée. " Des mesures également actées par Francis Humblot, délégué FO qui déplore la tournure que prennent les évènements : " Tout est bloqué, on tourne en rond. On a l'impression de se trouver face à un mur. " Au fur et à mesure de la conversation le rassemblement s'intensifie. Les ouvriers ont en effet prévu de rejoindre leurs collègues à la réunion de Saint-Dizier, décidés d'accéder à la salle et de se faire entendre. " Y'en a marre, ça fait 4 mois qu'ils nous mènent en bateau ! " Peu avant l'arrivée de deux bus affrétés pour l'occasion, Marylise Lebranchu, garde des sceaux, de 2000 à 2002, présente hier à Toul pour appuyer la campagne électorale de Nicole Feidt, est venue soutenir les Kleber, mettant en avant la nécessité d'obtenir un moratoire. À leur arrivée à Saint-Dizer, les Toulois ont été agréablement surpris de recevoir un autre soutien : une centaine de salariés de Miko les attendaient pour manifester avec eux. La réunion s'étant terminée tardivement, il n'a pas été possible d'obtenir le point de vue de la direction de Kleber. Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 14.02.2008
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|  Le petit papa Noël des gros licencieurs | samedi 9 février par Marc Fressoz
Champagne ! La bonne nouvelle pour les industries qui prévoient des charrettes est passée presqu'inaperçue : même s'il n'y a plus un sou en caisse, a promis Sarko, l'Etat volera à leur secours. Après Mittal et Michelin, à qui le tour ?
Après la noce, l'usine. Dans la foulée de son mariage avec sa belle et richissime italienne, Sarko s'est frotté cette semaine au peuple des usines. Histoire de montrer qu'il n'est pas que l'ami des grands patrons fournisseurs de yacht et de jet. Comme un Chirac en campagne électorale perpétuelle, notre hyper président est allé distribuer les promesses aux ouvriers de l'industrie.
On peut être libéral et ne pas supporter qu'une usine ferme, a-t-il expliqué en substance, critiquant, un brin démago, les fonds de pensions sans visage, l'euro fort et la Commission européenne. Illustration de ce volontarisme qui fleure bon les années 60 lundi en Lorraine devant les salariés en sursis d'Arcelor-Mittal. « Quel que soit le propriétaire de l'usine, [l'Etat] est prêt à prendre tout ou partie de l'investissement de modernisation » du site de Gandrange, a lancé Sarko.
Licenciez, l'Etat paiera les pots cassés ! Une belle annonce qui a donné des sueurs froides à Christine Lagarde, dont les caisses sont en principe vides. Il ne s'agit « pas de subventionner Mittal », s'est empressée d'avertir la ministre de l'économie doublement dépassée. Car cette sollicitude envers les salariés guettés par le chomdu constitue aussi une belle invite aux groupes mondialisés à licencier en France sans scrupule. Licenciez, l'Etat paiera les pots cassés !
Deuxième étape mardi à la Rochelle chez Alstom qui dévoilait son nouveau TGV. Fier d'avoir été l'artisan du sauvetage du groupe en le renationalisant partiellement et temporairement lorsqu'il était à Bercy, Sarko érige « cette boîte » en symbole de son action à venir. Et Fillon contraint de détailler ensuite sur RMC que si le site de Gandrange ne trouve pas acheteur, l'Etat pourra éventuellement le reprendre de façon « temporaire » ou sous forme « de relais », à l'instar d'Alstom.
Le hic c'est que pour Sarko, Gondrange n'est pas un cas isolé. Ce type de sauvetage, « je le ferai à chaque fois que j'estime qu'une usine, qu'un site a un avenir », s'il s'agit d'un secteur stratégique. Et de préciser : « Je veux mettre l'argent de l'Etat au service d'une stratégie offensive plutôt que dans des plans sociaux ». Bigre ! Une annonce passée quasi inaperçue mais lourde d'implication.
Insatiable, celui qui citait Jaurés pendant sa campagne s'est aussi occupé, jeudi, du sort des ouvriers de l'usine Kleber de Toul. Une propriété de Michelin employant plus de 800 personnes et que Bibendum va totalement rayer de la carte. Après avoir tancé les patrons de Michelin, l'activiste a reçu une délégation du personnel à l'Elysée. C'est promis, Sarko ira à Toul porter la bonne parole aux ouvriers. L'Etat aidera à la reconversion du lieu.
Après Mittal et Michelin, à qui le tour ? http://www.bakchich.info/article2606.html |
|  Les Kleber Toul incrédules | le 07 février 2008
Reçus hier par Nicolas Sarkozy, les représentants syndicaux Kleber Toul n'avaient guère d'illusion à leur arrivée. Ils ont quitté le Palais de l'Elysée, plutôt désabusés.
PARIS._ Elle l'avait annoncé haut et fort en décembre dernier, lors de l'inauguration de sa permanence pour les élections municipales : "Etre parlementaire est un atout pour actionner les leviers nécessaires à la ville de Toul." Une carte maîtresse abattue récemment par Nadine Morano qui lui a valu d'obtenir et d'organiser un rendez-vous entre le Président de la République et les représentants syndicaux de Kleber Toul. Malheureusement, la rencontre qui s'est déroulée hier matin au Palais de l'Elysée n'a pas eu l'effet escompté. En tout cas, par pour les syndicats qui "ne se faisaient pas beaucoup d'illusions ". Malgré un ciel bleu, à faire pâlir un décor provençal de carte postale, une cour de l'Elysée inondée de soleil et une collation chaude servie à ces hôtes élyséens d'un jour, les syndicalistes sont ressortis plutôt désabusés de cet entretien qui a tout de même duré près d'une heure quinze.
Douche froide
Au moment où la délégation (CGT, FO, CGC, CFTC et CFDT) fait sa sortie, elle croise, sur la première marche du perron de l'Elysée, François Fillon, dossier parme sous le bras. Avec un regard pour les photographes, postés en bas des marches du perron, le Premier Ministre s'insère dans ce balai incessant de conseillers, collaborateurs et visiteurs, acteurs et témoins de l'activité marquante de ce lieu présidentiel, où des policiers en civil, style "bodyguard", veillent scrupuleusement sur les bâtiments prestigieux, au sommet desquels flottent deux drapeaux tricolores. C'est Pascal Brigandet (CFTC) qui annonce la couleur en reprenant les paroles du chef de l'Etat : "Le président nous a précisé qu'il ne veut pas intervenir dans les décisions du groupe Michelin." Une annonce visiblement reçue comme une douche froide par ceux qui continuent d'espérer et de croire, à l'instar de la majorité des salariés du site toulois, au maintien de leur usine.
Continuer à se battre
" Le président de la République a également présenté deux projets, destinés à revitaliser le bassin de Toul : une entreprise de déchets de pneumatiques et un consortium d'entreprises au niveau environnemental", révèle le représentant de la CFTC. Un peu plus loin, la CGT, représentée ce jour-là par Pierre Kovalsky, Laurent Pesenti et Pascal Thiry, reprend : "On reste dans une position de non-intervention et on regrette réellement la décision du président de ne pas intervenir dans le choix de Michelin. Paraît-il que ça n'est pas de son ressort. Mais on peut peut-être faire évoluer les lois pour éviter que des patrons se comportent de la sorte !" Déterminé à continuer à se battre "pour la non-fermeture du site", Pierre Kovalsky envisage toutefois le pire et confie : " Il nous faudra un plan social digne de ce nom et pour l'instant, on en est très loin." Résolument déçu, le délégué CGT dévoile aussi l'intention du chef de l'Etat de se rendre à Toul dans les prochains jours. " Mais la date n'est pas encore fixée."
Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 08.02.2008
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|  Kleber : le ton monte ! | 24 janvier 2008
Une centaine de salariés ont envahi la salle des négociations lors du comité central d'entreprise qui se tenait hier à Toul.
TOUL. - À peine débuté, le CCE réuni hier à Toul pour justifier la fermeture du site Kleber, a pris une tournure imprévue. Excédés et dans l'attente de réponses aux questions qu'ils se posent depuis plusieurs semaines, des salariés (une centaine) provoquent une interruption de séance pour rencontrer la direction. " On a entendu dire que les bâtiments de l'usine étaient déjà en vente. Est-ce vrai ? " " Je n'ai pas d'information de cette nature. " " Et pourtant, il paraît que c'est à l'ordre du jour ! " " Il y a effectivement une question posée par les membres du CCE concernant la recherche d'un éventuel repreneur. " " Ça veut dire quoi ? " " C'est une question à laquelle les experts du groupe sont en train de répondre ", rétorque Henri de la Gravière, le directeur de l'usine de Toul.
Pas de débordements
À ses côtés, Jean-Gabriel Pontier, chef du personnel, tente d'apaiser l'atmosphère, alors que la foule montre des signes d'impatience et de colère, ponctués de sifflets et de huées. " Qui va donner à manger à nos enfants ? " hurle un homme. Pierre Kovalski, délégué CGT, appelle au calme. " S'ils sont là aujourd'hui, c'est qu'ils veulent des réponses concrètes, notamment sur le montant des primes de départ. Et pour l'instant, ils sont persuadés qu'on ne veut pas les écouter. " À cet instant, la direction réintègre la salle des négociations, suivie aussitôt par les manifestants qui ne souhaitent pas en rester là, déterminés à obtenir des réponses concrètes en échangeant directement avec les représentants de Michelin. Sont effectivement présents dans la salle : Étienne Mercier, Thierry Chiche et Benoît Heubert.
Plus de quatre heures de concertation
Pendant plus d'une demi-heure, direction et manifestants tentent de dialoguer. L'intermède permet aux salariés d'exprimer directement leurs requêtes et notamment l'augmentation des primes de licenciement et de déménagement. Alors que les travaux reprennent et que les salariés quittent la salle, les paroles fusent : " Nous n'en savons pas plus. La direction ne veut rien lâcher ", se désespèrent les Kleber. " Après avoir donné tout notre temps à leur usine, ils veulent décider de notre fin de vie. " Après plus de quatre heures de concertation, le CCE précise qu'il ne peut rendre son avis. " Il existe encore de nombreuses incohérences dans l'ensemble des informations qui nous sont données ". De son côté, Henri de la Gravière " prend acte de la position des syndicats et fera connaître celle de la direction guidée uniquement par le souci de faire avancer l'accompagnement social du projet ". Quant à l'hypothèse d'un éventuel repreneur du site par un autre manufacturier, la réponse de la direction est formelle : " Il n'y a pas de piste possible. Le projet est toujours en cours avec la confirmation de la fermeture de l'usine. " Dès lundi matin, la CGT envisage une réunion régionale à Metz pour évoquer plusieurs dossiers dont celui de Kleber Toul.
Martine SCHOENSTEIN, Bertrand VOGIN et Michel BRUNNER - L'Est Républicain - 25.01.2008
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|  Une solidarité qui embarrasse Michelin | le 18 janvier 2008
Emploi . 2 500 manifestants à Toul vendredi pour obtenir le maintien de l'usine Kléber dans la cité.
« Kléber peut vivre, Kléber doit vivre », ce slogan largement déployé sur une banderole accompagnait les 2 500 manifestants qui, vendredi après-midi, ont battu le pavé des rues de Toul. La fermeture de l'usine envisagée par la direction de Michelin en 2009 ne fait donc toujours pas recette parmi les 830 salariés, comme parmi la population touloise venue, une nouvelle fois, soutenir massivement la revendication des ouvriers en faveur d'un maintien du site.
Tous donc derrière les Kléber et même les élus de Meurthe-et-Moselle. À l'exception près de Nadine Morano, la députée (UMP) de la circonscription qui, coutumière du fait, est venue jouer la provocation au coeur de la manifestation : « C'est une illusion de faire croire aux salariés que le site de Toul pourrait être maintenu. Michelin va fermer ce site, alors au lieu de manifester ils feraient mieux de préparer le futur sans Klébler. » Des propos qui ont eu pour effet de mettre la foule en colère, des noms d'oiseaux ont fusé et Morano a été gentiment évincée de la manifestation par le service d'ordre de la CGT : « Je ne sais si c'est de la bêtise ou de la provoc, mais Mme Morano aurait pu éviter de se faire la coursière des messages de la direction de Michelin. Les élus du département attendent toujours des bilans chiffrés de Michelin confirmant que le site de Toul n'est pas rentable. Pour le moment, ceux que nous avons confirment les propos des syndicats et démontrent que le maintien de Kléber à Toul est tout à fait justifié », souligne la maire socialiste Nicole Feidt.
Le soutien de la population et de la quasi-unanimité des élus envers les salariés agace particulièrement Michelin. Selon une indiscrétion venue de Clermont-Ferrand, la direction du groupe envisagerait de créer, dans les prochains jours, une filiale au sein de Kléber-Toul où l'ensemble des salariés seraient mutés d : « Ce serait une stratégie pour anticiper la fermeture de Kléber bien avant 2009. On serait payé à ne rien faire jusqu'aux vacances 2008 et, en septembre, tout serait fini », analyse Pierre Kowalski, délégué CGT de Kléber. Le comité d'entreprise de la semaine prochaine s'annonce déjà houleux.
Les syndicats attentent toujours de la direction une réaction officielle au rapport Secafi-Alfa, qui démontrait qu'un investissement de 90 millions d'euros suffirait pour pérenniser le site de Toul pour des décennies.
Alain Cwiklinski- L'Huma du 21-01-08
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|  Kléber : chaude atmosphère |  | le 18 janvier 2008
1.500 manifestants dans les rues de Toul, hier après-midi, pour exiger à nouveau le maintien de l'usine. La députée a été priée de quitter le cortège.
Dans les premières minutes, l'atmosphère est bon enfant. Pancartes et banderoles fleurissent. Les paroles du "Chiffon rouge", de Michel Fugain, s'échappent de la sono. Le cortège s'apprête à quitter le parking de la gare SNCF quand soudain, des huées et sifflets stridents changent le ton de la manifestation. La députée Nadine Morano vient d'arriver et, visiblement, sa présence n'est pas souhaitée. Les quolibets fleurissent, les noms d'oiseaux volent dans un climat soudainement très tendu. "Elle n'a rien à faire là, elle vient nous provoquer", lâchent, excédés, des manifestants. Entourée de militants devenus soudainement gardes du corps, l'élue tente de s'imposer. En vain. Quelques secondes plus tard, elle doit quitter les lieux (voir par ailleurs). Le cortège s'ébranle. A hauteur des premiers rangs, Bernadette, le visage fermé, est là par solidarité pour deux de ses proches. "C'est grave et désolant. Michelin ne s'occupe pas de la vie de famille de ses salariés. Des choses pareilles au 21e siècle ne devraient plus arriver", fulmine la mère de famille, dont le gendre est en dépression et le fils vient de tenter de mettre fin à ses jours.
Quel avenir ?
Un peu plus loin, Josiane, dont le mari a travaillé à Kleber, s'inquiète pour l'avenir des siens. "J'ai trois enfants à l'usine dont deux handicapés.
Quel avenir pour eux ?".
Ils sont environ 1.500 à se diriger vers le centre-ville, en rangs serrés. Sur les banderoles ou directement écrits dans le dos des manifestants, les slogans foisonnent. "Michelin, touche pas à mon boulot ou je serai clodo. SOS Kleber...", "Michelin, assassin. On veut un salaire, pas la misère ". Fumigènes, sirène stridente, battements de tambours, sifflets... échauffent un peu plus le rassemblement qui déambule sous une pluie fine.
Quolibets et sifflets
Au cœur de la foule, on aperçoit le président du Conseil général, Michel Dinet, le député Jean-Yves Le Déaut, la sénatrice Evelyne Didier, le maire de Toul Nicole Feidt et plusieurs maires du secteur, dont quelques-uns venus de la Meuse voisine. Comme pour la première grande manifestation du 12 octobre, de nombreux retraités sont venus soutenir leurs collègues. A l'approche des locaux de la permanence de Nadine Morano (pour les municipales), quolibets et sifflets reprennent face à une dizaine de CRS carapaçonnés et quelques militants. Le service d'ordre de la CGT renouvelle ses appels au calme. Le long ruban humain poursuit son itinéraire en direction de la place des Trois Evêchés, le cœur de la ville sinistrée, pour s'immobiliser un peu plus loin, place de la République devant les grilles de la sous-préfecture.
Demi-tour
Là aussi, les forces de l'ordre sont en nombre. Une délégation se forme, composée d'élus et de représentants syndicaux, pour rencontrer le sous-préfet Philippe Saffrey. Accueillis par le représentant de l'Etat, les syndicalistes font demi-tour lorsqu'ils aperçoivent la députée! Finalement, ils prennent part au débat et dénoncent "des procédures non respectées, le code du travail bafoué" et réitèrent une aide urgente de l'Etat. Depuis quelques jours, le bruit circule dans les ateliers que le site toulois pourait fermer dès cette année ! Une réunion du comité de suivi doit se tenir la semaine prochaine. De son côté, Michel Dinet reçoit les représentants du personnel dès lundi. Dans l'après-midi, l'ancien ministre et conseillère régionale Catherine Trautmann, qui était venue défiler le 12 octobre, a réaffirmé son soutien aux Kleber et s'engage "à porter une nouvelle fois la parole des salariés toulois au sein du Parlement européen ".
Michel BRUNNER Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain - 19.01.2008
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|  Manifestation des "Kléber" Toul, Provocation de Morano | Communiqué de presse - 18 janvier 2007 - Publié par Jean Yves Le Déaut
J'ai apporté mon soutien, comme 1er Vice-Président du Conseil Régional de Lorraine, aux salariés de Kléber Toul, aux côtés de Nicole FEIDT, Maire de Toul, et de Michel DINET, Président du Conseil Général de Meurthe-et-Moselle.
Comment peut-on admettre qu'un groupe industriel, français de surcroît, engrangeant des milliards de bénéfices chaque année, n'hésite pas à rayer d'un trait de plume une unité industrielle viable, sans se préoccuper des conséquences sociales et économiques ?
Il y a, dans cette attitude arrogante de certains grands groupes, qui n'hésitent pas à démanteler la filière industrielle lorraine (TOTAL à Carling, INEOS à Sarralbe, MITTAL à Gandrange, KLEBER à Toul), la certitude de pouvoir tout faire, s'appuyant sur le libéralisme prôné par Monsieur SARKOZY, au sommet de l'Etat.
Dans ce contexte, la présence de Madame MORANO, fortement conspuée par les ouvriers, était une provocation. On ne peut être incendiaire à l'Assemblée Nationale et pompier à Toul. Le Gouvernement doit prendre en compte très rapidement la situation industrielle qui devient catastrophique en Lorraine, sinon on risque de connaître des événements graves, perceptibles par l'état de tension que nous avons connu aujourd'hui à Toul.
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|  Les Kleber toujours mobilisés | le 10 janvier 2008
Suspendus aux décisions de leur direction, relatives aux mesures d'accompagnement, les Kléber Toul ont bloqué hier l'usine, furieux de ne pas obtenir les garanties attendues.
TOUL._ « Michelin ne tient pas ses engagements. Jusqu'à maintenant, la direction n'a su faire que des effets d'annonce . Elle s'était engagée à nous transmettre aujourd'hui des chiffres précis sur les négociations de mesures. Et encore une fois, comme la semaine passée, on n'aboutit à rien ! » Entouré de près de 130 salariés de chez Kleber Toul, Guy Pernin, délégué syndical CGT, ne cache pas sa déception et sa colère. Et pour prouver leur volonté d'obtenir des données concrètes, suite aux négociations direction/syndicat qui se tenaient hier sur le site de Saint-Dizier, les Kléber-Toul ont manifesté devant leur usine. En brûlant du pneu et en bloquant l'accès au site toulois, tout en interdisant la circulation aux automobilistes sur la RD 411, communément appelée la route de Dieulouard.
Un plan au rabais
« La configuration des petites routes sur le secteur nous a permis de mettre rapidement en place une déviation derrière la zone de la Croix d'Argent », renseigne Michel Barrot,commandant le commissariat de Toul. Un dispositif qui a permis d'éviter tout heurt entre automobilistes et manifestants. A un camion près... Quand un poids lourd, flanqué du logo « Michelin » s'est présenté devant le rassemblement : « Celui-là, il n'est pas près de rentrer », lâchent la plupart des ouvriers. Durant près de quatre heures, les Kléber se rendent maîtres de la route départementale 411, munis d'une banderole « François Michelin, réveille-toi. Ils sont devenus fous. » Un message faisant référence au créateur de l'entreprise clermontoise, hissée au premier rang mondial en 1955. Leur façon d'exprimer le sentiment que « Michelin est en mesure d'assurer à ses salariés un soutien financier qui tient la route. Pas un plan au rabais. » Tout en restant encore persuadés « qu'il y a de l'argent et que l'entreprise est viable. » Un chassé-croisé entre l'équipe du matin et celle de l'après-midi a permis d'alimenter les nombreuses réactions de ces employés, à la fois dépités et foncièrement déterminés à obtenir des garanties pour l'avenir.
Le chômage en filigrane
« Aujourd'hui, j'ai honte d'être Français. Quand je pense que Sarkozy promettait qu'il ferait la chasse aux patrons-voyous... » Agé de 35 ans, Lionel Bouys travaille au service Maintenance. Séparé de sa conjointe, il exclut totalement la mobilité. « Si je quitte la région, je perds la garde de mes deux enfants. Mon seul avenir aujourd'hui, c'est le chômage... » Evoquant la cellule de reclassement créée sur le site toulois, il définit la formule avec dérision : « C'est seulement de l'écoute ! Assurée par des gens mis en place par Michelin... On tourne en rond. Sans compter tous les salariés qui n'ont pas de diplôme. C'est catastrophique ! » Révélant toutefois un éventuel projet de création d'entreprise, l'habitant de Dommartin-lès-Toul avoue se raccrocher à cette lueur d'espoir. Mais il n'en dira pas plus. Un peu plus loin, Gilles, Jean-Claude, Joël, Thierry dit « Chouchou », Yilmaz et Christian s'entretiennent avec Jean-Louis Arnould. A53 ans, le Scrofulien envisage l'avenir avec circonspection. « Avec seulement 18 ans d'ancienneté, je n'ose imaginer les indemnités ! » Marié, avec encore à charge un enfant de 12 ans, pour lui aussi l'horizon se profile en demi-teinte. Ce n'est qu'aux alentours de 15 h 30 que les Kléber ont rendu la route aux automobilistes, après avoir été reçus par Henri de la Gravière. Le directeur de Kleber Toul a présenté les mesures envisagées par le groupe, afin d'assurer au mieux la mobilité interne ou externe. Il a également évoqué sa décision de prendre en charge les heures de grève de cette journée de colère. Prochaine réunion le mercredi 23 janvier à Saint-Dizier.
Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain du 11-01-08
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|   MORATOIREle 10 janvier 2008
« 2009, c'est demain ! » Après leur rendez, vous manqué haut, marnais de la semaine dernière, avec la direction, les délégués syndicaux Kleber-Toul s'impatientent et poursuivent leur action, motivés notamment par le sentiment que « Michelin préparait la fermeture du site de Toul depuis longtemps. Il y a belle lurette qu'ils ont dû organiser les choses. Peut-être déjà en 2002. » Forts de ce constat, par la voix de leurs représentants syndicaux, les salariés demandent également du temps pour s'organiser. « On a besoin d'un moratoire » martèlent Pierre Kovalski et Guy Pernin, président du comité de soutien..« Il faut geler la décision. Pour nous laisser le temps de trouver les moyens de sauver l'usine et de mieux cerner les conséquences que représenterait ce séisme sur le bassin de Toul. » Dans cet esprit, ils viennent de lancer un courrier aux élus pour obtenir leur soutien, les informant d'une toute dernière démarche, la commande à l'INSEE d'une étude de l'impact lié à cette décision : répercussion sur tous les secteurs d'activité de la ville chef-lieu (commerces, sous-traitants, intérimaires, fournisseurs...) « Nous attendons également de Michelin des assurances au niveau de l'emploi. En veillant à reclasser le plus possible de salariés de l'usine chez les employeurs toulois. » Dans le même temps, une nouvelle réunion s'est tenue hier matin à Saint-Dizier. Avec toujours à l'ordre du jour les négociations de mesures. La direction restant plus qu'évasive, quant aux chiffres tant attendus par les salariés, un appel téléphonique des délégués syndicaux présents en HautMarne a eu pour conséquence un arrêt de travail sur le site de Toul à partir de 12 h. Durant plus de trois heures, quelque 130 salariés ont manifesté devant Kleber Toul, bloquant l'accès à l'usine et interdisant aux automobilistes la circulation sur la route de Dieulouard, dans l'attente de données précises de la part de la direction. Dans l'après-midi Henri de La Gravière a reçu les salariés.
Martine SCHOENSTEIN - L'Est Républicain
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