MICHELIN  -  BLANZY



Bilan du plan social chez Michelin

Le groupe Michelin a présenté mercredi 3 mars 2010 un premier bilan de son plan de restructuration


L'entreprise de pneumatiques avait annoncé la suppression dès 2010 de 1 093 postes, dont 477 sur son site de Blanzy. Selon la direction, il n'y aura aucun départ contraint en Saône-et-Loire.

Le groupe Michelin a annoncé que près de 70% des salariés concernés par les 1 093 suppressions de postes vont bénéficier de mesures d'âge ou de reclassement dans d'autres sites du groupe.

"Ce premier bilan montre que 70% des personnes ont opté pour un aménagement de fin de carrière ou une mutation sur un autre site Michelin", a déclaré Frantz Bléhaut, directeur France du groupe clermontois. "C'est conforme à nos objectifs. Cela nous permet de n'avoir aucun départ contraint sur les sites de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) et Tours et de poursuivre la spécialisation de ces usines pour les rendre plus performantes", a-t-il ajouté.

Des ateliers de transition professionnelle


Selon la direction, 516 salariés concernés par ces suppressions de postes vont bénéficier de mesures d'âge (aménagement de fin de carrière) à partir de 2010, sous forme de mi-temps avec cessation anticipée d'activité.

Par ailleurs, 228 salariés vont être ou ont déjà été mutés dans l'un des quatorze sites du groupe, dont la moitié (110) à Clermont-Ferrand.

Pour 347 salariés qui n'entrent pas dans ces deux catégories, Michelin a mis en place des "ateliers de transition professionnelle" pour "les conseiller sur leur projet avec l'objectif de leur faire retrouver du travail", un accompagnement pouvant aller jusqu'à 22 mois : aide à la création d'entreprise, formations, etc.

Côté syndical, la CGT, premier syndicat chez Michelin, devant la CFDT, redoute des "mutations forcées avec perte de salaire" et "attend de voir ce qu'on va proposer dans les ateliers de transition professionnelle", disant rester "vigilante sur cette question".

La CFDT quant à elle se félicite "qu'il n'y ait pas de licenciement, au-delà du volontariat".

Parallèlement à ces suppressions de postes, Michelin avait lancé un plan de départs volontaires qui a recueilli entre 1 800 et 1 900 adhésions.

www.bourgogne-franche-comte.france3.fr - 03/03/2010


Visite de Christian Estrosi à Blanzy

Il a rencontré les organisations syndicales et les recevra à nouveau, fin mars, avec la direction du groupe Michelin.


Comme vous avez pu le lire en exclusivité ici, les salariés de Michelin Blanzy avaient " menacé de s'inviter " à la réunion publique que devaient tenir, à Blanzy ce lundi soir, M. Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, François Sauvadet, tête de liste régionale UMP pour la Bourgogne, Jean-Paul Anciaux, tête de liste départementale, etc. Mais, prenant les devants, les dirigeants UMP ont contacté les responsables syndicaux de Michelin afin de les rencontrer, à la mairie de Blanzy, juste avant la réunion.

Suite à cette entrevue, voici un texte que nous a fait parvenir Serge Allègre, délégué CGT :

" D'une part ce n'est pas le syndicat CGT qui a demandé audience mais le ministre qui a décidé de nous rencontrer suite au message du syndicat passé sur Montceau-news lui rappelant son silence ainsi que celui de M. Darcos, ministre du Travail et de M. le Préfet.

Ayant attendu le ministre qui est arrivé avec 25 minutes de retard nous sommes directement rentrés dans le vif du sujet lui demandant et lui expliquant notre incompréhension de ne pas avoir eu de réponse à nos appels concernant l'annonce du PSE avec toute la détresse des salariés.

Nous lui avons demandé comment le gouvernement a pu laisser faire et accompagner un PSE alors que la situation économique de l'entreprise est sereine.

La crainte que nous avons est celle qui est démontrée dans les expertises économiques de SECAFI qui nous font bien comprendre que les gains de productivités à atteindre seront très difficiles, voir inaccessible : 11% d'ici fin 2011 et 40% fin 2014 et si ces gains ne sont pas atteints se sera la fermeture du site " dit en CCE."

L'expertise CHSCT que notre directeur fait retarder volontairement afin de faire passer la date de la fin du PSE sans que les salariés puissent connaître l'impact sur les conditions de travail.

Le secrétaire CHSCT : André Daniel a fait comprendre le mal être de jeunes qui n'aspiraient qu'à partir de cette entreprise c'est grave et de surcroît l'accident mortel que nous avons connu nous laisse sans voix et beaucoup d'amertume.

L'expertise demander à l'observatoire des métiers, qui confirme la volonté des grands du pneumatique, à délocaliser les moyens de productions et de garder la recherche et le développement en France.

La réponse du ministre fut claire sur sa volonté de garder les emplois en France et sa position sur le PSE de Michelin est de s'assurer du respect de l'accord signé par Michelin.

Le ministre est venu sur le chapitre revitalisation du territoire et a confirmé la nécessité d'associer les syndicats au programme et de ne pas les écarter comme cela s'est fait dernièrement.

Le ministre partage entièrement que le travail ne doit pas tuer et il demandera toute la lumière sur cet accident. Le travail doit faire vivre. Je suis tout à fait prêt pour une réunion avec vous au ministère pour répondre à vos inquiétudes.

Les représentants de l'union départementale CGT de Saône et Loire et l'union locale CGT de Montceau-les-Mines ont su faire comprendre qu'il était trop tard pour se pencher sur le PSE Michelin et que les salariés s'étaient retrouvés bien seuls mais ils nous restent à travailler sur la revitalisation du territoire et la CGT dans ce domaine et force de propositions. Ils ont aussi profité de l'occasion pour interpeller M. Estrosi sur Lucy 3 et le conflit qu'ils viennent de connaître. Le dossier de Lucy 4 sera remis à M. le ministre.


Pour conclure nous lui avons rappelé ses paroles de faire respecter à Michelin, ses engagements avec beaucoup de scepticisme car si on se souvient : M. Rollier, gérant de l'entreprise, avait annoncé le 15 mai « aucune restructuration dans les usines Françaises et il avait aussi confirmé cela le 9 juin pour annoncer le PSE le 16 juin »

Alors M. le ministre, la direction Michelin a annoncé ZERO LICENCIEMENT, vous leur ferez respecter leurs paroles !

Après le départ du ministre, nous avons demandé à son équipe de faire savoir à notre directeur que vous n'avez pas eu à faire à des terroristes et qu'il peut se séparer de ses gardes du corps.

Voilà nous devons faire parvenir au ministre, une analyse des trois expertises, économique, CHSCT et observatoire des métiers et il nous recevra à Paris pour faire le point avec la direction.

Réunion prévu au mois de mars ".

www.montceau-news.com - 16/02/2010


Une provocation... " dit la CGT Michelin qui menace de répondre !

M. Christian Estrosi, ministre de l'Industrie, va venir participer à une réunion publique de la liste UMP aux prochaines régionales, à la salle des fêtes de Blanzy, à 19 heures ce lundi soir 15 février 2010. Une réunion ouverte aux militants et sympathisants, qui fera suite à une visite officielle passant par Chalon-sur-Saône et Le Creusot, qui ne fait pas l'unanimité !

A commencer par le syndicat CGT Michelin qui estime " avoir le devoir de réagir à cette visite ".


" Jusqu'à aujourd'hui nous n'avons pas pris part à la discussion et ni commenté la venue de M. Estrosi au vu des graves événements que nous connaissons dont l'accident de travail mortel qui nous a tous atterré mais cela étant j'aimerai rappeler certaines dates à M. Estrosi pour lesquelles il n'a jamais répondu en qualité de ministre de l'industrie :

  • Pourquoi lorsque Michelin annonce un PSE avec près de 3 000 suppressions de postes d'ici fin 2011 dont 477 emplois sur le site de Blanzy en faisant des bénéfices à hauteur de 358 millions d'euros et des charges de restructuration d'un montant de 292 millions " ce qui explique en partie la soit-disante baisse des bénéfices de 2007 (774 millions) à 2008 (358 millions), M. le Ministre ne s'exprime pas?

  • Quand les salariés Michelin sont entrés dans la lutte pour défendre leurs emplois à l'annonce de ce plan Antisocial et sont restés plus de 8 jours devant l'usine sur le parking, en souffrance, inquiets, angoissés sans aucune écoute de la direction Michelin... Pourquoi sommes nous restés sans réponse du Préfet, sans réponse du Ministre du travail et sans votre réponse de Ministre de l'industrie ? Malgré tous les courriers adressés par le syndicat CGT !!!!

  • Pourquoi au mois du juillet, la détresse des salariés encadrés par l'intersyndicale CGT / SUD a poussé à retenir les responsables de la direction afin d'avoir l'écoute d' un haut fonctionnaire de la République en la personne de M. le Préfet, qui jusque là était comme vous M. le Ministre sans voix et sans écoute à nos cris d'alarme. Au contraire nos dirigeants se complaisaient à nous faire passer pour des terroristes, nous qui ne faisons que défendre nos emplois et essayons de construire un avenir pour nos enfant.

  • M. le Ministre : pourquoi venez vous maintenant chez nous à Blanzy, alors que, quand nous voulions vraiment vous voir vous n'êtes pas venu ?? C'est peut-être les élections régionales qui vous amène ?
Chez nous à Blanzy M. le Ministre ce n'est pas des belles paroles que nous voulons mais des emplois, en 2008 nous étions environs 1500, plus une centaine d'intérimaire et aujourd'hui nous sommes 1339, pour finir si ça fini un jour, à 906 salariés fin 2011.

Le choix financier de notre employeur aurait du vous interpellé et vous obliger à nous mettre autour d'une table : syndicat, direction et gouvernement.

Votre choix du silence nous conduit aujourd'hui à voir nos effectifs réduits d'un tiers, de voir tous les emplois qui découlent de notre activité industrielle disparaître et conduire notre société vers des jours difficile.

Voilà M. le Ministre, pour le Syndicat CGT, votre venue dans notre commune est ressentie comme une provocation et comme tout le monde le sait dans le bassin minier, nous ne sommes pas de ceux qui ne répondent pas à la provocation ".
Le Syndicat CGT Michelin Blanzy

www.montceau-news.com - 15/02/2010


L'émotion de Serge Allègre, délégué CGT

L'émotion est grande au sein de l'usine Michelin de Blanzy après l'accident du travail qui a coûté la vie, ce lundi après-midi, à un cariste de l'atelier " Z ".

La preuve en est ce texte de Serge Allègre, délégué CGT, (lire ci-dessous) mais aussi de la direction que nous allons mettre en ligne d'ici quelques minutes.

" C'est une bien mauvaise nouvelle que je vous annonce aujourd'hui nous avons un accident mortel à Z de UMO.

Le CHSCT est bien sur en train de travailler sur cette accident qui fait déjà suite à un accident très grave dans cet atelier au mois de mai 2009. Après information il s'agirait d' une palette qui a chuté alors que le salarié étais descendu de son chariot élévateur et malheureusement cette palette de gomme d'un poids d'environ 800 kl est venue écraser la tête du malheureux.

Nous sommes tous abasourdis par cette nouvelle il nous faut réellement défendre les conditions de travail pour arriver vraiment à 0 accident mais ce n'est pas en mettant des objectifs dans l'intéressement collectif que nous y parviendrons mais en faisant de la prévention et en y mettant les moyens sérieux pour y arriver.

Le salarié était à 3 mois de partir en retraite toute nos pensées vont également vers sa famille.

Nous ne pouvons pas continuer a voir nos conditions de travail mettre en danger nos vies, malheureusement le PSE ne va pas nous arranger et va nous poser de réels problèmes.

Nous avons à la CGT les plus grosses craintes sur les conditions de travail pour l'avenir sur le site " .

Pour le syndicat CGT, Serge Allègre

www.montceau-news.com - 08/02/2010


Accident du travail mortel 

Il était 14 h 20, ce lundi quand un très grave accident du travail s'est produit à l'usine Michelin de Blanzy. Très grave puisqu'un ouvrier a été tué par la chute d'une palette de 800 kilos.

Une enquête est en cours pour déterminer les causes exactes de cet accident dont la victime est un ouvrier de l'atelier " Z " (mélanges de gomme), Camille R., âgé de 56 ans, et employé depuis 37 ans dans cette usine. Malgré la rapidité d'intervention des secours : sapeurs pompiers et équipe du SMUR de Montceau, rien n'a pu être fait pour ranimer cet employé.

Un accident d'autant plus regrettable que la victime devait partir en retraite en avril prochain.

www.montceau-news.com - 08/02/2010


200 " Bibs " sont venus aux infos et les élus de gauche leur ont apporté leur soutien !

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Dès ce matin, les salariés de l'usine Michelin de Blanzy étaient appelés à ses rassembler en fin de matinée pour connaître la teneur des discussions du Comité Central d'Entreprise qui se tenait à Clermont-Ferrand au siège du groupe. CCE écourté qui ne donne pas du tout satisfaction à la CGT.

Environ 200 " Bibs " se sont réunis devant les bureaux de l'administration pour écouter le rapide compte rendu que pouvait leur faire de la réunion de CCE du matin, Serge Allègre (CGT) et porte-parole de l'intersyndicale CGT/Sud.

Un rassemblement pris sur le temps de repos des salariés afin qu'ils ne soient pas considérés comme étant en grève et ne voient pas leur salaire encore amputé après les semaines de grève de cet été.

En l'attente d'informations précises (mais il faut savoir que la période de négociation est officiellement terminée), Serge Allègre n'a pu donner d'informations définitives mais, toujours est-il, que la CFDT, majoritaire dans le groupe Michelin, aurait signé tout le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (prévoyant, entre autre, 477 suppressions de postes à Blanzy), que la CGC n'aurait signé que le volet Social et que la CGT et Sud, elles, n'ont rien signé.

Demain mercredi, nous devrions avoir des informations plus précises sur la réunion de ce matin et la position des syndicats puisqu'un comité d'entreprise extraordinaire doit se tenir à Blanzy ; réunion au cours de laquelle doivent être présentés les résultats du CCE.

En attendant, la manière de faire du groupe n'a pas l'heur de plaire aux élus de gauche du Bassin minier qui étaient nombreux, ce matin, devant les portes de l'usine. Jean-Claude Lagrange, président de la CCM (que nous avons interviewé en vidéo et qui ne mâche pas ses mots), Thomas Thevenoud, vice-président du Conseil général, Alice Besseyrias, vice-présidente, également, du Conseil général, Guy Emorine, maire de Blanzy, Jean-Yves Vernochet, maire de Montchanin et conseiller général, Daniel Labouré, vice-président de la CCM (adjoint au maire de Torcy), Daniel Meunier, adjoint au maire de Saint-Vallier, des adjoints au maire de Montceau et d'autres communes etc. 'étaient là pour affirmer leur soutien aux salariés de l'usine.

www.montceau-news.com - 27/10/2009


Michelin : le plan social validé en CCE.

Les salariés de Blanzy ont brièvement débrayé mardi 27 octobre, à l'occasion du CCE qui s'est tenu à Clermont-Ferrand.


Ce Comité Central d'Entreprise a validé le plan social prévu par le groupe. L'usine Michelin de Blanzy, située dans la Communauté Urbaine du Creusot-Montceau, est directement concernée par ce plan puisqu'elle doit perdre 477 postes.

Selon le directeur de Michelin-France, Frantz Bléhaut, "ce CCE marque la fin de la procédure d'information-consultation" concernant le plan social. Les syndicats ont émis 8 votes, dont certains défavorables mais la CFDT, qui est majoritaire, a validé l'ensemble des mesures afin de "sauvegarder l'emploi". C'est ce qu'a déclaré le secrétaire du comité d'entreprise de Clermont, Alain Chabanon.

Michelin va donc pouvoir mettre en oeuvre son plan social qui prévoit 1093 suppressions de postes en France, dès l'année prochaine.
En Saône-et-Loire, le site de Blanzy, est particulièrement concerné puisqu'il va perdre 477 emplois.
La direction affirme qu'il n'y aura pas de licenciements mais des départs en retraite et des départs pour reconversion et/ou création d'entreprises.
D'autre part, elle ajoute que chaque salarié concerné par la restructuration pourra choisir entre deux postes, dans l'une des 14 usines du groupe en France.

La CGT, qui a refusé de valider ce plan, fait pour sa part une autre analyse. Selon les calculs de ce syndicat, le projet de Michelin entrainerait "plus de 250 licenciements" sur le site de Blanzy.

www.bourgogne-franche-comte.france3.fr - E.S. - 27/10/2009



Michelin : des élus veulent le report du CCE

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Les élus de la Communauté Urbaine du Creusot-Montceau réclament le report du CCE de Michelin prévu mardi 27 octobre.


Ce Comité Central d'Entreprise doit valider le plan social prévu par le groupe. L'usine Michelin de Blanzy, située dans la Communauté Urbaine, est directement concernée par ce plan puisqu'elle doit perdre 477 postes. Les élus socialistes de la CUCM ont interpelé le PDG de Michelin pour qu'il reporte le CCE prévu le 27 octobre 2009.

La démarche est commune à 4 élus socialistes : le député-maire de Montceau-les-Mines Didier Mathus, le président de la communauté urbaine Jean-Claude Lagrange, le conseiller général Thomas Thévenoud et le maire de Blanzy Guy Emorine.

Tous les 4 contestent la possibilité du "zéro licenciement" promis par la direction.
Selon la CGT, sur les 477 suppressions de postes annoncées à Blanzy, 136 pourraient concerner des mesures d'âge et 95 des mesures de mobilité ou de créations d'entreprise.
Le syndicat a organisé une consultation interne auprès des 1600 salariés du site pour obtenir ces données chiffrées.

www.bourgogne-franche-comte.france3.fr - E.S. - 26/10/2009


MICHELIN BLANZY : Jean-Claude Lagrange et les élus de gauche ont demandé le report de la réunion du CCE

Ils ont interpellé la direction du groupe Michelin.


Les élus du bassin minier demandent le report du comité central d'entreprise de Michelin qui doit avoir lieu mardi 27 octobre.
Didier Mathus, député, Jean-Claude Lagrange, président de la communauté urbaine, Thomas Thévenoud, conseiller général, et Guy Emorine, maire de Blanzy, sont intervenus ce week-end auprès du PDG de Michelin pour demander le report du comité central d'entreprise prévu ce mardi 27 octobre.
Ce comité doit en effet valider le plan social du site de Blanzy.
Or, comme l'a montré une consultation interne organisée le 20 octobre, le contenu de ce plan social ne répond pas aux préoccupations et aux aspirations des salariés de Michelin à Blanzy.
En conséquence, les élus ont demandé au président de Michelin de surseoir au vote de ce plan social et souhaitent le rencontrer au plus vite afin de connaître les conditions dans lesquelles la direction de Michelin compte parvenir à l'objectif « zéro licenciement » auquel elle s'est engagée.

www.creusot-infos.com - 26/10/2009


Michelin: avis du CCE sur le plan social reporté au 27 octobre

Le comité central d'entreprise (CCE) de Michelin, qui devait se prononcer le 22 octobre sur le plan de restructuration du groupe clermontois, va finalement donner son avis le 27 octobre, a-t-on appris mardi auprès de la direction et d'un syndicat.
"On n'était pas dans les délais donc la réunion a été fixée au 27 octobre", les élus du CCE ayant reçu les derniers documents avec quelques jours de retard, a indiqué à l'AFP un responsable syndical.
La direction a confirmé ce report, lié selon elle à une modification de l'ordre du jour.
Le CCE doit se prononcer sur la motivation économique et les mesures d'accompagnement social du plan. Qu'il soit positif ou négatif, cet avis est indispensable à la mise en oeuvre des projets de restructuration.
Michelin a annoncé mi-juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 en France portant sur les sites de Tours, Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), et l'usine de Noyelles-les-Seclin (Nord), appelée à fermer.
Un plan de départs volontaires de 1.800 personnes a aussi été mis en place.
Des négociations concernant le volet social de ces projets - hors Noyelles-les-Seclin - se sont achevées le 14 octobre.

www.easybourse.com - 20/10/2009


Ce que Michelin donne de la main gauche il le reprend de la main droite " dit la CGT

Patrick Duvert et Serge Allègre, respectivement élu CGT au CCE Michelin et porte parole de l'intersyndicale CGT-Sud nous ont demandé de publier ce compte rendu des négociations de ce jeudi et de ce vendredi. Négociations semble-t-il dans l'impasse puisque, rappelons-le, les salariés de Michelin Blanzy ont débrayé spontanément, vendredi matin !

" Alors que l'annonce de ce plan dramatique pour le bassin d'emploi avait vu les salariés de Michelin Blanzy se jeter dans la dure lutte des mois de juin et juillet dont tout le monde se souvient, vendredi dès 4 h 30 du matin les salariés avec l'intersyndicale CGT/SUD ont relancé cette lutte afin de pouvoir peser sur les négociations qui ont été très difficiles, très intenses pour les élus pour preuves les réunions du 8 et 9 octobre ont commencé à 14 h et se sont terminées à 23 h 10 le jeudi et à 21 h 45 le vendredi.

Petit rappel la réunion du 9 octobre à été demandée par les syndicats alors que la direction accusait ces derniers de ne pas vouloir négocier.

Les salariés concernés par les mesures d'âges vont être très déçus car la direction du site de Blanzy, qui promettait de grosses avancées, s'évertuait à discréditer la CGT en lui faisant le procès de ne pas vouloir négocier. La seule avancée concernant ces mesures de fin de carrière est sur le temps de travail et le temps de repos car la mesure initiale était :

Un salarié né en 1954 et qui lui restait 5 ans à travailler devait travailler 2.5 ans et restait 2.5 ans sans travailler avec un salaire constant sur la période à 66 % + une prime de 276 €.

Exemple réel = salaire NET pour un forfait 3x8 à 167.10 heures. = 1467.27 net

66% de 1467.27 + 276 € de prime = 968.40 + 276 = 1244.40 €. Soit 222.87 € de moins par mois.

Après négociation


Le temps restant à travailler est passé à 33% (1/3) et le temps de repos à 66% (2/3)

Pour le temps travaillé, 100% de la rémunération est maintenue ce qui reste une évidence pour la CGT mais où nous disons que Michelin donne de la main gauche et il reprend de la main droite est sur le temps de repos qui, lui, passe à 50% + la prime de 276 € au lieu de 66% + 276 € =

Exemple réel = salaire NET pour un forfait 3x8 à 167.10 heures. = 1467.27 net

Pendant les 33% du temps travaillé maintien du salaire NET = 1467.27 €.

Pendant les 66% du temps de repos la rémunération sera de 50% de 1467.27 = 733.63 + la prime supra légale de 276 € soit un total de 733.63 + 276 = 1009.63 €

Comment vivre avec 457.64 € de moins par mois car 1467.27 – 1009.63 = 457.64 €.

Conclusions de la CGT


Le fait que l'employeur maintienne le salaire à 100% sur le temps de travail n'est pas une avancée car le salarié qui travail crée des richesses et participe aux bénéfices de l'entreprise c'est un du qui est rendu pour une petite partie au salarié.

Nous demandions le maintien du salaire pour la 2ème partie mais nous n'avons pas eu à négocier car la position de la direction sur les 50% est ferme et définitive. Comme nous vous l'avions dit attention au fausses promesses qui se vérifient encore aujourd'hui !

Le constat est que la direction a encore donné de faux espoirs aux salariés concernés par les mesures d'âges et maintenant qu'est-ce qu'on fait ????

La demande d'inclure l'année 1955 afin de réduire le nombre de futurs départs contraints a tout simplement été balayée par la direction. En incluant l'année 1955, cela faisait 50 salariés de plus dans les mesures d'âges.

Voilà pour les principales clauses du chapitre mesures d'âges. Pour le reste, concernant l'indemnité de fin de carrière, il sera possible pour celui qui accepterait ces mesures de demander jusqu'à 75 % du total de son IFC et ce à la signature.

L'IFC ne sera pas soumis à cotisation « sauf CSG et RDS soit 8% » ni imposable si le salarié part dans le PSE et non pas dans la loi Fillon concernant les carrières longues.

Le calcul de l'IFC se fera sur l'ancienneté réelle calculée comme si le salarié avait travaillé jusqu'à 65 ans.

Le plafond des 40 ans maxi a été supprimé si le salarié devait avoir 42 ans d'ancienneté à 60 ans il lui sera fait le calcul de l'IFC sur 47 ans.

L'engagement de la direction de prolonger le système du PSE si la loi des retraites venait à changer le nombre de trimestre nécessaire pour prétendre à la retraite à taux plein.

Pour ce qui est des avancées concernant les salariés les plus fragiles ceux qui risquent d'être licenciés nous avons obtenu, s'il y a accord, un congé de mobilité en remplacement d'un congé de reclassement qui passe de :

7 mois à 16 mois pour les 20 / 40 ans
8 mois à 17 mois pour les 40 / 50 ans
9 mois à 18 mois pour les 50 ans et plus.

Il faut rajouter à cela les 6 semaines dont les salariés disposeront pour se prononcer sur les 2 propositions de reclassement de l'entreprise. Un engagement de l'employeur à fournir du travail sous forme de 3 à 4 jours/mois aux salariés demandeurs après la période de 9 mois afin de lui mettre le pied à l'étrier et de rattraper la perte de salaire qui après les 9 mois sera de 35% et non pas de 15% comme au début du reclassement.

Pour la mobilité externe la proposition de l'intersyndicale qui se calquait sur les indemnités de KLEBER, qui fait partie de Michelin était la suivante :

Un plancher de 30 000 € « pour les jeunes sans beaucoup d'ancienneté » ou 2400 € par année d'ancienneté.

Voici les propositions de la direction à rajouter au 18 000 € d'indemnité supra légale. :

5000 € au-delà de 20 ans d'ancienneté = 23 000 €
4000 € de 16 à 20 ans d'ancienneté = 22 000 €
3000 € de 11 à 15 ans d'ancienneté = 21 000 €
2000 € de 6 à 10 ans d'ancienneté = 20 000 €
0€ < 6 ans d'ancienneté = 18 000 € qui est la prime de base.

Ce sont les salariés qui risquent le plus d'être licenciés qui n'ont pas d'augmentation de la prime
L'intersyndicale prend acte de l'engagement de la Direction de proposer du travail dans le bassin d'emploi, aux personnes volontaires au-delà des 9 premiers mois, permettant ainsi d'améliorer la rémunération de ce congé de mobilité.

Lors du dernier plan social, le Groupe Michelin a accordé une indemnité supra légale à chaque salarié d'un montant moyen de 50 000 € sur la base de la règle d'une indemnité de 2400 € par année d'ancienneté. La Délégation intersyndicale ne peut en aucun cas négocier sur des bases globales inférieures.

L'intersyndicale souhaite aboutir à un accord de mobilité, elle revendique ainsi une indemnité supra légale de 2 400 € par année d'ancienneté avec un plancher de 30 000 €.

La CGT s'interroge, la direction refusant cela : est-ce que les salariés de Michelin valent-ils moins que ceux de Kléber ????

En conclusion la CGT demande à la direction de revenir à la table des négociations et non pas de se retrouver à Paris le 14 octobre pour faire simplement une relecture mais pour faire en sorte que ce PSE soit plus respectueux envers les salariés qui décideraient de partir et qui aujourd'hui ne sont pas satisfait des mesures ou plutôt mesurettes.

La CGT craint de voir des salariés concernés par les mesures d'âges refuser de partir au vu des propositions de la direction qui sont nettement insuffisantes et non incitatives.

La fin de ce PSE avec pour résultat la destruction de 477 emplois doit, aux dires de M. Rollier gérant du groupe Michelin, se terminer sans aucun licenciement.

Si cela est une conviction, la direction de Michelin est loin de la confirmer par les négociations qui se sont tenues et qui sont vraiment en dessous des provisions des 147 millions d'euros faites sur le dos des salariés afin de pouvoir faire ces restructurations ".
Patrick Duvert et Serge Allègre

www.montceau-news.com - 11/10/2009


Les salariés mettent la pression pour que les négociations avancent !

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Comme vous avez pu le lire ici, dès ce matin, plusieurs dizaines de salariés de l'usine Michelin de Blanzy ont décidé de débrayer spontanément parce que les négociations sur le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (en cours à Clermont-Ferrand) sont, semble-t-il, au point mort !

Un peu plus de 200 salariés (du poste de nuit) ont, selon les responsables syndicaux, pris place devant les portes de l'usine dès 4 h 30 ce matin, rejoints ensuite par des ouvriers du poste du matin, venant embaucher et à moitié surpris par ce mouvement spontané. L'usine n'est pas bloquée, y entre ou sort qui veut, mais un nouveau feu a été allumé sur la route et les grévistes attendent la reprise des négociations prévue pour cet après-midi à 14 heures.

Comme nous l'a confié très tôt ce matin, Serge Allègre porte parole de l'intersyndicale CGT/Sud de Blanzy : " les discussions entamées avec la direction en début d'après-midi de ce jeudi, se sont terminées à plus de 23 heures. Mais sans avancées notables quant à nos revendications. Je pense que, sans pression, la direction ne lâchera rien d'où ce mouvement de grogne ! ".

Ce matin, sur le piquet de grève, certains voulaient faire une " opération escargot " sur la route Express mais, compte tenu du fait que nombre de salariés du poste de nuit étaient allés se reposer, les responsables syndicaux présents ont préféré surseoir à toute opération de ce genre. Par contre, tout le monde attend la reprise des négociations à 14 heures cet après-midi en espérant que la direction du groupe fasse un geste, déjà, au niveau des mesures d'âge (salariés les plus anciens).

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 10/10/2009


250 salariés ont installé un piquet de grève devant l'usine Michelin de Blanzy 

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Depuis 4 h 30 ce vendredi matin, un nouveau piquet de grève est installé devant les portes de l'usine Michelin de Blanzy. 250 salariés environ, mécontents de la tournure que prennent les négociations sur le P.S.E. ont rallumé des feux de pneus.

" Hier encore la réunion de négociation avec la direction à Clermont-Ferrand n'a rien donné. La direction ne veut pas entendre les revendications des organisations syndicales donc il ne reste que le rapport de force " nous a confié, ce matin, Serge Allègre (CGT) qui fait partie des négociateurs.

Un délégué qui est à Clermont pour la journée encore puisque, cet après-midi même, une nouvelle rencontre doit avoir lieu avec les représentants de la direction du groupe.

www.montceau-news.com - 09/10/2009


Des avancées de la direction côté mobilité mais...

Ce mercredi, une nouvelle réunion de négociation : syndicats - direction de Michelin a eu lieu à Paris. Réunion qui a vu des avancées du côté direction mais qui ne satisfont pas encore pleinement les organisations syndicales, dont la CGT.

Du côté de la direction


Lors de cette réunion, la direction a proposé d'allonger de 6 mois, la portant à 16 mois, la durée de la période d'accompagnement des salariés concernés par une mobilité externe.

Par ailleurs, la direction a confirmé qu'elle proposerait 2 postes dans les 14 usines du groupe en France aux salariés acceptant une mutation.

Rien n'est signé et les discussions concernant le plan social du groupe reprendront le 1er octobre prochain à Clermont-Ferrand, réunion qui sera suivie d'une seconde (déjà programmée) le 8 octobre.

Du côté des syndicats


" Encore un bras de fer avec la direction du groupe à été maintenu par l'intersyndicale.

Cette 2ème réunion à une nouvelle fois démontré que les syndicats ne sont pas prêt à signer un accord que la direction veut dérouler selon sont rythme et ses prérogatives.

La CGT a réaffirmé qu'elle se bat et se battra toujours contre les licenciements qui pourraient avoir lieu et pèsera de tout son poids pour que les mesures dites sociales soient les plus favorables aux salariés.

Ce vendredi 25 septembre l'intersyndicale tiendra des assemblées de salariés à l'intérieur d'un entrepôt de l'usine car la direction a refusé que les syndicats organises ces réunions à la salle des fêtes de Blanzy malgré l'accord de mettre à disposition cette salle par la mairie de Blanzy.

Ces assemblées auront pour but d'informer les salariés du déroulement de cette 2ème réunion de négociation.

A ce jour, les priorités du syndicat sont, le congé de mobilité de 24 mois qui protégera les salariés désignés par le licenciement et les mesures d'âges par un départ immédiat à la retraite anticipée avec maintien du salaire à 100%.

Le syndicat CGT se réserve le droit d'aller en justice compte tenu de l'avis économique rendu par l'expert mandaté au CCE qui n'apporte pas de justification à cette restructuration.

Pour rappel : à la 1ère réunion la direction refusait d'entendre parler du congé de mobilité et à la 2ème réunion l'intersyndicale a su lui fait comprendre qu'il fallait revoir sa copie car elle a pris acte du congé mobilité avec un rajout de 6 mois sur les 9 mois existants qui est largement insuffisant pour l'intersyndicale qui demande 24 mois ".

Pour le syndicat CGT Serge Allègre

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 25/09/2009


Visite de Xavier Darcos au Creusot

Marie-Claude Jarrot rencontre ses collaborateurs pour évoquer le dossier Michelin, la formation professionnelle etc.


Marie-Claude Jarrot, suite à la visite de M. Xavier Darcos, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville au Creusot, ce jeudi, nous a transmis le texte suivant :

" Après avoir salué Xavier Darcos, j'ai pu, à ma demande, rencontrer longuement son directeur de cabinet, David Teillet et sa conseillère technique Laetitia Mirjol.

L'occasion m'a été ainsi donnée d'interpeller le Ministre sur trois sujets qui me tiennent à cœur pour l'ensemble des habitants du bassin minier :

1 - Au sujet du drame Michelin et ses conséquences économiques et sociales pour le territoire tout d'abord, j'ai rappelé les faits et, au-delà, évoqué auprès du Ministre les difficultés que connaît le territoire de Montceau-les-Mines, déjà très déficitaire en termes d'emploi.

J'ai particulièrement mis en avant la situation difficile des sous-traitants directs et indirects de Michelin et leurs salariés, ceux dont on ne parle pas souvent et qui voient leur carnet de commandes réduits à « peau de chagrin ». Ceux là doivent être clairement et très rapidement identifiés, avant même la mise en place du Contrat de revitalisation pour lequel je me bats chaque jour.

J'ai évoqué, à ce titre, l'absence d'une vraie politique économique ambitieuse menée sur le territoire de Montceau par certains élus, qui n'ont que faire de l'impact néfaste que le « climat insurrectionnel » qui règne actuellement peut avoir sur les entreprises susceptibles de venir s'implanter sur Montceau, Blanzy ou Saint Vallier notamment.

2 - En ce qui concerne la mise en œuvre exceptionnelle du Plan de relance au service de la formation professionnelle, j'ai renouvelé mon souhait fort que l'Etat interpelle la Région Bourgogne pour que celle-ci assouplisse ses mesures d'accompagnement en matière de mutation et de transition prévues dans le Plan de relance régional.

Trop d'entreprises aujourd'hui encore ne bénéficient pas des politiques d'accompagnement en direction de leurs salariés qui, au lieu d'être en chômage technique, auraient légitimement droit à une formation professionnelle complémentaire.

3 - Enfin, j'ai voulu profiter de la présence d'un ministre influent pour redire ma volonté de voir inscrit rapidement les crédits pour la mise à deux fois deux voies de la partie de la RCEA entre le rond-point Jeanne Rose et Montceau. C'est là aussi un dossier qui m'est cher et qui doit aboutir absolument.

Je suis heureuse de l'intérêt avec lequel Xavier Darcos a entendu mes demandes et suis confiante dans la suite qui leur sera donnée. En tout cas, je continuerai à me battre en ce sens ".

Marie-Claude Jarrot
Conseillère régionale de Bourgogne
Conseillère communautaire
Conseillère municipale de Montceau

www.montceau-news.com - 17/09/2009


Manifestation des salariés de l'automobile à Paris

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Ce jeudi matin avait lieu, à Paris, une manifestation à l'appel des fédérations des industries chimiques, de la métallurgie, du verre et de la céramique. Manifestation à l'appel de la CGT (seule) et à laquelle a participé une délégation de Michelin Blanzy.
Plus de 3000 manifestants (NDLR : 1 700 selon la police et 6 000  selon les organisateurs) et des Michelin venus de toute la France avec, à leur tête, les salariés de Blanzy.
Un rassemblement qui avait pour objet de " dire NON a la casse de l'emploi. Pour dire que les voyous et les criminels ce sont les patrons qui cassent l'emploi et non pas les salariés qui défendent leur boulot. Pour demander un juste retour des richesse créées par les salariés aux salariés : un salaire décent... " Des slogans criés par les manifestants (toutes branches et entreprises confondues) qui ont été, soulignons-le, salués et soutenus par Arnaud Montebourg, député et président du conseil général de Saône et Loire.
Par ailleurs, Serge Allègre, porte parole de l'intersyndicale CGT/Sud de Michelin Blanzy, nous a transmis le communiqué ci-dessous :

                                                                          Stop ça suffit !


" ... que l'on arrête une fois pour toute de prendre ou de faire passer les salariés Michelin pour des casseurs, des terroristes sans morale ni respect.

Ca suffit d'entendre dire que nous avons cassé des ordinateurs, " jetés dans la piscine " ! Ca suffit d'entendre que nous avons détruit les dossiers professionnels des salariés ! Ca suffit d'entendre que nous avons saccagé les bureaux et surtout quel manque de respect de dire que certains salariés se seraient abaissés de faire leurs besoins dans les bureaux !

Il faut savoir qu'aucun bureau n'a été ouvert et cela constaté par le capitaine de police qui était présent, alors comment faire pour jeter les ordinateurs, comment faire pour détruire les dossiers professionnels et je ne parlerai même pas de l'histoire des besoins qui rabaisse les salariés à l'état de bêtes...

Je veux avertir que toute personnes qui continuerait de colporter ces ragots, le syndicat CGT n'hésitera pas à aller devant la justice car il est déjà assez difficile de vivre ce plan anti-social avec 477 suppressions d'emplois... alors nous n'avons pas besoin de cela mais, au contraire, nous avons besoin de tout le soutien de la population ".

Le secrétaire général du Syndicat CGT : Serge Allègre

www.montceau-news.com - 17/09/2009


Echec de la 2ème réunion de médiation : les syndicats quittent la salle !

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                                Les membres de l'intersyndicale espéraient que leurs efforts d'apaisement auraient été récompensés

Ce mardi, s'est tenue à la Direction Départementale du Travail et de l'Emploi à Mâcon, la deuxième réunion de médiation entre les organisations syndicales et la direction de Michelin Blanzy. Une réunion présidée par M. Ameil, DDTE, qui n'a pas eu l'effet d'apaisement escompté au contraire même !
En effet, la direction ayant, selon les syndicats, refusé de reconsidérer sa sanction contre les 5 salariés licenciés pour " faute lourde ", les représentants des organisations : CGT et Sud de Blanzy, plus les secrétaires des union départementales CGT, Sud, CGC, FO et CFDT, ont quitté la salle.

Une réunion qui s'était ouverte par la lecture d'un texte par M. Serge Allègre (CGT) et porte parole de l'intersyndicale CGT/Sud :

" Monsieur le directeur départemental du travail.

L'intersyndicale CGT / SUD se pose la question sur le pouvoir de cette médiation qui devait assurer l'apaisement et qui au contraire a donné la possibilité à cette direction de licencier 5 salariés pour faute lourde.

Lors de la médiation du 23 juillet les représentants du personnel ont tout fait pour que cette médiation soit constructive et apaise le plus possible.

Nous avons mis tout notre savoir et toutes nos compétences syndicales dans le débat avec les salariés.

A la demande de l'intersyndicale CGT / SUD nous avons mis en place 4 assemblées générales avec les salariés pour leur apporter les réponses concernant la médiation, le PSE et surtout pour apaiser, pour libérer les esprits des salariés avant les vacances.

Ces assemblées générales se sont tenues le 30 et 31 juillet en présence des syndicats CGT, SUD, pour toutes les réunions et des syndicats CFE/CGC pour 2 réunions et FO pour 1 réunion.

Il était essentiel de revenir sur ces assemblées générales qui ont permis aux organisations syndicales CGT / SUD de remplir du mieux possible leur rôle d'apaisement, de rassurer, de prendre note des demandes des salariés, de faire comprendre à toutes les catégories de salariés l'obligation de dialogue pour avancer. « seul les cadres n'ont pas jugé bon d'y participer, peut-être en avaient-ils l'interdiction formelle de la direction ».

Cela a été fait dans le respect de la médiation demandée par M. le préfet et dirigé par vous M. Ameil mais c'était sans compter sur la volonté de la direction du site de Michelin Blanzy et à son habitude de ne pas respecter le haut fonctionnaire de la république qui est M. le préfet en ne respectant pas les prises de positions arrêtées lors de la médiation du 23 juillet et je cite ;

Le Médiateur prend acte de la résolution des parties à restaurer, au sein de l'entreprise, un climat social apaisé. (nous avons fais 4 assemblées générales)

Les partenaires sociaux dans l'entreprise sont tombés d'accord :

  • 1. Pour transformer la mise à pied de deux jours en blâme sans incidence sur la rémunération du jeune en contrat de professionnalisation ;

  • 2. Pour permettre la reprise de l'activité avant le départ en congés de la majorité des salariés pendant le mois d'août ;

  • 3. Pour assainir les relations internes au sein des ateliers en prévision de la période de discussion préliminaire à l'élaboration du projet de PSE, conformément à ce qui est porté dans l'accord de méthode.

En phrase finale, faire en sorte que l'activité de l'établissement de Blanzy se déroule dans un climat apaisé pour servir au mieux la pérennité du site.

Pour répondre à cette médiation alors que tout rentrait dans l'ordre cette direction, sans dialogue et aucune écoute rédige le 31 juillet, cinq lettres pour des convocations à entretiens préalables à sanctions.

Prendre la décision de la faute lourde et de faire mal, n'est que le désir de la part de cette direction qui a perdu la face envers ces salariés, ne trouve que la fuite...

C'est pourquoi l'intersyndicale CGT / SUD demande à la direction de revenir immédiatement sur ces licenciements pour faute lourde et de reconsidérer objectivement sa position ".

N'ayant pas obtenu satisfaction, les représentants du personnel ont donc quitté la salle.

Quelle sera la suite, difficile de le dire en l'état actuel des choses, les deux parties campant sur leurs positions !

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER -16/09/2009


VISITE DE XAVIER DARCOS AU CREUSOT : Les élus communautaires demandent à rencontrer le Ministre au sujet de Michelin

Ils veulent notamment évoquer la situation de Michelin et les 477 suppressions d'emplois annoncées.

Les élus de la Communauté urbaine demandent à rencontrer Xavier Darcos, ministre du Travail, pour évoquer avec lui la situation de Michelin à l'occasion de son déplacement au Creusot, le jeudi 17 septembre.

Monsieur Xavier Darcos, ministre du Travail, effectue le jeudi 17 septembre un déplacement au Creusot pour une visite de l'entreprise Alstom.

Les élus de la communauté urbaine ne peuvent que se féliciter de voir ainsi les savoir-faire et l'excellence du tissu industriel du territoire reconnus et mis à l'honneur.

Cependant, si nombre des grands groupes présents dans la communauté urbaine poursuivent leur développement, d'autres entreprises connaissent de réelles difficultés qui plongent leurs salariés dans l'incertitude

C'est notamment le cas, dans la communauté urbaine, du site Michelin de Blanzy qui fait l'objet d'un important plan de restructuration qui se traduira par la suppression de 477 postes.

Aux côtés des salariés, les élus communautaires ont contesté la justification de ce plan, son ampleur et ses modalités.

Avec les autres collectivités – Région, Département – la communauté urbaine s'est mobilisée auprès de la direction du groupe comme auprès de l'Etat pour qu'une véritable démarche de revitalisation économique soit menée, à la hauteur des plaies profondes que vont connaître son bassin d'emploi, son tissu social et son outil industriel.

Jean-Claude Lagrange président de la communauté urbaine, Didier Mathus, député-maire de Montceau, Thomas Thévenoud, conseiller général du canton de Montcenis et Guy Emorine, maire de Blanzy, ont donc demandé à rencontrer le ministre du Travail pour évoquer avec lui la situation de Michelin.

www.creusot-infos.com - 14/09/2009


Environ 200 personnes réunies, ce vendredi, devant l'usine

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Répondant à l'appel de l'intersyndicale CGT/Sud de Michelin Blanzy, quelques 200 personnes se sont réunis, ce vendredi matin, devant les portes de l'usine pour prendre connaissance des dernières informations sur les négociations en cours.

Serge Allègre (CGT), porte parole de l'intersyndicale, mais aussi Patrice Taiclet (Sud), tous deux ont dénoncé le licenciement pour faute lourde de cinq des salariés de l'usine et expliqué qu'ils n'en resteraient pas là. Tout comme ils n'en resteront pas là quant au Plan de Sauvegarde de l'Emploi, présenté par la direction, qui prévoit la suppression de 477 postes dans cette unité. D'ailleurs, un membre du CCE a été mandaté pour ester en justice contre ce projet.

Cela étant, M. Allègre a bien précisé qu'il n'était pas dans les intentions des syndicats d'empêcher les gens, susceptibles de partir en " mesures d'âge " (et candidats), de le faire mais, per contre, les syndicats se proposent de les aider à le faire dans les meilleures conditions (financières) possibles.

Une série de prises de paroles ont alors débuté, à commencer par celles de Thomas Thevenoud, vice-président du Conseil général et Jean-Claude Lagrange, président de la CCM, qui ont réaffirmé le soutien des élus du Bassin minier et d'Arnaud Montebourg, président du Conseil général. A ce sujet d'ailleurs, MM. Lagrange et Thevenoud vont profiter de la visite, ce jeudi au Creusot, de Xavier Darcos, ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville, pour lui demander une entrevue afin d'évoquer ce dossier.

Suivirent, d'autres prises de parole de délégués venant d'autres usines du groupe Michelin : Michel Chevalier (CGT Clermont), René Villesèche (CGT - Le Puy), Dominique Leclerc (CGT SODG - Clermont) et une représentante de Solidaires 71 venue apporter le soutien de son syndicat aux Bibs.
Enfin, comme prévu, un barbecue a été allumé sur le parking à l'intention de tous les manifestants ; parmi lesquels on a pu voir : Guy Emorine, maire de Blanzy, Robert Wattebled, UL CGT, Bruno Silla, PCF Montceau, etc.

www.montceau-news - 11/09/2009


Pourquoi les syndicats appellent à débrayer, ce vendredi matin

Suite aux premières négociations du Plan de Sauvegarde de l'Emploi de Michelin, prévoyant la suppression de 477 emplois sur le site de Blanzy, l'intersyndicale CGT/Sud a distribué un tract, ce jeudi après-midi dans les ateliers pour appeler à un débrayage, ce vendredi.


"  Pour dire STOP à la casse de nos emplois,

Pour dire NON à la répression et aux pressions exercées sur les salariés qui défendent leurs emplois.

Pour dire OUI à la reconnaissance de la pénibilité au travail,

Pour dire OUI à la retraite anticipée à taux plein,

Pour dire OUI au congé mobilité jusqu'au 1er janvier 2013 pour n'avoir aucun licenciement.

Pour dire OUI au libre choix de chaque salarié dans les meilleurs conditions

Alors pour que tout cela AVANCE

L'intersyndicale CGT / SUD

APPELLE de 2H00 à 8H00 de GREVE le vendredi 11 Septembre

Grand Rassemblement devant l'usine a 11H00 avec prises de parole des délégations d'élus du personnel des autres sites Michelin France.

Débat avec les salariés sur leur avenir.
Les Familles, Les Amis sont les bienvenus nous devons rester mobilisés ".

Un tract qui s'ouvrait par la version des syndicats sur la teneur des premières discussions précisant que "  Michelin à voulu nous imposer comme à son habitude son projet tels qu'il avait ficelé mais s'était s'en compté sur l'unité syndicale qui à fait bloc et fait la déclaration suivante :

Les O.S ont bien entendu la direction sur le projet de déroulement de la négociation.
La délégation intersyndicale du personnel poursuit un double objectif :
  • Assurer un libre choix des salariés dans la poursuite de leur parcours professionnel
  • Sécuriser l'avenir des personnes et de leur famille

En conséquence, nous demandons fermement de fixer l'ordre du jour sur les points suivants :
  • Aucun salarié à Pôle Emploi avant 2013 : via un congé de mobilité ou autres mesures
  • Négociation des indemnités : mutation, rupture et maintien des rémunérations (mesures d'âge)
  • Autres points du PVF
  • Autres points des PSE UMO/UJO.
Pour la délégation de l'intersyndicale du personnel, cette chronologie des points à l'ordre du jour est essentielle à la poursuite d'une négociation constructive.

Après cette déclaration la direction a demandé une suspension de séance et à son retour n'avait pas changé d'un poil son discours.

On aimerai rappeler que cette même direction Michelin qui annonçait ZERO licenciement lors de la fermeture de l'usine de Poitiers à conclu sur l'échec de 111 licenciement sur un effectif de 484 salariés. « Montceau c'est 477 donc nous ne voulons pas être à 104 licenciements »
Pour les organisations syndicales le véritable combat est d'arriver à 0 licenciement et que Michelin s'engage à créer autant d'emploi nouveau qu'il en aura détruits.

Mais aujourd'hui fut un échec total car l'ensemble des organisations syndicales et bien toutes les OS ont quittées la salle au vu de la non écoute des revendications.
Pour Michelin Montceau nous avons l'habitude de cette direction sans écoute « conflit du mois de juin et du mois de juillet » qui trouve plus facilement les solutions pour sanctionner que pour négocier.

Rappel des 5 salariés licenciés pour faute lourde ".

Le secrétaire général du syndicat CGT Allègre Serge

www.montceau-news.com - 10/09/2009

Michelin licencie 5 salariés...

France3 19/20 Bourgogne du 04/09/2009

Michelin : Quatre salariés licenciés...

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Quatre salariés ont reçu leur lettre de licenciement pour faute lourde jeudi 3 septembre 2009.


Fin août 2009, cinq salariés de Michelin s'étaient vu reprocher des "faits graves" par la direction. Quatre d'entre eux viennent de recevoir leur lettre de licenciement. Les responsables syndicaux organisent une conférence de presse à ce sujet, à Blanzy, vendredi 4 septembre 2009.

Jeudi 3 septembre 2009, les élus de la CGT et les représentants de FO et Sud ont quitté prématurément la réunion d'un comité central d'entreprise (CCE) à Clermont-Ferrand. Ils voulaient ainsi protester contre le plan de restructuration et dénoncer le licenciement pour "faute lourde" de quatre salariés de l'usine de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), accusés par la direction d'avoir dégradé des locaux lors de l'annonce des restructurations, a indiqué M. Jacques Chambon, secrétaire général de la CGT-Michelin. "Nous refusons que des collègues soient licenciés pour avoir défendu leur emploi", a-t-il ajouté.
Selon Frantz Bléhaut, directeur France de Michelin, qui a confirmé le départ des trois syndicats, les conclusions du rapport ont donné lieu à des "débats calmes et studieux". "Des études approfondies nous ont démontré, par exemple à Montceau-les-Mines, que la spécialisation du site (en génie civil) était porteuse d'avenir", a-t-il souligné. Le licenciement des quatre salariés de Montceau "n'enlève rien à notre volonté d'avoir un dialogue constructif sur la conduite de nos projets", a poursuivi M. Bléhaut, évoquant des "procédures individuelles engagées pour des actes graves et inacceptables".

Par ailleurs, le plan de restructuration annoncé en juin par le groupe de pneumatiques Michelin "ne se justifie pas économiquement" selon le rapport d'un expert présenté jeudi 3 septembre 2009, lors de ce comité central d'entreprise, a indiqué la CGT.
"Selon le rapport du cabinet Secafi-Alpha, aucune donnée économique ne prouve que la direction soit obligée d'en arriver aux restructurations qui ont été annoncées au mois de juin", a expliqué Jacques Chambon, secrétaire général de la CGT-Michelin. Selon lui, "les raisons de ce plan qui va entraîner la suppression de 3 000 à 3 500 postes d'ici 2012 sont purement financières".

Michelin a annoncé mi-juin la suppression de 1 093 postes dès 2010 portant sur les sites de Tours, Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), et l'usine de Noyelles-les-Seclin (Nord), appelée à fermer. Un plan de départs volontaires de 1 800 personnes a aussi été mis en place. Des négociations concernant le volet social de ces projets doivent débuter lundi 7 septembre 2009.

www.bourgogne-franche-comte.france3.fr - 04/09/2009


Les salariés mis à pied convoqués individuellement par la direction...

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Trois des cinq salariés de l'usine Michelin de Blanzy, qui ont reçu (au début août, durant les vacances) une lettre de leur direction les informant qu'ils faisaient l'objet d'une mise à pied conservatoire en attendant une autre sanction, ont été reçus, ce mardi, par Marie-Andrée Tremel, directrice des Ressources Humaines de l'usine.
Deux l'ont été ce matin et un autre en début d'après-midi, un quatrième le sera demain matin, mercredi, et le cinquième le sera le 31 août prochain. Des convocations individuelles mais qui se font en présence de Serge Allègre, responsable du syndicat CGT de l'entreprise (leur " défenseur ") et qui font suite au mouvement de grève et de manifestations de juillet dernier qui faisaient suite à l'annonce de la suppression de 477 emplois dans cette usine. Des manifestations au cours desquelles le esprits s'étaient parfois un peu " échauffés " peut-on écrire.

" Notre espoir est qu'il n'y aura pas de licenciements d'annoncés " explique M. Allègre qui précise, aussitôt, que la décision ne devrait pas être annoncée par la direction avant la fin de la semaine prochaine.

www.montceau-news.com - 25/09/2009



Courrier reçu par les 5 salariés....

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Manufacture Française
des Pneumatiques  Michelin
Z.I. de la Fiolle
B.P. 46
71450 BLANZY
FRANCE


Recommandé avec accusé de réception

Blanzy le 31 juillet 2009

Objet : Convocation il. un entretien préalable il sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'au licenciement avec mise à pied conservatoire


Monsieur,
Nous vous informons que vous êtes convoqué au bureau de Mme Marie-Andrée Trémel, Chef du personnel, à l'usine de Blanzy le 25 août 2009 à 11 heures.
L'objet de l'entretien sera la perspective d'une sanction disciplinaire pouvant aller jusqu'à votre licenciement en application des articles L1232-2 à L1232-4 du code du travail. Nous entendrons les explications sur les faits qui vous sont reprochés.
Pour cet entretien, vous pouvez vous faire assister d'une personne de votre choix appartenant au personnel de l'entreprise.

Compte tenu de la gravité des faits qui vous sont reprochés, nous avons décidé une procéder à une mise à pied conservatoire à l'issue de votre prise de congés annuels, soit à compter du 24 août 2009 dans l'attente de la décision à intervenir. Nous vous demandons donc de ne plus vous présenter à votre travail jusqu'à la notification de notre décision.

Veuillez agréer, Monsieur XXXXXXXX, nos salutations distinguées.

                                                                                          Marie-Andrée Trémel
                                                                                          Chef du personnel



La direction écrit au personnel...

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Clennont-Ferrand, le 29 Juillet 2009


Madame, Monsieur,


Les graves évènements survenus la semaine dernière me conduisent aujourd 'hui a m'adresser à chacun d'entre vous, membres du personnel du site Michelin de Montceau-Les-Mines.


Vous le savez, Michelin a annoncé, le 17 juin dernier, un projet de spécialisation du site de Blanzy, Ce projet comprend l'arrêt, courant 2010, de l'activité Tourisme Camionnette et des investissements pour renforcer les activités de fabrication de pneus Génie Civil, de mélanges et de tissus métalliques.


Ce qui a été annoncé est difficile pour chacun d'entre vous, nous en sommes très conscients.

Je comprends les émotions et les inquiétudes que vous pouvez ressentir pour votre avenir et celui du site.


Mais Michelin a le devoir d'assurer la compétilivité de ses activités en Françe et en particulier celle du site de Montceau-Les-Mines : ce projet est indispensable pour les renforcer face à une concurrence de plus en plus vive.


Cette décision difficile devait être prise, il nous appartient maintenant de déployer tous les moyens pour réaliser cette transition en atténuant l'impact pour le personnel.


Aujourd'hui nous nous sommes engagés dans la phase qui pemlet d'exposer les motivations de ce projet, vital pour l'avenir du site, et de vous proposer des mesures d'accompagnement dont l'adaptation fera l'objet de réunion avec les organisations syndicales et le Comité d'Entreprise à partir du mois de septembre.


Cependant, depuis plusieurs semaine, indépendamment de l'exercice régulier du droit de grève, certains salariés, en nombre limité, ne respectent plus leur contrat de travail : après plusieurs rappels à l'ordre, des procédures disciplinaires ont été engagées à leur encontre.

Il s'en est suivi, ces derniers jours, des actes d'une rare violence qui ont porté de graves atteintes non seulement à des locaux et des matériels de l'usine mais aussi a des personnes et à leur dignité, Certains ont aussi pratiqué des actes d'intimidation à l'encontre de collègues soucieux d'exécuter leur travail avec professionnalisme


Je tiens à dire que rien ne peut justifier de tels agissements, je sais d'ailleurs qu'ils sont l'oeuvre d'un nombre limité d'individus ct que la grande majorité d'entre nous les désapprouve.


Notre responsabilité est d'assurer le bon fonctionnement, et l'avenir du site ainsi que la sécurité de son personnel. Michelin prendra ses responsabilisés et ne laissera pas quelques uns mettre en danger le site de Blanzy.


Nous nous sommes engagés et restons déterminés à soutenir l'usine de Montceau-Les-Mines dans son projet d'avenir et à accompagner chacun d'entre vous dans les semaines, et les mois qui viennent. Pour être efficace, ce soutien doit reposer sur un respect réciproque et un fonctionnement normal de l'usine indispensables pour permettre le dialogue et la plus grande sérénité possible.


Nous devons ensemble recréer au plus tôt les conditions propices pour préparer au mieux votre avenir et celui de votre site. Je sais que, par leur engagement, vos responsables mettent toute leur énergie à agir dans ce but. Je leur apporte tout mon soutien et je suis confiant sur le fait que l'attitude de raison qui anime la grande majorité d'entre vous l'emportera sur une « politique du pire ».


Je souhaite à chacun d'entre vous un bon repos à l'occasion de cette période de congés et suis convaincu que nous avons tous à coeur d'aborder la reprise dans un climat apaisé propice à une bonne mise en oeuvre du projet d' avenir du site Michelin de Montceau-Les-Mines.


                                                                                                                F. Bléhaut

                                                                                                            Directeur France

Maintenant : rendez vous en septembre, pas avant !

le " coup de force " des salariés de Michelin, qui avaient " retenus " le directeur de l'usine Michelin et trois de ses collaborateurs et l'obtention de la nomination, par le préfet de Saône-et-Loire, d'un médiateur (en l'occurrence : Marc Ameil, directeur départemental du travail et de l'emploi), les réunions de négociation se sont multipliées.

Si les syndicats CGT et Sud ont obtenu la levée partielle des sanctions contre l'ouvrier en CDD menacé de mise à pied durant deux jours, les négociations (qui avaient lieu dans les locaux de la CCI à Ecuisses), n'en sont pas moins très difficiles. Nous n'en voulons pour preuve que le compte-rendu de ces discussions (à huis clos), que nous a transmis Serge Allègre, porte-parole de l'intersyndicale.

Des négociations qui seront interrompues durant les vacances et qui devraient reprendre le 15 septembre, toujours avec le médiateur. Cela étant, voici le texte que nous a transmis M. Allègre :

" Pour ce qui est de la deuxième journée de médiation avec le directeur départemental du travail nous avons pu simplement dérouler tous les points que nous avions listé en assemblée générale avec les salariés le mercredi matin.

Il en était ressorti 27 points revendicatifs et de sortie de conflit.

Pour l'intersyndical CGT / SUD il était primordial de pouvoir se mettre autour de la table avec la direction et il est quand même déroutant d'avoir été obligé d'avoir eu recours à un médiateur pour le faire mais nous devons vraiment remercier M. Ameil, directeur départemental du travail pour toute l'aide et l'expérience de sa médiation afin d'avoir pu arriver à faire sauter quelques points de blocages.  Certes, ils en restent encore quelques uns mais c'est un début.

La direction est restée fidèle à elle même et il aura fallu près de 5 heures de médiation l'après midi du mercredi 22 juillet afin de parvenir à faire sauter 2 points de blocage qui était la sanction de 2 jours de mise à pied ; alors que le lundi 20, notre chef du personnel nous garantissait qu'il n'y avait aucune sanction de donnée ni de préparée) et ce salarié recevait par recommandé le lundi 20 en début d'après midi cette sanction de 2 jours de mise a pied.

Hier vendredi, il aura fallu toute la volonté de l'intersyndicale CGT/SUD et bien sur la volonté du directeur départemental pour faire valoir les engagements en terme de médiation pérenne dans le temps car pour la direction Michelin la médiation s'arrêtait après avoir listé les 27 points que les salariés avaient écrits. Non, pour l'intersyndicale : la médiation doit permettre d'apporter des réponses à tous ces points et non pas s'arrêter seulement a la remontée des problèmes.

Il aura aussi fallu rappeler au directeur du site Michelin Blanzy que des engagements avaient été pris avec le préfet et confirmés par le directeur départemental du travail qui a rappelé que la date de la prochaine réunion de médiation se tiendrait le 15 septembre et ce même si cela ne fait pas plaisir...

Jeudi soir et vendredi les élus de l'intersyndicale CGT/SUD, le secrétaire du CHSCT M. André Daniel et les membres du CHSCT ont informé les salariés sur les petites avancées qu'ont permis la médiation, qui bien sur fait suite à l'action de dialogue avec la direction les lundi et mardi avec le " TOUS ENSEMBLE... "

Le CHSCT prend toute son importance de par son travail et ses responsabilités, car la situation est plus qu'explosive et beaucoup de salariés, perturbés par l'annonce de ce plan antisocial, ont besoin d'être encadrés et conseillés.

L'apaisement est la règle d'or afin que le travail dans les ateliers puisse reprendre mais nous, l'intersyndicale CGT/SUD et le CHSCT, donnons toute l'importance à ce mot mais il faudrait que, pour la direction, ce mot ne reste pas qu'un mot mais qu'il se concrétise avec une réelle volonté d'apaisement et des faits avérés : paiements des jours de grève par exemple, arrêt des pressions sur les salariés en baisse d'activité car la motivation n'est plus là !

Aujourd'hui (vendredi) le CE à été tenu avec un désaccord sur le PV du mois dernier et n'a pas été approuvé. L'approbation a été reportée au mois août avec reformulation de certains propos qui prêtent a confusion sur l'annonce de ce plan antisocial qui provoqua la colère des salariés le 17 juin 2009.


Rendez vous au 15 septembre n'en déplaise au directeur de Michelin Blanzy ".


Serge Allègre, porte parole de l'intersyndicale CGT et Sud
www.montceau-news.com - 25/07/2009


Les cadres ont été relachés dans la nuit...

France 3 12/13 Auvergne du 22/07/2009

La direction bloquée près de 7 heures à cause d'une sanction

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Pour s'élever contre une mise à pied de 2 jours d'un employé en CDD, des salariés de Michelin Blanzy ont retenu pendant près de 7 heures quatre membres de la direction dont le directeur du site.

Interpellé par les syndicats, le Préfet a nommé un médiateur. Une décision qui a conduit à la «libération» du directeur et de ses cadres. Ils ont quitté l'usine en traversant une haie silencieuse.

L'exaspération, les tensions, la pression qui montent peuvent conduire à la radicalité. Ainsi, c'est parce qu'ils jugeaient injuste et inacceptable une décision de sanction, que des salariés de Michelin Blanzy ont retenu pendant près de 7 heures, le directeur de l'usine, Gérard Brunel, ainsi que trois cadres de direction.
«Nous entendons demander la levée d'une sanction contre un employé en CDD qui doit terminer son contrat en octobre» indiquait, en début de soirée, Serge Allègre, secrétaire du syndicat CGT de Michelin.
La sanction incriminée était une mise à pied de deux jours d'un employé, parce que celui-ci a refusé de travailler sur une machine. «Logique, car il n'avait pas été formé pour travailler sur cette machine», indiquaient de concert les représentants de l'intersyndicale CGT-SUD.
Devant les médias, pour envisager une sortie de crise, Serge Allègre devait demander l'intervention du Gouvernement et du Préfet de Saône-et-Loire, Michel Lalande, pour la nomination d'un médiateur.
Peu après 23h45, les syndicalistes étaient informés que le Préfet de Saône-et-Loire souhaitait leur parler par téléphone.
Vers 0h10, Serge Allègre prenait la parole devant l'assemblée générale du personnel pour déclarer, en substance, que le Préfet avait annoncé la nomination d'un médiateur, en la personne du Directeur Départemental du Travail et de l'Emploi. Il a annonçait également que la médiation pourrait débuter ce mercredi 22 juillet à 8 heures, à la condition que le blocage de la direction, dans les bureaux, soit levé. Une décision qui était approuvée à main levée, par les salariés, à 0h20.
Un quart d'heure plus tard, Gérard Brunel, le directeur de Michelin Blanzy et son staff quittaientt l'immeuble de direction, en passant au milieu d'une haie de dos tournés, dans un silence pesant.
A sa sortie, le directeur se refusait à tout déclaration, avant de quitter l'usine. Serge Allègre pouvait alors féliciter les salariés «bloqueurs» pour la victoire obtenue. L'intersyndicale qui avait dénoncé les pressions et les sanctions planant sur les salariés de Michel Blanzy, qui a annoncé 477 suppressions d'emplois, entend maintenant qu'une dialogue s'instaure sous le contrôle du médiateur.

www.creusot-infos.com - 22/07/2009


Quatre cadres de Michelin retenus quelques heures à Montceau-les-Mines...

Quatre cadres du site Michelin de Montceau-les-Mines, en Saône-et-Loire, ont été séquestrés plusieurs heures mardi soir par des salariés en colère, avant d'être libérés dans la nuit, après la promesse du préfet d'organiser une médiation mercredi 22 juillet. Les cadres, dont le directeur de l'usine, ont quitté le site peu après minuit et demie, les salariés massés devant l'usine leur faisant une haie d'honneur ironique, en leur tournant le dos.

Leur libération a eu lieu après un vote à l'unanimité de la cinquantaine de salariés réunis en assemblée générale. "Le préfet de Saône-et-Loire nous a donné sa parole qu'une médiation allait être mise en place demain matin à 8 heures en présence du directeur départemental du travail", a expliqué Alexandre Piazzolla, délégué du syndicat SUD. "Le conflit n'est pas terminé", a-t-il cependant ajouté, dans l'attente des "résultats" de cette médiation, voulue par l'intersyndicale CGT-SUD. "Cette réunion portera sur les procédures disciplinaires décidées à l'encontre de deux salariés qui refusaient de travailler", a précisé à l'AFP une porte-parole du groupe Michelin, après l'annonce de cette libération.

"LA GROSSE COLÈRE DES SALARIÉS"


Selon un responsable CGT, Patrick Duvert, l'un de ces salariés a refusé de travailler sur des machines, n'étant pas formé à leur utilisation. Les syndicats réclament également la levée de la sanction contre un autre employé, convoqué pour un entretien préalable au licenciement, dont ils ignorent le motif précis, a affirmé M. Piazzolla. Lundi soir, les salariés ont tenté de négocier en vain avec la direction.
Devant le refus des dirigeants, ils ont décidé d'occuper le bâtiment du service du personnel, dont ils bloquaient les accès, les cadres étant retenus dans un bureau. "Ils ne veulent pas engager de discussions sur nos demandes", a affirmé Alexandre Piazzolla, évoquant la "grosse colère des salariés" depuis l'annonce du plan de restructuration du groupe Michelin.

www.lemonde.fr - 22/07/2009


Quatre responsables de Michelin retenus par des salariés...

Quatre cadres du site Michelin de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire), dont le directeur de l'usine, étaient retenus mardi soir par une cinquantaine de salariés demandant la levée de sanctions contre un employé, a-t-on appris auprès de la direction du groupe.

Le directeur du site figure parmi les cadres retenus. Selon la direction, qui a déclaré ne pas disposer de plus amples détails, les salariés contestent la mise à pied de deux jours prise à l'encontre d'un employé pour "refus de travail".

Le salarié concerné travaille en contrat à durée déterminée (CDD), a expliqué sur France Info un responsable CGT sur place, Patrick Duvert.

"La direction à commencé à mettre la pression, dire que si les gens ne tournaient pas, des sanctions allaient tomber", a-t-il dit. Mardi matin, "des sanctions sont tombées par rapport à cette personne en CDD", tandis qu'un autre salarié a "reçu une lettre en vue d'une sanction disciplinaire".

"On avait prévenu la direction, on ne voulait pas de ça. Aujourd'hui les salariés sont mobilisés, ce qui s'est traduit par l'invasion des locaux de la direction avec une retenue pour l'instant du directeur du site, de la DRH (directrice des relations humaines), de la responsable personnels, agents et collaborateurs et d'une autre personne qui fait office de négociateur", a ajouté Patrick Duvert.

La situation sociale est tendue à Michelin où le comité central d'entreprise (CCE) a entamé fin juin l'examen du plan de suppression de 1.093 postes "sans licenciement", ainsi que le plan de départs volontaires sur trois ans, annoncés par la direction du groupe le 17 juin dernier.

www.nouvelobs.com - AP - 21/07/2009


" Coup de sang " de 150 Bibs, ce lundi soir

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" Tous ensemble, tous ensemble... ", ce slogan, souvent entendu lors de la semaine de conflit chez Michelin Blanzy, a résonné, à nouveau, ce lundi soir dans l'usine. Plus exactement dans les bureaux de la direction où 150 salariés ont fait irruption !

" Nous n'acceptons pas les pressions, les menaces de sanctions... " nous a expliqué Serge Allègre (CGT), porte parole de l'intersyndicale CGT - Sud, avant d'interpeller la direction devant la porte des bureaux. D'interpeller mais surtout de demander une entrevue immédiate avec le directeur : M. Gérard Brunel. Celui-ci étant absent (selon les syndicats : il aurait quitté l'usine juste avant l'irruption des salariés), c'est Mme Marie-Andrée Tremel, directrice des Ressources Humaines, qui a été l'interlocutrice de la délégation. Une délégation que la direction voulait limiter à une demi-douzaine de personnes alors que les syndicats et salariés voulaient que ce soit l'ensemble (soit quelques 150 personnes, donc) qui soit reçue !


La tension est donc remontée d'un cran et, ci-dessous, voici le communiqué que nous a transmis, cette nuit, l'intersyndicale.


" Oui La lutte continue chez Michelin.

Aujourd'hui lundi 20 juillet 2009 l'ensemble des salariés de tous les services, Génie Civil, PK nappe métallique, Z mélangeage et TC tourisme sont entré de nouveau dans la lutte suite à cette direction inhumaine qui est toujours fermée à la discussion et qui n'hésite pas à menacer les salariés de sanction s'il ne retrouve pas un niveau de production à leurs attentes.

Il est quand même anormal de vouloir sanctionner des salariés qui savent que leur atelier Tourisme va fermer mais qu'il faut absolument continuer de faire produire jusqu'au dernier jour.

S'il faut produire de pneus tourisme, il ne faut pas fermer cet atelier car cela est vraiment du non-sens, demander aux salariés de produire comme des machines de fabrication bien rodées pour ne pas dire comme des bêtes vu le peu de respect que cette direction à pour nous, et par la même vouloir fermer l'atelier afin de garantir une rentabilité financière aux gérants et actionnaires en délocalisant.

C'est pourquoi l'intersyndicale CGT / SUD est entré avec plus de 90% des salariés de production dans l'action en faisant un rassemblement à 16h45 au Génie Civil pour se rendre à 16h50 au Tourisme, puis à 16h55 à PK nappe métallique et à 17h00 à Z mélangeage pour finir devant le service du personnel avec plus de 170 salariés (c'est plus de 90% car l'atelier PK et Z était au minimum de salariés).

Nous avons commencé à demander que la direction vienne devant le bâtiment SP mais ne voyant pas arrivé le directeur nous sommes entré dans le bâtiment.

Le chef du personnel nous disant que le directeur n'était pas là.

Il s'est engagé alors un bras de fer entre la direction qui refusait catégoriquement de nous recevoir tous ensemble et qui voulait simplement une délégation de 6 salariés pour parler mais pour l'intersyndicale il n'était pas question nous avons demandé que la salle polyvalent du site qui peut contenir près de 80 personnes soit mise a disposition et que nous fassions cette entrevue avec 75 salariés minimum pour avoir un échantillon représentatif de salariés.

La direction est passé d'une délégation de 6 à 10, de 10 à 12 et de 12 à 15. nous avons fait comprendre que nous n'étions pas des marchands de tapis et que ce serait 75 ou personne.

Voyant le refus de cette direction de vouloir entreprendre le dialogue nous avons fait un sit-in dans les couloirs du service du personnel.

Plusieurs fois la chef du personnel est venue relancer pour une délégation de 15 salariés ce qui à fini par nous énerver puis à conduit à ce que nous investissions les bureaux de la direction.

La surprise fut de taille quand soudain nous avons vu sortir par le tourniquet de derrière (petit parking » le directeur avec son garde du corps...

Alors au bout 1h30 de discussion avec le chef du personnel pour être reçu à 75 pour dire : pas question de sanctions, ni de menace sans que les salariés repartent dans la lutte et que nous serons tous solidaire pour vous le faire comprendre.

Nous avons alors pris la responsabilité d'entrer dans la salle polyvalente. Nous avons attendu en nous faisant entendre, que cette direction de marbre vienne et nous avons réussi, nous avons gagné car ils sont venus, nous avons pu leur faire comprendre que ne n'accepterons pas que les salariés soient mis sous pressions avec des menaces de sanction et que si un salarié était convié a un entretien préalable nous irons tous ensemble à cette convocation.

Pour conclure il font fermer un atelier mais ils demandent que les salariés soient dociles à souhaits et qu'ils continuent de produire sans bronché et bien non nous ne sommes pas d'accord.

Nous avons encore une fois démontré que tous ensemble nous avons une chance de faire changer les choses car les sanctions prévues n'auront pas lieu et que si c'en était autrement nous retournerions dans la lutte.

Peut-être que nous arriverons à avoir un directeur qui veuille bien nous écouter...

Le 20 juillet 2009 les salariés de Michelin Blanzy ont gagné une bataille.

Tous les salariés ont aussi demandé les démissions de deux élus en CCE  (NDLR : nous avons volontairement supprimé les noms de ces élus) qui ont fait le choix de ne pas participer aux réunions alors que nous sommes touchés par ce plan social et cette démission à été scandée pour l'un d'eux, une deuxième fois, car lors du conflit celui-ci a fait un " bras d'honneur " aux 600 salariés présents devant les grilles, alors que lui rentrait travailler. C'est une des raisons qui font qu'il a été exclu du syndicat CGT Michelin depuis le 22 mars 2008 et qu'il révèle sa vraie personnalité dont beaucoup avait découvert la vérité ".

Que va-t-il se passer ce mardi ? Difficile de le dire mais nous suivons ce dossier !

www.montceau-news - Pascal BERTHIER - 20/07/2009


OPINION : Marie-Claude Jarrot demande «L'Union sacrée autour de Michelin»

L'union sacrée autour de MICHELIN


«Aujourd'hui les élus socialo-communistes du bassin minier sont reçus par la direction de Michelin à Clermont Ferrand, j'aurais aimé que, sur ce sujet, tous les élus du bassin minier soient associés à cette rencontre. Mais qu'importe… Vraiment, sur ce territoire, on fait de la politique d'un autre temps, de la politique de ringards et de clivages et on oublie que la politique, c'est être au service de tous et unis dans l'adversité quand un territoire souffre. Les salariés de Michelin n'en ont que faire des clivages droite/gauche, ce qui compte pour eux c'est leur emploi et sa préservation.

Après avoir rencontré plusieurs fois, les salariés de chez Michelin, aussi bien sur les piquets de grève que sur le site, et la direction Michelin, je pense et j'ai agi dans ce sens auprès des pouvoirs publics et de Michelin, qu'il faut privilégier et mettre trois pistes de concertation et d'action :

1 – Mettre en place le plus vite possible un contrat de revitalisation qui vient en appui du PSE, l'entreprise Michelin doit aller au-delà de l'engagement sur 4 SMIC, ce n'est pas assez pour les salariés, nous devons demander plus, c'est que j'ai fait. Le contrat de revitalisation doit associer tous les acteurs publics et privés qui souhaitent pérenniser et développer l'entreprise Michelin sur le site de Blanzy. C'est indispensable.

2 – Amener l'entreprise à faire des « apports en nature » si je peux m'exprimer ainsi. Que fera Michelin des espaces vides au sein de l'entreprise ? Combien de mètres carrés disponibles ? Ces espaces doivent être mobilisés pour installer de nouvelles activités connexes à l'entreprise, notamment l'accueil de sous-traitants qui auront bien besoin d'être soutenus par l'entreprise, accueillir des salariés Michelin qui souhaitent développer une activité en nom propre et mettre en place des partenariats (joint venture) avec d'autres entreprises. Les sous-traitants de Michelin vont connaître des difficultés importantes et les salariés de ces sous traitants ne bénéficieront pas de PSE parce qu'ils sont dans de toutes petites entreprises, il s'agit aussi de penser à eux et de tout faire pour qu'ils conservent leur emploi.

3 – Profiter du contrat de revitalisation pour faire l'Union Sacrée des forces vives du territoire, il ne s'agit pas d'opposer la droite à la gauche, l'économique au social. Tous ensemble, veillons à ce que l'Etat mette en place une gouvernance exemplaire sur ce contrat de revitalisation, chacun doit faire des propositions pour trouver des solutions de pérennisation des emplois. Je propose une action commune d'interpellation de l'Etat, de Michelin, des collectivités territoriales et de Creusot Montceau Développement. Cette action doit être engagée par les syndicats, les salariés et tous les élus.

4 – Mobiliser la puissance du groupe et de la direction de Michelin pour que celle-ci contribue par sa notoriété, son influence à amener des industries sur le bassin minier, je parle de cela parce qu'il y a des précédents dans ce domaine, je pense par exemple à l'entreprise Carrglas.

Tous unis avec Michelin, pour que des solutions valables soient trouvées très vite, parce que, derrière, il y a des familles qui souffrent et qu'il est de notre responsabilité d'élus d'agir».


Marie-Claude Jarrot,
conseillère régionale de Bourgogne,
conseillère communautaire de la CCM et
conseillère municipale de Montceau
www.creusot-infos.com - 02/07/2009


Michelin tente de rassurer les élus

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Après l'annonce d'un plan social prévoyant la suppression de 477 suppressions d'emplois, Michelin s'engage à signer une convention de revitalisation.

Michelin n'abandonnera pas Montceau-les-Mines. C'est le message qu'a fait passer le PDG du géant mondial du pneumatique, Michel Rollier, auprès des élus après l'annonce de 477 suppressions de postes sur le site de Saône-et-Loire.

"Le groupe Michelin s'est engagé à mobiliser les crédits nécessaires à un plan de revitalisation économique ciblé sur le bassin minier qui aille au delà de ses obligations légales" a indiqué Didier Mathus, le député-maire (PS) de Montceau-les-Mines.

Revu et corrigé


Le député-maire (PS) était venu à Paris rencontrer la direction de Michelin, à la tête d'une délégation d'élus du bassin minier, "demander que ce plan soit revu et corrigé afin que Blanzy (Montceau) ne paie pas le tribut le plus lourd au plan national de suppressions d'emplois".

Le député-maire a affirmé avoir "eu le sentiment que le PDG de Michelin, sans revenir sur l'annonce de son plan, avait prêté une attention réelle (à ses) arguments en faveur des salariés". Selon lui Michel Rollier avait ajouté que "si des évolutions devaient intervenir dans la mise en œuvre de son plan, elles auraient lieu dans le cadre des négociations" avec les syndicats.

Revitalisation


La direction de Michelin a de son côté indiqué à l'AFP s'employer "à signer le plus tôt possible une convention de revitalisation (du bassin minier) avec le préfet de Saône-et-Loire". Elle a ajouté "s'engager au delà de l'obligation légale" en lui consacrant un "budget qui prenne en compte 4 fois le Smic mensuel" par salarié concerné.

Enfin, la direction a déclaré "souhaiter entrer le plus vite possible dans la phase de négociations (de son plan) avec les syndicats". Des négociations, qui selon Patrick Duvert (CGT) "doivent réellement débuter lundi et mardi prochains, à Clermont-Ferrand, pour les trois sites" impactés par le plan.

Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 et la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin (Nord, 276 postes) près de Lille, promettant toutefois qu'il n'y aurait "aucun licenciement". Les deux autres sites sont Tours, 340 postes sur 1.300 et Montceau-les-Mines, 477 postes sur 1.400.

www.e24.fr - 02/07/2009


Serge Allègre, porte parole de l'intersyndicale, apporte ses précisions

Cliquez pour agrandir l'imageSerge Allègre (CGT), porte parole de l'intersyndicale CGT et Sud de Michelin Blanzy, nous a transmis le communiqué suivant :

" Je viens de lire la réponse du directeur et elle m'indigne au plus haut point.

Pour ce directeur qui se déplace entouré de garde du corps il est trop facile de dire que les salariés sont rentré dans le rang et que c'est pour cela que Michelin a levé l'assignation.

Faux et archi faux, ils ont levé l'assignation car il n'y avait rien dedans et ils ont eu peur que celle-ci se retourne contre eux avec le lock-out qu'ils ont provoqué et qui est très bien expliqué dans le communiqué ci-dessous.

La lutte continue car les salariés ne sont pas résigné à admettre les 477 suppressions de postes, la lutte prendra d'autres formes car chez Michelin comme bien ailleurs nous n'avons pas la fortune de nos dirigeants qui ont mis toutes les conditions nécessaires pour fermer notre atelier afin d'aller produire dans les pays de l'EST et de L'Ouest simplement pour augmenter leurs profits, marges et dividendes.

Plusieurs messages de soutiens nous ont fait chaud au coeur et certains messages accusateurs nous peinent mais il faut savoir une chose, je ne perdrai pas de temps à répondre aux fausses accusations de " Marmar " car les journées ne sont pas assez longues pour défendre l'intérêt des salariés et croyez moi, toute l'équipe des élus CGT et Sud se démène pour essayer d'obtenir quelques chose.

Pour conclure il est vrai que certains " ne faisant pas partie des effectifs Michelin " demandent d'avoir des renseignements sur les mesures de ce plan qui n'a rien de social et bien sur nous donnerons la priorité des explications aux salariés Michelin .

La lutte n'est pas finie, monsieur le directeur, les salariés ont toujours en tête vos One Man Show sous le chapiteau et dans la salle des fêtes ou vous prôniez la pérennité du site avec le pneu " ENERGIE SAVER " mais qu'en est-il devenu ??????

Alors salariés, Amis et Camarades, nous avons été ensemble dans la lutte pendant 8 jours où nous avons connu des moments très difficiles, nous leurs avons fait comprendre que nous ne sommes pas résigné à accepter n'importe quoi et que la lutte continue face aux stratégies financières donnant des millions d'euros aux dirigeants et actionnaires ".



Ainsi que le texte suivant :


" Bonne nouvelle pour les Sept délégués syndicaux de MICHELIN Blanzy

MICHELIN renonce à se confronter à la Justice !

L'assignation en référé le mercredi 1er juillet à 9h30 au TGI de Chalon sur Saône est donc retirée …

Dès le début du conflit, la Direction pensait terroriser les salariés par des menaces judiciaires avec notamment l'assignation en référé de 7 militants syndicaux.

Aujourd'hui la Direction recule … Après tergiversations et trois renvois d'audience, la Direction se désiste ce mardi 30 juin et renonce à la procédure qu'elle avait engagée contre les sept militants de l'intersyndicale CGT /Solidaires MICHELIN Blanzy !

Le comble : la Direction se féliciterait même, dans son désistement, de la bonne structuration du mouvement social par les organisations syndicales !!!

Nous en étions tous convaincus : ni les 7 militants assignés, ni leurs syndicats, ni l'ensemble des salariés dans l'action n'avaient à craindre de la Justice compte tenu du lock-out (mot anglais désignant la fermeture de ses établissements par le patron pour briser une grève ou une revendication du personnel) imposé par la Direction.

La Direction a renoncé à saisir la Justice de peur que celle-ci ne se retourne contre elle.
L'intersyndicale ne renoncera pas, quant à elle, à faire valoir les droits des salariés (s'ils venaient à être pénalisés) pour le paiement des journées de lock-out.

Cette nouvelle brèche dans la stratégie MICHELIN et ce retournement de situation vont immanquablement renforcer la confiance des salariés et de leurs organisations syndicales dans la poursuite de l'action et la lutte contre les 477 suppressions d'emplois …

L'importante mobilisation lors de la puissante manifestation interprofessionnelle solidaire du samedi 27 juin avec la Population, les élus, les commerçants, l'immense solidarité financière, les nombreux messages de soutien et de sympathie participent également de cette confiance et d'une solidarité sans faille de toute une région …

Nous remercions tous les nombreux soutiens de solidarité militante qui se sont exprimés autour des 7 de MICHELIN Blanzy et les invitons à continuer

TOUS ENSEMBLE SOLIDAIRE DANS LA POURSUITE DE L'ACTION AVEC LES MICHELIN …
ET AVEC LA SOLIDARITE FINANCIERE CGT

Tous les élus CGT et Sud sont plus que jamais déterminé et à vos cotés pour continuer ensemble la lutte qui s'annonce longue et difficile.

Le Tous ensemble à pris tous son sens dans notre lutte et s'est tous ensemble que nous allons défendre nos emplois.

Encore merci à tou-te-s et bien fraternellement ".

www.montceau-news.com - 02/07/2009


Les élus de Saône-et-Loire chez Michelin

Une délégation d'élus rencontre la direction du groupe de pneumatiques jeudi 2 juillet 2009.
Le rendez-vous a été fixé suite à une demande de Didier Mathus, député-maire de Montceau. Plusieurs élus de Saône-et-Loire seront du voyage.

Michel Rollier, qui est à la tête du groupe Michelin, doit recevoir une délégation d'élus bourguignons jeudi 2 juillet 2009. Au centre de cette rencontre : le plan social, qui prévoit  477 suppressions d'emplois sur le site de Blanzy.
Didier Mathus, député-maire PS de Montceau, sera accompagné de Jean-Claude Lagrange, président PS de la Communauté urbaine Le Creusot-Montceau, de Thomas Thevenoud, conseiller général PS du canton de Montcenis et de Guy Emorine, maire PS de Blanzy.

www.bourgogne-franche-comte.france3.fr - 02/07/2009


Titre de paragraphe

Cliquez pour agrandir l'imageGérard Brunel, directeur de l'usine Michelin de Blanzy, a, lui aussi, réagi à la suite de la rencontre entre les élus du Bassin minier et son P.D.-G. : M. Rollier.

Et de préciser, en premier lieu que " cette rencontre entre M. Rollier et deux de ses collaborateurs : Philippe Verneuil, directeur Europe, et Patrick Lepercq, s'est tenue dans un esprit d'explication, avec la volonté de répondre à toutes les questions mais aussi de présenter la situation dans laquelle le groupe se retrouve actuellement. M. Rollier a, bien évidemment, expliqué qu'il comprenait les inquiétudes des salariés, l'émotion suscitée par cette annonce de suppression d'emplois, mais, en même temps, il a resitué ce plan dans le contexte concurrentiel actuel. Il a beaucoup insisté sur le fait que le groupe souhaitait que cette usine montre ses atouts dans le domaine du Génie Civil et des mélanges ; le secteur des pneus Tourisme d'entrée de gamme se devant d'être restructuré ! ".

Selon M. Brunel, le gérant du groupe a réaffirmé que cette usine avait de l'avenir tout en annonçant que Michelin allait tout mettre en oeuvre pour atténuer les effets de ce plan social sur l'activité économique de la région. " M. Rollier s'est engagé à contribuer à la recréation d'emplois, au moins autant que le nombre de ceux qui seront supprimés ! Dans cette optique, il a annoncé qu'une convention serait signée avec le préfet de Saône-et-Loire dnas les jours ou semaines qui viennent afin de formaliser cet engagement ! " Pour M. Brunel, l'entreprise va aller beaucoup plus loin que les obligations légales (notamment en termes financiers) et la S.I.D.E. (Société d'industrialisation et de Développement Economique du groupe) sera chargé d'élaborer cette convention.

Concernant le côté social, le directeur de Blanzy nous a annoncé que le Point Info VOlontariat, déjà ouvert, sera installé, dès la fin août (retour de vacances après fermeture de l'usine durant trois semaines), de bureaux spécifiques, ouvert autant au personne qu'à leurs conjoints.

A suivre...
www.montceau-news.com -  Pascal BERTHIER

MICHELIN : L'assignation en référé au TGI de Chalon sur Saône est retirée 

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La Direction de Michelin a renoncé à la procédure entamée contre 7 salariés du groupe. La CGT se félicite de la mobilisation syndicale à l'origine de ce succès.


Communiqué de la CGT :

Dès le début du conflit, la Direction pensait terroriser les salariés par des menaces judiciaires avec notamment l'assignation en référé de 7 militants syndicaux.

Aujourd'hui la Direction recule… Après tergiversations et trois renvois d'audience, la Direction se désiste ce mardi 30 juin et renonce à la procédure qu'elle avait engagée contre les sept militants de l'intersyndicale CGT /Solidaires MICHELIN Blanzy !

Le comble : la Direction se féliciterait même, dans son désistement, de la bonne structuration du mouvement social par les organisations syndicales !!!

Nous en étions tous convaincus : ni les 7 militants assignés, ni leurs syndicats, ni l'ensemble des salariés dans l'action n'avaient à craindre de la Justice compte tenu du lock-out (mot anglais désignant la fermeture de ses établissements par le patron pour briser une grève ou une revendication du personnel) imposé par la Direction.

La Direction a renoncé à saisir la Justice de peur que celle-ci ne se retourne contre elle.

L'intersyndicale ne renoncera pas, quant à elle, à faire valoir les droits des salariés (s'ils venaient à être pénalisés) pour le paiement des journées de lock-out. Cette nouvelle brèche dans la stratégie MICHELIN et ce retournement de situation vont immanquablement renforcer la confiance des salariés et de leurs organisations syndicales dans la poursuite de l'action et la lutte contre les 477 suppressions d'emplois…

L'importante mobilisation lors de la puissante manifestation interprofessionnelle solidaire du samedi 27 juin avec la Population, les élus, les commerçants, l'immense solidarité financière, les nombreux messages de soutien et de sympathie participent également de cette confiance et d'une solidarité sans faille de toute une région…

Nous remercions tous les nombreux soutiens de solidarité militante qui se sont exprimés autour des 7 de MICHELIN Blanzy et les invitons à continuer TOUS ENSEMBLE SOLIDAIRE DANS LA POURSUITE DE L'ACTION AVEC LES MICHELIN ET AVEC LA SOLIDARITE FINANCIERE CGT.

www.infos-chalon.com - 30/06/2009


Montceau (71) : les salariés de Michelin défilent

Salariés, familles, et élus ont manifesté ensemble dans les rues de Montceau-les-Mines.


Plus d'un millier de personnes ont manifesté samedi 27 juin 2009 dans les rues de Montceau-les-Mines, toujours pour protester contre le plan de restructuration du groupe Michelin.

Grand rassemblement devant la mairie de Montceau-les-Mines ; pour soutenir les "Michelin", les syndicalistes ont organisé des collectes dans la foule. Hier, les salariés ont repris le travail, mais le mouvement n'est pas fini pour autant. Dans le cortège cette fois, beaucoup de salariés avec leurs familles. Fatigués, en colère, mais déterminés et prêts à se battre encore longtemps pour être entendus. Lundi, les syndicats ont rendez-vous à Clermont-Ferrand avec la direction. Ils décideront alors du prolongement de leur mouvement. Les Bibs' tiennent à leurs emplois

www.bourgogne-franche-comte.france3.fr - 27/06/2009


Saône-et-Loire: plus d'un millier de personnes "pour soutenir les Michelin"

MONTCEAU-LES-MINES (Saône-et-Loire) (AFP) — Plus d'un millier de personnes - 700 selon la police, 2.500 selon les syndicats- dont des élus, du Bassin minier, ont manifesté samedi à Montceau-les-Mines pour "soutenir les Michelin" touchés par 477 suppressions de postes sur les 1.400 du site.

Les manifestants se sont rassemblés dans le calme devant la mairie à l'appel de la CGT et de Sud, après avoir défilé dans la ville, a constaté un journaliste de l'AFP.

Prenant la parole, Serge Allègre, secrétaire général de la CGT Michelin, a dit son "écoeurement devant le mur que présente la direction, qui refuse tout dialogue et toute proposition".

"Michelin avait une marge d'exploitation de 3,5% et ils veulent monter à 10% et c'est pour cela qu'ils suppriment des emplois", a-t-il affirmé.

"Le gouvernement soutient Michelin dans son entreprise de démolition avec 1.093 suppressions d'emplois, dont 477 à Montceau, en ne dénonçant pas le plan de restructuration", a assuré Didier Mathus, maire PS de Montceau-les-Mines, soulignant les "377 millions d'Euros de bénéfices de Michelin".

"Comment peut-on faire confiance à des dirigeants qui investissent 30 M EUR à l'usine de Blanzy dans l'activité +pneus de tourisme+ pour ensuite décider de l'arrêter et de la délocaliser", s'est enquis Guy Emorine, maire PS de Blanzy (Saône-et-Loire).

Egalement présent, le député PS Arnaud Montebourg, président du conseil général a appelé "au combat pour faire plier l'indécence des actionnaires qui en même temps qu'ils décident de supprimer 1.093 emplois en France annoncent un investissement d'1 milliard d'euros pour une usine en Inde".

"L'indécence de Michelin, c'est elle qui provoque la révolte", a ajouté le député.

Le bras de fer devrait se poursuivre cette semaine avec le début des négociations sur le plan de restructuration, programmé lundi par la direction de Michelin, au grand dam des syndicats, qui veulent attendre le rapport de l'expert désigné par le comité d'entreprise.

Michelin a annoncé le 17 juin la suppression de 1.093 postes dès 2010 en France et la fermeture d'une usine près de Lille, en promettant qu'aucun licenciement n'aurait lieu.

Parallèlement, la direction ouvrira dès septembre un plan sur trois ans de départs volontaires sur tous ses sites, pour 1.800 salariés, ce qui devrait conduire à quelque 3.000 postes en moins en France à l'horizon 2011.

AFP - 27/06/2009


Les salariés votent la reprise du travail, ce vendredi matin

Ils ont été encore environ 200, les salariés grévistes à se retrouver, ce jeudi matin, sur le piquet de grève devant l'usine Michelin de Blanzy. Salariés qui se sont finalement prononcés pour la reprise du travail, ce vendredi à 5 heures du matin.
Après la journée de manifestation de ce mercredi à Clermont-Ferrand et les deux réunions de discussion entre l'intersyndicale qui n'ont pas débouché sur des avancées, les grévistes (qui ont perdu entre 5 à 600 euros lors de cette semaine de grève), vont donc envisager de nouvelles formes d'actions.
" Les élus syndicaux seront très proches, demain, des salariés, on ne veut pas les abandonner " nous a confié Serge Allègre, porte parole de l'intersyndicale CGT - Sud. Un délégué qui a donc annoncé que l'action va se poursuivre de manière différente ; à commencer par une grande manifestation interprofessionnelle ce samedi.
Le rassemblement de tous ceux qui veulent montrer leur solidarité avec les " Bibs " a été fixé à 15 heures, place de la mairie de Montceau-les-Mines.
A noter, encore, que les sept syndicalistes convoqués en référé devant le tribunal de Grande Instance de Chalon-sur-Saône, ne comparaîtront pas ce jeudi après-midi mais mardi prochain.

www.montceau-news - Pascal BERTHIER - 25/06/2009


Assemblée du personnel, ce jeudi, pour la suite à donner au mouvement

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C'est la colère qui prédominait, ce mercredi soir, à la descente des bus devant l'usine Michelin de Blanzy. La colère des près de 400 salariés qui avaient fait le voyage à Clermont-Ferrand et qui sont revenus sans avancées sur le plan social. Demain matin, jeudi, une assemblée générale est prévue pour déterminer la suite à donner au mouvement.
Rien sur la pénibilité au travail, pas de retour en arrière sur les départs volontaires, Serge Allègre (CGT), ses camarades de l'intersyndicale CGT et Sud et les salariés, ne cachaient donc pas, au retour, leur déception. Leur déception mais aussi leur détermination car certains n'ont pas caché leur envie de poursuivre le mouvement.

www.montceau-news - 24/06/2009


Arnaud Montebourg interpelle la Direction

" Michelin supprime 2800 postes en France pendant qu'elle investit un milliard d'euros en Inde. La Saône et Loire ne se laissera pas faire.

Premier site français touché par les suppressions de postes décidées par Michelin sur son site de Blanzy, avec 477 emplois supprimés, la Saône et Loire s'engage dans la bataille.

Les salariés et les élus de notre territoire solidaires se sont rendus au siège de Michelin à Clermont Ferrand où la solidarité des travailleurs de tout le groupe s'est exprimée. Ils ont rappelé avec force et détermination leur soutien aux revendications des travailleurs de l'usine de Blanzy : abandon des poursuites contre les salariés en conflit, et rediscussion à la baisse du plan de licenciements.

L'indécence de l'actionnariat de Michelin, qui préfère investir en Inde un milliard d'euros plutôt que prendre soin de ses travailleurs qui ont tant peiné pour leur entreprise et leur usine, est des plus grossières et immorales.

Je demande solennellement aux actionnaires de Michelin de rediscuter sans délai du plan de licenciements ".


Arnaud Montebourg

Député et président du Conseil général

Les salariés coupent la route Express et 7 d'entre eux vont se retrouver au tribunal !

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Quelques 350 grévistes de l'usine Michelin de Blanzy ont manifesté, ce mardi matin, et, en se rendant au centre ville, ont coupé (par deux fois) la circulation sur la route Express (RCEA - RN 70). Ce matin également, 7 grévistes ont appris qu'ils étaient convoqués au tribunal !

Un nouveau " coup d'éclat ", prévu depuis hier lundi, mais qui a revêtu une importance toute particulière puisque, ce matin même, alors qu'une réunion de l'intersyndicale CGT - Sud se terminait, un huissier apportait des convocations en justice pour 7 des grévistes. Des salariés qui comparaîtront, jeudi 25 juin à 14 heures, devant le tribunal de Grande Instance de Chalon-sur-Saône, pour divers " délits " : jets de fruits et légumes, " blessures ", entrave à la liberté du travail etc.

Ce que contestent les représentants de l'intersyndicale puisqu'ils ont fait constater, par l'huissier même envoyé par la direction, que les gardes avaient ordre de ne laisser entrer personne dans l'entreprise, ce week-end ! Etonnement, aussi, de la part de Serge Allègre (CGT) et Patrice Taiclet (Sud) : " un des salariés convoqué devant le tribunal est en vacances dans le midi depuis vendredi soir !... " Interrogé par nos soins, l'inspecteur du travail présent, s'est contenté d'un laconique " No comment ! "
Au moins un bus partira de Blanzy pour soutenir les " convoqués " !

Route Express : le " passage obligé " !


Cela étant, les quelques 350 salariés présents, ce matin, sur le piquet de grève (ils se relaient par poste de travail : matin, après-midi et nuit), ont donc été invités par les leaders syndicaux à se rendre dans le centre de Blanzy en passant... par la route Express.

Une marche qui est passée à côté de l'emblème de la firme : le pneu géant installé à l'échangeur de La Fiole et au pied duquel ont été plantées 477 croix de bois : autant que d'emplois menacés ! Et comme le retour s'est fait sur le même tracé, la circulation a été interrompue, par deux fois, durant quelques dizaines de minutes, occasionnant de sérieux bouchons sur l'axe Paray-le-Monial - Chalon-sur-Saône.

Parmi les informations, que nous n'avons pas encore pu vérifier, les CRS, en faction autour de la salle des fêtes de Blanzy où se tenait, ce matin encore, une réunion d'information organisée par la direction, auraient fait évacuer la salle à l'approche du cortège.

Caoutchouc : manifestation nationale en septembre


Yves Peyrard, secrétaire fédéral de la Fédération Nationale des Industries Chimiques, présent ce matin, a assuré, autant les grévistes que les " convoqués au tribunal ", du soutien de sa fédération.

Par la même occasion, et en exclusivité pour Montceau-news.com, il a annoncé qu'une manifestation nationale serait organisée, en septelmbre à Paris, avec les Michelin, les Goodyear, les " Conti " etc." Cette année, ce seront encore 6 000 emplois qui seront supprimés dans le caoutchouc, on ne peut pas continuer à laisser faire... " nous a-t-il confié !

Entrevue entre élus du Bassin minier et le P.D.-G. du groupe ?


Selon nos informations, qui devraient être confirmées dans l'après-midi, par un communiqué, les élus du Bassin minier devraient rencontrer, ce jeudi, M. Rollier, patron du groupe Michelin.

Une rencontre au cours de laquelle, Didier Mathus, député-maire, Jean-Claude Lagrange, président de la CCM, Thomas Thévenoud, vice-président du Conseil général et conseiller général du Canton, etc. vont exprimer leur opposition à ce plan social !

www.montceau-news.com - 23/06/2009


MICHELIN : Un voeu du conseil municipal du Creusot

Sur proposition du Maire André Billardon, le Conseil Municipal du Creusot a voté, à l'unanimité, un voeu pour la défense de l'emploi à l'usine Michelin de Blanzy. Un tiers de son effectif est domicilié dans la région du Creusot ou dans le Nord de la CCM. Des élus du Creusot, dont Christiane Fernandez et Jacqueline Buhl participeront mercredi à la la manifestation à Clermont Ferrand.

C'est André Billardon, le Maire, qui a présenté le voeux :

«L'annonce de la suppression de 477 postes à l'usine Michelin de Blanzy est une très mauvaise nouvelle pour le bassin minier, pour la Communauté urbaine Creusot Montceau et, plus largement, pour toute notre région. Celle-ci est, à son tour, touchée par les grands plans sociaux que connaissent les régions industrielles, conséquences de la crise économique créée par les dérives du capitalisme financier.
Blanzy paie un très lourd tribut à cette opération de restructuration de l'entreprise engagée pour cause de délocalisation et au nom de « la flexibilité de l'outil de production » comme l'a avoué le patron du groupe Michelin.
Rappelons que cette entreprise a tout de même réalisé 357 millions d'euros de bénéfice net en 2008 et qu'en 1999 déjà, Michelin avait annoncé le même jour une hausse de son bénéfice de 17% et 7 500 suppressions de postes en Europe.
Rappelons également que le site de Blanzy a bénéficié en 2000 de plus de 4 millions d'euros d'aides publiques, notamment de la Région, du Département et de la Communauté, pour développer son outil de production.
Cette décision de Michelin illustre, hélas, l'inefficacité du plan de relance du Gouvernement, en particulier pour le secteur automobile.

Les élus du Creusot ont adopté le voeu suivant :


«Le conseil municipal du Creusot se déclare solidaire des salariés de l'entreprise dans cette période difficile.
Le conseil municipal demande à l'Etat de proposer un véritable plan de relance ambitieux. La politique du gouvernement doit relever les défis de la situation économique actuelle et se donner les moyens de préserver l'outil industriel français.
De plus, le conseil municipal demande à l'Etat d'intervenir auprès de Michelin pour que le plan social soit reconsidéré et que les salariés ne fassent les frais de la crise».

www.creusot-infos.com - 23/06/2009


Incompréhension des salariés...

France3 19/20 Bourgogne du 22/06/2009

Blanzy (71): portraits de salariés de Michelin

Les salariés du site de Blanzy se préparent à manifester, mercredi 24 juin 2009, à Clermont-Ferrand.

Ils veulent ainsi protester contre l'annonce de plan social du groupe qui prévoit la suppression de 477 postes dans leur usine. Depuis jeudi 18 juin 2009, ils maintiennent un piquet de grève devant les grilles de l'entreprise.

Michelin promet certes aucune suppression de postes. Le géant du pneumatique propose des départs volontaires ou des mutations dans d'autres usines en France.

Le problème est que, parmi les salariés du site de Blanzy, certains ont déjà connu une mobilité due à une précédente restructuration. D'autres se sont lancés dans l'accession à la propriété. Des vies, des projets aujourd'hui remis en cause. Exemple avec le portrait croisé de Jean-Luc et Lilian, tous deux inquiets pour leur avenir. Ils manifesteront mercredi devant le siège social du groupe à Clermont-Ferrand.
www.France3 - 22/06/2009

Michelin : l'intersyndicale s'invite au débat

La direction de Michelin a décidé d'informer son personnel ce lundi en la salle des fêtes de Blanzy, les agents étant convoqués par services tout au long de la journée. Profitant de l'occasion, l'intersyndicale s'est invitée au débat. Mais les 450 grévistes ont reçu une fin de non-recevoir. Ils sont donc retournés sur le site, demandant qu'un "chapiteau de la négociation" soit installé pour permettre à l'ensemble des salariés de prendre part à la discussion.
www.bienpublic.com - 22/06/2009


Les " Bibs " s'invitent sur la Route de Saône-et-Loire

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Les " Bibs " multiplient les actions et, ce samedi matin, ils sont allés distribuer des tracts sur le marché de Montceau-les-Mines, appelant la population à venir les rejoindre, ce dimanche matin à 11 heures, devant leur usine, en guise de solidarité.

Puis, en fin d'après-midi, une petite délégation était à l'arrivée de la deuxième étape de la Route de Saône-et-Loire (cyclisme), là encore pour distribuer des tracts et en plus, grâce aux organisateurs, ils ont même pu prendre la parole pour expliquer, à la foule, leur combat et leurs attentes. A leurs côtés, sur le podium, on a pu voir Laurent Selvez, Georges Simon et Roger Guillon, adjoints au maire.

Des appels à venir les soutenir dans leur lutte contre la suppression de 477 postes à Blanzy et aussi à la solidarité : " les dons sont bienvenus " expliquent-ils puisque leur mouvement devrait durer au moins jusqu'à mercredi prochain, jour de la tenue du CCE du groupe.

www.montceau-news.com - 20/06/2009


Blanzy (71) : le site Michelin bloqué

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Michelin a annoncé 1093 suppressions de postes en France, dont 477 à Blanzy. Les salariés protestent.
Les salariés Michelin du site de Blanzy, en Saône-et-Loire, ne décolèrent pas. Ils poursuivent le blocage de l'usine, entamé jeudi 18 juin, suite à l'annonce du groupe d'un vaste plan de restructuration de l'entreprise, qui prévoit 1093 suppressions de postes en France, dont 477 sur le seul site de Blanzy.

Ce vendredi 19 juin, la production de l'usine Michelin de Blanzy était stoppée pour le deuxième jour consécutif, a dit la direction, qui souligne qu'elle reçoit "régulièrement les organisations syndicales pour leur assurer qu'il n'y aura pas de licenciements". Dans l'après-midi, Arnaud Montebourg, député socialiste et président du conseil général de Saône-et-Loire, est venu saluer les grévistes de l'usine Michelin de Blanzy, qui "paie un très lourd tribut" au plan de restructuration du groupe. A cette occasion, Arnaud Montebourg a déclaré dans un communiqué : "L'annonce de la suppression de 477 postes à l'usine Michelin de Blanzy est une très mauvaise nouvelle pour le bassin minier et la Communauté Creusot-Montceau et, plus largement, pour toute notre région". Selon lui, "Blanzy - commune de l'agglomération de Montceau-les-Mines où est située l'usine - paye un très lourd tribut à cette opération de restructuration de l'entreprise engagée au nom de la flexibilité de l'outil de production". Le président du conseil général a rappelé que "cette entreprise a tout de même réalisé 357 millions d'euros de bénéfice net en 2008 et qu'en 1999 déjà, Michelin avait annoncé le même jour une hausse de son bénéfice de 17% et 7.500 suppressions de postes en Europe".

Enfin, Arnaud Montebourg a souligné que "le site de Blanzy a bénéficié en 2000 de plus de 4 millions d'euros d'aides publiques, notamment de la région, du département et de la communauté, pour développer son outil de production".

François Patriat, le président PS de la région Bourgogne s'est associé au président du conseil général de Saône-et-Loire pour demander à l'Etat "d'intervenir auprès de Michelin pour que le plan social soit reconsidéré et que les salariés ne soient pas les seuls à faire les frais de la crise".
www.bourgogne-franche-comte.france3.fr - A.P. et T.S. - 20/06/2009

La solidarité s'organise autour des " Bibs "...

Comme vous avez pu le lire ici, dès ce vendredi soir, les " Bibs " de Michelin Blanzy sont allés installer 477 croix, autant que d'emplois menacés, au pied du pneu géant Michelin installé à la hauteur de l'échangeur de La Fiole à Blanzy (le long de la route Express) pour démontrer autant leur détermination que leur désarroi.

Des croix de bois, emmenées à pied, par une centaine de salariés du piquet de grève qui veulent, ainsi, attirer l'attention des milliers d'usagers, empruntant cet axe tous les jours, sur la menace pesant sur l'emploi dans leur établissement. 477, c'est environ le tiers des effectifs de cette usine.

Une action spectaculaire qui faisait suite à deux réunions de négociation (une le matin et une l'après-midi) qui n'ont débouché, pour les représentants syndicaux, sur aucune avancée significative. La direction refusant toujours de payer les deux jours de grève (jeudi et vendredi) et ne revenant pas sur sa décision de fermer l'atelier pneus " Tourisme.

Par contre, une nouvelle rencontre est prévue le 30 juin (après la tenue d'un CCE, le 24) et là, Serge Allègre (CGT) et Patrice Taiclet (Sud) entendent bien discuter des " mesures d'âge " (223 salariés concernés) mais en faisant prendre en compte la pénibilité, c'est à dire en faisant partir les gens à 54 ou 55 ans avec une retraite à taux plein. Par contre, hors de question, pour eux, de discuter des départs volontaires qu'ils n'acceptent pas !

Lors d'une assemblée générale du personnel en grève, Jean-Pierre Gabriel, secrétaire de l'union départementale CGT, est venu annoncer que la solidarité commençait à s'exprimer autour de ce mouvement et que plusieurs milliers d'euros avaient déjà été collectés par des syndicats CGT du département pour venir en aide aux " Bibs ". Une manière de leur dire : " Ne lâchez rien, financièrement on vous aidera ! ".

darité, toujours, avec une collecte qui sera organisée, ce samedi matin, sur le marché de Montceau par des grévistes et des représentants des syndicats CGT du secteur ; Robert Wattebled, secrétaire de l'U.L. de Montceau, appelant les gens à venir apporter leur obole et leur soutien, directement sur le piquet de grève, à l'entrée de l'usine.

www.montceau-news.com - 20/06/2009

" Spécialiser les sites pour plus de compétitivité "

Cliquez pour agrandir l'imageComme nous l'avons annoncé, nous avons rencontré M. Gérard Brunel, directeur de l'usine Michelin de Blanzy, un responsable qui explique la stratégie du groupe et, en même temps, souhaite un retour de la sérénité pour qu'un véritable dialogue social s'installe.

" Je comprends l'émotion suscitée par cette annonce mais je déplore les évènements de jeudi (NDLR : non grévistes bombardés avec des fruits et légumes), j'aimerais que l'on retrouve une certaine sérénité, que s'instaure un dialogue constructif... Je veux prendre le temps de communiquer avec le personnel : ce n'est pas en une journée que l'on peut expliquer que l'on veut assurer l'avenir de l'usine mais aussi apporter, à chacun, les solutions pour rebondir professionnellement ".

Tout de suite, c'est le " volet social " que M. Brunel veut aborder : " vous savez, les gens qui ont 30 ans ou plus dans la maison, qui ont travaillé en 3X8, devraient être intéressés par la possibilité de partir avant l'âge de la retraite " et de poursuivre " quant aux autres (NDLR : les départs volontaires) nous allons proposer au moins deux postes dans les usines françaises du groupe (14) et, pour d'autres, les aider à retrouver un nouvel emploi. Pour les premiers, outre les primes, nous allons nous occuper de leur insertion familiale là où ils vont s'installer : séjours de découverte de la région, de leur nouveau poste de travail, leur apporter une aide à la recherche d'un emploi pour le conjoint etc. "

                              " Spécialiser les sites  pour plus de compétitivité "


Puis, il aborde la question industrielle : " le pneu " Tourisme " est un secteur qui est en surcapacité de production : pensez qu'ici, quand nous fabriquons 4 millions de pneus dans l'année, nos concurrents ont des sites qui en produisent 23 millions ! En plus, ce secteur d'entrée de gamme est en pleine dégression... " Et d'en arriver à la nouvelle stratégie du groupe : la spécialisation des sites pour plus de compétitivité : " A Blanzy, le Génie Civil de haute technologie a une performance reconnue (NDLR : pneus pour matériel de manutention, grues, poids lourds hors route, véhicules militaires etc.) et dont le marché est progression de 5% par an. C'est pour cela que nous allons y investir 50 millions d'euros pour moderniser l'outil de travail et continuer de garantir son excellence ". Pour lui, c'est l'expression de l'ambition d'être un des acteurs majeurs du pneu de haute technologie. Quant à l'atelier " mélange ", il deviendra, toujours selon lui, l'un des deux plus grands centres d'Europe donc deviendra incontournable ! " La spécialisation a du sens car elle assure la pérennité des sites durant de nombreuses années " poursuit-il.

Interrogé sur l'investissement prévu pour le Génie Civil, M. Brunel précise qu'il s'agit, entre autre, d'une machine, conçue par les ingénieurs " maison ", qui devrait être mise en production au deuxième trimestre 2010 et dont l'ergonomie a été calculée pour permettre d'y employer des femmes : " ce qui n'était pas possible, jusqu'ici ! ".

" Cette réorganisation n'a rien à voir avec celles de nos concurrents : Michelin est français et veut le rester ! " conclut-il.

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 20/06/2009

Un " cimetière " avec 477 croix au pied du pneu géant de La Fiole

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Les " Bibs " ne désarment pas et c'est ainsi qu'ils sont allés planter, ce vendredi soir, 477 croix (autant que de suppressions d'emplois annoncées) au pied du pneu géant Michelin installé le long de la route Express à la hauteur de l'échangeur de La Fiole à Blanzy.

www.montceau-news.com - 19/06/2009


MICHELIN BLANZY : Appel à la grève jusqu'au 24 juin

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                                                                  Les grévistes ont reçu la visite d'Arnaud Montebourg.

Après des réunions avec la direction, dont les syndicats ont jugé que les propositions étaient insuffisante, l'assemblée générale des salariés grévistes, qui s'est tenue ce vendredi après-midi, devant l'usine, a vu la prise d'une décision importante : Celle du maintien de la grève jusqu'au 24 juin et au départ des bus pour Clermont Ferrand où se tiendra un CCE de la première importance.
En début d'après-midi, les salariés grévistes ont reçu la visite d'Arnaud Montebourg, président du Conseil Général et Député de Saône-et-Loire. Accompagné de Didier Mathus et Thomas Thévenoud,, Arnaud Montebourg est venu dire le soutien des élus socialistes aux grévistes et plus généralement aux salariés de l'entreprise.

www.creusot-infos.com - 19/06/2009


MICHELIN : Didier Mathus a interpellé le Gouvernement à l'Assemblée Nationale

Le Député de Montceau a profité de la séance des questions au Gouvernement pour interpeller le 1er Ministre sur l'avenir de Micheli, en soulignant la brutalité du plan social et en demandant une action urgente et énergique.


«Monsieur le Premier Ministre,
Le plan de suppression d'emplois de Michelin annoncé ce mercredi matin ajoute à la gravité de la crise économique et sociale dans notre pays.
Il s'ajoute à la liste sans fin des sinistres industriels et vient grossir le flot qui nous mène vers le million supplémentaire de chômeurs d'ici la fin de l'année.
Ce plan d'environ 1100 suppressions d'emplois et de 1800 départs volontaires concernant 3 sites est particulièrement violent pour l'usine de Blanzy où ce sont 477 emplois qui sont rayés d'un trait de plume.
L'ampleur de cette saignée aura bien sûr un impact considérable dans une région qui avait déjà payé un lourd tribut à la crise industrielle des années 80–90 et qui avait su se relever. Cette même usine avait d'ailleurs bénéficié de plus de 4 millions d'euros de crédits publics il y a 8 ans.
Si la crise affecte tous les territoires, on voit clairement que les régions à forte densité industrielle sont aujourd'hui les plus exposées.
Manifestement, le plan de relance national est sans effet et nous voyons jour après jour l'industrie française se déliter sous nos yeux sans que le gouvernement ne réagisse.
La brutalité de ce plan social pose à nouveau la question du partage des sacrifices entre le capital et le travail: il n'est pas supportable que le groupe Michelin qui a empoché un bénéfice net de 357 millions d'euros en 2008 traite avec autant de légèreté la vie de centaines de familles.
Je vous demande, Monsieur le Premier Ministre, qu'une action urgente et énergique soit conduite par votre gouvernement auprès du groupe Michelin pour que ce plan social soit reconsidéré et pour que les salariés ne soient pas les seuls à faire les frais de la crise».


Didier Mathus

Député de Saône-et-Loire

www.creusot-infos.com - 18/06/2009

Michelin : Mobilisation à Blanzy

France3 12/13 Bourgogne du 18/06/2009

Les élus du Bassin minier demandent une entrevue au P.D.-G. : M. Rollier

" Ce matin, une longue réunion a eu lieu à la mairie de Montceau entre les représentants de la direction de Michelin, avec un délégué personnel du PDG du groupe, et les élus locaux, Didier Mathus, Jean-Claude Lagrange, Thomas Thevenoud et Guy Emorine.

Ces derniers ont réaffirmé leur solidarité totale avec les travailleurs de l'usine de Blanzy et ont fait part de leur colère aux représentants de la direction.

Les explications données, les compensations évoquées par Michelin, ne sont absolument pas à la hauteur du coup porté à l'emploi local.

Les élus ont fait part de leur volonté de rencontrer le PDG du Groupe, Michel ROLLIER, dans les plus brefs délais pour demander une révision de ce plan ".

www.montceau-news.com - 18/06/2009


La tension monte et le mouvement pourrait bien s'installer dans la durée !

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Comme vous avez déjà pu le lire ici, depuis 5 heures ce jeudi matin, plusieurs centaines de salariés de Michelin Blanzy se relaient devant la porte de l'usine pour empêcher toute entrée et sortie de camions. Mais pas des salariés qui n'ont pas répondu à l'appel à la grève de l'intersyndicale CGT et Sud, précisons-le.

Par contre, ceux qui veulent aller travailler, malgré l'annonce de la suppression de 477 postes sur le site, sont copieusement " bombardés " avec des fruits et légumes avariés et même des oeufs ; sans oublier quelques quolibets et autres " noms d'oiseaux ".

Serge Allègre, responsable de la section CGT, et Patrice Taiclet (syndicat Sud), ont rappelé que la grève allait déjà durer 24 heures. Que demain matin (vendredi), les salariés seraient invités à aller dans les ateliers où, là, auraient lieu des assemblées générales pour décider de la suite du mouvement. Mais, une assemblée générale, ce jeudi, à la salle des fêtes de Blanzy, n'est pas non plus exclue.

En attendant, le directeur de l'unité n'est pas venu ce matin ; il faut dire aussi que la tension est déjà très vive car personne ne sait qui fait partie du " wagon " des 477 suppressions de postes. En effet, expliquent les délégués syndicaux, ce n'est pas parce que l'atelier pneus Tourisme va disparaître que ce sont les salariés de celui-ci qui vont être " remerciés " ; ces 477 départs se répartissent en 223 mesures d'âge et 254 départs volontaires (mobilité interne ou externe).

A noter que, ce matin, un huissier est venu constater, à la demande de la direction, le fait que des chaines fermaient une des entrées de l'entreprise. Précisons également que les grévistes ont reçu le soutien de Robert Wattebled, secrétaire de l'union locale CGT, qui est venu sur place.

Nous reviendrons, en début d'après-midi, sur ce mouvement car, et cela a également été rappelé par les militants syndicaux : un emploi qui disparait chez Michelin c'est deux ou trois emplois induits qui disparaissent aussi ! Ce qui explique peut-être que le magasin Intermarché du Bois du Verne (Montceau-les-Mines) ait fourni le casse-croûte des grévistes de ce midi !

www.montceau-news.com  - Pascal Berthier - 18/06/2009


Plusieurs centaines de salariés de Michelin Blanzy devant les portes de l'usine

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Comme ils l'avaient annoncé, les salariés de Michelin Blanzy, à l'appel de l'intersyndicale CGT et Sud, sont en grève et manifestent devant les portes de l'usine. Ils n'empêchent pas les salariés qui le souhaitent de rentrer mais, par contre, les bombardent avec différents fruits et légumes, voire oeufs
www.montceau-news.com - 18/06/2009


Les élus socialistes " aux côtés des salariés... " 

Les réactions continuent de " tomber " suite à l'annonce de la suppression de 477 emplois à l'usine Michelin de Blanzy. Cette fois il s'agit d'une réaction commune du président du Conseil régional, du Conseil général, de la CCM, du député-maire de Montceau, du conseiller général et du maire de Blanzy.

Voici ce texte :.

" L'annonce de la suppression de 477 postes à l'usine Michelin de Blanzy est une très mauvaise nouvelle pour le bassin minier et la Communauté Creusot Montceau et, plus largement, toute notre région.

Notre première réaction est d'être aux côtés des salariés de l'entreprise dans cette période difficile.

Il était peu probable que notre territoire échappe aux conséquences de la crise économique engendrée par les dérives du capitalisme financier et qu'il ne soit pas, à son tour, touché par les grands plans sociaux que connaissent toutes les régions industrielles.

Cette décision illustre, hélas, l'inefficacité du plan de relance du Gouvernement, en particulier pour le secteur automobile. Nous voyons, chaque jour, l'industrie française se déliter sous nous yeux.

Blanzy paye toutefois un très lourd tribut à cette opération de restructuration de l'entreprise engagée au nom de « la flexibilité de l'outil de production » comme l'a avoué le patron du groupe Michelin.

Rappelons que cette entreprise a tout de même réalisé 357 millions d'euros de bénéfice net en 2008 et qu'en 1999 déjà, Michelin avait annoncé le même jour une hausse de son bénéfice de 17% et 7 500 suppressions de postes en Europe.

Rappelons également que le site de Blanzy a bénéficié en 2000 de plus de 4 millions d'euros d'aides publiques, notamment de la Région, du Département et de la Communauté, pour développer son outil de production.

Nous demandons donc à l'Etat d'intervenir auprès de Michelin pour que ce plan social soit reconsidéré et que les salariés ne soient pas les seuls à faire les frais de la crise.

Nous demandons en particulier que le plan social de Michelin soit rééquilibré au niveau national afin que l'avenir du site de Blanzy ne soit pas pénalisé par l'ampleur des suppressions annoncées.

Nous demandons également à Michelin de renforcer les investissements prévus à Blanzy pour développer la production hors tourisme.

Nous serons particulièrement vigilants sur l'engagement que prend l'entreprise de recréer, dans un délai de 4 ans et dans notre région, autant d'emplois qu'elle en détruit aujourd'hui.

De notre côté, avec la Communauté urbaine et les communes du bassin minier, avec l'aide de la Région et du Département, nous poursuivrons avec détermination notre action de dynamisation et de diversification économique du territoire.

Tous nos efforts ont porté, ces dernières années, sur la création de nouvelles activités et l'implantation de nombreuses PME afin de construire un tissu économique plus riche et plus diversifié, qui nous préserve mieux des soubresauts de tel ou tel grand groupe ou de tel ou tel secteur industriel.

C'est grâce à cette volonté que notre région pourra dépasser les conséquences de la crise qui la frappent, comme elle a su le faire dans le passé ".

Francois Patriat
Président du Conseil régional de Bourgogne

Arnaud Montebourg
Président du Conseil général de Saône-et-Loire

Didier Mathus
Député-Maire de Montceau-les-Mines

Jean-Claude Lagrange
Président de la Communauté Creusot-Montceau

Thomas Thévenoud
Conseiller général de Blanzy

Guy Emorine
Maire de Blanzy

www.montceau-news.com - 17/06/2009


Didier Mathus a interpellé le Premier ministre 

Ce mercredi après-midi, Didier Mathus, député-maire de Montceau-les-Mines, a adressé une question d'actualité au Premier Ministre, concernant le plan social annoncé par Michelin, à l'Assemblée Nationale.

Voici cette question :

" Monsieur le Premier Ministre,

Le plan de suppression d'emplois de Michelin annoncé ce matin ajoute à la gravité de la crise économique et sociale dans notre pays.

Il s'ajoute à la liste sans fin des sinistres industriels et vient grossir le flot qui nous mène vers le million supplémentaire de chômeurs d'ici la fin de l'année.

Ce plan d'environ 1100 suppressions d'emplois et de 1800 départs volontaires concernant 3 sites est particulièrement violent pour l'usine de Blanzy où ce sont 477 emplois qui sont rayés d'un trait de plume.

L'ampleur de cette saignée aura bien sûr un impact considérable dans une région qui avait déjà payé un lourd tribut à la crise industrielle des années 80–90 et qui avait su se relever. Cette même usine avait d'ailleurs bénéficié de plus de 4 millions d'euros de crédits publics il y a 8 ans.

Si la crise affecte tous les territoires, on voit clairement que les régions à forte densité industrielle sont aujourd'hui les plus exposées.

Manifestement, le plan de relance national est sans effet et nous voyons jour après jour l'industrie française se déliter sous nos yeux sans que le gouvernement ne réagisse.

La brutalité de ce plan social pose à nouveau la question du partage des sacrifices entre le capital et le travail: il n'est pas supportable que le groupe Michelin qui a empoché un bénéfice net de 357 millions d'euros en 2008 traite avec autant de légèreté la vie de centaines de familles.

Je vous demande, Monsieur le Premier Ministre, qu'une action urgente et énergique soit conduite par votre gouvernement auprès du groupe Michelin pour que ce plan social soit reconsidéré et pour que les salariés ne soient pas les seuls à faire les frais de la crise ".

www.montceau-news.com - 17/06/2009


L'intersyndicale CGT - Sud appelle à la grève générale dès ce jeudi matin

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Suite à l'annonce de la suppression de 1 093 postes dont 477 sur le seul site de Blanzy, les organisations syndicales de Michelin n'ont pas tardé à répliquer. Réunis, ce mercredi après-midi, les responsables CGT et Sud du site de Blanzy ont décidé d'appeler à une grève reconductible, dès demain matin (jeudi) 5 heures.


" Depuis, 9 mois, nous alertions sur ce qui se préparait et a été annoncé aujourd'hui. Notre direction parlait de " psychose " que nous voulions créer, le 15 mai dernier encore, M. Rollier, gérant du groupe nous assurait qu'aucun plan de suppression d'emplois n'était prévu et voilà... " Au local syndical CGT de Michelin à Blanzy, les représentants du personnel : CGT et Sud, en train de rédiger un tract commun pour appeler à la grève générale et reconductible, ne décoléraient pas, cet après-midi.

En réunion, le matin même avec la direction du site, les syndicalistes ont appris que ces 477 départs se répartissent en 223 mesures d'âge et 254 départs volontaires (mobilité interne ou externe). " Mais si ce nombre (dans un cas de figure comme dans l'autre) n'est pas atteint, que va-t-il se passer ? " demandent en choeur les syndicalistes ! Et bien ce seront des licenciements purs et simples assènent les délégués : Serge Allègre, Patrick Duvert, Jérôme Bouillot etc pour la CGT et Lionel Bidaut, Alexandre Piazzola et Patrice Taiclet pour le syndicat Sud.

Des syndicalistes d'autant plus remontés que, lors de leur conférence de presse, ils ont appris que la direction avait distribué des " bons en blanc " autorisant les salariés de l'usine à s'en aller avant la fin de leur poste, tout en étant payé intégralement. " Puisque c'est cela, nous allons demander à ce que nos journées de grève soient payées à 100% " ont alors dit les syndicalistes !

Plusieurs réactions nous sont déjà parvenues suite à l'annonce de ce Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) et nous allons les mettre en ligne mais, en attendant, nous pouvons d'ores et déjà annoncer que le mouvement de grève qui va débuter, demain matin jeudi, sera reconductible et que c'est le personnel, réuni en assemblée générale, qui décidera de la suite à donner au mouvement.

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 18/06/2009


1093 suppressions d'emplois prévues en France ! 

Le groupe Michelin a annoncé, ce mercredi, d'une part la modernisation de son centre mondial de recherche et développement de Clermont-Ferrand, et d'autre part une nouvelle spécialisation de certaines activités industrielles en France. 50 million s d'euros seront investis à Blanzy mais...

Voici le communiqué que nous a transmis la direction du groupe :

" Ce projet traduit la volonté du Groupe de renforcer le rôle clé de la France comme centre stratégique et coeur de l'innovation de Michelin et d'y améliorer le niveau de compétitivité de son activité industrielle dans un contexte international de plus en plus concurrentiel.

Ainsi, le Groupe annonce un projet d'investissement de plus de 100 millions d'euros dans son centre de recherche et développement de Clermont-Ferrand. Ce projet a pour but d'accélérer la mise sur le marché de nouveaux pneumatiques et de services et de permettre le développement de procédés de fabrication plus innovants.

Quid de l'activité pneus " Tourisme " à Blanzy !


Par ailleurs, afin de renforcer la spécialisation de ses sites de production, Michelin a le projet de :

• Faire de l'usine de Montceau un pôle performant pour les pneus Génie Civil et un des deux plus grands centres de mélanges de gomme d'Europe. Le Groupe y engage un programme de 50 millions d'euros d'investissements. Son activité actuelle de pneus tourisme sera regroupée avec celles d'autres usines du Groupe en Europe occidentale. (NDLR : Une phrase un peu sibylline mais qui semblerait conforter notre " supposition ", évoquée dans notre article de ce mardi soir, où nous laissions entendre que cette activité pourrait partir en Pologne !)

• Faire de l'usine de Tours une référence pour les pneus poids lourd technologiques en Europe. Michelin y investira 15 millions d'euros supplémentaires pour poursuivre la modernisation de son équipement. Pour la rendre plus compétitive, son activité sera réorganisée et cette spécialisation entraînera la fermeture de l'atelier de mélanges de gommes et son transfert vers Montceau et l'usine de Cholet.

• Continuer à produire des pneus très haut de gamme en France en transférant la production de son usine de Seclin sur le site des Gravanches à côté de Clermont-Ferrand.

• Renforcer notre pôle de production de pneus camionnettes et 4x4 de l'usine de Cholet grâce au transfert de production de pneus camionnettes en provenance d'une usine européenne du Groupe.

Pas de licenciements mais des départs volontaires


L'objectif de Michelin est de mettre en en oeuvre cette réorganisation sans aucun licenciement.

Dans cette perspective, Michelin annonce un plan de départ volontaire ouvert à l'ensemble du personnel et destiné pour l'essentiel à des aménagements de fin de carrière avant la retraite.

Grâce à ce plan, les salariés concernés par cette réorganisation, au nombre de 1 093, bénéficieront, pour 495 d'entre eux, de mesures d'âge spécifiques, et pour 598 d'une mobilité facilitée à l'intérieur du Groupe.

Le souhait de Michelin est que tous ces salariés continuent à travailler au sein de l'entreprise. C'est pourquoi il sera proposé à chacun au moins deux postes dans nos usines en France.

Parallèlement, Michelin Développement va déployer un plan de revitalisation dans les régions concernées.

Dans un contexte extrêmement concurrentiel, aggravé par la crise actuelle, ces décisions sont une nouvelle preuve de la volonté du groupe de maintenir en France une base industrielle solide. Michelin prévoit ainsi d'embaucher environ 500 personnes par an dans les trois années à venir pour assurer le renouvellement naturel de ses équipes ".

D'autres développements dans la journée puisque les syndicats sont en réunion, ce matin même, avec la direction du site de Blanzy, notamment.

www.montceau-news.com - 17/06/2009


Le site de Blanzy concerné ?... Et si oui : à quel niveau ?...

Le syndicat CGT de Michelin Blanzy en " agitait le spectre " depuis des mois et, ce mardi, notre confrère Le Monde annonce qu'un plan de 1 500 suppressions d'emplois en France serait à l'étude par le fabricant de pneumatiques français. Le site de Blanzy sera-t-il concerné ?

Une vague de licenciements qui pourrait être annoncée le 24 juin prochain, date de la prochaine réunion du Comité Central d'Entreprise du groupe, mais qui ne concernerait pas forcément le site de Blanzy, même si...

Même si, les syndicats (à commencer par la CGT), depuis des mois, ne cachent pas leurs inquiétudes et posent des questions à leur direction ; notamment lors de la dernière réunion du comité de groupe du 9 juin dernier. Des questions restées sans réponse(s).

En fait, si le site de Blanzy était concerné, cela pourrait commencer par l'atelier " Tourisme " qui ne produit que 4 millions de pneus par an alors que le " seuil de rentabilité " est de 8 millions. Cet atelier emploie quelques 400 salariés, rappelons-le !

Mais le " couperet " ne pourrait-il pas être plus grave ?


En effet, certains ne cachent pas, depuis plus d'un an, leurs craintes de voir fermer totalement ce site.

On entend dire que le pneu " Tourisme " pourrait partir en Pologne ! Que le Génie Civil (fleuron de l'unité de Blanzy) est menacé par la construction d'une unité en Amérique du Sud et qui pourrait " irriguer " tout le continent américain... Bref, que c'est l'avenir du site de Blanzy tout entier qui pourrait être menacé !

Sachant qu'un emploi Michelin représente au moins deux emplois induits (voire trois), quel que soit le niveau de restructuration du site, cela équivaudrait à une catastrophe économique pour le territoire (et bien au delà de la seule CCM) !


Blanzy touché ou pas ? Réponse le 24 juin prochain !

www.montceau-news.com - 16/06/2009




" Quel avenir pour l'atelier pneus Tourisme ?

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Jean-Pierre Gabriel, secrétaire de l'U.D. - CGT est venu féliciter les responsables du syndicat Michelin pour la progression de son implantation dans l'entreprise

Hier mardi, 9 juin, s'est tenu le Comité de Groupe Michelin a Clermont et, dans un ordre du jour très chargé et difficile, les quatre points importants que la CGT a retenu sont les suivants :


" 1. Aucunes restructurations annoncées dans les sites Michelin France.


2. L'obligation d'attendre le résultat de la mission économique validé lors du CCE du 29 avril a Clermont qui fait suite à la volonté des élus CGT lors du CE du 4 mars à demander un droit d'alerte.. Cette mission doit être terminée d'ici fin juin 2009.

3. Après étude et explication de cette mission économique « qui doit déterminer avec les arguments concrets la situation économique de chaque entité TC sur les sites France » doit nous permettre de proposer des alternatives aux restructurations et aux licenciements.

4. Il sera convoqué un CCE à Clermont de suite, après cette mission économique, CCE qui devra annoncer ou pas des restructurations dans les sites Michelin France ".

La CGT ne cache pas que ses plus grosses craintes concernent l'atelier Tourisme de Blanzy car cela fait plus de 9 mois qu'elle interpelle et demande des garanties à la direction concernant les emplois de ce secteur mais sans aucune réponse.


Rappelant que, depuis le mois de décembre 2008 : "  l'établissement a connu le chômage partiel, les RTT imposés sur les semaines 10 et 18, 3 semaines de congés annuels imposées et la 5ème semaine bloquée et, pour couronner les inquiétudes, l'indemnisation à 75 % du salaire brut par Michelin qui a refusé l'aide financière de l'état-UNEDIC qui demandait simplement en contrepartie la garantie des emplois sur les 6 prochains mois " les élus cégétistes ne cachent pas leurs craintes. " Cette prise en charge à 75 % est intervenue le 13 mai 2009, lorsque le syndicat CGT a appelé à la grève pour le 15 mai lors de l'assemblée générale des actionnaires où les grévistes et élus CGT portent toujours les marques de la considération de notre patron au travers des coups de matraques ".

Et les représentants du syndicat de poursuivre : " Alors OUI pour la CGT nous pensons que l'atelier Tourisme sur le site de Blanzy va subir une restructuration ou une fermeture et pour preuve : les dires que notre directeur, lors de réunion d'échanges et d'expressions avec les salariés, ne cesse de marteler. Un atelier tourisme doit sortir 8 millions de pneus par an pour être viable et chez nous, à Blanzy, nous en sortons 4 à 4.5 millions par an. Pour la CGT la réponse est dans la phrase : soit l'entreprise met les moyens en hommes et en machines pour réaliser les 8 millions ou elle ferme l'atelier ! "


Un texte qui se conclut par un appel aux salariés à rester mobilisés !

www.montceau-news.com - 10/06/2009


Visite musclée des « Bibs » de Blavozy aux actionnaires de Michelin

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Quelque 90 manifestants de l'usine Michelin de Blavozy (Haute-Loire) ont décidé d'aller exprimer leur colère face aux actionnaires du groupe qui se réunissaient hier à Clermont. Les Altiligériens ont, seuls, tenté d'investir le Centre des congrès. D'abord débordé, le service d'ordre a repoussé les intrus. Au-dehors, ceux-ci ont interpellé les petits actionnaires retardataires : « Vous n'avez pas honte, baissez la tête. Vous allez vous partager des millions alors que nous survivons avec 1 400 euros par mois en faisant les 3x8. » Les « Bibs » de Blavozy savent bien qu'il leur faudra sûrement revenir pour défendre leurs emplois et les fermetures de sites que les syndicats estiment « déjà dans les tuyaux ». Sur le site de Roanne, hier, les ouvriers étaient en grève. Pour Jérôme Lorton, délégué syndical Sud : « C'est inadmissible que la direction accorde 145 millions aux actionnaires alors qu'elle refuse parallèlement de donner des garanties sur l'emploi et une prise en charge complète du chômage partiel. » Pour lui, il ne fait pas de doute que la direction prépare un plan social. Les syndicats Sud et CGT ont donné à la direction jusqu'au 26 mai pour être entendus sur ces revendications.
www.leprogres.fr - 16/05/2009


Manifestation, ce vendredi, des Michelin à Clermont-Ferrand

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Ce vendredi, plusieurs dizaines de salariés de Michelin, dont deux bus venus de l'usine de Blanzy, ont manifesté, à Clermont-Ferrand, pour des hausses de salaire, une meilleure indemnisation du chômage partiel et exprimer leurs craintes quant à des risques sur l'emploi. Une manifestation organisée lors de l'assemblée générale des actionnaires qui a, quelque peu, " dégénéré " !

Partis tôt ce matin de Blanzy pour l'assemblée générale des actionnaires, les manifestants, à l'appel des syndicats CGT, ont tenté de pénétrer dans le hall du Polydôme où se réunissait l'assemblée générale des actionnaires mais ils ont été évacués par les forces de l'ordre, qui ont ensuite pris position devant l'entrée du bâtiment afin de " protéger " les lieux.

Des salariés qui, à leur retour à Blanzy, à l'image de Serge Allègre, ne décoléraient pas : " Ils se sont réunis pour se partager 145 millions d'euros et nous, on travaille pour 1 300 euros par mois, quand on n'est pas en chômage partiel... "

Cela, c'est une chose mais il y en a une autre qui inquiète plus les cégétistes et c'est le fait que leur direction ait décidé d'indemniser à 75% au lieu de 60, le chômage partiel ! Difficile à comprendre, nous direz vous, mais les responsables CGT expliquent que cette indemnisation se fera sans accord avec l'UNEDIC et sans aide de l'Etat ! Commentaire des élus cégétistes : " on a des craintes car, s'il y avait eu aide de l'Etat, cela aurait obligé le groupe à garantir l'emploi pendant 6 mois ! "

" Ces 75%, c'est un cadeau empoisonné " expliquent-ils et, conséquence : les délégués syndicaux sont inquiets et ne cachent pas qu'ils s'attendent à un plan social dans un avenir plus ou moins proche à l'usine de Blanzy ! De quelle ampleur ? Quand ?... Ils se posent la question et l'ont posée à leur direction... ou du moins, ont essayé !

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 15/05/2009


Appel à une grève ce 15 mai et à se rendre (en bus) à l'assemblée générale des actionnaires

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                                              Il y a plusieurs mois, déjà, que la CGT de Michelin Blanzy est " sur le qui-vive !

Ce vendredi, 15 mai, sera une grande journée d'action chez Michelin, espère la CGT du groupe), journée d'action organisée à l'occasion de l'assemblée générale des actionnaires à Clermont-Ferrand. En effet, la CGT craint le pire (surtout pour le site de Blanzy), comme en témoigne ce communiqué.

" Michelin annonce l'indemnisation à 75% de la rémunération brute pour le chômage partiel sans convention avec l'ETAT-UNEDIC et les services du ministère de l'emploi, à ses salariés sans consulter les élus du comité d'entreprise. Voilà encore une fois le mépris de la direction envers les élus CGT.

Pour la CGT, il y a danger car la seule contrepartie obligatoire de la convention que Michelin ne veut pas passer avec les services du ministère de l'emploi, est l'engagement par l'employeur à maintenir l'emploi dans son entreprise pour une période équivalente au double de la durée de la convention. Soit six mois minimum.

Pour la CGT il est grave de voir que son employeur ne peut garantir les emplois sur une durée aussi courte.

Pourquoi Michelin refuse-t-il la convention ? Pourquoi Michelin se passerait-il de l'aide financière de l'état et de l'UNEDIC ?

Michelin a-t-il prévu de restructurer ou de licencier dans la manufacture ???


C'est ce que nous croyons à la CGT car Michelin le généreux, Michelin au grand cœur nous n'y croyons pas, les preuves ont été faites avec les fermetures de Michelin Poitiers, Michelin Orléans, Michelin Kleber Toul et les 84 licenciements à Michelin Bourges etc.

Michelin a peur de la mobilisation annoncé le 15 mai par la CGT avec un appel à la grève de 8h00 pour se rendre en bus avec de nombreux salariés à l'assemblée générale des actionnaires ou les gérants Messieurs Rollier, M. Senard et M. Miraton vont partagé près de 145 millions d'euros de dividendes et avec la bénédiction de la patronne du MEDEF Mme Parisot la possibilité de distribuer 3 millions de stock options ainsi que des actions gratuites aux principaux dirigeants de l'entreprise.

Peur avant que l'action ait eu lieu ???


Dans le même temps, dans son communiqué de presse du 28 avril 2009, Michelin promet le pire aux salariés en annonçant que les mesures de flexibilité industrielles seront amplifiées au second semestre pour optimiser les besoins en fond de roulement.

En clair cela veut dire que la situation actuelle, dont les salariés sont les seules victimes (congés imposés, chômage partiel, bas salaires et menaces de suppressions d'emplois), ne va pas s'améliorer et même certainement se dégrader.

C'est pourquoi la CGT appelle les salariés à rester vigilant et à entrer massivement dans l'action du 15 mai pour aller

  • chercher les 25 % qui manque pour le maintien à 100% du salaire par l'employeur lorsque celui ci impose du chômage partiel,

  • aller le 15 mai demander des garanties sur nos emplois, aller demander de réelles augmentations de salaires

  • la reconnaissance de la pénibilité au travail afin de pouvoir partir en retraite anticipé à taux pleins.

La CGT a les plus grosses craintes quand a l'avenir des emplois dans les sites Michelin France y compris le site de Blanzy ".

Pour le Syndicat, le Secrétaire Général., ALLEGRE Serge.
www.montceau-news.com - 14/05/2009


Nouvelles annonces de chômage partiel

Un nouveau C.E. extraordinaire a eu lieu le 29 avril à Michelin Blanzy, réunion au cours de laquelle la direction a annoncé de nouvelles mesures de chômage partiel en juin.

Selon la direction, l'activité Z (mélange) est en sur-capacitaire d'environ 8 jours de production et, d'ores et déjà, trois samedis seront chômés : 13, 20 et 27 juin. D'après nos informations, la direction envisagerait de mettre les 263 salariés de ce secteur en chômage partiel sur une période de 6 jours.

Pour l'activité PK, la surcapacité ne dépasserait pas 4 jours en mai au lieu des 7 prévus et serait de 3 jours en juin. Dans ce secteur, un jour de repos sera imposé (à priori essentiellement des samedis matin) et de la formation serait proposée en remplacement du chômage partiel.

La CGT, qui refuse ces propositions de même que les modifications du calendrier collectif, assimilées à de la flexibilité, a dénoncé le fait que la direction du groupe refuse d'indemniser le chômage partiel à hauteur de 75 ou 80% (60% actuellement). " Vous respectez à 100% les propos de M. Rollier (NDLR : le PD-G du groupe) : Il n'est pas question de faire perdre un centime aux actionnaires " ont déclaré les délégués CGT lors de cette réunion. Des délégués qui font le parallèle avec les 144 millions d'euros que les actionnaires vont se partager le 15 mai prochain.

www.montceau-news.com - 04/05/2009


Les salariés Michelin de Blavozy se rendent à Clermont-Ferrand pour l'AG des actionnaires

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Les syndicats FO et CGT des salariés Michelin de Blavozy invitent les Bibs de l'usine à monter à Clermont-Ferrand pour interpeller les actionnaires qui y tiendront leur AG le 15 mai prochain.

Après avoir organisé samedi dernier, place du Plot au Puy-en-Velay, une distribution de tracts d'information sur la situation sociale, notamment chez Michelin, le syndicat CGT Michelin et FO ont décidé d'aller interpeller l'ensemble des actionnaires à Clermont-Ferrand. Ces derniers se réuniront en effet à l'occasion de leur assemblée générale vendredi 15 mai prochain.

Transport en commun


Le syndicat indique qu'« alors que l'usine de Blavozy est touchée par une semaine de chômage en moyenne par mois jusqu'à juin, aucune perspective n'est donnée pour les mois suivants ni vis-à-vis de la pérennité du site alors que la fermeture d'usine est intervenue aux États-Unis ». Selon le syndicat, la perte moyenne de salaire se situerait à 40 % et les salariés seraient toujours dans l'attente des promesses de Nicolas Sarkozy sur la revalorisation des heures de chômage. Les deux syndicats organiseront un transport en commun et invitent les salariés Michelin en congés forcés ou en chômage partiel à s'inscrire en téléphonant au 06 25 91 43 82 avant le samedi 2 mai.

www.lamontagne.fr - 24/04/2009

Les inquiétudes de la CGT après le C.E. et le C.C.E.

Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, on entend parler d'un plan social chez Michelin à Blanzy ! Et, ce lundi soir, lors du conseil municipal de Montceau-les-Mines, Lucien Chaux a, à son tour, fait état de cette " éventualité " ! Ce mardi après-midi, les responsables CGT de Michelin Blanzy, qui tenaient une conférence de presse, ont reconnu avoir " entendu " ces rumeurs. Il ont fait état de difficultés mais pas (encore) de plan social !...


Serge Allègre, délégué CGT, Patrick Duvert, élu au CCE du groupe, etc. ne confirment donc pas cette " rumeur " faisant état de 380 à 400 suppressions d'emplois à Blanzy. Par contre, ils ont interrogé leur direction, lors du comité d'établissement du 20 mars dernier, sur ce sujet et se sont vus opposerdes dénégations catégoriques quant à tout projet de ce genre.. Mais, cela ne les empêche pas d'être " vigilants ", comme ils l'ont dit, et inquiets vis à vis des fermetures d'ateliers prévues sur les semaines 10 et 18, les congés imposés sur les semaines 32, 33 et 34 et les possibilités de chômage partiel sur les mois d'avril et mai

Du chômage partiel (déjà plus de 22 jours imposés). que les cégétistes n'apprécient pas du tout, surtout qu'une enquête va être effectivement ouverte (a-t-on appris ce mardi soir) pour une supposée " fraude fiscale " du groupe !

Chômage partiel, jours de RTT imposés, 5ème semaine de congés payés " bloquée "... les annonces faites (ou plus exactement " confirmées ") lors du C.E. du 20 mars ; mesures qui concerneront tous les secteurs du site : Tourisme, Génie Civil, PK (fils métalliques) et Z (mélangeage) ne sont pas du tout " du goût " de la CGT.

Pour en revenir, tout de même, aux menaces de plan social, la CGT s'interroge quant à"  l'accord de méthode " que veut imposer l'entreprise ; un accord qui, dit le Code du Travail : " peut fixer, par dérogation aux règles de consultation des instances représentatives du personnel prévues par le livre III, les modalités d'information et de consultation du comité d'entreprise applicables lorsque l'employeur envisage de prononcer le licenciement économique de 10 salariés ou plus dans une même période de 30 jours ".

Un accord que, selon la CGT, la direction voudrait imposer avant le 29 avril prochain ! D'où les inquiétudes quant à un plan de licenciements, nous y revoici !

Délocalisation ? Rumeur non fondée ?... Montceau-news va suivre ce dossier avec attention car, plusieurs autres entreprises du Bassin Minier rencontrant des difficultés, la crise économique risque bien de nous frapper de plein fouet à notre tour, même si, jusqu'ici, nous y avions plus ou moins échappé !

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 31/03/2009


Les craintes de la CGT confirmées lors du C.E. Extraordinaire !

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Comme nous l'avions annoncé le 24 février dernier, un comité d'établissement extraordinaire a eu lieu ce mercredi matin à l'usine Michelin de Blanzy. Une réunion qui a confirmé les craintes que la CGT exprimait dans un communiqué dès l'annonce de ce C.E.


" Ce matin, la direction nous a annoncé la fermeture de l'atelier Tourisme les semaines 32, 33 et 34 (NDLR : août), celle de l'atelier Génie Civil les semaines 32 et 33 tandis qu'à l'atelier Z (mélanges gomme), trois jours devraient être non travaillés en mars ! Cette année, l'usine sera donc fermée en août mais qu'en sera-t-il en 2010 ?... " Les responsables CGT de l'usine, à la sortie de cette réunion, ne décoléraient pas devant cette " flexibilité imposée : " la loi autorise les entreprises à faire beaucoup de choses mais là, c'est carrément une atteinte aux droits des salariés... En fait, c'est une façon de faire le forcing pour faire pression pour l'adoption du Compte Epargne Temps Collectif, concrètement une flexibilité pluriannuelle, qui a été rejeté... "

La CGT se bat pour un " lissage " de la production en argumentant sur le fait que l'usine de Blanzy, par exemple, a fait 19 000 heures supplémentaires en 2008 mais aussi imposé 9704 heures de chômage partiel durant la même période. Réfutant la " notion " de crise conjoncturelle, les cégétistes pensent, plutôt, que la direction du groupe (en général), veut tout simplement " faire passer " son " Plan 2010 " (élaboré et présenté dès 2006) ; plan dont une des " conséquences "  a été la fermeture, en fin d'année dernière, de l'usine Kleber de Toul et de la disparition de 826 emplois.

Autre point qui " énerve " la CGT : le fait que l'usine va toucher 20 747 euros d'indemnisations pour les 9 704 heures de chômage partiel : " cela, alors que le groupe annonce 358 millions d'euros de bénéfices ! Pour nous, c'est du pillage de caisses sociales : celles des Assedic qui, dans le même temps, indemnisent de moins les moins les demandeurs d'emploi... "

Un point positif a été, malgré tout, relevé par ce syndicat, lors de cette réunion : l'annonce que les salariés de l'atelier Z bénéficieraient de formation professionnelle !

Par contre, maintenant, ces représentants du personnel attendent avec une certaine inquiétude la tenue du prochain comité d'établissement, " ordinaire " cette fois, du 20 mars prochain, réunion au cours de laquelle ils s'attendent, encore, à de mauvaises nouvelles !

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 04/03/2009


Nouveau C.E. Extraordinaire le 4 mars prochain !

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                                            La tension monte, reverra-t-on une manifestation comme en décembre dernier ?

La section syndicale CGT Michelin de Blanzy ne décolère pas ! D'annonces de chômage partiel, en dénégations de la direction, puis en confirmations de la baisse d'activité, donc de travail... Serge Allègre pousse un " coup de gueule ". D'autant que les représentants du personnel de l'usine sont convoqués pour un nouveau comité d'établissement extraordinaire le 4 mars prochain.


" Une réunion au cours de laquelle nous nous attendons à de nouvelles informations du type : prise de RTT et de congés imposés ou du chômage partiel ! " explique M. Allègre qui poursuit : " alors que le 23 janvier notre direction criait au scandale par l'annonce faite au journal régional de Bourgogne Franche-Comté : « Chômage partiel au mois de mars et avril sur le site de Blanzy »,  annonce faisant suite à une conférence de presse par les syndicats CGT Clermontois qui parlaient pour certains sites comme Roanne, Blavozi « le Puy » la Combode etc. j'ai eu un entretien dès 7 h 30 avec le directeur du site de Blanzy. Celui-ci m'a affirmé et confirmé qu'il n'y avait aucune mesure de prises pour Blanzy précisant : " alors il faut arrêter de noircir le tableau ! " Cela s'est passé le 23 janvier et le 28 janvier (5 jours après) c'était la catastrophe... nous recevions une convocation pour un CE extraordinaire afin de nous annoncer les mesures suivantes :

  • Pour l'activité Génie civil fermeture des semaines 10, « 2 au 7 mars » semaines 18 « 27 avril au 2 mai » + samedi 9 mai (11 jours de fermeture en moyenne)

  • Pour l'activité Tourisme fermeture de la semaine 10 « 2 au 7 mars » (5 jours en moyennes)

  • Pour l'activité PK nappe métallique fermeture des semaines de nuit du 16 février au 27 février et fermetures de tous les vendredis équipe de nuit et les samedis équipe du matin du 6 mars au 25 avril.

  • Pour l'activité Z « atelier des mélanges gomme » c'est la prise totale des RTT et de la 5ème semaine de congé payé ".

                                              CE extraordinaire le 4 mars prochain


Le 23 février dernier, les syndicats ont eu la confirmation de la tenue d'un CE extraordinaire pour le 4 mars 14h15 et, une fois encore, la CGT s'attend à de mauvaises nouvelles du genre « prise de RTT ou congés imposés, voire du chômage partiel et, dans tous les cas, la perte des congés des salariés qui n'est ni plus ni moins que du chômage maquillé pour la CGT ».

Et M. Allègre de préciser que, si cela se confirmait, ces mesures  se rajouteraient au 2 semaines de fermetures déjà annoncées au CE extraordinaire du 2 février 2009.

Parlant de façon de " profiter de la crise pour passer des mesures anti sociales en termes de flexibilité au travail, de travail à la carte et de modulation du temps de travail, et d'expression de la volonté du groupe de faire signer un accord de compte épargne temps collectif négatif faisant de sa priorité la flexibilité pluriannuelle (accord non signé par les organisations syndicales lors du Comité Central d'Entreprise du 18 février) " la CGT n'entend pas désarmer.

Un syndicat qui fait le parallèle entre les milliards d'euros d'aides alloués à la filière automobile française et " les 950 € qui est le salaire d'un agent de production Michelin qui a accusé 8 à 11 jours de chômage partiel... "

Une réunion, le 4 mars, qui risque d'être " animée " !

www.montceau-news.com - 24/02/2009


11 jours de RTT imposés pour cause de baisse de charge de travail

Ce lundi après-midi, le comité d'établissement de Michelin Blanzy a été convoqué en réunion extraordinaire et selon Serge Allegre, délégué CGT de l'usine : " les informations que voulaient faire passer la direction ne sont pas bonnes ! "


En effet, selon le patron de la CGT, la direction a annoncé 11 jours de RTT imposés pour faire face à la baisse de la charge de travail. " Ce n'est pas du chômage partiel mais c'est tout comme ! " a commenté M. Allegre qui ajoute : " 3 ateliers sur 4 devront déjà prendre des congés pendant la semaine 10 (mars) et les gars qui bossent au Génie Civil devront prendre non seulement la semaine 10 mais aussi la 18 ! La direction nous a annoncé que la baisse de charge était de 1200 tonnes, que l'atelier PK (fils métalliques) était en baisse de 25% tout comme l'atelier Z (mélanges)... "

La CGT Michelin, face à cette situation, envisage d'exercer son doit d'alerte lors de la prochaine réunion du Comité Central d'Entreprise qui se tiendra à Clermont Ferrand à une date qui n'est pas encore définie.

En attendant, pour M. Allègre, l'année qui s'ouvre s'annonce difficile pour l'établissement Blanzynois !

www.montceau-news.com - Pascal BERTHIER - 03/02/2009


" Pas de chômage partiel prévu en mars et avril " dit la C.G.T. de l'entreprise

" La CGT Michelin Blanzy dément l'annonce du chômage partiel annoncé par FR3 Bourgogne à l'édition du 19/20, hier 22 janvier 2009.

Le secrétaire général du syndicat CGT Michelin Blanzy surpris par cette annonce a demandé dès 7h30 ce matin, un entretien avec le directeur du site et M. Brunel à confirmé qu'il n'y avait aucune mesure de chômage partiel prévu sur la période Mars et Avril 2009.

L'amalgame a certainement été fait par les médias régionaux suite à la conférence de presse faite par les Syndicats Clermontois concernant les mesures de chômage partiel dans d'autres sites Michelin France, comme :

Roanne, Cholet, le Puy, etc….. Ou la mise de JDR est imposé par les directions sur le mois de février pour cause de mauvaise conjoncture « 69 % d'augmentation de salaire pour M. Rollier qui passe de 2 500 000 € à 4 225 000 € nous pensons que la conjoncture n'est pas mauvaise pour tout le monde. » Nous appelons cela, la FLEXIBILITE !!!!!!!

Le secrétaire général de la CGT Michelin Blanzy confirme n'avoir jamais contacté les médias pour annoncer une telle mesure et a demandé ce matin à FR3 Bourgogne de démentir cette information.

La CGT ne cesse de se battre pour demander le paiement intégral des pertes de salaire liées au chômage partiel du mois de décembre 2008 qui vont pour certains salariés ce chiffrées entre 250 € et 350 € net.

La CGT Michelin Blanzy est solidaire des autres sites qui sont touchés par des mesures de chômage partiel « maquillé par la mise de JDR », et le syndicat CGT reste très vigilant sur ce qui se passe ou pourrait se passer sur le site de Blanzy. La CGT informera les salariés comme elle l'a toujours fait avec un travail sur le terrain.

Pas de chômage partiel prévu au mois de Mars, Avril confirmé et affirmé par notre directeur M. Brunel ".

www.montceau-news.com - 23/01/2009


Environ 200 personnes ont manifesté contre la perte de pouvoir d'achat !

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Ce vendredi après-midi, un peu moins de 200 manifestants ont défilé dans les rues de Blanzy pour apporter leur soutien aux salariés de Michelin, victimes de chômage partiel suite à la crise de l'automobile !

" Non au chômage partiel ! Non à la perte de salaire de 35% des jours chômés ! Non à l'anticipation des congés et à la flexibilité ! Non aux heures supplémentaires et des samedis de l'équipe B ! La C.G.T. demande du travail ou la prise en charge à 100% des pertes salaires liées au chômage partiel ! " Les slogans étaient clairs mais, en plus, les responsables C.G.T. ont demandé à ce que cette prise en charge intégrale se fasse sur les bénéfices de la société, des actionnaires, et non pas en faisant appel aux ASSEDIC.


C'est tout cela que M. Allègre et la délégation C.G.T. qui l'accompagnait (dont Jean-Pierre Gabriel, secrétaire de l'Union Départementale) ont expliqué à Guy Emorine, maire de Blanzy, Didier Mathus, député-maire, Jean-Claude Lagrange, président de la C.C.M. et Thomas Thevenoud, conseiller général du canton et vice-président du Conseil général, lors d'une entrevue en mairie de Blanzy. Une entrevue au cours de laquelle les élus ont apporté leur entier soutien à ce mouvement, critiquant au passage la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement qui trouvent des centaines de milliards d'euros pour " éponger les dettes de jeu des banques " mais ne viennent pas en aide aux salariés qui, eux, souffrent vraiment.

Jean-Pierre Gabriel, lors de cette rencontre, en a profité pour demander aux élus la tenue d'états généraux de l'emploi au plan départemental (avec l'ensemble des acteurs économiques, syndicaux, politiques etc.) afin de faire émerger des solutions pour faire face à la crise qui prend de plus en plus d'ampleur ! Une proposition qui a semblé avoir les faveurs des élus présents.

Cette entrevue terminée, les manifestants ont alors rejoint l'échangeur de Blanzy et installé un barrage filtrant pour distribuer aux usagers de la route Express, un tract expliquant leur action. Une distribution qui a duré une vingtaine de minutes seulement mais, qui, départ en vacances aidant, a provoqué un bouchon de quelques kilomètres de part et d'autre du barrage. Mais, rapidement, la situation est redevenue normale et les manifestants, retournés au centre ville de Blanzy se sont dispersés dans le calme. Dans le calme mais promettant d'autres actions dès le début de l'année prochaine.
www.montceau-news.com - 19/12/2008



Solidaires avec les travailleurs de Michelin-Blanzy

" Michelin affiche des résultats financiers assez extraordinaires : les profits de l'entreprise devraient tourner autour des 600 millions d'euros en 2008 (contre 772 millions en 2007) et le groupe aura versé ces cinq dernières années l'équivalent d'un milliard d'euros à ses actionnaires.

Après Wolber et Kléber à Toul, Michelin est capable de fermer des grosses unités pour concentrer la production de tel ou tel type de pneu sur un seul site. L'unité de Blanzy, dernière usine Michelin en France à produire des gommes pour les véhicules de tourisme, subit de plein fouet la concurrence des sites de production du groupe installés en Europe de l'Est. Congés payés imposés et chômage partiel touchent actuellement une grande partie des personnels. Les salariés ne sont pas responsable de la « crise ».

Michelin doit payer à 100% le chômage partiel ! Rassemblement devant la salle des fêtes de Blanzy le vendredi 19 décembre à 14h ".

www.montceau-news.com - 16/12/2008


Les mesures de chômage partiel ne " passent " toujours pas !

Suite à la manifestation du 20 novembre à Montceau, au cours de laquelle les élus CGT Michelin avaient été reçus par Didier Mathus et lors de la manifestation du 26 novembre à Macon où ils ont fait partie de la délégation reçue par le préfet, Serge Allegre et le bureau du syndicat ont tenu une conférence de presse ce lundi matin.

" Nous avons fait comprendre notre mécontentement suite à l'annonce de chômage partiel chez Michelin alors que le groupe a fait 2.6 milliards d'euros de bénéfices depuis 2005 à aujourd'hui et de surcroît demande à la collectivité par le biais des ASSEDIC de payer une partie du chômage partiel alors que les caisses indemnises de moins en moins les chômeurs ".

Avons nous été écoutés, se demande la C.G.T. qui estime que la conjoncture si mauvaise, ne l'est que pour les salariés !

Et de poser la question de savoir si la crise touche les patrons et de citer : " M. Rollier (N.D.L.R. : le patron du groupe) qui demande la flexibilité à ses salariés, est-il, lui aussi touché par la conjoncture ? Nous ne croyons pas, car son salaire a été augmenté de 69% de 2006 à 2007 il est passé de 2 500 000 € à 4 225 101 €. Mme Parisot qui siège au conseil de surveillance de Michelin a vu ces jetons de présence passer en 1 an de 9000 € à 30 000 € soit + 233% pour quelques heures de réunion (5 réunions en 2007) et sans parler des dividendes des actionnaires +10 %... "

Une situation insupportable pour les cégétistes qui constatent que les salariés, mis au chômage partiel, vont perdre 35% de leur salaire !

Pour eux : " les richesses créent par les salariés doivent être distribuées à ceux qui les créent " et de rappeler des chiffres concernant leur groupe : 2,6 Milliard € de bénéfice depuis 2005, 431 Millions depuis janvier 2008 jusqu'au 1 juin 2008. " Alors stop, ce n'est pas aux salariés de payer la crise du profit... "

Compte tenu de tout cela, le syndicat CGT prévient : " avec les salariés nous ne resterons pas sans réagir et nous rentrerons dans l'action courant décembre ! "

www.montceau-news.com - 02/12/2008


Blanzy: chômage partiel et débrayage chez Michelin

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La direction de Michelin annonce une période de chômage partiel de 6 à 9 jours d'ici la fin décembre


Mardi 4 novembre, on a appris de source syndicale que l'usine Michelin de Blanzy en Saône-et-Loire, qui emploie 1.600 salariés, va connaître une période de chômage partiel "de 6 à 9 jours", fin décembre dans trois de ses quatre secteurs d'activité. Jeudi 6 novembre, des débrayages de deux heures ont eu lieu en fin de postes.

"La direction a annoncé vendredi dernier lors d'un CE exceptionnel une période de chômage partiel qui touchera tous les secteurs d'activité du site de Blanzy à l'exception du génie civil" a déclaré Serge Allègre, délégué CGT. Pour protester contre cette mesure et dénoncer la politique salariale de Michelin - le salaire moyen à Blanzy "est de 1.280 euros net" selon Serge Allègre - la CGT a appelé à "un débrayage de deux heures, jeudi en fin de postes" a-t-il annoncé.

Vendredi, la direction avait annoncé une période de chômage technique de cinq jours à l'usine Michelin de Roanne, dans la Loire, qui emploie 900 personnes. Une porte-parole du groupe à Paris avait confirmé en fin de semaine dernière que des mesures de chômage étaient décidées "au cas par cas" dans les différentes usines du groupe. "Pour nous adapter à la demande et limiter les stocks, nous avons décidé de ralentir l'activité de nos usines en Europe et en Amérique du Nord", avait-elle indiqué. "Il s'agit d'une décision liée à la conjoncture actuelle", avait-elle ajouté.

France3.fr - A.P. - 08/11/2008


Michelin: chômage partiel à Blanzy

Source : AFP

L'usine Michelin de Blanzy (Saône-et-Loire), qui emploie 1.600 salariés, va connaître une période de chômage partiel "de 6 à 9 jours", fin décembre dans trois de ses quatre secteurs d'activité, a-t-on appris mardi de source syndicale.

"La direction a annoncé vendredi dernier lors d'un CE exceptionnel une période de chômage partiel qui touchera tous les secteurs d'activité du site de Blanzy à l'exception du génie civil" a déclaré à l'AFP Serge Allègre, délégué CGT.
Pour protester contre cette mesure et dénoncer la politique salariale de Michelin le salaire moyen à Blanzy "est de 1.280 euros net", selon M. Allègre, la CGT a appelé à "un débrayage de deux heures, jeudi en fin de postes a-t-il annoncé.

Vendredi, la direction avait annoncé une période de chômage technique de cinq jours à l'usine Michelin de Roanne (Loire), qui emploie 900 personnes.

Une porte-parole du groupe à Paris avait confirmé en fin de semaine dernière que des mesures de chômage étaient décidées "au cas par cas" dans les différentes usines du groupe.
"Pour nous adapter à la demande et limiter les stocks, nous avons décidé de ralentir l'activité de nos usines en Europe et en Amérique du Nord", avait-elle indiqué. "Il s'agit d'une décision liée à la conjoncture actuelle", avait-elle ajouté.

LeFigaro.fr  -  04/11/2008


Michelin : la direction annonce du chômage partiel 

Affecté par la crise économique, le fabricant de pneus prévoit une forte baisse d'activité dans toutes ses usines européennes. Le site blanzynois n'échappe pas à la règle et plusieurs jours chômés ont été annoncés pour la fin d'année.
C'était à prévoir. En ne reconduisant pas la totalité de ses intérimaires à Blanzy, la direction de Michelin s'acheminait progressivement vers la mise en place de chômage partiel. L'annonce a été faite hier matin lors d'une réunion exceptionnelle du comité d'entreprise. A l'exception du Génie civil, seul service à conserver ses intérimaires et une forte activité, tous les secteurs de l'entreprise vont être frappés par du chômage partiel d'ici la fin d'année.
Dans la branche Tourisme, les équipes devront chômer neuf jours. Sept dans le secteur Z (production de la gomme des pneus), et six dans le secteur PK (production de tissu métallique). La perte d'activité équivaut à une diminution de 440 000 pneus dans la production (sur un plan annuel de 3,8 millions de pneus).
Les jours chômés sont indemnisés à hauteur de 70 % du salaire net. Un salarié payé 9 euros brut de l'heure se verra payé 5,40 euros lors des jours chômés. Crise automobile, crise financière, crise économique… C'est par la mauvaise conjoncture internationale que la direction a justifié son annonce. Elle s'est abstenue de tracer des perspectives pour l'année 2009.

Appel à la grève le 6 novembre


Côté syndicat, on se mobilise pour tenter de freiner la dynamique en place. Une grève pour le salaire et le pouvoir d'achat sera organisée jeudi 6 novembre. « Le salaire moyen hors 13e mois est de 1 280 euros net pour un salarié faisant 167 heures par mois en 3/8 », précise Serge Allegre, délégué CGT. Le syndicat dénonce, dans sa déclaration au comité d'entreprise, ce qui serait une mauvaise gestion du calendrier d'activité. En faisant travailler les équipes à plusieurs reprises le samedi depuis quelques mois, la direction, selon la CGT, aurait accéléré l'arrivée des jours chômés.
Au syndicat Sud, minoritaire, Alexandre Piazzolla, insiste sur la responsabilité « des patrons et des actionnaires. C'est à eux de payer la crise. L'entreprise Michelin doit garantir les emplois et les salaires de tous ses sites car elle en a les moyens ! » Depuis 2005, Michelin a engendré 2,6 milliards d'euros de bénéfice.

Un comité central d'entreprise aura lieu ce mardi à Clermont-Ferrand, réunissant les 13 usines françaises de Michelin et ses filiales.

BienPublic.com - P. A. - 01/11/2008





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