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 |  Projet Ecorevia | Philippe Voinson, directeur général du Capemm (Agence de développement économique du département), accompagné de son président, a présenté à l'assistance le projet Ecorevia, destiné à valoriser les déchets et les rebus de production pour leur donner une seconde vie. Cette plate-forme de compétences et d'innovation dans le domaine du recyclage va s'installer début 2012 sur le site des anciens locaux de Kléber. A ce jour, déjà 40 entreprises adhèrent à ce projet.
La Communauté de communes du Toulois a décidé d'intégrer le bureau de l'association Ecorevia et de se joindre au projet.
www.estrepublicain.fr - 17/12/2011
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|  De l'électricité dans l'air... |  | La centrale devrait rejeter 1,2 million de tonnes de CO2 par an.
Les Amis de la Terre dénoncent le projet de centrale de Poweo. Et s'inquiètent pour la santé publique.
Le discours des opposants est le même depuis l'annonce du projet de construction d'une centrale électrique au gaz naturel, il y a trois ans. Il n'a jusqu'à présent convaincu ni la maire de Toul, ni le président de la communauté de communes du Toulois. Débuté il y a un an, le chantier de Poweo est déjà bien avancé. Deux impressionnantes turbines viennent d'ailleurs d'être livrées sur la zone de la Croix-de-Metz.
À ce stade d'avancement, l'association départementale des Amis de la Terre le reconnaît : elle n'a plus l'ambition d'inverser la vapeur. Ses représentants continuent toutefois de dire leur opposition à un projet industriel qu'ils jugent néfaste à plusieurs égards : polluant, dangereux pour la santé publique et source de gaspillage d'énergie. N'en déplaise à Dominique Potier, le président socialiste de la CCT qui estimait récemment que « ce type de centrale (redevenait) politiquement correct même pour les écolos » afin de sortir du nucléaire.
Comme Jorge Bocanegra, adjoint vert au maire de Toul et vice-président de la CCT, Jean-François Petit s'inscrit en faux : « Ce n'est absolument pas une solution écolo-compatible. Pour sortir du nucléaire, il faut avant tout faire des économies d'énergie et entrer dans une nouvelle ère en matière de consommation. Baisser la température d'un degré et mettre un pull, ce n'est pas revenir à la bougie ! »
Les Amis de la Terre rappellent que la centrale devrait rejeter 1,2 million de tonnes de CO2 dans l'atmosphère chaque année : « Jusqu'à présent, Chaudeney avait le record du taux de CO2 le plus élevé ; à l'avenir, ce sera Toul. » Ils s'inquiètent aussi des conséquences de la pollution pour la santé publique : « Les rejets d'oxyde d'azote et de particules peuvent entraîner des troubles pulmonaires, surtout l'hiver avec le phénomène d'inversion thermique. »
Pour en avoir le cœur net, Denis Weber et Jean-François Petit réclament une étude sur les affections pulmonaires. Une sorte de point zéro qui puisse servir de référence après la mise en service de la centrale électrique. « La CCT ne semblait pas opposée mais elle n'a jamais donné suite à notre idée », regrettent-ils.
De manière plus générale, l'association écologiste déplore le recours au gaz naturel. « C'est notre plus grosse réserve », reconnaissent les Amis de la Terre. « Le cycle combiné gaz et vapeur a un rendement global d'à peine plus de 50 %. Il faut refroidir la vapeur en fin de cycle avec des aérocondenseurs alors que la chaleur produite pourrait être valorisée. On pourrait chauffer toute l'agglomération de Toul, y compris les prisons ; au lieu de ça, on va relarguer toute cette énergie dans l'atmosphère. » Alors que la ville de Toul et la communauté de communes du Toulois sont gérées par des coalitions de gauche incluant des élus écologistes, les Amis de la Terre constatent avec regret que leurs idées peinent à s'imposer. « Nous ne sommes pas des écoguerriers ; nous ne sommes d'ailleurs pas couchés devant les bulldozers », précise Jean-François Petit. À près d'un an de la mise en service de la centrale de Poweo, ils souhaitent modestement œuvrer pour une « prise de conscience politique et individuelle ».
Une aubaine
La construction de la centrale électrique au gaz naturel à cycle combine de Poweo a débuté il y a un peu plus d'un an et doit être achevée dans un an.
Annoncé après la fermeture traumatisante de l'usine Kleber, cet investissement a été accueilli avec enthousiasme par les élus.
Alors que le chantier doit employer jusqu'à 580 personnes à la fois, la centrale ne comptera plus que 30 à 35 salariés directs une fois en service.
Le produit fiscal attendu pour la communauté de communes du Toulois s'élève à plus d'un million d'euros par an, soit environ 50 % du produit qu'assurait l'usine Kleber avant sa fermeture.+
www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 05/11/2011
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|  Michelin: partenariat avec l'américain Amyris sur l'isoprène | Michelin annonce s'associer avec l'américain Amyris en vue de développer et de commercialiser de l'isoprène renouvelable.
L'isoprène est un composé chimique de base de caoutchouc synthétique ou naturel utilisé dans la fabrication des pneumatiques et d'autres produits.
Aux termes de l'accord, Michelin et Amyris contribueront ensemble au financement et aux ressources techniques permettant le développement de la technologie d'Amyris afin de produire de l'isoprène à partir de matières premières renouvelables.
L'isoprène d'Amyris devrait être disponible à la commercialisation en 2015.
Dans un communiqué, Michelin précise qu'il compte s'engager sur un volume d'achat annuel pour une durée de 10 ans. Amyris conservera pour sa part la possibilité de fournir de l'isoprène à d'autres industriels.
Selon les estimations du secteur, la consommation d'isoprène est proche des 800.000 tonnes par an. www.lexpress.fr - 28/09/2011
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|  Michelin: accord définitif pour une coentreprise en Chine | Michelin et les groupes Double Coin Holdings Ltd. et Shanghai Huayi (Group) Company ont signé leur accord définitif pour la création d`une coentreprise en Chine visant à produire et commercialiser des pneumatiques tourisme camionnette à la marque Warrior à destination du marché chinois.
Cette nouvelle société, Double Coin Group (Anhui) Warrior Tires Co, est détenue à hauteur de 40% par Michelin et 60% par ses partenaires chinois. La contribution du groupe français au capital de la joint-venture portera sur 667 millions de yuans (environ 75 millions d`euros).Cet accord doit être approuvé par les autorités chinoises compétentes.
Double Coin Group (Anhui) Warrior Tires Co exploitera une usine actuellement en cours de construction à Wuwei, à environ 400 km à l`ouest de Shanghai. Le projet, d`un coût d'environ 390 millions d`euros, porte sur la mise en place, à terme, d`une capacité de production de 15 millions de pneus tourisme camionnette.
En 2011, Michelin emploie plus de 6.000 personnes en Chine, dispose de quatre unités de production et d'un réseau. www.lexpress.fr - 07/09/2011
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|  Toul : chantier à pleins gaz |  | La centrale électrique de Poweo sera mise en service début 2013. Une manne financière pour la collectivité.
Une armée de grues se dresse depuis plusieurs mois à l'entrée de la ville. À deux pas de l'ancienne usine Kleber, visible à plusieurs kilomètres à la ronde, elle symbolise le renouveau de la zone industrielle de la Croix-de-Metz.
Un an après le premier coup de pelleteuse, sur ce site de 9 ha situé entre la route de Dieulouard et celle de Villey-Saint-Étienne, le chantier de la centrale électrique au gaz naturel est entré dans une phase spectaculaire.
Le gros œuvre du bâtiment de 100 mètres de long, destiné à accueillir les services administratifs et techniques, est terminé — les ouvriers n'ont d'ailleurs pas tardé à l'appeler communément « la gélule ». La structure métallique de la construction destinée à recevoir les turbines s'élève déjà à vingt-cinq mètres au-dessus du niveau du sol.
« Le projet a démarré le 15 juillet 2010 mais le site n'a véritablement ouvert que le 9 août », rappelle Didier Lefort, le directeur de site de Poweo. « Les fondations profondes sont terminées depuis mars. Pour le génie civil, nous sommes à 80 % d'avancement à ce jour. »
Les éléments de chaudière fabriqués en Turquie et au Vietnam, acheminés depuis Rotterdam sur la Moselle, sont déjà en place dans le corps principal. Les plus grosses parties des turbines ne sont pas attendues avant la première quinzaine d'octobre.
« Le chantier évolue tous les jours, ça va assez vite », ajoute le responsable de la construction. Près de 400 ouvriers de très nombreuses nationalités sont en effet actuellement présents sur place ; et ils devraient être jusqu'à 580 en début d'année prochaine !
Plus d'un million d'euros par an pour la CCT
Une fois en service, la centrale électrique de Poweo ne devrait plus employer que 30 à 35 personnes. « Le double en emplois indirects si l'on inclut les sociétés extérieures qui interviendront sur le site », précise Nicolas Serisé. Pour l'heure, le directeur de projet prévoit toujours une mise en production début 2013 au terme d'une phase de tests de six mois.
Une aubaine pour les finances de la communauté de communes du Toulois mises à mal par la fermeture de l'usine Kleber en 2008. « Ce projet représente 5 % des emplois de Kleber mais 50 % du produit fiscal », se réjouit le président de la CCT, Dominique Potier. La présence du fabricant de pneumatique assurait un produit de 2,4 millions d'euros à la collectivité ; celle du producteur d'électricité devrait rapporter un peu plus d'un million. « Avec la centrale photovoltaïque de Rosières, ça qualifie notre territoire dans le secteur de l'énergie », souligne l'élu. De manière très concrète, cela assure surtout à la collectivité des recettes importantes pour plusieurs décennies.
Cycle combiné
Le groupe Poweo qui exploite déjà une centrale identique près de Maubeuges a choisi de s'implanter à Toul en raison de la présence d'installations électriques pour distribuer l'électricité.
Une canalisation de 28 km a été construite pour alimenter le site en gaz depuis Blénod-lès-Pont-à-Mousson.
La centrale à cycle combiné disposera d'un cycle à vapeur qui utilisera la chaleur produite par le cycle à gaz. Ce système permet de ne pas gaspiller d'énergie.
« Si on veut sortir du nucléaire, ce type de centrale redevient politiquement correct même pour les écolos », précise le président de la CCT.
L'usine de Toul devrait fonctionner entre 5.000 et 6.000 heures par an.
www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 16/09/2011
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|  Fin des travaux début 2013... | La construction de la centrale à cycle combiné par turbine à gaz et turbine à vapeur du groupe Poweo a débuté à l'automne dernier, sur un site de 10 ha, à proximité de l'ancienne usine Kleber. Le groupe Siemens est chargé de livrer le produit « clés en main » début 2013. Le coût global de l'opération est estimé entre 300 et 400 millions d'euros. Au total, jusqu'à 500 personnes vont être employées sur le chantier pendant deux ans et demi, soit près d'un million d'heures de travail fourni par une centaine d'entreprises.
www.estrepublicain.fr - 02/08/2011
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|  Symbole du renouveau... |  | Les dizaines de bâtiments préfabriqués qui s'empilent depuis plusieurs mois comme des briques de Lego au pied du château d'eau de l'ancienne usine Kleber et l'armée de grues qui les entoure apparaissent comme autant de raisons de croire dans le renouveau économique du Toulois. Les bureaux sont provisoires, mais la centrale au gaz de Poweo restera. Quoi qu'il arrive.
Aussi, le changement intervenu dans l'actionnariat du groupe, la semaine dernière, ne devrait-il rien changer au projet engagé sous l'ère Beigbeider, il y a quatre ans. En rachetant la filiale de Poweo dédiée à la production d'électricité, en décembre dernier, le groupe autrichien Verbund avait confirmé la stratégie engagée à Toul où la centrale alimentera le marché en électricité pendant les pics de consommation. Le groupe Direct Energie qui vient de devenir l'actionnaire de référence avec 46 % du capital n'a aucune raison de remettre ce choix en cause. Le patron du fournisseur alternatif d'électricité et troisième opérateur énergétique intégré sur le marché français a même clairement indiqué qu'il souhaitait concurrencer directement EDF.
Alors que la plus grande centrale solaire du monde est en construction à deux pas de là, sur l'ancienne base de Toul-Rosières, le chantier de Poweo fait du Toulois une place forte de la production d'énergie. Une filière d'avenir pour le territoire. www.estrepublicain.fr - B. B. - 02/08/2011
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|  Un bien en puissance... | Le projet d'Ecorevia pourrait à l'avenir donner raison à ceux qui croient depuis quatre ans que la fermeture de l'usine Kléber aura finalement été un choc salutaire pour le Toulois. Fondée dans le cadre du plan de revitalisation du site industriel de la Croix-de-Metz, la plateforme de compétences et d'innovation dédiée aux technologies du recyclage a dernièrement franchi une nouvelle étape : un partenariat a été établi avec la toute jeune association toulousaine Green Business Keys afin d'étudier la faisabilité d'implantation des premiers pilotes industriels et de recherche à Toul.
Malgré l'échec du projet initial autour de la déconstruction automobile et la déconvenue du dossier de pôle de compétitivité, la création d'une association, l'an dernier, a permis à Ecorevia de fédérer les industriels lorrains pour constituer une filière innovante en matière de recyclage. « L'engouement ne se dément pas », se félicite Bernard Bouchard, président de la structure et de Michelin Développement. « Pour preuve, trente-quatre entreprises y ont adhéré et quarante intentions fermes sont enregistrées. Quinze projets collaboratifs sont déjà engagés. »
Le président du conseil général partage cet enthousiasme : « À partir d'une difficulté liée à la fermeture d'un important site industriel, le projet Ecorevia mobilise l'ensemble des acteurs locaux et régionaux pour reconstruire, réindustrialiser et concevoir des outils aptes à le redynamiser », se réjouit Michel Dinet.
Un mal certain pour un bien en puissance. Aussi prometteuse la plateforme soit-elle, il faudra passer des ambitions aux résultats pour véritablement redonner confiance au Toulois. www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 30/07/2011
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|  Les anciens de Kleber toujours unis |  | PLUS DE SIX CENTS personnes se sont retrouvées à Kirwiller en Alsace, pour la 65 e sortie des Plus de vingt ans Kleber. Les présents étaient autant issus du site de Toul que de celui de Troyes.
L'occasion pour Pierre Ogier, président de l'amicale, d'évoquer la modification des statuts qui permet à la centaine de personnes ayant quitté Kleber dans le cadre de la fermeture de l'usine de Toul, de toujours participer aux activités de l'amicale.
Il rappelle ensuite que l'entité juridique Kleber disparaîtrait le 1 er janvier 2012, pour devenir un site Michelin. Une manifestation est d'ailleurs organisée sur le site le 8 juillet prochain.
Évoquant la dernière remise des insignes des plus de vingt, trente et quarante ans Kleber le 17 juin dernier, il aborde l'avenir de l'association qui ne sera plus rattachée à un site Kleber. « Le conseil d'administration veut trouver des solutions », explique Pierre Ogier.
Comme l'an dernier, la sortie a été l'occasion de présenter le deuxième tome de la Saga Kleber, qui a rencontré un franc succès auprès des personnes présentes.
Le directeur de l'usine de Troyes, Jean-Denis Houard, a fait part de son optimisme au regard des derniers résultats enregistrés : « Les embauches reprennent, de nouvelles machines sont installées et de nouveau produits sont développés. »
Après les discours, tous sont passés à table et ont clôturé cette journée par un superbe spectacle de music hall. Le rendez-vous est déjà pris pour 2012. www.estrepublicain.fr - 03/07/2011
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|  La saga Kléber, tome 2, vient de paraître | UN AN APRÈS la sortie du premier tome, le second est maintenant disponible.
Plus volumineux, avec quatre cent soixante pages et plus de quatre cent cinquante photos, ce deuxième ouvrage vient compléter l'histoire du manufacturier de pneumatiques qui a fêté son centenaire l'an passé.
Le défi que s'étaient lancé Pierre Oger, président de l'Amicale et Jacques Mathieu, membre du conseil d'administration, a été relevé.
Succès de la première édition Après le vif succès rencontré par le premier tome, dont il ne reste plus que quelques dizaines d'exemplaires (avis aux retardataires), de nombreux documents envoyés par les anciens sont venus encore enrichir les archives de l'association.
Dans ce deuxième tome, les hommes de Kléber et leurs métiers sont à l'honneur. De nombreux témoignages venus de tous les sites de production illustrent le siècle traversé par l'entreprise et l'attachement que ses employés lui portent encore aujourd'hui.
Le commerce et la publicité prennent une large part à cet historique. On pourra ainsi retrouver les grands moments de la marque sur le Tour de France. Dès 1936 et pendant près de quarante ans, le service d'information Kléber a fait suivre la course à des millions de passionnés. Après quelques années d'absence, la marque est revenue sur la grande boucle en 2005. Les véhicules Kléber ont également animé le Giro d'Italie, le tour de Belgique et des courses automobiles telles que le tour de Corse, le Monte Carlo et le tour de France automobile.
Le dernier chapitre est consacré à la compétition et aux expéditions en tous genres. Par exemple, la première femme à remporter un rallye en championnat du monde, Michèle Mouton, roulait avec des pneus Kléber.
Un troisième et dernier tome devrait voir le jour en 2012. Il reviendra en particulier sur ce que sont devenus les anciens sites de production. www.estrepublicain.fr - 02/07/2011
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|  Michelin sans tabou |  | C'est un communiqué d'une douzaine de lignes. Sec, froid, mais riche de signification. Il émane de Michelin, qui annonce la fin du mandat de "gérant non commandité" de Didier Miraton. Son originalité tient en ce qu'il précise noir sur blanc les conditions financières de ce départ. A la fois le montant du package et les prélèvements publics qui viendront l'amputer : pour l'ex-n° 2 de Bibendum, "toutes indemnités confondues", "1,8 million d'euros brut environ, soit, après prélèvements fiscaux et sociaux, 820 000 euros environ". Outre le fait que l'on est loin des sommes astronomiques qui avaient fait vriller les nerfs de salariés ordinaires à Carrefour, Vinci et L'Oréal, la transparence de Michelin est à louer. D'autant qu'elle met en évidence l'importance des sommes que l'Etat récupère à l'occasion de ces transactions. A ne pas oublier quand il s'agira de légiférer sur la taxation des rémunérations de certains grands patrons, "exorbitantes" ou "extravagantes", selon les expressions de François Fillon et de Xavier Bertrand. www.lexpansion.lexpress.fr - Christian David - 29/06/2011
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|  Michelin contre Michelin | La société Michelin a demandé à la formation musicale Young Michelin un changement de nom dans un délai de deux semaines. L'avertissement leur a été adressé mercredi dernier par email, chose qu'ils acceptent, même si pour l'heure ils n'ont toujours pas opéré. Inutile de chercher le lien entre le groupe de musique et l'entreprise au bibendum, il n'y en a aucun.
Les Young Michelin ont été lauréats de l'Inrocks Lab 2010, un concours de découvertes musicales. C'est avec ce nom de groupe qu'ils font leur passage sur la scène depuis le début de l'aventure en 2009 et qu'ils ont signé leur premier vinyle de quatre titres en collaboration avec La bulle sonore, un label d'Avignon. Ce rebondissement pouvait être prévisible face une l'entreprise française de renommée mondiale bien que Romain Guerret, fondateur du groupe, affirme ne pas y avoir pensé à l'époque où les Young Michelin se sont formés. L'idée lui aurait été soufflé par le logiciel internet « captcha », générateur de combinaisons aléatoires souvent utilisés sur les sites afin de s'assurer qu'une réponse est bien générée par une personne physique (et non d'un ordinateur). A la demande d'une de ces saisies, il explique avoir dû taper « Young Michelin ». Ce nom l'aurait marqué puisque faisant écho à la vocation de son groupe de rock indie : « ce mix franco-anglais rappelle à la fois avec le terme « young » les sonorités éléctro-pop outre Manche, tandis que « Michelin » est aussi un vieux prénom français, langue dans laquelle nous chantons. Dommage, ce nom sonnait pourtant bien ». Ajoutons toutefois qu'en contrepartie, ce nom et son actualité permet aussi au jeune groupe de faire parler d'eux.
Michelin et bientôt les ex-Young Michelin ont échangé uniquement par mails ou par presse interposée. Les messages sont « cordiaux » et « formels », explique Romain Guerret. « Le groupe se replie devant l'intransigeance de Michelin qui a déposé à l'INPI le nom de sa marque dans tous les domaines, y compris en industrie certes, mais aussi en culture ». Les Young Michelin sont comme leur nom l'indique peut être trop jeunes et trop petits pour rivaliser en justice face au géant du pneumatique. Côté Michelin, l'affaire roule donc d'avance. Et coté Young Michel, le groupe se creuse les méninges pour trouver rapidement un nouveau nom. Des propositions de remake leur ont été proposées notamment via leurs réseaux sociaux. « Young Michou » ou «Young Micheline », les fans semblent inspirés par toutes les déclinaisons du genre. Toutefois le groupe a déjà sa petite idée sur la question. Ils pensent à utiliser le titre de l'un de leur morceau qui sera prochainement en ligne. Cette information reste évidemment à confirmer dans les jours qui suivent. S'ils respectent les délais, dans une semaine exactement ils auront changé de nom, de site web, leurs profils sur les réseaux sociaux et mis à jour leurs vidéos de concert. www.marsactu.fr - Naïma ARROUSSI - 29/06/2011
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|  Michelin demande au groupe Young Michelin de changer de nom | Le groupe Young Michelin s'apprête à sortir son premier album, mais bibendum lui a demandé de changer de nom...
Avec un tel nom on aurait pu les croire venus de Clermont. Mais non, les Young Michelin sont marseillais et vainqueurs du concours CQFD 2010 des Inrocks. Ils ne sont toutefois pas inconnus des clermontois car ils étaient à la Coopérative de Mai le 18 juin dernier.
A l'origine leur nom n'a rien à voir avec Clermont-Ferrand et les pneus. Comme le raconte Les Inrocks mais est le résultat d'un CAPTCHA, ces tests qui génèrent des mots aléatoires pour vérifier que vous êtes un humain. Toutefois, méfiants, avant la sortie de leur album ils contactent Michelin « avec un petit mail sympathique » pour informer l'entreprise de leur existence et proposer aux juristes d'aller voir gratis un de leurs concerts.
Les juristes ne sont pas venus et ont sans surprise demandé au groupe de changer de nom rapidement. Une réponse logique de protection de la marque, Michelin en perdrait l'usage exclusif si elle autorisait les musiciens à l'utiliser.
Ayant peu de chance de remporter un procés contre Bibendum le groupe cherche un nouveau nom. En attendant, voici l'un des morceaux de ceux qui s'appellent encore pour quelques jours les Young Michelin : www.cyberbougnat.net - Bertrand - 28/06/2011
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| |  Revitalisation Kléber : peut mieux faire… | Metz. Quel est, trois ans après, l'état d'avancement du projet de revitalisation lié au départ de Kléber Toul ? « Il y a eu quelques projets qui ont été concrétisés. Mais pas beaucoup, à l'exception peut-être du centre d'appel Acticall et ses 200 emplois. Il est vrai, aussi...
Il est vrai, aussi, que la crise est arrivée, et qu'elle a eu pour effet de réduire les investissements qui auraient pu être obtenus… Mais il y a aussi des contacts qui restent en suspens ». Vice-président du conseil économique et social de Lorraine, Raymond Frenot a fait hier à Metz le point de la réflexion et des travaux menés par le groupe de travail du CESEL, concentré par ailleurs sur le contrat de plan régional de développement de la formation professionnelle. Thèmes qui traduisent « les grands défis auxquels la Lorraine doit faire face » résume le président Roger Cayzelle pour qui la région, malgré ses difficultés connues (PIB de 10 à 25 points inférieur au PIB européen moyen) « n'est pas en panne de projets ».
Plusieurs d'entre eux sont « même en cours de réalisation et entrent progressivement dans l'existant ». Belval, par exemple, « grâce à l'action obstinée de l'État », la création de trois ports multimodaux sur la Moselle, en attendant Ulcos où toutefois, rien n'est bouclé sur le plan financier.
« Embrayer le mouvement »
En attendant, la perspective d'une nouvelle gare de Vandières s'inscrit dans le chapitre des bonnes nouvelles pour Roger Cayzelle. « Même s'il faudrait quand même qu'à partir du moment où une décision est prise en notre faveur, on sache l'apprécier à sa juste valeur et qu'on embraie le mouvement sans toujours freiner des quatre fers » développe-t-il. Car pendant ce temps, le déficit démographique continue de refléter le retard économique des décennies passées. Si nous avions suivi depuis 1975 la croissance moyenne de la population française, nous serions 450.000 de plus en Lorraine aujourd'hui. Il n'en est rien, notre population stagne et continue de voir s'éloigner une partie ses forces vives ». www.estrepublicain.fr - Antoine PETRY - 25/06/2011
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|  Didier Miraton quitte ses fonctions de cogérant de Michelin | Didier Miraton, l'un des trois cogérants de Michelin, va quitter ses fonctions. Le départ du directeur général du centre de technologie du fabricant de pneumatiques devrait être annoncé mardi 21 juin, selon les informations du Monde. Ce changement de gouvernance intervient quelques semaines après l'intronisation de Jean-Dominique Sénard comme futur patron de Michelin, lors de l'assemblée générale des actionnaires du 13 mai, Michel Rollier assurant une période de transition durant quelques mois.
Le groupe avait jusqu'à présent à sa tête trois cogérants. Michel Rollier, qui avait succédé à Edouard Michelin à la suite du décès de ce dernier en 2006, est le seul commandité, c'est-à-dire "responsable indéfiniment et solidairement sur ses biens personnels des dettes de Michelin en cas de défaillance de l'entreprise". Huit mois après avoir pris la tête de l'entreprise, il avait souhaité un fonctionnement plus collégial en nommant cogérants non commandités MM. Sénard et Miraton.
CHANGEMENT CULTUREL
Pour M. Miraton, 53 ans, il s'agit d'un départ anticipé : son mandat de cinq ans courait jusqu'à l'assemblée générale de mai 2012. Ingénieur civil des ponts et chaussées, il était entré dans l'entreprise en 1982 et incarnait le Michelin traditionnel. Alors qu'il dirigeait la branche génie civil, de 1996 à 2001, Edouard Michelin l'avait propulsé à la tête de la recherche-développement (R&D), considéré comme le "saint des saints" de la société. Lorsqu'il est nommé cogérant en 2007 par M. Rollier, c'est un peu en tant que garant de la continuité de l'époque où la famille Michelin dirigeait le groupe.
Mais le pilotage instauré par M. Rollier et l'arrivée de M. Sénard ont profondément modifié les pratiques. Lorsque la nouvelle équipe arrive aux commandes, Michelin accuse un écart de compétitivité de 30 % avec le meilleur du secteur, le japonais Bridgestone. La nouvelle direction se donne alors cinq ans pour combler ce retard.
La recherche et l'innovation ne vont pas échapper à ce changement culturel. Sous les Michelin, l'entreprise avait vécu dans l'attente de l'innovation de rupture, capable de sauver le groupe. La nouvelle direction se rend compte du danger de cet attentisme et rompt avec ces chimères. Le "Pax System", un prétendu pneu révolutionnaire qui permettait de rouler même en cas de crevaison, ou le C3M, la machine qui fabriquait des pneus sans ouvriers, sont remisés sur les étagères.
UN NOUVEAU CENTRE DE RECHERCHE ET DÉVELOPPEMENT
Surtout, MM. Rollier et Sénard sont convaincus qu'il faut décloisonner la recherche du reste de la société pour accélérer les délais de développement des nouveaux produits et faire en sorte d'être plus en phase avec les attentes des clients.
Concrétisation de cette mutation : un nouveau centre de R&D, en cours de construction à Clermont-Ferrand. Un bâtiment à l'architecture plus ouverte, symbole d'une organisation plus transversale.
Le départ de M. Miraton est une étape supplémentaire du changement d'époque en cours chez Michelin, que parachève l'arrivée de Jean-Dominique Sénard à la tête de l'entreprise.
www.lemonde.fr - Stéphane Lauer - 20/06/2011 |
|  2010, une bonne année pour le pouvoir d'achat des patrons |  | L'Expansion a additionné toutes les rémunérations versées aux très grands patrons. Verdict de notre classement exclusif : une augmentation de 19 % par rapport à l'année précédente. Chacun de nos PDG reçoit en moyenne 4,2 millions d'euros, soit cent quatre-vingt-six fois le salaire moyen français.
Michel Rollier, méga-augmenté
En 2010, les administrateurs de Michelin ont mis la gomme sur l'augmentation du patron. Sa prime passe de 743 000 à 4,5 millions d'euros. Toutes gratifications comprises, la rallonge s'élève à 477 % sur un an. Commentaire du manufacturier : "[Sa] rémunération augmente sensiblement, mais de manière moindre que la hausse du résultat." www.lexpansion.lexpress.fr - 01/06/20111
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|  Michelin espère commercialiser un pneu increvable |  | Le fabricant français de pneus Michelin a indiqué qu'il comptait commercialiser d'ici à trois ans un pneu qui se répare tout seul en cas de crevaison selon le quotidien le Figaro.
Ce pneu, présenté pour la première fois à Berlin au Michelin Challenge Bibendum, des rencontres dédiées aux nouveaux modes de mobilité, est équipé d'une peau collée à l'intérieur du pneu et qui va boucher les trous en cas de crevaison, a expliqué vendredi le directeur de la Recherche de Michelin, Philippe Denimal.
Le système est efficace en cas de perforations inférieures à 6 millimètres de diamètre, qui représentent «98% des trous», selon M. Denimal qui pense que le nouvel équipement pourrait être aux alentours de l'année 2014 sans pour autant préciser son prix.
Vers une suppression de la roue de secours ?
Pour les constructeurs automobiles, qui cherchent à alléger au maximum leurs véhicules pour les rendre moins gourmands en carburant, cette solution permettrait «de supprimer la roue de secours», a fait valoir M. Denimal.
Selon lui, un conducteur européen crève un pneu en moyenne tous les 70 000 à 100 000 kilomètres, soit tous les sept à dix ans. En Chine et en Inde, ceci se produit tous les 5 000 à 6 000 km, soit deux fois par an en moyenne.
Michelin a déjà vendu des pneus, notamment sous la marque Kleber, qui contenaient de la glue pour réparer les crevaisons. Mais ce système "créait des vibrations dans le pneu" et a été abandonné. www.leparisien.fr - 21/05/2011
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|  Michelin : Jean-Dominique Sénard adoubé successeur de Michel Rollier |  | Les actionnaires Michelin étaient réunis hier matin en assemblée générale, à Clermont-Ferrand.
« Les conditions sont aujourd'hui réunies pour assurer avec succès une nouvelle étape de conquête de Michelin. » Il y avait une certaine euphorie, qui tranchait nettement avec les deux années précédentes, jeudi, à l'assemblée générale du groupe Michelin. Michel Rollier a rappelé le niveau historique de rentabilité du résultat de 2010. Et ce n'est pas fini : le résultat opérationnel devrait atteindre deux milliards en 2015, et progresser de 50 % à l'échéance de 2020.
Les actionnaires ont approuvé pour plus de 97 % d'entre eux, la nomination de Jean-Dominique Senard comme gérant commandité. Un plébiscite ! L'ancien directeur financier, arrivé chez Michelin voilà six ans, est désormais le successeur de Michel Rollier, premier cogérant qui, à soixante-cinq ans, a fait part de son intention de ne pas aller au terme de son mandat. Il reste gérant commandité, et continuera à assurer son rôle actuel jusqu'au passage de témoin. Il devrait se retirer d'ici deux ans.
En outre, les actionnaires ont approuvé le versement d'un dividende de 1,78 euro par action, ainsi qu'une autorisation d'attribution gratuite d'actions réservées aux salariés du groupe.
Fort de ses atouts, et des premiers résultats de 2011, Michelin s'engage dans une nouvelle accélération de sa croissance, avec un programme d'investissement sans précédent. Ainsi, trois grosses usines vont être construites au Brésil, en Inde et en Chine. www.leprogres.fr - Jean-Jacques Arène - 14/05/2011
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|  Michelin. Une rémunération qui fait sensation… | Les 4,5 millions d'euros ne laissent pas indifférents les syndicalistes
« Alors, on vient chercher la valise ! ». jeudi, un petit nombre de manifestants (pacifiques) était présent à l'entrée de l'assemblée générale, et ça et là fusait une réflexion envers les actionnaires… La rémunération de Michel Rollier, 4,5 millions d'euros pour 2010,ne laisse pas indifférent les syndicalistes.
Lors de la conférence de presse, le patron de Michelin, a répondu aux journalistes :
« Il est évident que l'on aimerait toujours avoir plus. Nous versons 4,8 milliards d'euros de salaires dans le monde, et 300 millions d'euros à nos actionnaires. J'ajoute que nous avons signé un accord de participation dérogatoire pour les salariés. Nous avons prévu pour les agents une augmentation de 3,1% en 2011, ce qui me paraît plutôt supérieur à la moyenne de ce que l'on voit dans les entreprises françaises».
« Ma rémunération représente un peu moins d'un millième des salaires. Totalement variable (elle a baissé de plus de 500% l'année dernière, NDLR) et exclue toute forme de compensation, retraite, stock options, ou autres. Elle est particulière et difficile à comparer avec les autres rémunérations. » www.leprogres.fr - 15/05/2011
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|  Révolution de palais au royaume Michelin | La lente normalisation d'une entreprise hors normes
Révolution au pays des « bibs ». Pour la première fois en cent vingt-deux ans d'existence, un « roturier » devrait être intronisé vendredi prochain en assemblée générale, comme dauphin officiel du royaume Michelin. Jean-Dominique Sénart, actuel directeur financier, se verra décerner vendredi le titre de gérant commandité, c'est-à-dire responsable sur ses biens propres du passif de l'entreprise. Puis, dans un an ou deux, l'actuel patron, Michel Rollier, se retirera du gouvernement exécutif et lui laissera les clefs.
Fin de dynastie pour l'entreprise fondée en 1889 par les frères André et Edouard Michelin ? Quand on lui pose la question, Michel Rollier lève les yeux au ciel. « Michelin n'est pas une entreprise familiale. Le coeur de la gouvernance, c'est la commandite, pas la famille », dit-il.
Etrange pour une entreprise dont l'histoire se résume à un patronyme, deux prénoms et trois destins. Edouard, fondateur et monarque absolu, qui a façonné l'entreprise jusqu'au seuil des années 1930, puis installé un régent, son gendre, après la mort accidentelle de son fils. Il préparera la montée sur le trône de François, petit-fils d'Edouard. Comme son grand père, celui-ci régnera quarante ans, avant d'installer son propre fils, un autre Edouard, à sa place en 1999. Mais ce dernier disparaît à son tour tragiquement le 26 mai 2006 au large de l'île de Sein. Le cousin Michel Rollier prend alors les rênes d'un groupe marqué par son histoire. « Seigneur, bénissez papa, maman et tous mes parents. Faites-moi devenir bien grand et sage et bénissez la famille Michelin », récitaient avant guerre les petits enfants des écoles Michelin de Clermont-Ferrand (1). Ce n'est qu'à la fin des années 1960 qu'a été démantelé un système social composé de colonies, d'écoles, d'hôpitaux et de logements Michelin.
Le doute après la gloire
Ce système autocratique mais éclairé, social mais répressif, progressiste mais secret, connaîtra des moments de gloire, le démarrage de l'industrie automobile après la Première Guerre mondiale, l'invention du pneu à carcasse radiale après la Seconde Guerre et des moments de doute à la fin de chaque règne. La crise des années 1930 pour Edouard et le choc des matières premières et des émergents pour son petit-fils. Entre-temps, François Michelin aura hissé le groupe du septième au premier rang mondial, avec, en 1989, l'acquisition du géant américain Uniroyal-Goodrich.
Mais, au seuil des années 2000, l'empire que François vient de léguer à son fils vacille à nouveau. Déjà détrôné du leadership mondial par l'agressivité du japonais Bridgestone, le groupe assiste à la montée en puissance de nouveaux concurrents, principalement asiatiques, avec des prix défiant toute concurrence. Michelin se réveille en 2005 avec une part de marché passée en cinq ans de 20 % à 16,5 %, une dette qui représente 90 % des capitaux propres et une compétitivité qui menace de le sortir du marché.
Quand Jean-Dominique Sénart débarque cette année-là, il découvre une entreprise à la cohésion culturelle et au niveau technologique conformes à la légende, mais à la compétitivité en berne. Le culte du secret, porté au paroxysme par François, a fabriqué une entreprise cloisonnée entre des services aux sigles mystérieux et où toute communication était interdite. A Clermont, les pistes d'essais séparaient volontairement les bâtiments pour réduire les échanges. Le journaliste était interdit et le syndicaliste ennemi. C'est le temps du grand paradoxe, celui d'une entreprise repliée sur elle-même en interne et conquérante en externe. La balkanisation des procédés favorisait le gaspillage et l'émiettement des responsabilités empêchait le management d'avoir une vision globale des enjeux.
Un plan d'amélioration de la compétitivité est alors lancé dans trois directions. Tout d'abord la restructuration de l'outil industriel dans les pays matures. Dans ce métier très capitalistique, l'heure est aux grandes séries, comme ces usines coréennes à la capacité dix fois supérieures aux françaises. Six sites en Europe et aux Etats-Unis sont fermés, les autres agrandis et réorganisés. Ensuite, l'automatisation et la standardisation des procédés et machines. Et, enfin, l'instauration du Michelin Manufacturing Way pour détecter et résoudre les problèmes au niveau des opérateurs.
Le retour de la croissance
Au total, la productivité a gagné 30 % entre 2005 et 2010. Des actions ont été lancées dans tous les départements de l'entreprise, comme les achats, l'informatique, la recherche ou la logistique. Cet effort global est arrivé à point nommé, juste avant que la crise ne s'abatte avec une violence inouïe, avec des marchés en chute de 50 %. Le tout sur fond d'envolée du prix des matières premières.
Avec un outil revenu aux standards du marché, Michelin a pu retrouver de la capacité d'investissement, tout en réduisant le coût de ceux-ci. Une augmentation de capital de 1,2 milliard d'euros en fin d'année dernière a permis de réduire pratiquement de moitié l'endettement et donc de retrouver des marges de manoeuvre pour repartir en croissance. Avec au programme trois usines géantes, au Brésil, en Chine et en Inde.
A près de 1 milliard d'euros le coût d'investissement total de chacune, l'effort est considérable. Mais nécessaire compte tenu du taux de croissance du marché de près de 6 % par an, grâce aux pays émergents. Ils représentent 30 % du chiffre d'affaires de Michelin, ce sera 40 % dans cinq ans.
Michelin va aussi repartir sur le sentier des acquisitions. Objectif : acheter des marques complémentaires venant compléter son portefeuille déjà épais en la matière. Le groupe veut en effet combiner une marque mondiale premium, Michelin (75 % des ventes), avec des marques le plus souvent locales, de 20 % à 30 % moins chères et destinées à protéger la marque phare et à remplir le portefeuille de ses distributeurs.
Enfin, le dernier levier de reconquête est technologique. Avec un axe fort, l'environnement. Les pneus sont responsables de 20 % de la consommation d'une voiture. Réduire celle-ci est devenu la priorité des constructeurs. A chaque génération, le pneu consomme 20 % de moins...
Marque, technologie, organisation industrielle, on retrouve là les valeurs traditionnelles du Michelin « d'avant ». Manque peut-être ce supplément d'âme, celui d'une ville dont le coeur avait la forme d'un pneumatique et où ses habitants étaient Michelin « du berceau à la tombe ». Les monarques éclairés s'en sont allés. Place à une commandite « encadrée » et à des gouvernements plus éphémères. La normalisation sociale de Michelin est en marche depuis les années 1960. Elle se poursuit aujourd'hui sous des allures plus financières et internationales. D'autres groupes familiaux comme Peugeot sont passés par là. C'est aussi un signe de maturité. www.lesechos.fr - Philippe Escande - 11/05/2011
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|  Les Bibs dénoncent les "salaires indécents" de leurs dirigeants |  | La CGT avait déjà manifesté en mars dernier pour réclamer des augmentations de salaire Le 13 mai, aura lieu à Clermont-Ferrand l'Assemblée Générale des Actionnaires du Groupe Michelin. L'occasion pour Michel Rollier, premier associé commandité, d'introniser son futur successeur, Jean-Dominique Sénard. Mais l'opportunité aussi pour les syndicats de pointer du doigt "les salaires indécents" de leurs dirigeants. La CGT vient de faire savoir qu'elle appelle à une journée d'action vendredi à partir de 8 h 30 devant les portes de Polydôme, où se déroulera l'assemblée générale, pour la distribution d'une lettre aux actionnaires. La CGT appelle également à un rassemblement Porte de la Rodade à 10 h 30. L'objet du mécontentement ? les salaires des gérants et co-gérants de Michelin. " Michel Rollier va percevoir au titre de 2010, une rémunération globale de 4 500 000 €, soit la rémunération la plus forte des patrons du CAC 40. C'est l'équivalent d'un siècle de rémunération moyenne d'un salarié Bib ! s'indignent les représentants syndicaux. Les deux gérants non commandités (M Sénard et Miraton), quant à eux, ont obtenu une rémunération moyenne de plus de 1 600 000 €. Ils voient leur salaire augmenter de près de 80 % cette année. Les rémunérations du Conseil Exécutif du Groupe suivent une inflation inconnue des salariés avec une augmentation moyenne de plus de 22 %". Et les salariés dans tout cela ? s'interroge la CGT. Il est vrai qu'avec 1,4 % d'augmentation pour les agents, jusqu'à 4,4 % pour les collaborateurs et cadres pour 2011, les salaires des Bibs font pâle figure... www.newsauvergne.com - 10/05/2011
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|  « Un Monaco fiscal dans le Toulois ! » |  | De gauche à droite : Adolphe Colrat, préfet ; Henri Begorre, maire de Maxéville, et Rose-Marie Falque, présidente des maires de Meurthe-et-Moselle.
La commission qui doit adopter un nouveau schéma intercommunal découvre le projet. Colère de certains élus…
Dominique Potier a claqué la porte de la « Commission départementale de coopération intercommunale » le jour de son installation, hier, en préfecture. « Écœuré », le président de la Communauté de communes du Toulois, dénonce un « scandale fiscal » ni plus ni moins. Le projet de « schéma de coopération intercommunale » censé alléger le « millefeuille administratif » en dessinant des « territoires pertinents qui correspondent aux bassins de vie » lui est resté en travers de la gorge.
Or, le bassin de vie du Toulois comprend bien les communautés de commune de la Hazelle (Villey-Saint-Etienne, Jaillon, Fontenoy-sur-Moselle) et du Massif de Haye (Gondreville, Velaine-en-Haye…) Et pourtant le projet de schéma dévoilé hier les réunit au sein de la même entité, les excluant de fait de la Communauté de communes du Toulois. Particularité de ces deux intercommunalités : leurs importantes ressources fiscales justement. Nombre d'entreprises, dont Kimberly, sont en effet installées sur la zone de Gondreville. « Un Monaco fiscal » vécu comme une injustice par les voisins toulois encore très affectés par le départ de Kleber. « La loi doit accroître et rééquilibrer la solidarité financière intercommunale. Son esprit n'est donc pas respecté ! Le Toulois en sort affaibli. C'est d'autant plus scandaleux que nous avons été associés pendant des mois aux réunions informelles dont celle du 5 avril. La préfecture avait cautionné le scénario d'un grand Toulois qui comprend ces deux intercommunalités. Nous avions confiance ». « Mais hier soir (mardi), revirement ! Le préfet m'a appelé pour me dire qu'il était soumis à des contraintes auxquelles il ne pouvait déroger. Il est clair qu'il a subi des pressions du ministère de l'Intérieur. Ma colère est profonde. Mais je constate qu'il n'y a plus d'autorité de l'État ! ». Dominique Potier dénonce un « deux poids deux mesures » : « La pauvre communauté de Seille et Mauchère a elle été rattaché de force à Pont-à-Mousson ».
Pour Marc Courtois, président de la Communauté de communes du massif de Haye, « l'esprit de la loi » a au contraire bien été respecté ». « Le préfet est allé dans le sens que l'on voulait. Nous allons pouvoir maintenir notre fiscalité et notre faible niveau d'endettement ». Selon Jean-Pierre Couteau, président de la Communauté de la Hazelle, il n'a jamais été question d'imposer un « égalitarisme social ». « Ceci dit nous sommes favorables au partenariat solidaire avec nos voisins ». Comme l'a rappelé le préfet Adolphe Colrat, rien n'est fermé et le débat ne fait que commencer. Le nouveau schéma sera adopté dans sept mois que s'il est voté par les deux tiers de la CDCI. www.estrepublicain.fr - 29/04/2011
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|  Salaires des patrons du CAC 40 : le palmarès 2011 |  | Le palmarès 2011 des rémunérations des dirigeants du CAC 40 met en avant le gérant commandité de Michelin, dont les résultats ont fortement progressé, mais aussi le patron de Renault, qui a renoncé à sa rémunération variable après le fiasco provoqué par l'affaire d'espionnage industriel.
Michel Rollier et Michelin en tête
Une fois n'est pas coutume, c'est le premier des trois gérants de Michelin, Michel Rollier, qui ravit la première place du palmarès 2011 des salaires des patrons du CAC 40 établi par « Les Echos », avec une rémunération de 4,5 millions d'euros au titre de 2010. Les deux autres places du podium sont occupées par des habitués du trio de tête, à savoir Franck Riboud, PDG de Danone, avec quelque 4,4 millions d'euros d'émoluments et Bernard Arnault, PDG de LVMH (propriétaire des « Echos »), avec 3,9 millions d'euros de rémunération totale. Le total des salaires des patrons du CAC atteint cette année plus de 98,3 millions d'euros, soit une moyenne de 2,46 millions d'euros par dirigeant et 24 % de plus qu'en 2009 (à périmètre non comparable). Michel Rollier remporte aussi la palme de la plus forte progression de salaire, avec un bond de 505 % par rapport à 2009. Une évolution directement liée aux performances du fabricant de pneumatiques, dont le résultat net annuel a décuplé sur cette période. Car, c'est une particularité, Michel Rollier ne touche pas de rémunération fixe. Tous ses émoluments proviennent de son bonus « cash », dont le montant est fixé chaque année en fonction des résultats de l'entreprise. C'est d'ailleurs ce qui fait la grande spécificité de Michelin par rapport aux autres valeurs vedettes du CAC 40. Son statut de société en commandite par actions lui permet d'exiger plus de ses gérants. Ainsi, le gérant associé commandité « ne perçoit aucun salaire ni avantage en nature, jetons de présence, retraite complémentaire ou indemnité de départ », indique son document de référence.
Le bonus, soupape de dépressurisation
En renonçant à sa part variable après la rocambolesque affaire d'espionnage qui a touché son groupe, le patron de Renault, Carlos Ghosn, a pris les devants sur les reproches qui auraient pu lui être adressés en la matière. Il l'a fait savoir à l'AFP puis sur le plateau de TF1 le jour même du conseil d'administration extraordinaire qui l'a appuyé dans son plan d'action, le 14 mars dernier. Cette annonce, intervenue au moment même ou Renault s'excusait auprès des trois cadres licenciés, valait reconnaissance de faute et visait à calmer les critiques, dont les demandes de démission. Après y avoir renoncé deux années de suite, le directeur exécutif d'EADS, Louis Gallois, devrait pour sa part recevoir plus de 1,7 million d'euros de primes au titre de 2010, d'où la forte hausse de son salaire annuel. Le patron d'Alcatel-Lucent voit lui aussi sa rémunération globale fortement augmenter grâce à une part variable de plus de 1 million d'euros. Même chose à la Société Générale, dont le PDG, Frédéric Oudéa, touchera cette année son premier bonus.
Un quasi-alignement des parachutes dorés
Un peu plus de la moitié des quarante valeurs de l'indice vedette parisien prévoient des indemnités de départ en cas de cessation de mandat de leur dirigeant (départ contraint ou lié à un changement de contrôle ou de stratégie). Une quinzaine d'entre elles se sont alignées sur le maximum recommandé par le « code de gouvernement d'entreprise des sociétés cotées » des syndicats patronaux Afep et Medef, soit deux ans de rémunération brute (fixe et variable). Cela représente environ entre 2 et 5 millions d'euros de parachute doré, si l'on se fonde sur la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 en 2010. Mais ces montants peuvent vite monter si la « rémunération de référence » est élevée. Sans surprise, les groupes publics (EDF, France Télécom) ou dirigés par des actionnaires de référence, notamment familiaux (Bouygues, LVMH), ne prévoient pas ce genre d'indemnités pour leurs patrons.
www.lesechos.fr - MATHIEU ROSEMAIN - 24/04/2011
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|  Michelin : le patron le mieux payé du CAC 40 |  | Au titre de 2010, le gérant de Michelin, Michel Rollier, a touché la plus importante rémunération des patrons du CAC 40, selon un classement établi par Les Echos.
Avec une rémunération de 4,5 millions d'euros au titre de 2010, Michel Rollier, gérant de Michelin, a pris la première place du palmarès 2011 des salaires des patrons du CAC 40 établi par Les Echos. Les deux suivants du classement sont Franck Riboud, PDG de Danone, avec 4,4 millions d'euros de salaire, et Bernard Arnault, PDG de LVMH, avec 3,9 millions d'euros de rémunération totale.
En 2010, le total des salaires des patrons du CAC 40 est ressorti à plus de 98,3 millions d'euros, avec une moyenne de 2,46 millions d'euros par dirigeant et une augmentation de 24% par rapport à 2009 (à périmètre non comparable).
La hausse du salaire de Michel Rollier a été de 505% comparé à 2009, soit la plus forte progression du classement. La rémunération totale du dirigeant d'EADS, Louis Gallois, a augmenté de 193%, celle du PDG de Société Générale, Frédéric Oudéa, a crû de 104%, celle de Pierre-André de Chalendar, patron de Saint-Gobain, de 90%, celle de Ben Verwaayen chez Alcatel-Lucent de 89%, et celle de Guillaume Poitrinal d'Unibail-Rodamco de 79%.
En revanche, la rémunération au titre de 2010 a baissé de 35% pour le PDG d'ArcelorMittal, de 22% pour le dirigeant de Carrefour, de 17% pour celui de STMicroelectronics, de 12% pour celui d'Alstom, et de 10% pour celui d'Axa.
Le quotidien économique explique que cette importante hausse du salaire du gérant de Michelin est 'directement liée aux performances du fabricant de pneumatiques, dont le résultat net annuel a décuplé sur cette période'. De plus, Michel Rollier ne touche pas de rémunération fixe, mais un 'bonus cash', dont le montant est fixé chaque année en fonction des résultats de l'entreprise, précise le journal. www.easybourse.com - C.L. - 26/04/2011
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|  Les automobilistes redoutent une hausse du prix des pneus, Michelin en profite |  | Le groupe français Michelin annonce un chiffre d'affaires de 5 milliards d'euros au premier trimestre 2011, soit 28,1% de plus que l'année précédente à la même période. La hausse du coût des matières premières aura une incidence sur les prix de ses pneus, mais pas sur le volume de production prévu.
Des ventes "historiquement élevées" ont permis au groupe Michelin de générer une croissance de 28,1% de son chiffre d'affaires au premier trimestre qui a atteint 5,05 milliards d'euros. C'est ce qu'indique un communiqué publié ce jeudi par le deuxième producteur mondial de pneus. Le groupe assure avoir profité d"achats d'anticipation" opérés par des clients qui redoutaient de nouvelles hausses des coûts de production du fait de la flambée des prix des matières premières.
Un caoutchouc et du pétrole plus chers conduisent l'équipementier à prévoir une hausse des prix afin de compenser 80% des 1,8 milliard d'euros de surcoût attendus. Michelin annonce cependant une croissance de 6,5% du volume de production pour 2011. Cet objectif qui pourrait même être revu à la hausse en cas de poursuite des bons chiffres de vente. Et des résultats opérationnels en hausse sont aussi espérés par le fabricant de pneumatiques. www.latribune.fr - 21/04/2011
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|  Pôle Emploi déménage |  Afin de procéder à des travaux d'agrandissement de ses locaux, Avenue Colonel-Péchot, Pôle Emploi s'installe, provisoirement, dans les ex-Ateliers de Transition Professionnelle du site Kléber. Fermé du 4 au 6 mai, pour déménager, Pôle Emploi rouvre ses portes le 9 mai.
www.estrepublicain.fr - 20/04/2011
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|  Pôle Emploi déménage |  | Durant les travaux d'agrandissement de ses locaux, avenue Péchot, Pôle Emploi emménage sur l'ancien site Kleber.
Depuis vingt ans qu'elle s'investit dans son activité professionnelle, et plus encore, depuis qu'elle dirige l'antenne Pôle Emploi de Toul, Frédérique Seigneur n'a qu'un mot d'ordre qu'elle ne se lasse pas de ressasser, à qui veut l'entendre. Et surtout à ses trente collaborateurs : l'accueil ! « Je suis très attachée à la qualité de l'accueil des demandeurs d'emploi. C'est la première image que les visiteurs retiennent de nous », se plaît à dire et à redire la directrice.
Alors pour rester en adéquation avec ses objectifs, mais surtout pour offrir à son public une qualité d'accueil optimale, la dirigeante et son équipe changent de rue ! Passant de l'avenue Colonel-Péchot au 980 Avenue de l'Europe, en ville Haute. Et plus précisément dans les locaux des anciens Ateliers de transition professionnelle, situés sur feu le site Kleber. Les fameux ATP, mis en place par Michelin, destinés à la formation et la reconversion des personnels, à la suite de la fermeture du manufacturier toulois.
« C'est une situation provisoire », annoncent en chœur, Frédérique Seigneur et Lionel Hannewald, directeur régional de la communication Pôle Emploi. Ce changement de décor est en effet mené pour permettre l'agrandissement des locaux de l'avenue Colonel-Péchot qui passeront de 380 à 900 m² de superficie. Des travaux prévus sur une période d'environ deux années.
Fermeture du 4 au 6 mai, avenue Péchot et réouverture le lundi 9 mai en ville haute Alors en attendant, « la solution ATP » permet de poursuivre l'accueil des demandeurs d'emplois dans des locaux également spacieux, puisqu'ils s'étendent sur une surface avoisinant les 1.000 m².
Mais pour mener à bien ce transfert, les responsables comptent sur la compréhension des usagers : « Le déménagement vers les ex-ATP Kleber est prévu du 4 au 6 mai ». Trois journées durant lesquels les portes de Pole Emplois seront fermées. Pour s'ouvrir à nouveau au public le lundi 9 mai, en ville haute. Un site provisoire qui offre aux usagers un vaste parking. « Et un arrêt de bus aux portes de Pôle Emploi ! » se réjouit Frédérique Seigneur qui, décidément, ne laisse rien au hasard ! www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 20/04/2011
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|  Renseignements pratiques A compter du lundi 9 mai... | Renseignements pratiques A compter du lundi 9 mai, pour se rendre à Pôle Emploi, sur les ex-ATP Kleber, un fléchage sera mis en place à la disposition des usagers. « Pour les utilisateurs de transports en commun, de nombreuses navettes sont prévues, au départ du centre-ville...
Renseignements pratiques
A compter du lundi 9 mai, pour se rendre à Pôle Emploi, sur les ex-ATP Kleber, un fléchage sera mis en place à la disposition des usagers.
« Pour les utilisateurs de transports en commun, de nombreuses navettes sont prévues, au départ du centre-ville, avec des horaires étendus.
Il convient d'emprunter la ligne Movia n° 2 et de descendre à l'arrêt Europe », précise la directrice, Frédérique Seigneur.
Le numéro de téléphone de Pôle Emploi demeure inchangé : 03.83.64.39.69.
Nouvelle adresse postale : 980, Avenue de l'Europe à Toul. www.estrepublicain.fr - 20/04/2011
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|  MICHELIN se renforce sur le marché chinois... | Le groupe Michelin a signé un protocole d'accord avec les groupes chinois Double Coin Holdings Ltd. et Shanghai Huayi (Group) Company pour créer une joint-venture visant à produire et commercialiser des pneumatiques tourisme-camionnette à la marque Warrior à destination du marché chinois, annonce le groupe dans un communiqué.
® Cette opération, qui s'inscrit pleinement dans la stratégie de développement du groupe Michelin dans les marchés en forte croissance, reste conditionnée à la signature des accords définitifs et à l'approbation des autorités chinoises ¯, écrit le fabricant de pneumatiques.
Il est prévu que cette nouvelle société soit détenue à hauteur de 40 % par le groupe Michelin et à 60 % par ces partenaires chinois. Elle exploitera une usine située à WuWei dans la province d'Anhui (à environ 400 km à l'ouest de Shanghai), actuellement en cours de construction.
Le groupe Michelin est présent en Chine depuis 1988, rappelle le groupe dans un communiqué. En 2011, Michelin emploie plus de 6 000 personnes en Chine, dispose de quatre unités de production (trois à Shanghai et une à Shenyang) pour la production de pneus pour voitures et poids lourds. Son réseau de distribution compte plus de 4 000 points de vente (dont le réseau de franchisés TyrePlus avec 611 points de ventes), précise-t-il.
Fin 2010, le groupe Michelin a lancé un investissement de 1,350 milliard de dollars à Shenyang visant à relocaliser une partie des activités de l'usine, l'agrandir et la moderniser par ailleurs. A terme la production de cette nouvelle unité sera doublée par rapport à la précédente. Elle produira principalement des pneus à faible consommation de carburant à la marque Michelin et sa capacité de production s'élèvera à terme à 10 millions de pneus pour voitures et camionnettes, 1,8 million de pneus pour poids lourds et bus et 300 000 pneus rechapés pour poids lourds et bus. www.fr-ca.finance.yahoo.com - 19/04/2011
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|  La guerre de l'après-Kleber |  | Les représentants de la CGT, hier, avant la réunion : « On craint d'être encore au même point dans trois ans ».
Toul. Trois ans après la signature de la convention de revitalisation du bassin d'emploi du Toulois, l'État et le groupe Michelin ont convenu de se donner trois années supplémentaires pour tenter de compenser la suppression des 826 emplois de l'usine Kleber.
La signature de l'avenant qui a eu lieu, hier, à la préfecture de Meurthe-et-Moselle, a toutefois été marquée par le départ précipité des élus de gauche et des délégués syndicaux. Aucune des propositions adressées par écrit au préfet n'a été retenue dans le document final, pas plus que les observations formulées, lors de la rencontre d'hier. Pas une virgule n'a été modifiée au document rédigé à l'avance.
« Depuis le départ, la revitalisation post-Kleber est polluée par une politique de coups », dénonce Dominique Potier, le président PS de la communauté de communes du Toulois. « À l'occasion de cette signature, on a atteint un sommet. C'est un simulacre de concertation. Les intérêts de Michelin ont été mieux protégés que ceux du Toulois. »
Même exaspération dans le propos de Nicole Feidt, la maire PS de Toul : « Tout cela est parfaitement anti-démocratique. Les élus de la ville, de la communauté de communes, du conseil général et du conseil régional se retrouvaient sur la même ligne, mais ils n'ont pas été entendus. La ministre avait le préfet à sa main. »
« Pas de cataclysme économique »
Nadine Morano, en charge de l'apprentissage et de la formation professionnelle au sein du gouvernement, se félicite en effet des efforts consentis par le groupe Michelin. « Les syndicats sont dans leur rôle en demandant toujours plus, pas les élus », estime l'ancienne députée UMP de la circonscription. « La vérité, c'est qu'on a fait la moitié du chemin en trois ans en créant 404 emplois. Entre mars 2008 et mars 2011, le taux de chômage est passé de 8,2 % à 8,8 % alors qu'on nous annonçait un cataclysme économique. »
La ministre rejette une à une les propositions formulées par les élus locaux, notamment le rachat du site pour l'euro symbolique par la communauté de communes. « Les services de l'État ont estimé qu'il s'agissait d'un bon avenant pour le Toulois », ajoute-t-elle. « Cette convention permet de continuer à bénéficier de l'engagement de Michelin. »
Le représentant de l'union locale de la CGT, Guy Pernin considère pourtant qu'elle aurait pu être meilleure : « Si on ne met pas davantage la pression sur Michelin, on craint d'être encore au même point dans trois ans. »
Le document signé hier prévoit d'ailleurs qu'un nouvel avenant pourra « éventuellement » être conclu à la date d'échéance. www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 13/04/2011
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|  Les millions de la revitalisation | Les millions de la revitalisation L'avenant signé hier rappelle que 404 emplois ont été créés en trois ans, grâce à la convention de revitalisation, dont 192 au centre d'appels Acticall, 32 au sein de la société Pomona et 28 pour la création d'un restaurant Flunch...
Les millions de la revitalisation
L'avenant signé hier rappelle que 404 emplois ont été créés en trois ans, grâce à la convention de revitalisation, dont 192 au centre d'appels Acticall, 32 au sein de la société Pomona et 28 pour la création d'un restaurant Flunch. Environ 200 embauches supplémentaires devraient être réalisées dans les prochains mois, précise le document. Plusieurs dossiers sont en effet en cours d'instruction.
Le financement du projet d'implantation d'une usine de bois contre-collé n'est pas bouclé mais il permettrait de créer 120 emplois. « J'ai demandé à la caisse des dépôts et consignations de le soutenir », précise Nadine Morano. Deux projets autour du recyclage sont également à l'étude avec 48 emplois à la clé. Sur le site de l'ancienne usine, le principal bâtiment qui s'étend à lui seul sur 7 ha n'a toujours pas trouvé de nouvelle destination.
Sur les 4,3 millions d'euros de l'enveloppe consacrée au Toulois par Michelin, 2,6 millions ont été engagés en trois ans. « C'est peu », fait remarquer la CGT en rappelant que la fermeture de l'usine Kleber de Toul a permis à Michelin d'économiser 30 millions d'euros par an. www.estrepublicain.fr - 16/04/2011
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|  Kleber : trois ans de revitalisation |  | Guy Pernin, délégué de la CGT : « Peut mieux faire. » TROIS ANS après la signature de la convention de revitalisation du bassin d'emplois de Toul, les dirigeants du groupe Michelin et les représentants de l'État se retrouveront à la préfecture de Meurthe-et-Moselle, cet après-midi, pour adopter un avenant prolongeant de trois ans les engagements pris lors de l'annonce de la fermeture de l'usine Kleber. Depuis avril 2008, le programme a principalement permis de soutenir l'installation d'Acticall et la création de 192 emplois sur l'ancien site industriel. « Au total, la convention a donné lieu à 404 créations d'emploi effectives, soit 49 % de l'objectif », précise le texte du projet d'avenant, en ajoutant que « 200 embauches supplémentaires devraient être réalisées dans les prochains mois ». Beaucoup reste pourtant à faire. Notamment pour la reconversion du site de l'ancienne usine. « Le projet de l'industrie du bois est toujours d'actualité mais il est bloqué par des problèmes financiers, semble-t-il », souligne la CGT qui a fait part de ses observations au préfet. « C'est dommage », ajoute Guy Pernin, le secrétaire de l'union locale. « On manque d'emplois industriels dans le Toulois. » De son côté, dans un courrier adressé au représentant de l'État, Dominique Potier rappelle que la communauté de communes du Toulois « pourrait se porter acquéreur de cet ensemble foncier et immobilier […] si et seulement si Michelin consent à vendre son actif à l'euro symbolique ». « C'est malhonnête ! » Comme la CGT, le président de la collectivité locale fait par ailleurs remarquer que la rémunération des chargés de missions de Side Michelin, filiale chargée du suivi de la revitalisation, est prélevée dans le fonds de la convention. « En trois ans, cela représente 390.000 euros ; ça fera 780.000 euros au bout de six ans ! », dénonce le syndicaliste Guy Pernin. « C'est énorme pour aussi peu de résultats ; c'est même malhonnête. » Sur les 4,3 millions d'euros de l'enveloppe consacrée par Michelin à la revitalisation, 2,6 millions ont déjà été engagés. « De cette somme, il convient de déduire 1,7 million qui a servi à la rénovation des locaux loués à Acticall », insiste le représentant de la CGT. « Cet argent destiné à la revitalisation du Toulois a service à revitaliser le patrimoine de Michelin ! » Le représentant des anciens salariés attend davantage d'implication de la part du géant du pneumatique : « Michelin qui investit 800 millions au Brésil n'est pas pressé ; la convention ne doit pas laisser la porte ouverte à une nouvelle prolongation dans trois ans. » Il ajoute que les sommes consacrées à la revitalisation sont dérisoires au regard de l'économie annuelle de 30 millions d'euros qui a motivé la fermeture de l'usine touloise. C'est le message que la CGT adressera aujourd'hui aux responsables de Michelin Side : « Peut mieux faire ». www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 15/04/2011
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|  Michelin investira 800 millions d'euros au Brésil de 2012 à 2016 | Rio de Janeiro (awp/afp) - Le fabricant de pneus français Michelin investira 800 millions d'euros au Brésil de 2012 à 2016, dont 300 millions iront à la production de pneus de voitures, a indiqué le président du groupe pour l'Amérique du sud, Jean-Philippe Ollier.
"Notre projet est croître sans arrêt", a dit Jean-Philippe Ollier, dans une interview au quotidien économique Valor publiée lundi.
Actuellement, la part de marché de Michelin au Brésil dans le domaine des pneus de voitures est inférieure à 10% et le fabricant français veut la doubler au cours de la décennie, selon M. Ollier.
Michelin Brésil est en train de conclure la construction de sa deuxième usine de pneus de voitures à Itatiaia (Etat de Rio de Janeiro), au même endroit que la première et elle commencera à fonctionner au premier semestre 2012. La nouvelle usine produira jusqu'à 20 millions de pneus par an.
Michelin a déjà investi 1 milliard de dollars au Brésil sur la période 2007-2011 pour la construction de deux usines et l'agrandissement de deux autres.
Le nouveau plan d'investissements - qui représente 10% du total mondial des investissements de Michelin - prévoit 100 millions d'euros pour agrandir une fabrique de pneus de camions et d'autocars afin de faire passer la production actuelle de 1,5 millions de pneus par an à deux millions (+30% environ).
D'autre part, 400 millions d'euros seront destinés notamment à la modernisation des usines et à la distribution.
Les investissements au Brésil font partie d'un programme plus ample de Michelin qui prévoit d'investir huit milliards d'euros au cours des cinq prochaines années dans le monde.
D'après M. Ollier, le groupe maintient sa stratégie de faire une priorité de l'Amérique du sud et avant tout du Brésil où Michelin emploie quelque 4000 personnes. La Chine et l'Inde recevront également une part importante des investissements mondiaux, selon lui. www.romandie.com - R.P. - 11/04/2011
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|  Changement d'époque chez Michelin |  |
Au cours de l'assemblée générale de l'entreprise mi-mai, les actionnaires de Michelin vont se prononcer sur la nomination de Jean-Dominique Sénard comme co-gérant aux côtés de Michel Rollier. Ils vont aussi devoir adopter de nouveaux statuts.
L'entreprise va proposer à ses actionnaires d'adopter des règles proches des autres entreprises du CAC 40, en lieu et place du mandat à durée indéterminée d'aujourd'hui. Les actionnaires devront se prononcer sur des mandats renouvelables de quatre ans. L'autre grande évolution concernera le périmètre de responsabilité. Aujourd'hui le patron de Michelin est comme un artisan, responsable sur l'ensemble de ses biens privés. L'idée est de s'aligner sur les pratiques des autres sociétés.
Passage de relais en douceur
La raison de ces changements est simple. Aujourd'hui aucun membre de la famille Michelin n'est en mesure de prendre la relève et il est impossible d'imposer autant de contraintes à un dirigeant extérieur.
Si ces résolutions sont adoptées, Jean-Dominique Sénard sera le premier à bénéficier de ce nouveau statut. Michel Rollier conservera de son côté son poste de gérant commandité dans les statuts actuels, au moins pour les deux prochaines années. Le temps de transmettre les pouvoirs en douceur... www.radiobfm.com - Mathieu Sévin - 29/03/2011
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|  MICHELIN : veut rattraper son retard dans les pays émergents... | S'il reste le deuxième fabricant mondial de pneumatiques en termes de chiffre d'affaires après le japonais Bridgestone Corp. (5108.TO), Michelin (ML.FR) a vu en 2009 sa part de marché mondiale diminuer à 15,5%, contre 16,3% en 2008. Bridgestone et Goodyear Tire and Rubber Co. (GT) ont eux aussi continué à céder du terrain en 2009, selon le magazine Tire Business. "Entre 2002 et 2008, les trois ou quatre grands fabricants de pneus ont perdu 6 à 7 points de pourcentage de part de marché, et nous savons au profit de qui: la mondialisation", a déclaré Jean-Dominique Senard, qui devrait être nommé gérant commandité du groupe clermontois en mai prochain.
Jean-Dominique Senard rappelle qu'en 2005, lorsqu'il a rejoint le groupe, Michelin commençait à peine à réaliser qu'il n'avait pas réagi assez rapidement à la montée en puissance de nouveaux acteurs dans les pays en développement.
"Maintenant, nous allons devoir avancer à marche forcée pour être dans les pays où nous ne sommes pas présents pour le moment, et augmenter, ou du moins stabiliser, notre part de marché", a expliqué le dirigeant, qui est actuellement directeur financier du groupe.
En conséquence, Michelin s'est lancé dans une course effrénée pour augmenter sa production, et s'est fixé, pour accroître ses capacités, un budget annuel de 1,6 milliard d'euros sur la période 2011-2015. "Notre ambition est d'augmenter [notre volume de production] de 25% d'ici à 2015, et de 50% d'ici à 2020. C'est un changement considérable", a souligné J.-D. Senard.
Les trois quarts des dépenses seront affectées aux pays émergents, notamment au Brésil, à la Chine et à l'Inde. Mais Michelin continue par ailleurs à investir sur ses marchés matures d'Europe et d'Amérique du Nord qui, selon le dirigeant, vont continuer à croître de 2% par an, voire un peu plus, sur le long terme. "Sur un marché de 350 millions de pneus, une croissance de 2% représente une quantité de pneus très importante", a-t-il souligné, même si cela reste faible par rapport à la croissance de 9% attendue sur les nouveaux marchés.
Le chiffre d'affaires de Michelin a bondi de 21% en 2010, à 17,9 milliards d'euros, soutenu par une hausse de 13% de ses volumes de ventes, tandis que le bénéfice net a décuplé pour ressortir à 1,05 milliard d'euros, grâce aux gains de productivité. La croissance des ventes de pneus devrait ralentir en 2011 à 6,5%.
Jean-Dominique Senard est optimiste quant à la capacité d'adaptation des industriels face aux coûts élevés de production sur les marchés matures d'Europe et d'Amérique du Nord. La productivité des usines Michelin en Europe est similaire à celle des usines chinoises, et Michelin exporte toujours 25% de sa production européenne malgré la vigueur de l'euro, a-t-il souligné. Les groupes qui ont écouté ceux qui leur assuraient qu'il n'y avait pas d'avenir sur les marchés matures et qui ont placé tous leurs investissements dans les marchés émergents le regretteront, a estimé le dirigeant. www.zonebourse.com - David Pearson, The Wall Street Journal - 28/03/2011
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|  Michelin : baisse du caoutchouc, hausse du titre | Michelin s'adjuge la deuxième plus forte hausse du CAC40 ce jour (derrière Axa) alors que le prix du caoutchouc a touché un nouveau point bas de 2 mois.
Cette baisse de la matière première principale de l'équipementier survient après la publication de chiffres relatifs aux ventes automobiles en Chine. Pour la première fois depuis septembre 2009, les ventes de voitures y ont baissé. Le recul était de -0,4% en février, avec 880 000 véhicules écoulés dans le mois. Comme en Europe, la fin des incitations financières à l'achat de véhicules et la hausse du pétrole ont pesé sur le niveau des ventes.
Mais ce qui peut sembler bon pour les actions à court terme, ne l'est pas forcément pour les obligations pour lesquelles les opérateurs ont une vision de plus long terme.
Malgré l'accalmie actuelle sur le prix des matières premières, leurs prix restent élevés et pourraient repartir à la hausse. Par ailleurs, certains opérateurs s'inquiètent :
•de la capacité de Michelin à pouvoir générer des cash flows suffisants en 2011 •de l'absence de catalyseurs permettant à Michelin d'améliorer sa structure financière dans un environnement inflationniste et de hausses des prix de ses matériaux de base Les obligations Michelin •L'obligation Michelin 6,5% 16/04/2012 (Code Isin : XS0145903661) offre un rendement de 2,01% •L'obligation Michelin 8,625% 24/04/2014 (Code Isin : XS0424686573) offre un rendement de 3,45% Michelin est noté BBB par Standard & Poor's et ne se trouve donc que 2 crans au dessus de la catégorie spéculative... www.obligivest.com - 08/03/2011
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|  Visite de Sarkozy au Puy : coup de chaud chez les manifestants |  | Ambiance tendue ce matin au Puy-en-Velay autour de la visite de Nicolas Sarkozy. Quelque 300 personnes, venues manifester, ont été contenues par les CRS alors que sur le passage du cortège présidentiel, c'est un homme brandissant un pancarte "Casse toi" qui a été emmené à l'écart.
En marge de la visite de Nicolas Sarkozy au Puy-en-Velay ce matin, trois cents manifestants se sont regroupés place de la Libération : syndicats, membres du PPVV (opposants au projet de centre d'enfouissement de déchets de Cayres), enseignants, salariés en grève...
Un cortège bruyant mais bon enfant. Pourtant, vers 11h45, la situation s'est brusquement emballée lorsque les CRS ont pris à partie une réalisatrice indépendante venue filmer le rassemblement. Charges, coups portés, manifestants jetés à terre... les échauffourées ont été brèves mais particulièrement violentes.
Afin de contenir les opposants au chef de l'Etat, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogènes et bouclé le site en installant des barrières pour "parquer" les contestataires jusqu'au départ de Nicolas Sarkozy.
Si le calme était peu à peu revenu, l'ambiance restait tendue et aux abords de la place de la Libération, on comptait plus de trente cars de CRS pour environ huit cents hommes.
Parallèlement, un homme a été interpellé dans la foule qui s'était massée derrière les barrières installées sur le parcours que le président de la République a effectué à pied pour monter jusqu'à la cathédrale. Brandissant une pancarte sur laquelle était inscrit "Casse toi", l'opposant a crié à plusieurs reprises ce slogan alors que Nicolas Sarkozy arrivait à sa hauteur.
Il a alors été immédiatement mis à l'écart par une personne en civil avant d'être emmené plus loin une fois le cortège présidentiel parti.
A noter que toutes les personnes ayant pu se positionner sur le parcours du chef d'état avaient préalablement fait l'objet d'une fouille systématique au détecteur. www.leprogres.fr - 03/03/2011
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|  Au Puy, la manif' anti-Sarko dégénère... | La manifestation anti-Sarkozy organisait par différents parties politiques mais aussi la majorité des syndicats, jeudi matin à 11h place de la Libération au Puy-en-Velay, a littéralement dégénéré. Plusieurs témoignages de manifestants attestent d'une réaction policière démesurée.
Evelyne Valentin, conseillère régionale d'Auvergne Front de Gauche PCF était présente lors de cette manifestation. Voici le témoignage qu'elle nous a livré :
"J'étais, ce jeudi 3 mars, présente au rassemblement organisé par l'intersyndicale pour protester contre la politique du gouvernement de M. Sarkozy. La situation était surréaliste, toute la place était bloquée par d'importantes forces de polices qui interdisaient tout mouvement aux quelques centaines de manifestants, déterminés, pacifiques et responsables. Lorsque ceux-ci ont voulu défiler dans le même esprit que les mobilisations de septembre-octobre, ils ont été gazés et frappés….. C'est scandaleux et honteux.
Il fallait cacher la colère populaire au Président venu parler des racines chrétiennes de la France comme jadis, il fallait cacher la misère à l'épouse du roi et à ses favorites. En quoi le défilé de ces citoyens aurait mis en péril l'ordre public ? Sans compter le coût d'une telle mobilisation policière. Alors que tant de peuples se soulèvent pour la démocratie, on interdit par la force une manifestation au Puy en Velay. Une première ! et cerise sur le gâteau, si j'ose dire, cela s'est produit sur la place de la Libération, ainsi nommée pour honorer le sacrifice des résistants face l'occupant nazi. Bravo ! ". www.zoomdici.fr - 03/03/2011
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|  Michelin - Les accidents du travail ? Pour la direction, ça n'existe pas ! | Pour diminuer ses cotisations à la Sécurité sociale pour les accidents du travail et les maladies professionnelles, la direction de Michelin multiplie les manœuvres à l'encontre des travailleurs. Tous les moyens sont bons : pressions, menaces, chantage à la prime d'intéressement.
À l'usine de Bassens, près de Bordeaux, l'inspecteur du travail a enquêté et a confirmé les méthodes que dénoncent les militants syndicaux. Voici les faits qu'il a relevés : « Pressions de la part de leur encadrement de proximité en vue de les faire renoncer en partie ou en totalité à un arrêt de travail. » « Ces pressions se manifestent par des appels téléphoniques au domicile du salarié et/ou par une visite physique le jour même ou dans la semaine de leur arrêt de travail. » « Ces prises de contact aboutissent rapidement à demander de façon insistante au salarié s'il accepterait d'occuper temporairement un poste de travail aménagé, sous la menace à peine voilée de porter atteinte à sa carrière. » « Il apparaît, après examen des bulletins de salaires, que ces derniers ne mentionnent pas de jours d'arrêts de travail, ces bulletins de salaire font apparaître des « permissions payées » et des « primes de contribution » pour les périodes concernées. »
Ces méthodes ne se limitent pas à ce site, elles sont vécues par les salariés dans toutes les usines. Ce qui n'empêche pas les dirigeants d'affirmer récemment : « En matière de sécurité (...) nos progrès font de Michelin une référence au niveau mondial. »
L'encadrement est utilisé pour inciter les travailleurs accidentés à refuser un arrêt de travail quand ils se rendent chez leur médecin, ou à revenir au plus tôt à l'entreprise. Certains essayent même de dissuader un salarié qui se plaint de douleurs de consulter le médecin, en refusant de lui donner le formulaire permettant de ne pas payer la consultation. Ainsi, si le salarié doit se rendre finalement chez son médecin, la direction espère que cet accident passera en maladie et sera pris en charge à ce titre.
Il y a aussi cette pression permanente pour que les travailleurs concernés n'en parlent pas, pour éviter d'alerter les représentants du personnel, bref pour camoufler les accidents. La conséquence, quand il s'agit d'une maladie professionnelle, est qu'il est difficile de la faire reconnaître comme conséquence des conditions de travail... surtout quand on n'a jamais eu d'arrêt de travail lié à cette pathologie.
Comme tout cela ne devait pas encore suffire à supprimer les déclarations d'accidents, depuis plusieurs années Michelin prend en compte ces déclarations dans les critères d'attribution de la prime d'intéressement. Les victimes d'accident qui osent aller consulter un médecin et se faire arrêter pour se soigner deviennent coupables... Coupables de faire monter le « taux de fréquence » et donc de faire perdre quelques dizaines d'euros à leurs camarades !
Voilà le genre de pratiques courantes dans le groupe Michelin, et que l'on retrouve évidemment dans beaucoup d'autres entreprises. Les travailleurs doivent être incités à résister et à dénoncer ces méthodes inadmissibles. www.lutte-ouvriere-journal.org - 24/02/2011
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|  Compétence et impuissance | Voilà des années qu'on nous rebat les oreilles avec la perte d'influence du politique dans une économie mondialisée de plus en plus dirigée par les marchés. Des années qu'on nous explique que nos petits états ne peuvent plus rien sans l'Union européenne et que celle-ci ne peut de toute façon pas grand-chose en dehors du G8 et du G20 face à la concurrence des pays émergents…
Et voilà que le groupe d'opposition tente le plus sérieusement du monde de faire porter à la majorité de la communauté de communes du Toulois la responsabilité d'un « taux de chômage qui peine plus qu'ailleurs à décroître » ! En séance publique, la semaine dernière, mais aussi dans la tribune d'expression qui lui est réservée à la dernière page du bulletin de la CCT.
« Vous osez faire la corrélation entre le taux de chômage et l'action communautaire ! » s'est indigné Dominique Potier, le président socialiste de la CCT. « Vous oubliez qu'on a perdu 826 emplois industriels. À cause de l'effet Kleber, le taux de chômage du Toulois rejoint celui du bassin de Nancy. »
De la même manière qu'il refuse de porter la responsabilité des mauvais chiffres de l'emploi, Dominique Potier assure que son équipe « ne tirerait pas gloire d'une courbe de chômage qui baisserait ».
Si la communauté de communes est effectivement en charge du développement économique du territoire et si son action de promotion des zones d'activités peut tout à fait participer à la reprise, il est inconvenant de laisser penser qu'une petite collectivité de 35.000 habitants au modeste budget serait en mesure de juguler à elle seule les effets d'une crise internationale. Malgré toute la bonne volonté de ses élus. www.estrepublicain - Baptiste BIZE - 21/02/2011
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|  Michelin augmente ses prix en Europe | Le fabricant français de pneumatiques Michelin a annoncé mercredi une hausse générale des prix de ses produits commercialisés en Europe, pouvant aller jusqu'à 7,5%, pour répercuter le renchérissement des cours du caoutchouc et de ses autres matières premières.
Ces hausses seront appliquées, selon les produits, entre le 1er mars et le 1er juin, a précisé le groupe dans un communiqué. Les pneus pour deux roues motorisés et pour engins de chantiers se verront appliquer une hausse pouvant aller jusqu'à 7,5%.
Pour les autres catégories de produits, Michelin ne fournit qu'une évaluation de la hausse moyenne des prix qu'il compte appliquer: +4% pour les pneus pour engins agricoles, +5% pour les pneus (été et hiver) pour les véhicules de tourisme et +7% pour les pneus poids lourds. www.lefigaro.fr - AFP - 09/02/2011
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|  404 postes créés à Toul | Le chantier de revitalisation du site Kleber, à Toul, n'est pas encore achevé. Il est donc nécessaire de prolonger les efforts jusqu'à épuisement des crédits, 4,4 M€, que Michelin a décidé de consacrer à cette tâche. Telle a été la décision prise, hier matin, à l'issue de la réunion plénière du comité de suivi de la revitalisation du site Kleber. Pour Michelin, la grande majorité des 826 salariés de l'usine Kleber a été reclassée. La CGT n'a pas la même vision. Elle dénonce le fait que « petits boulots et chômage sont considérés comme solution par Michelin ». Pour le comité de suivi, le bilan « chiffré des actions peut être considéré comme globalement satisfaisant ». Il note l'implantation de trois nouvelles entreprises avec la création de 252 emplois nouveaux et 19 entreprises aidées pour un total de 293 créations d'emplois prévisionnelles. A ce jour, 152 d'entre elles sont effectives. Le total de la convention de revitalisation s'élève à 404 créations, soit 49 % de l'objectif de 826 emplois. « Chiffres non vérifiables », pour la CGT. « Michelin a encore 30 M€ en réserve ». Une entreprise œuvrant dans la filière bois se dit prête à venir s'installer sur le site, mais rencontre quelques difficultés de financement. La CGT propose que le manufacturier lui donne un coup de pouce « avec les économies réalisées par Michelin sur le plan, au détriment du personnel ». www.republicain-lorrain.fr - 05/02/2011
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|  Quid des ex-Kléber ? |  | Adolphe Colrat négociera un avenant à la convention de revitalisation dont le terme est prévu en avril.
Après 18 mois de sommeil, le comité de suivi Kleber s'est réuni hier à la préfecture.
La presse n'était pas conviée. La réunion s'est donc tenue à huis clos hier. Autour de la table, dans la grande salle Claude-Erignac, une trentaine de personnes étaient invitées à faire le point sur la convention de revitalisation Kleber. Des élus, des représentants de divers organismes publics, des élus syndicaux aussi. et bien évidemment des représentants de Michelin… L'occasion pour Adolphe Colrat, le préfet fraîchement nommé à Nancy, de faire connaissance avec les uns et les autres. Résultat de cette décoction de matière de grise de près de deux heures ? Mitigé selon les participants interrogés à l'issue de la réunion. Le communiqué de presse officiel arrondissait les angles : « Tenant compte des difficultés économiques particulières qui ont affecté notre pays au cours de deux dernières années, le bilan chiffré des actions de revitalisation peut être considéré comme globalement satisfaisant ». L'entourage du maire de Toul, Nicole Feidt et le représentant CGT, Guy Pernin, exprimaient quant à eux leur circonspection : « Nous avons beaucoup souffert des effets d'annonce de certain(e). mais les projets de désamiantage, de recyclage en tous genres n'ont jamais dépassé le stade de chimères ».
Un courrier individuel
Suite à la fermeture du site Kleber à Toul qui employait 826 personnes en décembre 2008, le plan de revitalisation portait sur la création de 900 emplois. A ce jour, Le Side Michelin (Société d'industrialisation et de développement économique) annonce avoir favorisé la création de 404 emplois. « Soit 49 % de son objectif. Tandis que 141 embauches supplémentaires devraient être réalisées dans les prochains mois », assure la note officielle du préfet. « N'empêche, la moitié seulement de l'enveloppe de 4,3 m€ destinés à ce plan a été utilisée », renchérit Guy Pernin. « Et surtout », appuie l'entourage de Nicole Feidt, « ces créations d'emploi, de bonnes nouvelles évidemment, n'ont pas concerné les seuls ex-Kleber. Par exemple, 2 seulement font partie des effectifs d'Acticall à Toul (192 salariés), il y en a zéro sur les 28 salariés de chez Flunch ».
« Il convient de distinguer le reclassement individuel des 826 salariés qui travaillaient au sein de l'entreprise Kleber et l'opération de revitalisation économique du bassin de Toul, deux démarches distinctes », nuance le préfet.
« Mais que sont devenus réellement les ex-Kleber ? », interroge encore le représentant de la CGT. « L'idée a été lancée de leur adresser un courrier individuel pour établir un véritable état des lieux », poursuit l'entourage de Nicole Feidt.
Deux initiatives concrètes ont été prises par Adolphe Colrat : la convention arrivant à échéance en avril 2011, un avenant sera négocié ; et une réunion trimestrielle devrait suivre et valider les actions de revitalisation.
www.estrepublicain.fr - Valérie RICHARD - 05/02/2011
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|  Revitalisation "globalement satisfaisante" après la fermeture de Kléber à Toul | ECO - Selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle, "le bilan chiffré des actions de revitalisations engagées" fin 2008 après la fermeture de l'usine de pneumatiques Kléber de Toul "peut être considéré comme globalement satisfaisant" au regard "des difficultés économiques particulières qui ont affecté notre pays au cours des deux dernières années". L'objectif était de créer 826 emplois nouveaux dans le secteur, correspondants au nombre de postes supprimés par le groupe Michelin. Il n'est pour l'heure rempli qu'à 49%, avec 404 créations d'emplois effectives par le biais d'implantations nouvelles et d'aides versées aux entreprises existantes.
Le comité de suivi, qui s'est réuni hier, a toutefois noté que "141 embauches supplémentaires devraient être réalisées dans les prochains mois", ce qui porterait le total à 545 emplois. Pour parvenir à ce niveau, 60% des fonds de la convention de revitalisation ont été engagés. La contribution versée par Michelin est de 4,3 millions d'euros. "Le critère d'emploi de la convention, c'est un CDI ou un CDD de plus de six mois. Mais Michelin s'est imposé de n'avoir que des CDI", précise-t-on à la préfecture. La convention arrive à échéance en avril, mais le préfet va négocier un avenant pour "poursuivre les efforts engagés" en "tirant les enseignements des actions conduites jusqu'à ce jour". Cette convention de revitalisation économique complète le plan de sauvegarde de l'emploi ouvert pour les 826 ex-salariés de l'usine Kléber. "A ce jour, la grande majorité (d'entre eux) a trouvé un projet de reclassement professionnel", affirme la préfecture, sans fournir de chiffres précis. www.libestrasbourg.fr - T.C. - 05/02/2011
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|  Chiffres classés confidentiels | Trois implantations nouvelles d'entreprises ont été soutenues. Elles ont permis de créer 252 emplois nouveaux. La principale implantation est celle de la société Acticall à Toul qui a embauché 192 salariés. 19 entreprises ont été aidées pour un total de 293 créations d'emplois prévisionnelles. A ce jour on dénombre 152 créations d'emploi effectives. Voici pour les chiffres estampillés officiels. « Difficile cependant d'évaluer le reclassement des ex-Kleber », réagit la CGT. « Les informations sont classées confidentielles par la direction régionale de Pôle Emploi, et celles de Michelin sont d'une opacité totale. Et puis, pour Michelin, le chômage et les petits boulots sont considérés comme une solution. Or ils sont de plus en plus nombreux à s'inscrire au Pôle Emploi après 18 mois d'intérim », avance encore le syndicat. www.estrepublicain.fr - 05/02/2011
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|  Kléber : locaux à vendre... |  | La création d'une unité de contrecollage de panneaux de bois reste d'actualité malgré un financement incertain.
Plus de deux ans après la fermeture de l'usine Kleber, les vastes locaux laissés vacants dans le Pôle industriel Toul-Europe n'ont toujours pas trouvé de repreneur. Difficile de dénicher un candidat au rachat de l'ensemble du site de 35 hectares. Quand bien même les conditions financières seraient avantageuses…
Depuis près d'un an, Olivier Moiroud est en pourparlers avec le groupe Michelin pour acquérir environ la moitié du bâtiment principal, tout en longueur, dont la surface totale avoisine les 90.000 m2. L'idée de cet investisseur de Haute-Savoie, installé dans l'Yonne depuis deux ans, est de créer une unité de contrecollage et de rabotage de pièces de bois à Toul. « On serait entre la scierie et la menuiserie, dans la fabrication de panneaux et de carrelets pour les portes et les fenêtres », explique-t-il.
Le conditionnel est de rigueur. Pour l'heure, le financement du projet porté par Arc Bois 58, la petite holding financière familiale que préside Olivier Moiroud, n'est pas acquis. « Ça avance péniblement, on a un peu de mal à finaliser notre tour de table », reconnaît-t-il. « C'est très lourd à financer pour une entreprise en création et nous devons nous mettre d'accord avec nos partenaires, des gens qui sont prêts à investir avec nous. »
Cent vingt emplois dans trois ans
Pour lancer son projet, Arc Bois 58 devra en effet rassembler 30 millions d'euros. « Ce chiffre comprend la partie immobilière de l'opération mais ce n'est pas ça qui pose problème, la valeur de rachat est très intéressante », ajoute Olivier Moiroud qui a bon espoir d'être très prochainement en mesure de faire des annonces. « Les choses vont dans le bon sens. Nous pourrons dès cette année mettre en place une petite unité d'une dizaine de personnes ; pas pour la production mais les études et la finalisation du projet global. »
À terme, dans trois ans, l'investisseur promet de créer 120 emplois sur le site. « C'est toujours d'actualité, ça ne l'a même jamais autant été », insiste-t-il. En attendant la confirmation du projet, les petits porteurs de projets qui seraient prêts à investir prennent leur mal en patience. Le groupe Michelin a toujours fait savoir qu'il préférait éviter le morcellement de l'ancien site Kleber. www.estrepublicain.fr - Baptiste BIZE - 19/01/2011
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|  Site Kléber : Déjà présents sur le site Le centre d'appels Ac... | Déjà présents sur le site
Le centre d'appels Acticall est installé dans les anciens locaux du centre de formation de Kleber où il emploie près de deux cents personnes. Les bureaux sont loués depuis près de deux ans pour une durée de six ans.
Un centre de formation se met en place dans les anciens locaux des Ateliers de transition professionnelle. Une première formation au métier de plaquiste a débuté fin décembre ; d'autres suivront en lien avec l'économie verte. Une école de la seconde chance doit aussi être créée.
Le groupement Ecorevia pour le recyclage des déchets industriels envisage d'installer ses pilotes industriels derrière Acticall www.estrepublicain.fr - 19/01/2011
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|  La voie de l'écorecyclage |  | Environnement - Sur le site de l'ancienne usine Kleber de Toul, Ecorevia développe le recyclage en Lorraine
Toul. L'association Ecorevia est née il y a seulement neuf mois, et vingt-neuf entreprises lorraines y ont déjà adhéré. La revitalisation du site Kleber par la société Michelin est à l'origine du projet à Toul. D'ailleurs, Bernard Bouchard, président de Side Michelin Développement, et l'un des six membres fondateurs de l'association qu'il préside.
Lors de la première assemblée générale ordinaire, qui s'est tenue dans les anciens ateliers de transition professionnelle de Kleber, Bernard Bouchard a rappelé les ambitions majeures d'Ecorevia, et notamment la constitution d'une équipe pluridisciplinaire, visant à développer au sein de la région, un projet entièrement dédié au recyclage et à ses nouvelles technologies.
Cette équipe, constituée du Capemm, de la CRCIL, de la Federec, du LRCCP, de l'Université de Lorraine et de Side Michelin, réunit toutes les composantes, tant scientifiques, techniques, économiques et territoriales. Tous les atouts sont réunis pour permettre de définir un projet ambitieux, ancré sur un territoire, mais avec un développement futur, qui ira au-delà des frontières.
Ainsi, Ecorevia annonce clairement ses ambitions : promouvoir le recyclage par l'excellence, développer les eco-technologies, améliorer la performance des produits, des procédés et des techniques, former du personnel et imaginer de nouveaux modèles de développement.
Perspectives 2011 et 2012 Le Toulois aura un rôle important à jouer dans cette mission. L'association a rencontré à plusieurs reprises les autorités territoriales, et notamment la communauté de communes du Toulois, la ville de Toul et le sous-préfet. Ces échanges ont permis de positionner le projet dans un contexte local et régional et d'en orienter plusieurs aspects. Cette initiative sera mise en place en cohérence avec les Ateliers de transition professionnelle et la plateforme de compétences du Toulois. Elle pourra être hébergée sur le site de l'ancienne usine Kleber.
Les perspectives pour 2011 et 2012 portent d'une part, sur la poursuite de détection de nouveaux projets et d'autre part sur la préparation de l'avenir de la filière recyclage en Lorraine.
www.estrepublicain.fr - Bertrand VOGIN - 18/01/2011
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|  Fric Krach Gueule de bois et n'importe quoi |  |
Vous avez lu le Monde ? Il parait qu'Alain Madelin est resté "KO debout"
D'abord, revenons sur l'émission de France 2, qui partait d'une bonne idée : faire de la pédagogie en direction du grand public. Déjà, il ne fallait pas s'y méprendre. Fric Krach Gueule de bois n'était ni un reportage, ni un documentaire, mais bien une docu-fiction aussi précis que Y a t il un pilote dans l'avion ? dans laquelle Papy Arditti regrette le bon vieux temps d'avant.
Le bon vieux temps d'avant, celui des années 50 et de la Rue des Martyrs de Pierre Arditti, celui de la "mixité sociale", ca n'était pas le bon temps; C'était le temps où (source INSEE, IAURIF, Ined)
un peu plus de 5 % des résidences principales parisiennes avaient l'eau courante, des WC intérieurs, une baignoire et le chauffage central, (15 %en 1962 et 30 % en 1970). CINQ POUR CENT. Tous ensemble et solidaires, mais dans le froid et la saleté. La situation matérielle des franciliens et des français s'est améliorée grace à la croissance des années 50 et 60. Et ca n'est que depuis les années 80 que la télévision, celle qui nous permet de regarder Arditti tordre le cou à la vérité, est un bien commun pour 9 français sur 10.
Ne parlons pas du téléphone, une banalité y compris chez les gamins de 10 ans. Les trentenaires des années 2010 se rappelent, qu'étant jeunes, le téléphone était un luxe. La génération Y se souvient qu'en 2000, du temps des Modem et du 56k, Internet plombait les factures téléphoniques.
Voila pour le passé.
Parlons du présent. Depuis la crise, on a le chomage et la misère. Ah bon ? Les années 80 ont inventé la pauvreté ? Margareth Thatcher et Ronald Reagan ont licencié des gens par millions ? Déjà, Arditti oublie le contexte. Le labour gouvernait le UK en crise dans des conditions telles qu'en 1979, le FMI avait mis les british sous tutelle. Et oui. Il fallait donc prendre des mesures énergiques. Idem aux Etats Unis qui enchainaient les défaites à l'intérieur et à l'extérieur. Qu'on fait Thatcher et Reagan ? Ils ont libéré l'économie autant qu'ils ont pu, et ils ont beaucoup pu. Disons le clairement, Reagan et Thatcher ont vaincu le chomage chez eux. On ne peut pas en dire autant de la France socialo-Mitterrandienne.
Quand à la pauvreté, ne nions pas les cas difficiles que nous connaissons tous. Mais n'oublions pas non plus que le seuil de pauvreté aux Etats Unis est à 13 000 dollars par an. Certes, avec cette somme, on ne va pas très loin avec, et les RMistes RSAistes français préfèreraient avoir un emploi, de préférence bien payé, plutot qu'une allocation. Mais supposons que le liberalisme Regano-Thatcherien n'ait pas eu lieu et que Bill Gates ou Steeve Jobs gagnent 20 000 dollars par an plutot que 1 000 0000. Est ce que les autres américains seraient pour autant devenus riches, en compensation ? Non, bien sur.
Quand aux travers du capitalisme tels qu'Arditti nous les a présenté, franchement, on ne peut que sourire. Tapie, Méssier. Il aurait du rajouter Maddoff histoire de clarifier son propos. Bernard Tapie est un genre bien particulier de patron, qui, malgré lui, a contribué à la transformation de la France des années 80. Par contre, dans les années 80, des patrons plus classiques ont crée Alinea, la SSII Altran Technologies, les Laboratoires Vendome (ceux qui font les savons Ptit's Marseillais), Kookai, Swatch, le Palais des Thés, Ubisoft, M6, Olitec, Acadomia, Du Pareil au Même, ou, plus loin de chez nous, Cisco, Red Bull, Borland ou Bloomberg ? Pourquoi Arditti n'est pas allé interroger ces patrons ?
Quand à l'échec de Messier, ne tirons pas sur l'ambulance mais 1. c'est l'échec des grands patrons MEDEF CAC 40, pas de l'entreprise et 2. est ce vraiment un échec ? Certes des milliards ont été perdus mais 10 ans plus tard, l'ADSL est la, la convergence, on la touche du doigt graçe aux smartphones, Airbus a développé son business de jets personnalisés et Vivendi, un groupe qui touche des dividendes de ses affaires au Maroc, au Brésil ou aux Etats Unis, est toujours à Paris en France. En plus, à coté de Méssier et du mélange typiquement français de connivences publiques privées, il y a Xavier Niel, de Free, Pierre Simoncini, de Meetic, et autres vrais entrepreneurs.
Pierre Arditti et ses amis semblent reprocher aux entreprises de n'être qu'un moyen, pour les investisseurs, de gagner de l'argent et non pas de créer des emplois. Dûr de dire si Pierre Arditti gagne bien 700 000 euros par an comme semble le dire la blogosphere. On espère, qu'à ce prix la, il joue les business angels et aide les jeunes en recherche de financement à créer leur boite ! Et puis sans attente d'etre remboursé, bien sur.
Enfin, la séquence Alain Madelin vs Xavier Mathieu. L'ancien ministre libéral devenu un financier, vs l'ouvrier de Continental Clairoix devenu chomeur. Même en admettant qu'Alain Madelin ait téléphoné à ses homologues capitalistes de la Ruhr pour leur dire de licencier, serait-il pour autant responsable de la situation de Xavier Mathieu ? Or, Madelin n'a passé aucun coup de fil. Qui est responsable de la mise au chomage de Xavier Mathieu et de ses ex collegues alors ?
Réponse : une erreur de gestion de la part d'une entreprise + le patriotisme économique que les gouvernements imposent aux entreprises + le comportement des consommateurs.
Continental, c'est un fabriquant de pneus, allemand, concurrent de Michelin. En 2007, est ce que le pneu est un business d'avenir ? Non. La production de voitures plafonne en Europe, et les véhicules qui se vendent sont soit à bas cout (Logan, petites voitures fabriquées en Europe de l'est) soit vendues avec des aides, soit au contraire très cheres (Porsche, BMW etc). C'est à ce moment la que Continental choisit de racheter Siemens VDO. Pourquoi ? Parce que Siemens, empetré dans des scandales de corruption, voit ses clients fuir. Ils doivent donc vendre des pans entiers du groupe, or le gouvernement allemand préfère que le démantelement de Siemens, s'il doit avoir lieu, se fasse entre Allemands. VDO fait des pieces auto, Continental est donc réquisitionné, tout comme la CDC est régulièrement appelée à la rescousse du capitalisme nationaliste français. Le rachat est un échec car trop cher, du coup Continental est la cible d'une offre publique hostile. Seulement, le groupe qui lance cette OPA, Schaeffler, a une bonne idée mais pas les fonds. La restructuration de Continental aidera à payer l'opération. Voila la réalité. Continental a été restructurée parce que le gouvernement allemand n'a pas laissé Bridgestone, Brembo, Valeo ou un autre racheter Conti. De plus, Clairoix a été sacrifiée (tout comme Kléber Toul, groupe Michelin, la même année) tout simplement parce que les français mettent moins d'argent dans la voiture, roulent moins et plus lentement. Xavier Mathieu cherche un coupable ? C'est le consommateur. Pas Madelin.
En conclusion, en France on a un problème specifique et douloureux, la persistance de la pauvreté et des inégalités dans un pays qui se veut égalitaire. Sortons la tête du sac, abandonnons l'idéal d'égalité, préférons lui celui de l'équité. En attendant, tous ceux qui ont été génés par la désinformation du film de Pierre Arditti peuvent remercier la redevance TV (*) ! (*) bientot redevable si vous avez un téléphone ou un ordinateur ... www.mediapart.fr - 17/01/2011
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|  Michelin - Clermont-Ferrand : Actionnaires choyés, ouvriers et employés exploités | Michel Rollier, premier cogérant du groupe Michelin, a perçu au total pour ces quatre dernières années près de 13 millions d'euros de rémunération... et celle au titre de 2010 s'annonce aussi record.
Il vient en effet d'informer les actionnaires de la bonne marche de l'entreprise avec une prévision de bénéfices de 820 millions pour 2010. Il leur a surtout promis de faire encore mieux : « Un résultat opérationnel nettement supérieur à 2 milliards d'euros » en 2015, qui serait donc très largement supérieur aux meilleures années d'avant la crise de 2008. Cela augmenterait, non pas les salaires, mais les dividendes de ses chers actionnaires de 30 % !
Pour cela, Rollier espère vendre beaucoup de pneus : 25 % en plus d'ici à 2015 et 50 % en plus à l'horizon 2020, tout en continuant de diminuer les effectifs. Dans l'ensemble des usines en France, 11 400 emplois ont été supprimés ces dernières années et cela va continuer : 10 % de moins d'ici cinq ans.
Cela signifie pour le personnel produire plus en étant moins nombreux. D'où des pressions incessantes dans les ateliers et les bureaux, ce qui entraîne des accidents. Sous le moindre prétexte, des sanctions incessantes et des licenciements s'abattent sur les ouvriers, et même des ingénieurs accusés de ne pas avoir l'esprit maison.
Après les fermetures d'usines ou d'ateliers entiers comme à Montceau, à Lille ou à Poitiers, c'est le centre de Paris-Breteuil qui est visé. C'est là que se préparent les cartes et les guides bien connus. Il est question de déménager, sans que le personnel sache où il atterrira, alors que les locaux actuels viennent pourtant d'être refaits à neuf. Et c'est l'inquiétude pour 230 travailleurs sur les 300 de ce site quant au maintien de leur emploi, avec la perspective d'une filialisation ou d'une vente. Quand il s'agit de vanter ses cartes et guides de restaurants étoilés, Michelin est prolixe. Mais sur l'avenir des travailleurs, c'est le silence.
Quant à l'organisation de la production, ce n'est pas la logique qui prime, mais le seul souci de tirer le maximum de profits. Ainsi, en ce moment, avec la vague de froid qui se prolonge, la direction admet qu'elle ne peut pas répondre à la demande des clients en pneus neige. Cela oblige les distributeurs à faire attendre leurs clients pendant des semaines. Mais c'est la conséquence du choix de la direction de ne pas faire de stocks. En travaillant à flux tendu, elle fait des économies. La « satisfaction du client » n'est vraiment pas le problème de Michelin. L'argument ne lui sert qu'à essayer de nous imposer la flexibilité. C'est soi-disant pour « satisfaire le client » qu'elle nous fait venir à l'usine même le samedi et le dimanche ; elle voudrait que ce soient les travailleurs qui acceptent de s'adapter encore plus à la demande.
Concernant les accidents du travail, là aussi la direction n'est pas avare de sermons pour nous culpabiliser. C'est pourtant elle la première responsable en demandant toujours plus de productivité. Les pressions sont fréquentes sur les travailleurs accidentés pour ne pas déclarer les arrêts de travail. Ce qui limite le pourcentage de déclarations, et diminue la part patronale à payer à la Sécurité sociale.
Restent les salaires, et là, on est évidemment bien loin du partage des profits. Pour 2011, Michelin annonce seulement 1,4 % d'augmentation générale pour les ouvriers, plus une augmentation forfaitaire de 200 euros brut... mais accordée au mérite ! Quant aux employés, techniciens, ingénieurs et cadres, ce ne seront, comme à l'habitude, que des augmentations individuelles.
Avec les hausses continuelles et vu les profits de Michelin, c'est rattraper des années de retard sur le coût de la vie qui devrait être à l'ordre du jour. Et c'est au minimum une augmentation de 300 euros pour tous qu'il faudra imposer. www.lutte-ouvriere-journal.org - 05/01/2011
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