MICHELIN  -  BASSENS


L'heure du diagnostic 

                                                Le site Michelin et la torche symbole. Au fond, les lotissements de riverains.

Les riverains de l'usine verront leur domicile expertisé afin de préconiser les travaux nécessaires dans le cadre du plan de prévention des risques technologiques.


Une manière de fêter l'anniversaire. Dix ans jour pour jour après l'explosion d'AZF, les voisins de Simorep/Michelin, les dirigeants de l'entreprise et les élus et techniciens de la ville se retrouvaient mercredi soir pour parler de risques technologiques. Si la prise de conscience dans ce domaine date des années 80 avec la mise en place des normes Seveso, l'accident toulousain a fait monter d'un cran la mobilisation. Dispositif-symbole : le Plan de prévention des risques technologiques (PPRT) obligatoire pour toute entreprise classée Seveso.

Celui de Michelin, groupé par proximité géographique avec DPA (1) et Foresa (2) a été mis en vigueur en décembre dernier. Depuis les importants travaux de sécurisation (et notamment le déplacement des cuves de butadiène, principal produit dangereux), le périmètre de danger s'est réduit. Les seuls riverains concernés par un éventuel sinistre survenant chez le fabricant de la gomme pour pneumatiques habitent la petite soixantaine de maisons réparties entre les lotissements Saint-James et Pomme d'or.


Expertise cet automne


Une trentaine d'entre eux sont venus à la salle des fêtes de Bassens pour faire notamment la connaissance de Xavier Touffut, un des dirigeants régionaux du bureau Véritas. La société d'expertise en sécurité a été choisie par la ville et Michelin pour réaliser le diagnostic (3) des logements présents dans ce périmètre sensible de surpression (entre 20 et 35 Mbars). « Analyse de vulnérabilité », dit en langage poli. Plus prosaïquement, il s'agit de définir les travaux à faire pour sécuriser les maisons.

« Dans cette configuration, les risques principaux sont dans la casse des vitres et la projection de verre, indiquait M. Touffut. À ce niveau de surpression, le bâti en lui-même n'est pas menacé d'effondrement. Nous nous intéressons aux cheminées, menuiseries extérieures, la toiture et aux petits éléments, périphériques ou non. »

Véritas passera dans les maisons à partir du mois d'octobre et rendra ses préconisations dans un rapport avant la fin de l'année. Il comprendra le montant estimé des travaux à effectuer. Pour le renforcement des encadrements et des vitrages, les estimations tournent autour de 2 000 euros le mètre carré.

Qui financera ces travaux ? Le taux de crédit d'impôt accordé par la loi de finances en couvrirait 30 % après bien des variations. Entreprise et ville mettront aussi la main à la poche. Le maire Jean-Pierre Turon compte bien sur une CUB sensibilisée à la cause, peut-être encore plus après la venue, le 28 septembre, dans ses locaux, pour une demi-journée d'information sur les PPRT, de l'association Amaris défendant les intérêts des communes accueillant sur leur sol des sociétés à hauts risques.

(1) Docks des pétroles d'Ambès. (2) Fabricant de colles industrielles sur la commune d'Ambarès. (3) 30 000 euros financés à parts égales par la ville et Michelin.
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www.sudouest.fr  -  yannick delneste  -  23/09/2011


Bassens : les ouvriers Michelin font pression 

Michelin, hier, à Bassens. C'est la première fois en dix ans qu'un conflit dépasse deux jours


Les ouvriers de Michelin sont à l'origine d'une grève pour obtenir 300 euros de revalorisation.

Une très forte majorité d'hommes en tenue civile discutent par petits groupes à l'extérieur de la Simorep et Cie avec en fond, une banderole accrochée au grillage sur laquelle est peint « en grève ». Ce décor est assez rare sur le site industriel de Bassens qui fabrique du caoutchouc synthétique pour Michelin.

« Nous sommes au deuxième jour de grève, la revendication porte sur une revalorisation de 300 euros des salaires pour l'ensemble du personnel », annonce l'intersyndicale CFDT, CGT et CFE- CGC. « Chez Michelin, les mouvements sociaux partent toujours de la base, les organisations syndicales ne sont pas considérées », ajoutent les responsables à propos de ce conflit qui n'échappe pas à la règle. Lundi, à 3 heures du matin, des membres de l'équipe de fabrication arrêtaient le travail.


Grévistes et direction sont au moins d'accord pour évaluer à « une centaine de salariés », le nombre de personnes impliquées dans ce conflit. Il s'agit des ouvriers, une catégorie représentant près de la moitié de l'effectif global (370 personnes). « Par mesure de sécurité, l'activité est ralentie », précise la direction, alors que les grévistes prétendent que leur absence en est la responsable.

« Toujours à sens unique »


« Nous allons vers un conflit dur », estiment les syndicats. Des grévistes promettant de « ne vouloir rien lâcher ». Les salariés ont fait grève une première fois les 10 et 11 septembre, mais ils ont essuyé « le refus de la direction de négocier ».

« Nous sommes retournés devant les collègues pour leur demander quels étaient réellement leurs sentiments sur leurs conditions de travail et de rémunération », expliquent les délégués syndicaux. « 168 personnes sont venues exprimer leur mécontentement, nous en avons fait part à la direction lors d'un comité d'entreprise extraordinaire jeudi dernier mais, là encore, la direction nous a dit que le groupe ne négociera pas. »

Dans la nuit de dimanche à lundi, « la base » passait à l'offensive. Hier matin, elle la justifiait en ces termes : « Ça fait maintenant plusieurs années que l'on nous demande de nous remettre en cause par une plus grande responsabilité du personnel dans les ateliers, mais c'est toujours à sens unique, on n'a rien eu de plus que l'augmentation du salaire qui ne compense même pas l'inflation. »

1 230 euros nets


Avec ce conflit, les langues se délient à condition de préserver l'anonymat… « Moi, je m'en fous. Je m'apelle Joël. Après trente-trois années de carrière dont vingt-six à la finition, je suis à 1 400 euros nets ». « On sait ce qui nous attend quand on signe mais le séchage de la gomme et son conditionnement sont du travail physique, avec en plus la chaleur, les odeurs... »

Et des rythmes de travail saccadés entre matins, soirs et nuits. Joël, ayant changé de poste, n'a plus les primes de nuit. Avec elles et celles de week-end, un mécanicien (cinq ans d'ancienneté) perçoit 1 230 euros nets. « Avec des misères pareilles, ils ont été obligés d'augmenter les salaires à l'embauche parce qu'ils ne trouvaient personne », note un salarié entré dans l'entreprise au printemps dernier et qui « touche 1 470 euros ».

Hier après-midi, la direction de Michelin, actionnaire de la filiale Simorep, indiquait « avoir réalisé 30 embauches et un plan d'action sur les conditions de travail et de sécurité ». Elle observait que « le maintien du dialogue devrait permettre de sortir du conflit le plus tôt possible ». « En dix ans, il y a eu deux grèves qui n'ont pas excédé deux jours », rappelaient les syndicats, partis cette fois pour une troisième.

www.sudouest.fr - 06/10/2010


Michelin : grève sur le site de Bassens

Une centaine de salariés, sur les 380 que comptent le site, a cessé le travail pour demander des hausses de salaires.
L'usine chimique de Bassens, qui compte 380 salariés, est l'un des maillons forts du groupe Michelin en France.Une centaine de salariés moroses, mécontents et moblisés, surtout des ouvriers, ont cessé le travail depuis lundi matin. Ils réclament l'ouverture de négociations salariales et 300 euros de plus.

"Notre capacité de production a doublé. Par contre, les effectifs, eux, ont diminué. On nous demande toujours plus de travail mais nos salaires sont plutôt tirés vers le bas que vers le haut", explique Daniel Royaux, délégué syndical CGT.

"Dans cette usine, le problème, c'est que des gens sont sous-payés, pas payés à leur juste valeur, ça c'est certain. Ils ont du mal à finir les fins de mois comme tout le monde. Et les augmentations salariales annuelle, globalement, la direction a décidé que c'était ni plus ni moins que l'inflation", témoigne Alain Lloubères, l'un des ouvriers grévistes.

La direction de Michelin précise qu'elle a mis en place un plan d'action pour améliorer les conditions de travail dans cette usine qui fabrique du caoutchouc synthétique.

Pour préserver la sécurité de ce site classé SEVESO, l'activité y a été maintenue, mais elle est ralentie en attendant l'ouverture de négociations.

www.aquitaine.france3.fr - 05/10/2010


Le périmètre s'est réduit 


En déplaçant son stockage de butadiène, l'entreprise a diminué son rayon de danger, entraînant de nouvelles consignes de sécurité qu'elle expose ce soir au public.

Elles sont blanches, jaunes et bleues et se trouvent +depuis septembre 2006 du côté du boulevard de l'Industrie. Ce sont trois sphères de stockage de butadiène, composant essentiel pour l'entreprise Michelin dans la fabrication de gommes synthétiques qu'elle fabrique depuis quarante-cinq ans sur la zone industrialo-portuaire.

Jusque-là, le stockage de ce produit hautement inflammable se concentrait dans une seule cuve, à l'est du site et à 50 mètres de la voie ferrée, 80 m des premières habitations du quartier de la Pomme d'or. Avec ce déplacement et cette division du stockage doublée d'une sécurisation plus importante de ce confinement, le périmètre de sécurité s'en est trouvé réduit.

Et a engendré une nouvelle plaquette réglementaire exposant à la population les risques et les conduites à tenir en cas d'accident. Ce nouveau document sera présenté dans une réunion publique proposée ce soir à la salle des fêtes de Bassens, à 18 h 30 et consacrée aux consignes de sécurité en cas d'accident industriel sur le nord de la commune.

Un rayon de 200 mètres


« Plus aucun riverain n'est aujourd'hui à évacuer », explique Yves Gonthier, directeur de Michelin-Simorep (1). Le précédent plan particulier d'intervention (PPI) stipulait que, dans un premier rayon de 600 mètres, les habitants devaient quitter leur logement. Dans un deuxième cercle allant de 600 à 1 200 m, ils étaient invités à rester confinés. Ce périmètre concernait à l'époque la population de Bassens jusqu'à l'école Rosa-Bonheur par exemple.

Aujourd'hui, un seul rayon est en vigueur, il est de 200 mètres et ne concerne plus que l'extrémité ouest du quartier de la Pomme d'or. Les consignes de sécurité sont alors de s'enfermer et se tenir éloigné des vitres, couper le disjoncteur, s'assurer que le voisin immédiat a bien perçu l'alerte, écouter France Bleu Gironde, station de radio choisie pour véhiculer toutes les informations de crise. Ne pas téléphoner, éviter toute flamme et cigarette, ne pas utiliser de véhicule à moteur complète le panel des consignes.

DPA aussi


« Depuis longtemps maintenant, nous connaissons une normale pression réglementaire », explique Yves Gonthier. « Depuis quelques années, la vigilance urbaine et sociale est plus prégnante. C'est notre responsabilité d'informer et avant tout de réduire au maximum les risques. » Et de citer les 30 millions d'euros investis en 2006 pour le déplacement des cuves de butadiène.

Tous les habitants concernés par l'ancien périmètre ont reçu dans leur boîte aux lettres la nouvelle plaquette, mais la mairie a tenu à enfoncer le clou de la sécurité en organisant la réunion publique de ce soir. Seront présents aussi les responsables des Docks des pétroles d'Ambès (DPA), autre entreprise classée « Seveso seuil haut » sur la commune.

« Notre PPI n'a pas changé pour le moment, et celui qui est en instruction à la Dreal (2) actuellement, sera plus restreint que le précédent », explique Patrick Moatti, le directeur de DPA. « Mais il nous semble logique et cohérent, sollicité par la mairie avec qui nous travaillons sur la même longueur d'ondes en matière de sécurité, de venir exposer si besoin, notre dispositif. »

Selon le dirigeant, le périmètre de DPA, où le principal risque est l'incendie des hydrocarbures qui y sont stockés, ne concerne pas aujourd'hui d'habitants bassenais ou ambarésiens.

(1) C'est le nom de l'usine pétrochimique de Bassens, filiale du groupe Michelin
(2) Direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement

www.sudouest.fe - YANNICK DELNESTE - 08/07/2010

Tensions à l'usine Michelin de Bassens 

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Dans un tract, un syndicat dénonce les conditions de travail qui se seraient dégradées.
Un tract distribué récemment par la CFDT dénonce la dégradation des conditions de travail chez Michelin à Bassens, une usine classée Seveso où travaillent 376 personnes.

C'est surtout dans l'atelier de la finition où la tension serait la plus vive. Les rapports entre la hiérarchie et le personnel se seraient dégradés. La CFDT, syndicat majoritaire dans cette entreprise, évoque des pressions de la part de la direction.

Le syndicat a demandé à cette direction de cesser ces agissements et la création d'une mission d'enquête du CHSCT, le Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, concernant l'inahalation quotidienne par les ouvriers de butadiène et de styrène dans des proportions supérieures aux normes autorisées.

Un porte-parole de la direction affirme que le tract de la CFDT comporte beaucoup d'amalgames et d'erreurs. Selon elle, les salariés et le CHSCT sont mis au courant des difficiles conditions de travail. De plus, les responsables de l'usine disent assurer la sécurité des personnels et des riverains en respectant toutes les normes en vigueur.

www.aquitaine.france3.fr - PhL - 28/07/2009


Michelin à l'arrêt à Bassens

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320 des 370 salariés ont cessé le travail depuis la fin avril et ne reprendront que le 18 mai.
Conséquences de la crise automobile, Michelin a recours à des mesures de chômage partiel. Les salariés du site girondin ont du solder leurs congés 2008/2009 et en prendre par anticipation. Certains suivent des formations pendant cette période.

Ces mesures ont été prises pour limiter le recours au chômage partiel à l'avenir. mais les salariés craignent un plan social.
Le site de Bassens est l'une des deux unités de production de gomme synthétique, l'élastomère, ( qui a remplacé le caoutchouc naturel pour les pneus de voiture) du groupe auvergnat. L'usine est classée Seveso seuil haut car on y manipule notamment du butadiène.

www.france.fr - Véronique HAUDEBOURG - 12/05/2009


Michelin : Cure d'amaigrissement..

France3 19/20 Aquitaine du 11/05/2009

L'usine Michelin s'arrête plusieurs semaines


BASSENS. La grande fabrique de caoutchouc synthétique touchée à son tour par la crise


La crise de l'automobile a de nouvelles retombées en Gironde. L'usine Michelin de Bassens est à l'arrêt depuis la fin avril et ne devrait redémarrer sa production qu'à partir du 18 mai. 320 des 370 salariés du site sont concernés par cette interruption. Ils ont été invités à solder leurs congés 2008-2009 et à en prendre par anticipation. Des formations seront dispensées à certains d'entre eux pendant cette période.

Selon la direction du groupe, ces dispositions devraient permettre de limiter à une vingtaine de salariés le recours au chômage partiel. Stéphane Boussiron, délégué syndical CFDT, estime cette évaluation un peu basse. Et il craint qu'une partie au moins des formations dispensées vise davantage à limiter les dépenses de l'entreprise qu'à apporter des connaissances réellement utiles aux salariés.

Chute des ventes


L'établissement occupe une place stratégique dans le dispositif industriel mondial du groupe auvergnat. Avec l'unité américaine de Louisville, il est une des deux seules unités de production de gomme synthétique (élastomère), qui a largement supplanté le caoutchouc naturel pour les pneus de voiture.

L'usine girondine, qui manie des substances dangereuses comme le butadiène, est classée Seveso seuil haut. Il travaille en feu continu, ce qui implique que l'interruption et la reprise de sa production ne sont pas des petites affaires. Et il y a de longues années que l'usine n'avait pas été arrêtée pour des motifs économiques, comme c'est le cas aujourd'hui. Mais Michelin n'échappe pas à la crise de l'automobile. Et si la très grande majorité des pneus fabriqués par la firme est destinée à la seconde monte et non aux véhicules neufs, les ventes de l'entreprise ont chuté de 14 % en valeur et de 21 % en volume au premier trimestre.

De nombreuses fabriques de pneus ont été amenées, dans ces conditions, à interrompre passagèrement leur production ou à tourner au ralenti. D'où une moindre demande de gomme, qui explique l'arrêt temporaire de Bassens. Reste à savoir maintenant, si ce brusque choc conjoncturel ne remettra pas en cause les importants investissements de capacité, prévus sur cette unité qui constitue un des fleurons de l'industrie girondine.

www.sudouest.com - 07/05/2009


Michelin augmente les capacités de son usine girondine

Le fabricant de pneumatiques veut renforcer son usine de Bassens (385 salariés), spécialisée dans le caoutchouc synthétique. Il va investir plusieurs dizaines de millions d'euros dans des lignes de production.
C'est en 2009 que l'usine spécialisée dans la fabrication de caoutchouc synthétique, détenue par le groupe Michelin à Bassens, en Gironde, verra sa capacité augmenter en passant d'un volume annuel de production de 160 000  à 200 000 tonnes. L'objectif étant de répondre à la demande de marchés émergeants tels que ceux d'Asie. Le marché français étant saturé, celui de l'Europe de l'Ouest doté de capacités suffisantes. Pour préparer cette augmentation de capacité, l'usine va se doter de nouveaux équipements industriels.

De même, elle va procéder à un changement de solvant, en l'occurrence, le toluène (qui va être interdit) par du méthylcyclohexane, dont une ligne fonctionne déjà. La deuxième ligne bénéficiant de ce solvant sera opérationnelle d'ici 2009. L'investissement au global se chiffre à plusieurs dizaines de millions d'euros. De quoi conforter le sentiment de pérennité du site auprès des 385 salariés.

Pour un temps, les menaces s'éloignent. Le groupe projetait d'implanter en Asie une troisième unité de caoutchouc synthétique. Un projet reporté. Il semblerait que ce ne soit pas la meilleure des solutions pour réduire les coûts. La décision ne devrait donc être prise qu'à l'horizon 2010. En attendant l'unité de Bassens se solidifie. Les salariés ont vu arriver, non sans plaisir, en juin dernier,  une unité de recherche basée à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), délocalisée sur Bassens, qui travaille sur de nouvelles formules.

A Clermont-Ferrand, le laboratoire de R&D a mis au point un procédé de fabrication de caoutchouc synthétique qui permet de fabriquer au moins deux fois moins cher que la concurrence. Michelin a vendu à un groupe polonais la licence de ce nouveau procédé. Il va accompagner l'industriel dans la mise en place de l'unité de fabrication. Et des polonais devraient venir se former dans l'usine de Bassens entre 2009 et 2010. Alors tout roule ? Pas si sûr. « Au fur à mesure que les capacités augmentent, le nombre de salariés, lui, diminue » observe, inquiet, Stéphane Boussiron, délégué syndical CFDT.

En 2007, cinq opérateurs de production auront quitté l'entreprise. C'est peu. Sauf que ces profils (Bac pro, Bac +2) reçoivent, à leur embauche, une formation en interne pendant un an et demi (soit 1 500 heures par opérateur). « Il n'y a pas cette capacité à garder les gens et leur savoir faire. C'est dommage. Et l'ambiance de travail n'est pas terrible » confie l'un d'entre eux. Pour Stéphane Boussiron, c'est clair, le groupe auvergnat ne s'est pas délesté de sa culture paternaliste, encore très prégnante.

L'Usine Nouvelle - Colette Goinère - 19/11/2007



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