MICHELIN  -  KLEBER TOUL


Une belle reconversion

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En décembre 2009, Martial Martin est licencié de l'usine Kléber. Se pose à lui la terrible question de l'avenir.

Depuis un an, son ancien employeur l'aide dans sa reconversion en lui proposant des cours de législation, d'imposition, de comptabilité, de gestion d'entreprise, d'informatique.

Plusieurs idées émergent et plusieurs dossiers sont montés. Finalement, le choix va se faire et en début d'année 2010, la SARL Auto AG voit le jour.

Deux en une
Deux enseignes constituent cette société. D'une part, Toul et Services où Martial propose des travaux de peinture, plâtrerie, maçonnerie, plomberie, électricité, des petits travaux publics de voirie et des prestations de service pour travaux communaux.

D'autre part, Auto AG, spécialisée dans la restauration, l'entretien, la vente de pièces et de véhicules de collection.

Une passion
Il faut dire que Martial est passionné de voitures anciennes depuis 1990, date à laquelle il acquiert sa première 2 CV de 1978.

Dans l'immense garage de sa maison de Gye, où il réside depuis 1997, s'entassent des voitures, des camions qu'il va restaurer, réparer et proposer à la vente.

Le plus difficile, c'est de trouver des pièces, alors le garagiste, lorsque son principal fournisseur hollandais ne peut le fournir, n'hésite pas à éplucher les petites annonces, à faire le tour des garages pour trouver la perle rare.

Martial Martin se dit satisfait de son choix et commence à être connu pour la qualité de ses travaux.

Il espère, dans quelque temps, pouvoir embaucher une ou deux personnes (si possible des anciens de Kleber qui n'ont pas comme lui retrouvé de travail).

Vous pouvez faire appel à lui au 03 83 62 55 72 ou 06 66 36 49 33 ou par mail martialmartin@orange.fr.

Nous souhaitons à cet homme plein de courage et de détermination, un bel avenir.

www.estrepublicain.fr - 30/04/2010


Le Domaine d'Avallon

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Depuis quelques jours, Robert Ferraza est l'heureux gérant du Domaine d'Avallon, magasin de matériel d'équitation, situé au 323 avenue Georges Clemenceau, en lieu et place de l'enseigne de cheminées à l'éthanol, « La magie des flammes ».

« A la suite de la fermeture de l'usine Kleber où je travaillais depuis 27 ans, j'ai cherché une solution. Si j'ai choisi d'ouvrir une boutique d'équitation, c'est parce que ma fille est passionnée et qu'il n'y a rien sur Toul. Il faut aller sur Nancy ou dans la Meuse », confie le gérant, habitant de Pagney-derrière-Barine.

Sa fille, âgée de 21 ans, qui a suivi les cours de l'école d'équitation de Verdun, a choisi le nom de l'enseigne, allusion à l'île d'Avallon dans la littérature arthurienne.

Le Domaine d'Avallon propose du matériel d'équitation (selles, brides, mors etc.) classique, mais aussi ibérique, éthologique et western.

Le gérant s'est réservé un petit plaisir : l'espace bikers. Des bottes, des gilets et des vêtements en cuir sont aussi en vente dans le magasin. Et, à l'heure où les clubs de country fleurissent un peu partout, les passionnés pourront trouver leur bonheur au Domaine d'Avallon avec chapeaux, chemises western ou des bandanas.

A noter une animation danse country, dimanche 16 mai, de 14 h à 18 h, devant le magasin.

Ouvert du mardi au samedi de 10h à 12h et de 14h à 19h et le dimanche de 14h à 18h. Plus d'informations au 03.54.03.00.13 ou sur www.domainedavallon.com

www.estrepublicain.fr - 29/04/2010


La revitalisation en panne

Le 3 octobre 2007, la direction Michelin annonce la fermeture de son usine Kleber de Toul, le plus gros employeur du bassin toulois ! 826 personnes Une véritable onde de choc et un coup de massue pour les employés et leurs familles, qui n'ont rien vu venir !
Le même jour, la multinationale promet la création de 900 emplois dans ce territoire sinistré, par le biais d'un plan de revitalisation.
Dans le même temps, elle propose à chaque salarié d'intégrer une usine du groupe. Environ 120 salariés accepteront de quitter la région. Au printemps suivant, par vagues successives, les employés intègrent les ateliers de transition professionnelle destins à la formation et à la reconversion, pour rejoindre le marché du travail.
Par ailleurs, avec les pouvoirs publics et collectivités territoriales, Michelin s'engage dans un plan destiné à favoriser l'implantation d'entreprises.
Plusieurs annonces ont été faites, mais la crise est passé par là. Aujourd'hui, des projets sont toujours gelés.
Seul, l'opérateur Acticall (200 emplois) est installé sur le site.

www.estrepublicain.fr - 19/03/2010


Ils sont devenus patrons

                                                Marie-Thérèse Monnerat est revenue à sa première profession, la couture.

Certains ont suivi la proposition de Michelin d'intégrer les ateliers de transition professionnelle (ATP) pour suivre une formation ou une reconversion, durant de longs mois. D'autres ont souhaité conjurer le sort très rapidement. Mais tous ont troqué leur statut de salarié en celui de chef d'entreprise. Parmi les premiers à avoir tourné la page, Didier Desinval. « Passionné par le dessin et la peinture depuis toujours », cet habitant de Lay-Saint-Rémy s'épanouit depuis septembre 2008 au sein de son atelier, baptisé « Didier Peinture », installé dans ce village du Nord-Toulois. Le mois suivant, Ali Erkan met à profit sa reconversion en ouvrant les portes d'une enseigne, spécialisée dans la restauration rapide, baptisée « Chez Alibaba ». Une affaire qu'il développe, en famille, 17 bis, rue du Docteur Chapuis, à Toul.

Non à la mobilité


Décembre 2008, toujours dans la ville chef-lieu, une société de téléphonie mobile voit le jour rue Gambetta. Aux commandes de ce nouveau commerce toulois, Ozen Senyurt : employé chez Kleber depuis 2001, le jeune père de famille raconte qu'il a refusé tout net la mobilité. « Je ne me voyais pas quitter Toul où j'ai toute ma famille et mes amis. » Janvier 2009, Hugues Comte passe « de la gomme à l'encre » en créant, à Nancy, un magasin , spécialisé dans le recyclage des cartouches d'encres. Dans son sillage, le nouveau patron procède à l'embauche de deux autres ex-Kléber ! Mars 2009, toujours à Toul, un kiosque s'élève avenue Général Bigeard. Le concept (acheter son pain et ses journaux sans descendre de sa voiture) séduit Lionel Bouys. Malheureusement, les Toulois n'adhèrent pas... Qu'à cela ne tienne, le vendeur de journaux ira les vendre... au sein de la galerie marchande de Cora, où il tient depuis novembre dernier, le « Point presse loto PMU ».

Liberté retrouvée


Entre-temps, bon nombre de ces ex-kleber ont aussi été séduits par le statut de patron, à l'image de Daniel Thomassin, installé à Marbache (dans la maçonnerie), Emmanuel Caze et sa boutique de décoration et meubles anciens à Lagney. Ou encore, Michel Anstett à « La Cave du Centre » à Ecrouves. Sans oublier, Ali Irdeli, « L'Epicier Express » de la Croix-de-Metz, Serge Anstett et son « City-Park », au centre de Toul, à destination des 2-12 ans. Même tournant pour Stéphane Cerf, spécialisé, à Nancy, le lavage automobile. Parmi les derniers à avoir ouvert leur entreprise, Jean-Louis Richardin, (conseils et expertises dans le bâtiment) à Bruley. Suivi de Denis Parisse qui se lance dans l'élevage de chevaux de trait, route de Villey-Saint-Etienne à Toul et de Georges Heymonet, spécialiste en électricité générale à Pierre-La-Treiche. Quant à Zeynal Ceylan et son fils Christian, ils ont régulièrement la visite d'anciens Kleber, au sein du bar toulois « Le Marignan » qu'ils dirigent depuis peu. Peu de temps après, Marie-Thérèse Monnerat a créé son atelier de couture à Foug, au moment où Samuel Vosgien se lance dans le carrelage et la rénovation, à Pagney-derrièreBarine. Juste après Jean-Marie Louvard et son exploitation agricole familiale, située à Aingeray, heureux de revenir à ses premières amours... et « à une liberté retrouvée » ! ------------------- La revitalisation en panne Le 3 octobre 2007, la direction Michelin annonce la fermeture de son usine Kleber de Toul, le plus gros employeur du bassin toulois ! 826 personnes ! Une véritable onde de choc et un coup de massue pour les employés et leurs familles, qui n'ont rien vu venir ! Le même jour, la multinationale promet la création de 900 emplois dans ce territoire sinistré, par le biais d'un plan de revitalisation. Dans le même temps, elle propose à chaque salarié d'intégrer une usine du groupe. Environ 120 salariés accepteront de quitter la région. Au printemps suivant, par vagues successives, les employs intégrent les ateliers de transition professionnelle destins à la formation et à la reconversion, pour rejoindre le marché du travail. Par ailleurs, avec les pouvoirs publics et collectivités territoriales, Michelin s'engage dans un plan destiné à favoriser l'implantation d'entreprises. Plusieurs annonces ont été faites, mais la crise est passé par là. Aujourd'hui, des projets sont toujours gelés. Seul, l'opérateur Acticall (200 emplois) est installé sur le site.

www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 19/03/2010


Toul : 91% de reconversions réussies ? 

Quinze mois après la fermeture de l'usine Kléber (Michelin) de Toul (Meurthe-et-Moselle), 91% des anciens salariés ont "réussi leur reconversion", a assuré mardi un représentant de l'entreprise, alors que la CGT dénonce "des promesses non-tenues".

"Sur les 826 salariés concernés, 91% ont réussi leur reconversion : pour nous, c'est une vraie réussite ; ailleurs, c'est plutôt entre 30 et 60%", a expliqué Marc Roosens, directeur des ateliers de transition professionnelle mis en place lors de la fermeture de l'usine de fabrication de pneus, en décembre 2008. "Il y a avait un engagement fort de Michelin avec la mise en place d'un dispositif nouveau : les ateliers de transition ont permis aux salariés de se découvrir de nouvelles aptitudes sur une longue durée (13 mois, en restant salarié) et de construire un projet professionnel", a soutenu Marc Roosens.

Parmi les "reconversions réussies", le responsable dénombre quasiment 50% de contrats à durée indéterminée, plus de 20% de contrats à durée déterminée ou en intérim, les autres se répartissant équitablement entre création d'entreprise, poursuite d'un projet personnel ou formation longue professionnalisant.


"Seuls la moitié sont des salariés stables, le reste sont des précaires", dénonce ainsi le représentant CGT de Kléber, Guy Pernin. "175 à 200 sont inscrits à Pôle emploi sur toute la Lorraine", poursuit-il, en déplorant que "les promesses qui avaient été faites en créations d'emplois ne soient pas là". Lors de la fermeture de l'usine, l'an dernier, Michelin s'était engagé à créer 900 emplois d'ici 2012 sur le secteur de Toul, en échange des 826 emplois détruits.

www.lefigaro.fr - AFP - 18/03/2010


Bilan : La guerre des chiffres...

France 3 12/13  Lorraine du 18/03/2010

Ex Kleber, Thierry crée son entreprise Emploi 

Depuis un certain temps, il caressait l'idée de créer sa propre entreprise. C'est aujourd'hui chose faite. Thierry Schnell, licencié de l'usine Kleber se lance à l'aventure dans le secteur du bâtiment, spécialisé dans le ravalement, l'isolation thermique, la décoration intérieure et la peinture en bâtiment. Après ses études, dès l'âge de 18 ans, Thierry est embauché dans une entreprise de ravalement, à Dombasle. Il y travaille pendant 5 ans. Il abandonne cet emploi pour entrer chez Kleber où y travaillera pendant plus de vingt ans en qualité de magasinier et réceptionniste de produits. Depuis son licenciement, ce quinquagénaire habitant 20 rue de Rénevaux a gardé le moral et a retroussé ses manches pour tout d'abord rénover un petit local au rez-de-chaussée de son habitation avec l'aide et conseils de son père Jacky, retraité du bâtiment. Juste à côté dans le garage, un fourgon flambant neuf qu'il vient d'acheter est déjà orné du logo de sa société.Il propose à ses clients, particuliers, architectes, collectivités locales et autres, des produits de professionnels respectant les normes environnementales. Son secteur géographique d'activité s'étend de l'est meusien à l'ouest nancéen. En plus des devis, cette entreprise est à même de réaliser des diagnostics permettant ainsi la réalisation de travaux de grande fiabilité. Pour tout contact ou renseignement, tél. 03.83.62.32.15. ou 06.14.93.51.42. Courriel : thierrypeinture@sfr.fr
www.estrepublicain.fr - 06/03/2010


Enfin à son compte !

Ex-Kleber, Samuel Vosgien ouvre sa société de carrelages et rénovation à Pagney derrière-Barine .
Sans aller jusqu'à dire qu'il a sauté de joie à l'annonce de la fermeture de l'usine, Samuel Vosgien a fait contre mauvaise fortune bon cœur. « Depuis le temps que je répétais à mon épouse que j'avais envie de me mettre à mon compte ... » soupire l'ex-Kleber, qui a œuvré durant 22 ans au service Confection de feu le manufacturier toulois.
Seulement voilà, entre le désir d'être son propre patron et la réalité..., il a fallu user de méthode, de pugnacité et ... de motivation. « Surtout lorsque je me suis retrouvé à l'école avec des jeunes qui ont l'âge de mon fils aîné », raconte celui qui vient finalement d'ouvrir à Pagney-derrière-Barine, son entreprise, spécialisée dans le carrelage, la rénovation, la pose de cuisines et de salles de bain.

« De l'or dans les doigts »


Un nouveau statut professionnel, après avoir obtenu le précieux sésame : un diplôme d'artisan carreleur, couronnant un enseignement de six mois, suivi à l'AFPA de Metz (Association pour la formation professionnelle des adultes). Depuis son installation, le patron-quadra multiplie les contacts pour se faire un nom dans le métier et mettre à profit son savoir-faire, jusqu'à présent cantonné au domaine amical ou familial. Son épouse est là pour le confirmer : « J'avais besoin de deux dressings. Je lui ai demandé des tiroirs à tel endroit, une penderie ici, des étagères, un peu plus bas... Bref, il a tout créé de A à Z », se réjouit l'heureuse épouse, avant d'ajouter : « C'est comme pour l'agencement de la salle de bain. J'ai choisi les vasques et Samuel s'occupe du reste. » Une façon de rendre hommage à son bricoleur de mari qui, visiblement, a de l'or dans les doigts. « C'est comme pour la maison. Il a tout refait, du sol au plafond : maçonnerie, gros œuvre..., jusqu'à la toiture ! »

La satisfaction de créer


Il faut dire que l'artisan de Pagney trouve un réel plaisir dans la conception en tout genre. « Ce qui me plaît, c'est le côté créatif et artistique », confie celui qui aime se retrouver dans son sous-sol pour façonner, à l'envi, petits meubles ou objets décoratifs, sur sa machine à bois. Une passion qu'il doit maintenant laisser quelque peu de côté, depuis que les premières commandes de chantier arrivent : « De la rénovation de mobilier, réfection de toitures et de sanitaires..., chez des particuliers comme des professionnels »,confie celui qui s'investit également dans l'agencement, la pose de cuisines « et le conseil ». Le nouveau patron précise, en outre, qu'il a déjà œuvré au service d'anciens collègues également reconvertis dans la création d'entreprise. « On se fait de la publicité mutuellement, on s'échange nos adresses et dès que l'on peut, on investit chez l'un ou chez l'autre », rapporte celui qui s'est procuré son téléphone portable professionnel dans une société de téléphonie mobile, rue Gambetta à Toul. Encore une boutique dirigée par un ex-Kleber ! Une belle façon de ne pas oublier le passé, en jouant la carte de la solidarité et de l'entraide !

Samuel Vosgien (Pagney-derrière-Barine) : 06.83.59.15.97. eurl.vosgien@yahoo.fr
www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 01/03/2010


Aide informatique à domicile

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Martial Rollot est un enfant du pays qui a grandi au Site de Vaux.
Après avoir travaillé de nombreuses années chez Kleber dans le domaine de la programmation et de la maintenance, il a créé MIAD (Maintenance Informatique à Domicile) en décembre 2009.
" Quand un simple clic ne suffit plus, quand il y a un problème d'installation de logiciels ou d'exploitation, quand il y a une erreur de manipulation ou besoin d'une aide à domicile, je suis disponible ", confie-t-il devant son écran.
L'entreprise, implantée 22 rue du Val, intervient sur Nancy, Toul et ses environs ; elle s'adresse tant aux particuliers qu'aux entreprises, qui cherchent une maintenance informatique, une aide en programmation, voire une modification de logiciels.
Il est possible d'en savoir plus en contactant Martial sur mt.rollot@free.fr ou en appelant le 06.76.21.58.71.
www.estrepublicain.fr - 18/02/2010


Toul : l'ex Kléber devenu paysan 

Jean-Marie Louvard, ex-Kleber, a vu le monde s'effondrer à l'annonce de la fermeture de l'usine de pneumatiques de Meurthe et Moselle. Aujourd'hui, il est chauffeur de bus et exploitant agricole.


On revient souvent à ses racines. C'est le cas de Jean-Marie Louvard, surnommé « Titi », Toulois de 41 ans.
Fils d'une famille d'agriculteurs d'Aingeray, à l'adolescence, son avenir semble tout tracé : reprendre la ferme. Il passe un CAP et un BEP de mécanicien agricole pour finalement... suivre une autre voie, dans l'industrie. Il exerce durant quatre ans la profession de chaudronnier-soudeur, jusqu'en août 1994, date à laquelle il entre chez Kleber.
Confectionneur à ses débuts, il gravit les échelons pour devenir responsable ''finissage des pneus''.
Quatorze années plus tard, le 3 octobre 2007, tout s'écroule. Jean-Marie Louvard apprend, par le biais du journal télévisé, la fermeture du site toulois. « Depuis un certain temps, on se posait des questions. Deux jours avant cette annonce, j'ai eu un entretien avec mon contremaître qui n'a rien laissé paraître ».

Le temps est compté


Dépité et affichant clairement sa colère envers Michelin, il ne tarde pas à réagir.
Il refuse une éventuelle mutation et se penche sur son avenir. Le Toulois, après mûre réflexion, décide de finalement reprendre l'exploitation agricole familiale. Pour lui, le temps est compté. Pour obtenir les aides « jeune agriculteur » il faut avoir moins de quarante ans et la date butoir arrive à grands pas. Lorsqu'il intègre les ateliers de transition professionnelle de chez Kleber, son projet est ficelé. Mais, le métier de céréalier ne lui suffit pas pour faire vivre sa famille. Il demande à passer son permis transports en commun pour devenir chauffeur de bus. « J'ai dû me battre avec Michelin pour obtenir cette aide financière ». A force de persévérance, Jean-Marie Louvard parvient à ses fins. Il obtient avec succès son permis D et décroche un emploi chez Keolis. Le voici maintenant chargé du ramassage scolaire dans les communes de Sexey-les-Bois, Fontenoy et Aingeray. Ce qui lui laisse du temps libre à la ferme pour s'occuper de son blé, colza et orge sur ses 60 hectares.
Désireux d'étendre son exploitation , il affiche sa déception envers certains organismes agricoles. « On me met des bâtons dans les roues pour l'achat de terrains, me reprochant mon indemnité de licenciement.»

Plus d'une corde à son arc


Gardant le moral, « Titi » a plus d'une corde à son arc et il en faut plus pour le décourager. « J'ai d'autres projets de diversification. J'envisage de me tourner vers l'élevage.
L'agriculteur avoue que la situation est difficile mais annonce un bilan financier positif. « Malgré la chute du prix des céréales, je parviens à dégager un petit plus. Mais il faut rester vigilant, rien n'est jamais acquis ».
Pour lui, les 3/8 et les 35 heures hebdomadaires sont oubliés et même s'il travaille plus pour gagner moins, il se satisfait de son sort et de sa liberté retrouvée.
« L'essentiel est de travailler et j'ai une pensée pour des anciens collègues de chez Kleber, qui n'ont pas cette chance !»

www.estrepublicain.fr - Bertrand VOGIN - 09/02/2010


Ex-Kleber, elle crée sa micro-entreprise 

Marie-Thérèse Monnerat, 51 ans, vient de créer sa propre entreprise.
Après neuf mois d'intérimaire effectués à l'usine Kleber Toul, elle était embauchée dans l'entreprise depuis l'année 2000.
Faisant partie des 824 salariés licenciés, elle a suivi un stage dans un Atelier de Transition Professionnelle (ATP), qui lui a permis de tourner la page et de faire le deuil de l'entreprise où elle travaillait.
« Cela a été pour moi l'occasion de voir dans quel contexte je me situais au niveau créativité et de changer de cap » confie Marie-Thérèse.
Elle est en fait revenue à sa première profession.
Ancienne couturière, Mme Monnerat compte dix ans d'expérience dans ce domaine. Elle a travaillé dans les établissements Berthelot et Selligmann à Vaucouleurs pendant les années 1960.
C'est tout naturellement qu'elle a eu l'idée de transformer le sous-sol de sa maison, située 2 rue du 334e RI, en atelier de couture.
Licenciée officiellement de chez Kleber depuis le 15 janvier dernier, elle ouvrira les portes de son atelier au public mardi 9 février.
Le local, déjà bien aménagé, compte trois machines à coudre, une table à repasser et différents accessoires indispensables. Mme Monnerat proposera de la création de vêtements d'après patron, mais aussi un service de retouches (ourlet, fermetures, raccourcir des manches...), et du repassage.
« Pour l'instant je commence avec ma centrale vapeur et ma petite table, si tout va bien, j'achèterais une table semi-professionnelle » assure-t-elle.
Ouverture de l'atelier le 9 février, du mardi au samedi de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 18 h 30.

Par courriel : marietherese.monnerat@wanadoo.fr
www.estrepublicain.fr - 04/02/2010


L'après-Kleber

Communauté de communes du toulois 


Quelle sera la compensation pour les collectivités ? Par le biais de transfert de taux. En attendant, l'exécutif de la CCT est inquiet. D'où la lettre envoyée à Jean Arthuis, président de la commission des finances du Sénat, avec copie aux partenaires et parlementaires. Dans ce courrier, Dominique Potier fait état du cas particulier de notre territoire, avec la fermeture de Kleber et ses conséquences : "Disparition d'un tiers des bases de TP, ralentissement économique, et une richesse fiscale fixée à un niveau extrêmement faible".
Les échanges reprennent avec la salle. Se durcissent parfois. On évoque à maintes reprises les conséquences du départ de Michelin, sous le seul angle des retombées sur la fiscalité. Mais la fermeture de Kleber, c'est aussi et surtout la suppression de 830 emplois, pour tout un bassin de vie !
Enfin, on apprend que pour 2010 et 2011, la CCT aura peut-être moins de difficultés que celles annoncées avant l'été. Et pour 2012 et les années suivantes ? Là, il est préférable de donner sa langue au chat !

l'Est Républicain - Michel BRUNNER - 21/11/2009


L'attente du recrutement...

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                                                                                          En attendant son tour... 
 
Près de 800 demandeurs d'emploi (dont 150 Kleber), réunis sur le site des ATP Michelin pour... 50 emplois offerts. Désabusés ou motivés, tous ont fait la démarche.
Partenaire depuis la mise en place des ATP Kleber, (les Ateliers de transition professionnelle initiés par Michelin dans le cadre de la reconversion des personnels du manufacturier toulois), Pôle Emploi a fait salon hier, au sein du bâtiment dédié à la formation, dans le cadre du forum de l'emploi.
« Peut-être bien une première au niveau national », s'enthousiasment Marc Rosens, directeur des ATP et Cédric Nicolay, conseiller référent Pole-Emploi, relevant « une collaboration exemplaire entre les services de l'Etat et cette cellule de recrutement de 3.000 m2 » mise à la disposition des quelque 150 salariés, encore sous le régime des ATP et 680 demandeurs d'emploi sélectionnés par Pôle Emploi.

Manque de motivation


Un vivier susceptible de répondre aux profils de postes proposés par la quinzaine de chefs d'entreprises présents en vue de recruter... seulement 50 postulants ! Ce qui explique sûrement le manque de motivation dans les rangs des prétendants, lâchant d'un couloir à l'autre : « Mais qu'est-ce qu'on fait là ? »» A l'image de ces trois Meusiens désabusés. « On a l'impression de perdre notre temps... Ils auraient mieux fait de proposer des entretiens collectifs. C'est beaucoup trop long... », se lamente un père de famille, voyant l'heure tourner et celle de la sortie des classes de ses enfants approcher. « Il serait aussi facile de déposer notre CV », reprend un autre.
Côté professionnels, si le moral n'est pas au beau fixe pour certains (« Nous n'envisageons pas d'embaucher pour le moment en raison de la crise »), précise la représentante d'une entreprise de travaux publics nancéienne, les professionnels ont toutefois honoré leur rendez-vous.

Formation rémunérée


Ce n'est pas le cas d'ID Bati Montage, une entreprise dirigée par Christiane Ichou.
Artisan à Bruley depuis 1985, la dirigeante prend un nouveau tournant en 2007 et crée une entreprise spécialisée dans les charpentes métalliques, aux côtés de Salah Ichou, chargé de la partie commerciale.
A la recherche de monteurs, soudeurs et chef d'équipe, les associés ont reçu des candidats durant toute la journée, axant leur propos sur trois points : la résistance au vertige, l'esprit d'équipe et les déplacements. Face à Wilfried, un Meusien de 24 ans, la chef d'entreprise étaye ses propos : « Nous ne travaillons que sur du national. Les chantiers se déroulent du lundi au vendredi, de Versailles à Montauban, Marseille, La Seyne-sur-Mer... Ce qui induit une vie de famille entre parenthèses et un nécessaire esprit d'équipe. La clé de notre réussite ». Une situation que l'intransigeante Christiane Ichou compte bien faire perdurer, annonçant un salaire de début de carrière de 1.500 € évoluant au fil des années à 2000-2500 €. Avec le bonus d'une formation rémunérée.
Visiblement prêt à tenter l'aventure, le jeune Meusien ne cache ni son enthousiasme, ni sa motivation. Au moins un qui a frappé à la bonne porte !

www.estrepublicain.fr - Martine SCHOENSTEIN - 23/10/2009

ATP : Résultats en demi-teinte

France3 Nancy du11/09/2009



Décès de Didier Lanoix

C'est avec une immense tristesse et une pensée émue pour le défunt et toute sa famille, que les habitants du village et des alentours ont appris le décès brutal de Didier Lanoix, survenu mercredi à Colmar, à l'âge de 40 ans.
Didier a vu le jour à Commercy le 10 février 1969, 3e enfant d'Odette et Christian Lanoix, lequel fut maire du village jusqu'aux élections de 2008. Avec Alain et Sandrine, son frère et sa sœur, il a grandi au village, y suivant sa scolarité élémentaire avant de rejoindre les Cuvelles à Vaucouleurs, puis d'opter pour un apprentissage en mécanique auto à Verdun, où il a décroché son CAP. Didier avait hérité de la passion pour la mécanique et le travail bien fait de son père auprès duquel il a travaillé quelques étés à la Coopérative agricole de Vaucouleurs, où il était chef d'atelier.
Didier a poursuivi par un BEP en pneumatique et électricité obtenu à Pompey. C'est au retour de l'armée qu'il est entré chez Kléber à Toul, où il était technicien d'entretien, et où ses compétences, acquises au fil des années et des formations, étaient particulièrement appréciées. Avec la fermeture de l'usine, il s'était reconverti et travaillait pour la société Lorraine Assainissement de Metz, pour laquelle il effectuait de nombreux déplacements lors de dépannages de stations d'épuration.
Didier a longtemps habité Toul, avant de se rapprocher de son village et de sa famille, se montrant particulièrement complice de sa sœur Sandrine et son oncle Henry. Il était le papa de Léonie et Honorine, des jumelles qu'il adorait et qui ont fêté leur 10e anniversaire le 12 juillet dernier.
Ouvrier appliqué et méticuleux, il était passionné de voitures et de motos. Plus jeune, il a pratiqué le judo, puis le football dans les clubs valcolorois, avant de rejoindre Greux et de fouler ensuite la pelouse au sein de l'équipe corpo de Kléber.
Il fut aussi sapeur-pompier au village, puis à Maxey- sur-Vaise et son caractère jovial, ouvert et serviable lui valait de compter de nombreux amis.
Ses obsèques religieuses seront célébrées aujourd'hui samedi, à 10 h, en l'église du village, avant que, selon sa volonté, son corps ne soit crématisé.
Nos condoléances.
www.estrepuplicain.fr - 05/09/2009


Maintenant l'Indonésie...

Fin de semaine dernière, des indonésiens de "Achilles Tires" du groupe " Multistrada " commencent à démonter 5 VMI (machine de confection à 1M€ pièce) vendu au prix de la ferraille, l'usine est situé à JAKARTA


Le groupe Multistrada est le troisième plus grand fabricant de pneus en Indonésie à la fois pour les motos et les voitures de marché, 80% de sa production de pneus est à l'exportation vers l'UE, le Moyen-Orient et même l'Amérique.

09/07/2009

Remise d'insignes chez Kleber

                                                                                          Les médaillés de l'année.

Malgré les circonstances particulières, l'amicale des plus de vingt ans Kleber n'a pas failli à la tradition. La cérémonie de remise des insignes, reconnaissant plus de vingt, trente et quarante années passées chez le manufacturier, s'est déroulée comme à l'habitude. Après les remerciements d'usage, le président Oger est bien sûr revenu sur la fermeture du site de Toul annoncée en 2007 et sur celles des anciennes implantations de Kleber en France (Colombes, le siège de Paris, Raon-l'Étape, Laxou, Fontanges pour les plus connues) et à l'étranger (Saint-Ingbert en Sarre pour la plus proche). Après ce difficile rappel, il a fait mention de la décision récente entérinée lors de l'assemblée générale extraordinaire de l'amicale. A une très large majorité, les membres de l'association ont validé la modification des statuts autorisant celles et ceux qui quitteraient l'entreprise suite à la fermeture du site de Toul pour une autre orientation professionnelle à rester membre de cette amicale. Les liens noués pendant tant d'années ne seront donc pas complètement coupés. En cela, l'institution plus que septuagénaire remplit entièrement son rôle.

La force de l'association


Ce fut l'occasion pour le président de rappeler également l'indépendance administrative de l'amicale qui est régie par la loi de 1901. Aux nouveaux arrivants, il a rappelé les différentes activités régulières dont la plus importante, la sortie annuelle. Prévue cette année à Melun, elle rassemblera environ 700 personnes venues de toute la France. A ce moment, ceux qui y participent pour la première fois se rendent vraiment compte de l'utilité et de la force de l'association. La rencontre conviviale d'actifs et de retraités est un moment que beaucoup ne veulent pas manquer. Les nombreux courriers reçus chaque année en témoignent. Cette année encore, les nouveaux promus seront invités à titre gratuit.
Chaque récipiendaire s'est vu ensuite remettre un insigne distinctif et un chèque de l'entreprise correspondant à son ancienneté.
Ils étaient cette année deux de plus de 40 ans, 27 de plus de trente ans et six de plus de vingt ans. Quelques bulles et amuse-bouche ont accompagné les discussions qui ont suivi. En remerciant les participants et tous ceux qui permettent à l'amicale de continuer à vivre, le président Oger a indiqué qu'une remise d'insignes pourrait avoir lieu début 2010 avant la fermeture définitive.

L'Est Républicain - 19/06/2009


Michelin dégonfle ses effectifs

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                                            Le chiffre de 1.500 suppressions de postes en France a été donné hier
                                                    par certains médias ; information non démentie par la direction. 
 

Le groupe veut réorganiser son dispositif industriel pour l'adapter à l'après-crise. Avec des mesures d'accompagnement déjà mises en œuvre à Toul.


Six mois après avoir fermé l'usine de Toul et supprimé ses 826 emplois, Michelin prépare un nouveau plan social en France qui pourrait impacter cette fois plus d'un millier de postes et plusieurs de ses 15 sites français.
Les partenaires sociaux sont convoqués ce matin pour être informés des grandes orientations d'un projet de restructuration et réorganisation industrielles, avant d'être consultés sur son volet social et en connaître l'ampleur exacte lors d'un comité central d'entreprise le 24 juin. La direction de Michelin n'a ni démenti ni confirmé hier les informations du Monde et du Figaro qui parlent de départs volontaires et évoquent la suppression de 1.500 postes, principalement sur les sites de La Roche sur Yon (Vendée), spécialisée dans les pneus haut de gamme avec 670 personnes, et de Roanne (Loire) où 900 salariés produisent des pneus poids lourds. « Les chiffres et les sites visés sont inexacts », s'est-elle bornée à expliquer, alors que l'imminence du plan ne fait plus de doute.
Victime comme ses concurrents de la crise automobile et de la récession, Michelin a vu son chiffre d'affaires tomber de 14,2% au premier trimestre et sa production française plonger de 25% sous l'effet conjugué du déstockage. « Freiner notre activité dans de telles proportions demande des sacrifices », avait prévenu le 15 mai le patron de Michelin, Michel Rollier, devant l'assemblée générale des actionnaires, assurant qu'à l'époque, il n'y avait « pas de décision de plan social ».
Pourtant après avoir largement recouru au chômage partiel pour réguler la production à 50% des capacités en arrêtant certains ateliers et en poussant ses salariés à prendre des jours de RTT ou de congés, le groupe français cherche désormais à restructurer ses installations face à ce qui s'annonce comme une baisse durable de la demande.

Comme Continental et Goodyear


C'est déjà ce qu'ont fait les Allemands de Continental qui vont fermer l'usine de Claivoix dans l'Oise et licencier ses 1.120 salariés, et ce qu'ont annoncé le 26 mai les Américains de Goodyear Dunlop qui veulent fermer une de leurs deux unités d'Amiens en licenciant 820 personnes.
Mais à la différence de ses concurrents, Michelin a longuement négocié un accord de méthode, prélude, selon les syndicats, à cette réorganisation. Avec des mesures d'accompagnement à une mobilité interne ou externe, le soutien à la réalisation de projets, etc. Pour faire en plus grand ce qui a été conduit à Toul ces 18 derniers mois.

L'Est Répuplicain - Jean-Louis DENES - 17/06/2009


« On s'y attendait »

Le groupe n'opère plus de mutation que sur Clermont Ferrand et Cholet, observe Guy Pernin, le leader CGT de Toul.


« On l'attendait ce plan social, après avoir discuté durant deux mois un accord de méthode pour que Michelin puisse restructurer sans soucis... », s'exclame Guy Pernin, le leader CGT de Toul. « Et ce qui nous inquiète, c'est que Michelin qui n'accepte jamais de faire d'étude va faire en un mois une enquête économique sur ses 15 établissements français pour montrer très rapidement qu'il faut restructurer sans plus attendre, et peut-être même supprimer des milliers d'emplois... »
Estimant que les « Conti » se sont « mieux battus que les salariés de Kléber Toul ou même les Michelin avec cet accord GPEC au rabais », en obtenant « 23 mois de reconversion, 50.000 € pour tout le monde et le double de la convention collective », il déplore par avance les aides que le groupe français va apporter à ceux qui seront touchés par son futur plan de réduction d'emplois. Et dit son inquiétude pour « la dizaine de collègues partis à La Roche sur Yon, les quelques-uns réinstallés à Roanne et ceux des autres sites qui pourraient être victimes de réductions de postes : je ne sais pas ce qui va se passer, mais j'espère qu'ils n'auront pas, à peine arrivés, à repartir ailleurs. Car aujourd'hui, Michelin ne propose plus d'emplois que sur ses sites clermontois, ou sur Cholet. »

L'Est Répuplicain - J.-L. D. (Jean-Louis DENES) - 17/06/2009


Le parcours des « Kleber »

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                                                Le sous-préfet Bernard Breyton a remis la certification à 26 personnes . 
 

L'expérience professionnelle est une chose, la validation en est une autre . 26 personnes viennent d'obtenir la certification de leurs acquis.

À ce jour, 458 employés de l'ex-usine de pneumatiques ont trouvé une solution professionnelle.
Sur les 826 du départ, il en reste donc 368 qui sont toujours à la recherche d'un emploi !
Durant l'été, les ateliers de transition professionnelle restent ouverts et offrent la possibilité, aux uns et aux autres, de tester leur savoir-faire et mesurer leur intérêt pour une formation ou un métier auxquels ils n'étaient pas préparés.
Dans le cadre des ATP, le groupe Michelin a mis également en place une Validation d'Acquis d'Expérience (VAE).
« De nombreuses personnes ont été embauchées sans diplômes spécifiques. Elles ont été formées sur place, ont acquis une belle expérience professionnelle qu'il s'agit aujourd'hui de certifier » confie un représentant de la multinationale.


Domaines différents


L'ensemble des personnels a donc été informé, à travers plusieurs réunions. Au départ, une centaine d'employés étaient intéressés par la démarche. 81 furent retenus lors d'un premier entretien, pour définir l'expérience acquise et mesurer la motivation de chaque candidat.
Deux oganismes de formation, le Greta et l'Afpa, ont apporté leur concours.
57 ex-Kleber ont souhaité continuer le parcours de formation. À la suite de cela, chaque candidat est passé devant un jury pour afficher sa maîtrise du sujet.
26 ont obtenu une, voire deux validations d'acquis d'expérience. Dans des domaines très différents : agent de fabrication, technicien dans la production automatisée ou la maintenance industrielle, mais aussi assistante de direction, secrétaire, cariste, ou encore préparateur de commande.
Toutes et tous ont reçu leur certification, des mains du sous-préfet Bernard Breyton.

L'Est Républicain - 13/06/2009



Décès de Bernard Gigout

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Bernard Gigout est décédé brutalement le 19 mai à l'hôpital de Brabois à l'âge de 60 ans.
Originaire de Lucey, il exerce après ses études le métier de boulanger, avant d'entrer « chez Kleber », où il termine sa carrière comme agent de maîtrise.
En 1973, il s'installe à Blénod-lès-Toul où il élèvera son fils Jean-Philippe, né en 1970. Celui-ci lui donnera trois petits-enfants : Tanguy, Maxence et Camille.
Bernard Gigout aimait la pêche, d'abord en rivière, puis en haute mer. Il était amateur de foot, ne manquait aucun match télévisé et supportait l'ASNL.
Serviable et sensible, il organisait des thonades au Cap d'Agde pour récolter des fonds au profit des Restos du Cœur.
Ses obsèques seront célébrées vendredi 22 mai à 14 h 30 en l'église de Lucey.
Nos condoléances.
L'Est Républicain - 21/05/2009


Pas de commission d'enquête suite à la fermeture de Kléber à Toul

La  commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale ne donnera pas suite à la demande d'enquête sur la fermeture de l'usine Kléber de Toul (Meurthe-et-Moselle), qui employait 826 salariés. Rejetée par 17 voix pour et 34 voix contre, la proposition visait à déterminer les conditions dans lesquelles a été préparée, puis prise, la décision de fermer l'usine et sur les contre-propositions économiques et industrielles élaborées par les syndicats.

« Les résultats de cette enquête nous auraient été forts utiles alors que nous redoutons des coupes sombres sur d'autres sites de Michelin. Les politiques lorrains auraient dû insister pour faire accélérer les travaux préparatoires, qui n'ont commencé qu'en février dernier, alors même que l'usine était déjà en partie vidée de son contenu », regrette Guy Pernin, délégué CGT.

Michelin pourrait néanmoins être interrogé sur ses stratégies de développement dans le cadre d'une mission d'information sur les délocalisations qui sera créée en septembre prochain.

www.usinenouvelle.com - Pascale Braun - 15/05/2009


              COMPTE-RENDU REUNION KLEBER  JEAN-YVES LE DÉAUT                                            ASSEMBLEE NATIONALE  13 MAI 2009

La Commission des Affaires Economiques a étudié la proposition de création d'une commission d'enquête sur les conditions de fermeture de l'usine Kléber à TOUL.

Après le rapport d'Yves ALBARELLO, UMP, plusieurs députés se sont exprimés : André CHASSAIGNE, PC, Jean-Yves LE DÉAUT, PS, François LOOS, UMP. Philippe MORENVILLIER, député de TOUL, a également pris la parole à ce titre.

Les députés de gauche ont soutenu la proposition de création d'une commission d'enquête et Jean-Yves LE DÉAUT a particulièrement insisté sur la perte de nombreux emplois industriels en Lorraine, avec des fermetures à Carling, (Total), à Gandrange, (Arcelor Mittal), à Pompey, (Raflatac), ou à Pont-à-Mousson, (Philips).

Il a rappelé la déclaration du Président SARKOZY qui a indiqué, en 2008, à Gandrange, que " l'objectif était de garder des usines en France, car un pays qui n'a plus d'usine est un pays qui n'a plus d'économie ".

Les intervenants de gauche ont particulièrement insisté sur le fait que, même si Michelin avait financé le volet social, il avait plutôt choisi de financer des suppressions d'emplois plutôt que la modernisation de l'unité industrielle et que la fermeture d'une usine de 826 salariés aura forcément des conséquences importantes sur l'emploi local. De plus, certains employés de Kléber auront des difficultés dans leur conversion du fait de leur ancienneté, leur âge et de leur niveau de salaire.

Jean-Yves LE DÉAUT a également insisté sur le sort des entreprises sous-traitantes, et sur l'impact social pour les travailleurs, ainsi que sur les conséquences fiscales pour les collectivités locales.

Le groupe Michelin continue à faire des bénéfices malgré la crise et les 200 millions d'euros qui ont été investis depuis 8 ans en Roumanie ont été bien plus importants que les investissements qui avaient été faits à Toul, durant la même période.

Les déclarations du rapporteur indiquant que le plan aurait été moins favorable pendant la crise, ne sont pas satisfaisantes. Une commission d'enquête permettrait de déterminer si les investissements sur le site Toul, auraient permis à l'usine Kléber de devenir plus compétitive. 

Nos arguments n'ont pas convaincu les députés UMP puisque à la fois, Philippe MORENVILLIER créer  mettre en œuvre une commission d'enquête, et que François GROSDIDIER a eu le culot d'indiquer que le dispositif sur Toul fera des envieux ailleurs.

Yves ALBARELLO a également indiqué que " l'outil de travail était devenu obsolète, qu'un pneu fabriqué à Toul coûtait 100 €, alors qu'il n'en coûtait que 40 € en Pologne ". et a signalé que c'était l'Etat et la Région qui financent la reconversion. Jean-Yves LE DÉAUT a indiqué à ce sujet que la région s'engageait, mais que c'était les contribuables lorrains qui payaient les orientations stratégiques d'un grand groupe international comme Michelin.

Le résultat du vote, 17 pour - 34 contre, est sans appel. Néanmoins, la bataille que nous avons menée nous a permis de proposer qu'une mission d'information sur les délocalisations soit créée en septembre et que nous puissions auditionner Michelin sur ses stratégies de développement.




Communiqué de presse du député Yves ALBARELLO

Monsieur Yves ALBARELLO, Député, Membre de la Commission des Affaires Economiques de l'Assemblée Nationale, communique :
« Aujourd'hui, après avoir recueilli un maximum d'informations auprès des parties prenantes, y compris sur place, j'ai présenté à la Commission mon rapport sur la proposition de résolution n° 906 tendant à la création d'une commission d'enquête concernant la fermeture fin 2008 de l'usine KLEBER de Toul appartenant au Groupe MICHELIN.
Ayant constaté qu'en l'état actuel du dossier il n'était fait état d'aucune malversation ni mauvais emploi de fonds publics mais que seules étaient contestées des décisions stratégiques d'entreprise, j'ai soumis à la Commission le problème de la responsabilité du choix de telles décisions. Considérant en outre que le site de production n'existe plus à ce jour et que l'industriel a mis en oeuvre un plan exceptionnel de reclassement de l'ensemble des 836 salariés atteints par la fermeture, il m'a semblé que la réussite de ce plan devait être aujourd'hui la préoccupation majeure, la création d'une commission d'enquête ne paraissant pas dès lors nécessaire.
La Commission s'est prononcée dans le même sens que mes conclusions ».

M. Yves ALBARELLO - 13 mai 2009


                              1 mai :  Les KLéBER sont toujours là....

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La création de commission d'enquête sur la fermeture de KLEBER TOUL  examinée le 13 mai 2009 

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Commission des affaires économiques, de l'environnement et du territoire à 11 heures (Salle 6242) :

                  fermeture de l'usine Kleber de Toul (proposition de résolution création d'une commission
                  d'enquête (n° 906). 



J-10 pour Acticall

Installé dans l'ancienne usine Kleber, le centre d'appels monte en puissance, pour être opérationnel à la fin du mois. Visite des lieux.


A compter du 27 avril, les clients ou futurs clients qui téléphoneront à Gaz de France (de n'importe quelle région de France) pour un souci de facturation ou annoncer un déménagement-emménagement auront sans doute comme interlocutrice ou interlocuteur, un(e) employé(e) du centre Acticall de Toul ! Un site actuellement en pleine effervescence. Installé dans l'ancien centre de formation Kleber, dans un bâtiment de mille mètres carrés répartis sur deux niveaux, il accueille aujourd'hui quatre groupes de seize personnes en formation. Dans quelque temps, neuf groupes seront intégrés, soit cent cinquante personnes.

Conditions de travail


Directeur de Nancy et Toul, Thibault Constans veut jouer la carte de la transparence. Lors d'une visite des locaux, il souligne la qualité des postes de travail, les efforts réalisés pour insonoriser les salles (plafonds en laine de roche, rideaux à lamelles pour « casser le bruit », cloisons en alu et mousse pour absorber les décibels...) « Nous sommes loin du cliché où l'on voit des centres d'appels ressemblant à des ruches. Ici, un gros effort a été entrepris pour offrir des conditions de travail de qualité ». Au passage, le responsable souligne que la SIDE Michelin a investi un million d'euros dans la rénovation et la transformation du bâtiment, tandis qu'Acticall injectait 500.000 € dans l'installation du mobilier et l'outil informatique.

Trois Kleber


Sur la soixantaine de personnes actuellement en formation, les femmes sont très largement majoritaires. Une bonne chose dans un bassin économique où l'emploi féminin affiche de trop faibles résultats. En revanche, on note que sur l'effectif actuel, trois employés seulement sont issus de Kleber !Deux femmes et un homme. Explication de Thibault Constans : les anciens salariés de l'usine de pneumatiques ont un savoir-faire technique, mais pas forcément les connaissances informatiques requises. Or, Acticall a effectué son recrutement, par le biais du Pôle-emploi, non pas sur le contenu du CV, mais sur l'aptitude et l'habilité des candidats à manier la souris de l'ordinateur !
D'ici huit jours, Acticall doit donc démarrer son activité et monter en puissance. Pascale Laine, responsable opérationnelle, en assurera le suivi et le développement.
Les employés, tous en CDI et à 35 heures hebdomadaires, devront assurer une journée de sept heures, deux journées de huit heures, et deux de six heures (de 8 h à 14 h ou de 14 h à 20 h) et travailler un samedi sur trois. Au tarif du smic pour les téléconseillers.

L'Est Républicain - Michel BRUNNER  -17/04/2009


Commission des affaires économiques en séance plénière                          du 08 avril 2009 proposition création commission d'enquête

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Salle 6242 (Affaires économiques) : - usine Kléber Toul (n° 906) à 11 h 00








le 08 avril 2009, MICHELIN : Vent aux enchères l'outil de travail des Kléber

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voici le site du revendeur:

http://www.troostwijkauctions.com/FR/Vente/12180/KLEBER.aspx


voici un catalogue (fichier PDF)


http://www.troostwijkauctions.com/UK/Sale/12180/KLEBER/Download/Flyer.aspx?YwFzYWxlRmlsZQJmaWQBNTE2Mg**

puis un autre (fichier PDF)



http://www.troostwijkauctions.com/UK/Sale/12180/KLEBER/Download/FlyerVMI.aspx?YwFzYWxlRmlsZQJmaWQBNTI1Ng** 

Outils de production vendus aux enchères..

France Bleu Sud Lorraine du 08/04/2009

    Réunions des commissions, délégations et offices                                                              reporter au 25 mars 2009 

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    Le député Yves ALBARELLO présentera son rapport à 11 h 00

 

    Salle 6242 (Affaires économiques) : - usine Kléber Toul (n° 906 )



ACTICALL : recrutement hors norme...

France3 Nancy du 04/02/2009

Comité de suivi Kléber-Toul 

Un nouveau comité de suivi se tient ce matin en préfecture de Meurthe-et-Moselle sur le sort des 826 salariés de l'usine Kléber de Toul, fermée le mois dernier. Le tiers d'entre eux seulement a retrouvé un travail.
France Bleu Sud Lorraine - 30/01/2009

Kléber Toul ferme ses portes

C'est fini. Le site de Kléber à Toul (Meurthe-et-Moselle) ferme définitivement ses portes le vendredi 19 décembre. La production de pneumatiques avait cessé dès le 25 novembre dernier. En 2007, l'usine de Toul en avait produit 2,9 millions, pour des véhicules de tourisme et des camionnettes.

Initialement, le site de Toul devait fermer début 2009. Cette annonce avait été faite en décembre 2007, par le groupe Michelin. Celui-ci a absorbé les usines pneumatiques de Kléber en 1981. Avec la restructuration de l'usine de Toul, 826 emplois sont supprimés. Mais Michelin assure que de nouveaux emplois seront créés. La restructuration du site a va mobiliser plus de 130 millions d'euros, selon le groupe.

www.usinenouvelle.com - Adèle Bouet - 18/12/2008

                Le DERNIER pneu fabriqué à TOUL ce 25 novembre 2008

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Kleber, fleuron français du pneumatique, était installé à Toul depuis juillet 1969. Il y a un an, Michelin avait annoncé son intention de fermer le site. Les 826 emplois vont être supprimés.
Hier, il était 10 h 12 quand les deux derniers pneus ont été produits. Trois cents salariés étaient réunis devant l'entrée  et ont manifesté leur colère. Fermeture définitive programmée le 19 décembre.

Voir rubrique "La presse"


KLEBER -TOUL va fermer...

iTELE l'édition de la mi-journée du 25/11/2008

Décès de Jean-Marc Visconti  


Nous apprenons le décès de Jean-Marc Visconti, survenu le 23 mai à Belleville, à l'âge de 37 ans.En 1994, il est employé chez Kléber. Sa nature calme et réservée ne l'empêchera pas de s'entourer d'une poignée d'amis fidèles qui se sont serré les coudes à l'annonce de la fermeture du site de Toul.
Ses obsèques seront célébrées aujourd'hui mercredi 28 mai à 14 h 30, à l'église de Marbache. L'inhumation aura lieu provisoirement au cimetière de Marbache, suivie d'une crémation selon ses dernières volontés.
A Laetitia et à sa famille, nous présentons nos sincères condoléances.

L'Est Républicain - Maryse CHARPIN - 28.05.2008 


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