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 |  Le périmètre s'est réduit | En déplaçant son stockage de butadiène, l'entreprise a diminué son rayon de danger, entraînant de nouvelles consignes de sécurité qu'elle expose ce soir au public.
Elles sont blanches, jaunes et bleues et se trouvent +depuis septembre 2006 du côté du boulevard de l'Industrie. Ce sont trois sphères de stockage de butadiène, composant essentiel pour l'entreprise Michelin dans la fabrication de gommes synthétiques qu'elle fabrique depuis quarante-cinq ans sur la zone industrialo-portuaire.
Jusque-là, le stockage de ce produit hautement inflammable se concentrait dans une seule cuve, à l'est du site et à 50 mètres de la voie ferrée, 80 m des premières habitations du quartier de la Pomme d'or. Avec ce déplacement et cette division du stockage doublée d'une sécurisation plus importante de ce confinement, le périmètre de sécurité s'en est trouvé réduit.
Et a engendré une nouvelle plaquette réglementaire exposant à la population les risques et les conduites à tenir en cas d'accident. Ce nouveau document sera présenté dans une réunion publique proposée ce soir à la salle des fêtes de Bassens, à 18 h 30 et consacrée aux consignes de sécurité en cas d'accident industriel sur le nord de la commune.
Un rayon de 200 mètres
« Plus aucun riverain n'est aujourd'hui à évacuer », explique Yves Gonthier, directeur de Michelin-Simorep (1). Le précédent plan particulier d'intervention (PPI) stipulait que, dans un premier rayon de 600 mètres, les habitants devaient quitter leur logement. Dans un deuxième cercle allant de 600 à 1 200 m, ils étaient invités à rester confinés. Ce périmètre concernait à l'époque la population de Bassens jusqu'à l'école Rosa-Bonheur par exemple.
Aujourd'hui, un seul rayon est en vigueur, il est de 200 mètres et ne concerne plus que l'extrémité ouest du quartier de la Pomme d'or. Les consignes de sécurité sont alors de s'enfermer et se tenir éloigné des vitres, couper le disjoncteur, s'assurer que le voisin immédiat a bien perçu l'alerte, écouter France Bleu Gironde, station de radio choisie pour véhiculer toutes les informations de crise. Ne pas téléphoner, éviter toute flamme et cigarette, ne pas utiliser de véhicule à moteur complète le panel des consignes.
DPA aussi
« Depuis longtemps maintenant, nous connaissons une normale pression réglementaire », explique Yves Gonthier. « Depuis quelques années, la vigilance urbaine et sociale est plus prégnante. C'est notre responsabilité d'informer et avant tout de réduire au maximum les risques. » Et de citer les 30 millions d'euros investis en 2006 pour le déplacement des cuves de butadiène.
Tous les habitants concernés par l'ancien périmètre ont reçu dans leur boîte aux lettres la nouvelle plaquette, mais la mairie a tenu à enfoncer le clou de la sécurité en organisant la réunion publique de ce soir. Seront présents aussi les responsables des Docks des pétroles d'Ambès (DPA), autre entreprise classée « Seveso seuil haut » sur la commune.
« Notre PPI n'a pas changé pour le moment, et celui qui est en instruction à la Dreal (2) actuellement, sera plus restreint que le précédent », explique Patrick Moatti, le directeur de DPA. « Mais il nous semble logique et cohérent, sollicité par la mairie avec qui nous travaillons sur la même longueur d'ondes en matière de sécurité, de venir exposer si besoin, notre dispositif. »
Selon le dirigeant, le périmètre de DPA, où le principal risque est l'incendie des hydrocarbures qui y sont stockés, ne concerne pas aujourd'hui d'habitants bassenais ou ambarésiens.
(1) C'est le nom de l'usine pétrochimique de Bassens, filiale du groupe Michelin (2) Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement www.sudouest.fe - YANNICK DELNESTE - 08/07/2010 |
|  Tensions à l'usine Michelin de Bassens |  | Dans un tract, un syndicat dénonce les conditions de travail qui se seraient dégradées. Un tract distribué récemment par la CFDT dénonce la dégradation des conditions de travail chez Michelin à Bassens, une usine classée Seveso où travaillent 376 personnes.
C'est surtout dans l'atelier de la finition où la tension serait la plus vive. Les rapports entre la hiérarchie et le personnel se seraient dégradés. La CFDT, syndicat majoritaire dans cette entreprise, évoque des pressions de la part de la direction.
Le syndicat a demandé à cette direction de cesser ces agissements et la création d'une mission d'enquête du CHSCT, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, concernant l'inahalation quotidienne par les ouvriers de butadiène et de styrène dans des proportions supérieures aux normes autorisées.
Un porte-parole de la direction affirme que le tract de la CFDT comporte beaucoup d'amalgames et d'erreurs. Selon elle, les salariés et le CHSCT sont mis au courant des difficiles conditions de travail. De plus, les responsables de l'usine disent assurer la sécurité des personnels et des riverains en respectant toutes les normes en vigueur. www.aquitaine.france3.fr - PhL - 28/07/2009
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|  Michelin à l'arrêt à Bassens |  | 320 des 370 salariés ont cessé le travail depuis la fin avril et ne reprendront que le 18 mai. Conséquences de la crise automobile, Michelin a recours à des mesures de chômage partiel. Les salariés du site girondin ont du solder leurs congés 2008/2009 et en prendre par anticipation. Certains suivent des formations pendant cette période.
Ces mesures ont été prises pour limiter le recours au chômage partiel à l'avenir. mais les salariés craignent un plan social. Le site de Bassens est l'une des deux unités de production de gomme synthétique, l'élastomère, ( qui a remplacé le caoutchouc naturel pour les pneus de voiture) du groupe auvergnat. L'usine est classée Seveso seuil haut car on y manipule notamment du butadiène. www.france.fr - Véronique HAUDEBOURG - 12/05/2009
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|  Michelin : Cure d'amaigrissement.. | France3 19/20 Aquitaine du 11/05/2009
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|  L'usine Michelin s'arrête plusieurs semaines |
BASSENS. La grande fabrique de caoutchouc synthétique touchée à son tour par la crise
La crise de l'automobile a de nouvelles retombées en Gironde. L'usine Michelin de Bassens est à l'arrêt depuis la fin avril et ne devrait redémarrer sa production qu'à partir du 18 mai. 320 des 370 salariés du site sont concernés par cette interruption. Ils ont été invités à solder leurs congés 2008-2009 et à en prendre par anticipation. Des formations seront dispensées à certains d'entre eux pendant cette période.
Selon la direction du groupe, ces dispositions devraient permettre de limiter à une vingtaine de salariés le recours au chômage partiel. Stéphane Boussiron, délégué syndical CFDT, estime cette évaluation un peu basse. Et il craint qu'une partie au moins des formations dispensées vise davantage à limiter les dépenses de l'entreprise qu'à apporter des connaissances réellement utiles aux salariés.
Chute des ventes
L'établissement occupe une place stratégique dans le dispositif industriel mondial du groupe auvergnat. Avec l'unité américaine de Louisville, il est une des deux seules unités de production de gomme synthétique (élastomère), qui a largement supplanté le caoutchouc naturel pour les pneus de voiture.
L'usine girondine, qui manie des substances dangereuses comme le butadiène, est classée Seveso seuil haut. Il travaille en feu continu, ce qui implique que l'interruption et la reprise de sa production ne sont pas des petites affaires. Et il y a de longues années que l'usine n'avait pas été arrêtée pour des motifs économiques, comme c'est le cas aujourd'hui. Mais Michelin n'échappe pas à la crise de l'automobile. Et si la très grande majorité des pneus fabriqués par la firme est destinée à la seconde monte et non aux véhicules neufs, les ventes de l'entreprise ont chuté de 14 % en valeur et de 21 % en volume au premier trimestre.
De nombreuses fabriques de pneus ont été amenées, dans ces conditions, à interrompre passagèrement leur production ou à tourner au ralenti. D'où une moindre demande de gomme, qui explique l'arrêt temporaire de Bassens. Reste à savoir maintenant, si ce brusque choc conjoncturel ne remettra pas en cause les importants investissements de capacité, prévus sur cette unité qui constitue un des fleurons de l'industrie girondine. www.sudouest.com - 07/05/2009
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|  Michelin augmente les capacités de son usine girondine | Le fabricant de pneumatiques veut renforcer son usine de Bassens (385 salariés), spécialisée dans le caoutchouc synthétique. Il va investir plusieurs dizaines de millions d'euros dans des lignes de production. C'est en 2009 que l'usine spécialisée dans la fabrication de caoutchouc synthétique, détenue par le groupe Michelin à Bassens, en Gironde, verra sa capacité augmenter en passant d'un volume annuel de production de 160 000 à 200 000 tonnes. L'objectif étant de répondre à la demande de marchés émergeants tels que ceux d'Asie. Le marché français étant saturé, celui de l'Europe de l'Ouest doté de capacités suffisantes. Pour préparer cette augmentation de capacité, l'usine va se doter de nouveaux équipements industriels.
De même, elle va procéder à un changement de solvant, en l'occurrence, le toluène (qui va être interdit) par du méthylcyclohexane, dont une ligne fonctionne déjà. La deuxième ligne bénéficiant de ce solvant sera opérationnelle d'ici 2009. L'investissement au global se chiffre à plusieurs dizaines de millions d'euros. De quoi conforter le sentiment de pérennité du site auprès des 385 salariés.
Pour un temps, les menaces s'éloignent. Le groupe projetait d'implanter en Asie une troisième unité de caoutchouc synthétique. Un projet reporté. Il semblerait que ce ne soit pas la meilleure des solutions pour réduire les coûts. La décision ne devrait donc être prise qu'à l'horizon 2010. En attendant l'unité de Bassens se solidifie. Les salariés ont vu arriver, non sans plaisir, en juin dernier, une unité de recherche basée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), délocalisée sur Bassens, qui travaille sur de nouvelles formules.
A Clermont-Ferrand, le laboratoire de R&D a mis au point un procédé de fabrication de caoutchouc synthétique qui permet de fabriquer au moins deux fois moins cher que la concurrence. Michelin a vendu à un groupe polonais la licence de ce nouveau procédé. Il va accompagner l'industriel dans la mise en place de l'unité de fabrication. Et des polonais devraient venir se former dans l'usine de Bassens entre 2009 et 2010. Alors tout roule ? Pas si sûr. « Au fur à mesure que les capacités augmentent, le nombre de salariés, lui, diminue » observe, inquiet, Stéphane Boussiron, délégué syndical CFDT.
En 2007, cinq opérateurs de production auront quitté l'entreprise. C'est peu. Sauf que ces profils (Bac pro, Bac +2) reçoivent, à leur embauche, une formation en interne pendant un an et demi (soit 1 500 heures par opérateur). « Il n'y a pas cette capacité à garder les gens et leur savoir faire. C'est dommage. Et l'ambiance de travail n'est pas terrible » confie l'un d'entre eux. Pour Stéphane Boussiron, c'est clair, le groupe auvergnat ne s'est pas délesté de sa culture paternaliste, encore très prégnante. L'Usine Nouvelle - Colette Goinère - 19/11/2007
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