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 |  Fermeture de l'usine Michelin : difficile adieu aux pneus |  | À la sortie de l'usine, tout le monde a le coeur lourd.
En guise de cadeau d'adieu, la direction leur a offert une Porsche. Modèle réduit. « J'aurais préféré qu'ils m'offrent une vraie, mais bon... », plaisante Philippe Couvelard.
À 45 ans, ce père de deux enfants ne s'inquiète pas pour son avenir. « Moi ça va, ma femme travaille comme expert-comptable et je vais retrouver du travail facilement, j'ai déjà bossé dans la menuiserie. Le problème, c'est pour les autres... », explique-t-il, en jetant un regard soucieux vers son collègue, Joël Waterlos. Chez Sodemeca, on les appelait Tic et Tac. « Quand Philippe est arrivé, j'étais en poste aménagé à cause de mes problèmes de santé et comme je ne pouvais presque rien faire, il était toujours avec moi. Un jour un électricien nous a appelés Tic et Tac, ça a fait marrer et c'est resté ! ». Joël a dix ans de plus et il souffre de plusieurs cancers. « Je vais partir en invalidité et ils vont me financer mon permis de conduire. Ils ont bien fait les choses quand même ». Alors que Philippe et Joël rangent leur cadeau dans leur voiture, trois camions grue passent les grilles de l'usine. Ce sont les déménageurs. Le bâtiment de 9 000 m² a déjà été vidé de la moitié de ses machines. « On a de quoi faire un vrai terrain de football là-dedans », sourit Frédéric Regniez. Militant CGT pendant les négociations, le jeune homme a aussi eu l'honneur de conduire l'une des deux dernières machines en fonctionnement lors de la fabrication du dernier pneu, un 285/30/19 Mercedes « Ca fait un gros pincement au coeur. Tout le monde était réuni autour de moi, même la direction était là ». C'était mercredi, à 11 h 45. Hier, le précieux pneumatique a été dédicacé au stylo blanc par la trentaine de salariés qui étaient présents au pot de départ. « Il y avait vraiment une très bonne ambiance ici, très familiale, on se voyait souvent en dehors des heures de travail, je ne retrouverai jamais ça dans une autre usine », regrette Frédéric. Il a décidé de dire « basta » à l'industrie et s'est inscrit pour un atelier découverte du métier d'animateur.
« C'est dur »
Sur le parking de l'usine, tout le monde a le coeur lourd. Chaque poignée de main est peut-être la dernière. On parle peu mais les regards en disent long. Un à un, les ouvriers sortent au compte goutte avec un petit sac plastique jaune qui contient le cadeau du patron. « C'est dur », lâche Rohan Morel, les lèvres pincées. Il porte une petite pile dans ses bras. Son bleu de travail, ses chaussures de sécurité, ses gants : seize ans chez Sodemeca. Depuis le 17 juin 2009, date de l'annonce de la fermeture, l'ambiance a beaucoup changé. La résignation a remplacé la colère du début. Pendant plus de quatre mois, il a fallu se battre pour obtenir de bonnes conditions de départ. Puis les premiers salariés sont partis en novembre : quatre vagues de 40 personnes. Pour Frédéric comme pour tous, « c'était vraiment difficile à vivre parce que le site s'est vidé petit à petit ». Autre moment important, l'anniversaire de l'annonce de la fermeture du site. « On a installé une plaque mortuaire devant le bibendum Michelin à l'entrée, histoire de marquer le coup ». Hier Frédéric a rendu ses clés et son badge à l'agent d'accueil. Au mois de septembre, ce dernier verra passer quelques salariés, qui viendront faire les derniers nettoyages, puis les potentiels acheteurs de la coquille vide. www.nordclair.fr - ÉLODIE RAITIÈRE - 23/07/2010
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|  Michelin : l'usine de Noyelles-lez-Seclin a fabriqué son tout dernier pneu |  | La production s'est arrêtée hier à midi. Les machines seront démontées au retour des vacances.
Un peu plus d'un an après l'annonce par Michelin d'une restructuration conduisant à la suppression de 1 000 emplois en France et condamnant son site nordiste, la Sodemeca (276 salariés), appelée à fermer en décembre 2010, c'est finalement hier que s'est arrêtée, définitivement, la production.
Finalement, tout aura été vite. Un an après l'annonce de la fermeture par Michelin de l'usine Sodemeca de Noyelles-lez-Seclin, la production s'est arrêtée, définitivement, hier midi. Les 28 salariés encore en poste, sur les 276 qui étaient embauchés il y a un an, ont quitté leur usine avec le masque.
Un peu plus tôt, tous étaient rassemblés pour assister à la fabrication de la dernière enveloppe de pneu. Un pneu de voiture haut de gamme, comme tous ceux sortis là depuis vingt ans, qu'ils signeront tous aujourd'hui avant de partir et qui sera conservé par le groupe Michelin, symboliquement. Car après la fermeture estivale de trois semaines dès ce soir, seuls onze salariés regagneront le site avec pour mission le démontage des machines. Pour les autres, une autre aventure a déjà commencé.
Quatre-vingts ont en effet choisi le reclassement interne et sont presque tous déjà en poste à Clermont-Ferrand, où la production nordiste a été rapatriée, les machines devant suivre d'ici décembre. Quinze bénéficieront d'un accompagnement de fin de carrière, et 181 sont passés ou passeront au sein des ateliers de transition professionnelle mis en place par Michelin pour ceux qui souhaitaient quitter le groupe avec la fermeture de l'usine Sodemeca. Quarante-huit auraient retrouvé un emploi salarié.
Frustration Pour autant, malgré les efforts consentis par Michelin en terme de formation et la satisfaction d'avoir pu négocier un plan social jugé satisfaisant avec des indemnités allant de 39 500 E à 70 000 E, c'est un sentiment de frustration qui dominait hier.
« Si on avait coûté de l'argent, on aurait compris. Mais on faisait partie des sites les plus rentables du groupe et on développait des produits de haute technologie. La colère est redescendue en un an, mais on aura toujours du mal à digérer », assurait un salarié dont c'était le dernier jour. « C'est triste. On a tous beaucoup donné, on avait du coeur à venir travailler. Il y avait un esprit Michelin. On ne retrouvera pas ça ailleurs », assurait un autre. www.lavoixeco.com - STÉPHANE HUBIN - 22/07/2010
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|  SODEMECA à Noyelles-lez-Seclin : vendredi, ce sera vraiment la fin ! |  | En juin 2009, les salariés de SODEMECA à Noyelles-lez-Seclin, ont, à plusieurs reprises, laissé éclater leur colère.
Vendredi, la production de SODEMECA, filiale de Michelin, spécialisée dans les pneus haut de gamme s'arrêtera définitivement à Noyelles-lez-Seclin. L'épilogue d'une année très tendue qui avait commencé le 17 juin 2009 avec l'annonce par le groupe de Clermont-Ferrand de la suppression d'un millier d'emplois en France et la fermeture, cette année, du site nordiste, où travaillaient 276 salariés.
Mouvements de grève, blocage de l'usine, manifestations dans les rues de Seclin et de Lille ont ponctué une bonne partie de l'été et de l'automne 2009 jusqu'à ce que le conflit prenne fin après cinq mois de négociations. Fin octobre, le plan social était approuvé et mis en oeuvre avec des indemnités pouvant s'échelonner de 39 500 à 70 000 euros. Une conclusion qui n'a pas empêché les salariés encore en poste le mois dernier, de déposer symboliquement une plaque mortuaire devant les grilles de l'usine, un an jour pour jour, après l'annonce faite par Michelin. Du côté de la direction, on notait, le mois dernier que les objectifs étaient tenus avec 85 reclassements en interne, 15 accompagnements de fin de carrière. Les ateliers de transition professionnelle concernent, eux, plus de 140 personnes. La dizaine de salariés qui est restée sur le site pour en assurer la maintenance devrait également les intégrer en septembre. www.lavoixdunord.fr - 19/07/2010
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|  Michelin : un an après la décision de fermer, les Sodemeca remuent le couteau dans la plaie |  | En hommage «aux 276 familles dont la vie a basculé le 17 juin 2009», une plaque a été déposée, hier.
Le 17 juin 2009, Michelin dévoilait un vaste plan de restructuration prévoyant la suppression de 1 093 emplois en France. Parmi les mesures retenues, la fermeture de son usine nordiste, la Sodemeca, à Noyelles-lez-Seclin, employant 276 personnes. Hier matin, les salariés encore en poste ont tenu à commémorer l'annonce de cette décision en déposant une plaque mortuaire devant les grilles de leur usine, dont la production doit être arrêtée le 23 juillet prochain.
Il y a un an, c'est un coup de massue que les 276 salariés de la Sodemeca recevaient sur la tête. Malgré sa rentabilité et le savoir-faire qui y était déployé avec la production de pneus haut de gamme, l'usine de Noyelles-lez-Seclin se voyait condamnée à la fermeture par Michelin. Le bras de fer engagé par les salariés avec le leader mondial du pneu n'y changera rien : fin octobre, les deux parties finissaient par s'entendre sur les modalités du plan de sauvegarde de l'emploi, entérinant la décision de Michelin de fermer le site fin 2010.
« Un coup de poignard dans le dos »
Hier matin, un an jour pour jour après cette annonce, la soixantaine de salariés encore en poste a souhaité montrer que la cicatrice n'était pas refermée. Avec la même consternation dans les regards qu'un an plus tôt, les derniers Sodemeca se sont regroupés devant les grilles de l'usine pour déposer une plaque commémorative au pied du bibendum, en hommage « aux 276 familles que Michelin a brisées », a commenté Gilles Coquerez, délégué FO, dénonçant « un coup de poignard dans le dos au profit des actionnaires », avant de faire observer une minute de silence. « Notre plan de sauvegarde de l'emploi a beau être satisfaisant par rapport à ceux proposés ailleurs, nous aurons toujours dans la bouche un goût amer », expliquait Stéphane, appelé à quitter l'usine en juillet. « Notre site était viable, la décision de Michelin était purement stratégique. Nous avons le sentiment d'avoir été sacrifiés », lâchait-il. David, seul salarié ayant déjà quitté l'entreprise à avoir répondu à l'appel de ses anciens collègues, pointait lui du doigt le « manque d'efficacité du processus de reclassement. Je suis parti en formation en novembre, j'attends toujours un CDI », expliquait-il. Même si « l'accompagnement s'échelonne sur 15 à 17 mois », relativise la direction de Michelin, qui estime le nombre de reclassements « en ligne avec les objectifs ». Sur les 276 salariés du site, 85 ont choisi le reclassement en interne au sein de l'une des usines du groupe, dont la moitié à Clermont-Ferrand ; 15 bénéficieront d'un accompagnement de fin de carrière, tandis que 144 autres ont opté pour les ateliers de transition professionnelle mis en place par Michelin. Parmi eux, 44 ont retrouvé un emploi en CDI, et 7 ont créé leur entreprise. Les salariés encore dans l'usine intégreront à leur tour ces ateliers en septembre. Il ne restera alors plus qu'une dizaine de personnes en poste, affectées à de la maintenance, la production devant être définitivement stoppée le 23 juillet. « Depuis un an, c'est pénible de venir au boulot. Chaque semaine, au moins un camarade nous quitte. Le plus dur, c'est pour ceux qui restent », confiait un autre David, qui envierait presque ceux partis en premier. « Un seul était là ce matin : ils ont déjà fait le deuil. Pour nous, c'est plus compliqué... » www.lavoixdunord.fr - STÉPHANE HUBIN - 17/06/2010
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|  Sodemeca-Michelin : déjà un tiers des 276 salariés a quitté l'entreprise |  | Selon G. Coquerez, environ 90 salariés du site ont opté pour le reclassement au sein du groupe Michelin.
Fin octobre, après plébiscite des salariés, le CE de Michelin rendait son avis sur le plan social négocié dans le cadre de la fermeture du site de Noyelles programmée fin 2010. L'épilogue de cinq mois de lutte et de tensions, dont tous les symboles ont aujourd'hui disparu aux abords de l'usine Sodemeca, laquelle voit, jour après jour, partir ses salariés. Rencontre avec Gilles Coquerez, délégué du personnel FO, pour faire le point sur cette la lente extinction.
> Le PdG de Michelin a présenté il y a dix jours les chiffres du groupe et indiqué que la fermeture des sites de Noyelles-lez-Seclin et de Montceau-les-Mines limiterait « très largement » les licenciements grâce à un nombre conséquent de mutations internes. Pouvez-vous le confirmer ?
« En fait, sur les 276 salariés du site, une dizaine sont déjà partis à Clermont-Ferrand, et 85 autres sont susceptibles d'être reclassés au sein du groupe pour l'instant, ce qui représente environ un tiers des salariés. C'est un peu plus que ce que nous estimions, mais ce n'est pas non plus une option majoritaire. D'ailleurs, nous avons plutôt l'impression que Michelin pousse les gens à partir. J'ai en exemple un collègue qui avait demandé Clermont-Ferrand mais avec un laps de temps pour permettre à son épouse d'obtenir sa mutation là-bas. Au final, il a été orienté vers une transition professionnelle... Déjà 90 personnes sont ainsi entrées dans ces parcours de formation, soit un tiers de l'effectif du site, alors que l'usine ne doit fermer que fin 2010. À ce rythme, on peut se demander s'il restera encore du monde pour fabriquer des pneus en juin... »
> Après les cinq mois de lutte, la négociation du plan social, et maintenant le départ régulier de salariés, comment se déroule le quotidien de ceux qui restent ?
« C'est extrêmement tendu ! Certes, nous avons obtenu un bon plan social, et Michelin a respecté ses engagements en mettant les moyens nécessaires, même s'il y a des cafouillages, pour que ceux qui ne souhaitent pas continuer dans le groupe puissent rebondir, mais tout est très mal organisé, et cela influe sur l'ambiance au sein du site et sur le moral. Les salariés du site sont obligés de mettre les bouchées doubles pour combler les départs, certains se voient refuser la prise de congés, et les tensions entre salariés sont de plus en plus vives. Il y a d'un côté ceux qui ont de la rancoeur, de l'autre ceux qui restent consciencieux... Si tout le monde s'entendait très bien ici auparavant, ce n'est plus du tout le cas. Je dois très souvent intervenir en tant que délégué du personnel pour éviter que des conflits ne s'enveniment. Bref, c'est difficile... »
> Le site doit encore théoriquement produire pendant une année complète. Comment va s'organiser l'arrêt de la production ?
« Dès le 11 avril, l'équipe du week-end va s'arrêter. Le site ne tournera plus que du lundi au vendredi, en deux équipes, matin et après-midi. Quatre machines ont déjà été démontées pour faire de la place à d'autres, plus volumineuses, qui doivent être sorties puis transférées à Clermont-Ferrand. La première partira fin mars, trois autres suivront. Certains salariés le vivent mal, surtout les plus anciens, qui ont donné une grande partie de leur vie au groupe. Ils ne voient plus Michelin de la même façon et auront toujours de la rancoeur de voir leur usine fermer comme ça, d'autant que nous pensons toujours que cette fermeture n'était pas justifiée. »
> Combien d'entre eux sont concernés par les mesures d'âge ?
« Quatorze personnes en tout en bénéficieront. Ce sont eux qui resteront ici les derniers. Certains même après la fermeture du site, pour assurer des travaux de maintenance ou d'entretien. Si pour tout le monde la fermeture est une très grosse déception, elle l'est encore plus pour eux... » • www.lavoixdunord.fr - STÉPHANE HUBIN - 26/02/2010
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|  L'usine Sodemeca fermera comme prévu dans un an | L'usine nordiste du groupe Michelin à Noyelles-lès-Seclin fermera ses portes fin 2010. Le comité d'entreprise a validé hier les mesures d'accompagnement des salariés. Les départs s'échelonneront de novembre 2009 à décembre 2010.
Environ 35 000 E pour un reclassement dans le groupe, plus de 40 000 E pour un reclassement externe. Hier, le comité d'entreprise de Sodemeca a validé les aides aux salariés de l'usine nordiste de Michelin. Au-delà des sommes, les organisations syndicales ont encore rappelé qu'« il n'y a aucune raison économique à la fermeture de l'usine » de Noyelles-lès-Seclin, souligne Sébastien Pérus (CFDT). « C'est juste pour faire de l'argent. » Désormais « arrivent le côté social, les soucis individuels, la pression qui retombe, c'est une situation délicate, souligne le syndicaliste. Il faudra accompagner (les salariés). » Tourner la page ? « C'est une étape seulement », résume Sébastien Pérus, pour qui « c'est (son) premier plan social » . L'usine de Noyelles-lès-Seclin fermera fin décembre 2010. D'ici là, une cellule de reclassement accompagnera les départs des salariés. Ils partiront par vagues, entre novembre 2009 et décembre 2010.
« Ceux qui partent en novembre sont ceux qui veulent le faire tout de suite », explique encore le syndicaliste. Pour les autres vient le moment de se projeter dans une nouvelle vie. « C'est chaud ». www.nordeclair.fr - MATHIEU HÉBERT - 30/10/2009
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|  Evolution du PSE | Cinq mois après l'annonce de la fermeture de l'usine Sodemeca, la filiale de Michelin, à Noyelles-les-Seclin, ...
Et des semaines de dures négociations, la dernière réunion s'est tenue mercredi. Prochaine échéance, le jeudi 29 octobre, quand le comité d'entreprise rendra son avis.
Il s'y est engagé, hier, en signant le protocole de sortie de médiation. En attendant, chaque salarié trouvera dans sa boîte aux lettres, aujourd'hui, le détail de ses indemnités calculées au cas par cas.
Un minimum de 39 500 €
La direction a arrêté un montant de 39 500 E, une base minimum pour chaque salarié. « En réalité, très peu de gens ne toucheront que ce minimum, indique la direction. Les sommes varient énormément selon la situation des personnes : l'ancienneté, la situation familiale, s'il y a un déménagement... Sans parler des mesures d'accompagnement qui sont très importantes : si une personne veut rejoindre notre site de Clermont-Ferrand, on donne la possibilité à la famille de faire un voyage de reconnaissance de quatre jours dans la région, plus des mesures d'accompagnement pour le conjoint... » Au maximum, dans les meilleures conditions, la somme pourra atteindre près de 70 000 €. Côté syndicat, « c'est insuffisant par rapport à ce que demandaient les salariés, juge Laurent Decarpentry, délégué CFDT mais c'est mieux que le plan social initial. » L'usine, qui fabrique des pneumatiques, emploie 276 salariés. Elle fermera ses portes à la fin de l'année prochaine. www.lavoixdunord.fr - ANNE-SOPHIE HACHE - 23/10/2009
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|  Ils étaient près de quatre-vingts « Bibs » mais ils ont manifesté et crié comme 276 ! |  | Les Sodemeca ont été reçus à la mairie de Lille, puis en préfecture, hier après-midi.
Des salariés de Sodemeca, la filiale de Michelin que le groupe veut fermer à Noyelles-lez-Seclin, ont manifesté dans les rues de la capitale régionale, hier. ...
Certes, ce n'était pas la foule des grands jours : ils étaient à peine quatre-vingts à avoir répondu au mot d'ordre lancé par l'intersyndicale FO-CFDT-CGT (voir notre édition d'hier). Quatre-vingts sur deux cent soixante-seize emplois menacés... Il y avait de quoi être un peu désabusé, à l'instar de Gilles Coquerez, délégué syndical de Force ouvrière. Mais celui-ci s'est vite repris lorsque le cortège a pris le départ de la gare Lille-Flandre. Car s'ils étaient moins nombreux qu'espérés, les « Bibs » ont vite montré une belle vitalité, reprenant en choeur des slogans classiques du genre « Michelin assassin », ou « À bas les actionnaires, ce qu'il faut c'est du boulot », accompagnés par le jet de gros pétards.
« Mettre la pression »
Les manifestants, dont l'objectif ultime était la préfecture, place de la République, ont bifurqué d'abord vers la mairie de Lille. « On a demandé une entrevue, mais on n'a pas eu de réponse », nous ont confié les délégués. De sorte qu'il a fallu patienter devant l'hôtel de ville avant d'être reçu. Ce qui a provoqué de l'impatience dans le cortège, dont on fait les frais des barrières métalliques. Finalement, une délégation de membres du comité d'entreprise et les délégués syndicaux ont été reçus par Bernard Charles, seizième adjoint au maire chargé de l'emploi et de l'insertion, ainsi que par des membres du cabinet de Martine Aubry et de son premier adjoint, Pierre de Saintignon.
La délégation, reçue pendant quarante-cinq minutes, aurait obtenu l'assurance de la municipalité lilloise, maintenant bien au courant du dossier Sodemeca, de « mettre la pression » sur Michelin afin que se débloquent les négociations.
Enfin, le cortège est reparti en direction de la préfecture où une nouvelle délégation devait être reçue. Non sans avoir fait un petit sit-inboulevard de la Liberté. Bloquer cette artère à cette heure-là, c'est l'assurance d'avoir un maximum d'effet sur la circulation. Les « Bibs » n'étaient peut-être pas nombreux, mais ils ont su se faire entendre ! www.lavoixdunord - J.-N. D. - 10/10/2009
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|  Les SODEMECA à Lille le 09/10/2009 | |
|  Seclin : les salariés de SODEMECA - Michelin manifesteront à Lille demain |  | Les syndicats de l'usine SODEMECA de Noyelles-lez-Seclin, qui fermera ses portes en fin 2010, appellent à un rassemblement, demain après-midi à Lille, où ils seront reçus en préfecture. Les représentants du personnel sont en rupture avec la direction de Michelin, propriétaire du site, depuis hier. Ils protestent contre la tenue d'une nouvelle réunion de négociation « précipitamment conclue ». Entre autres.
L'usine, filiale de Michelin, emploie 276 salariés. Elle devrait fermer ses portes en décembre 2010.
D'ici-là, il s'agit pour les employés et leurs représentants syndicaux de négocier au mieux les conditions de reclassement ou de départ. La fermeture de l'usine avait été annoncée au printemps dernier. Les négociations ont commencé fin août.
Pour Gilles Coquerez, délégué Force ouvrière (FO), syndicat majoritaire au sein de l'usine, malgré l'aide d'un médiateur désigné pour la période des négociations du plan social, la recherche d'un accord avec la direction sur les conditions de départ des salariés reste pour l'heure toujours « impossible ». D'où cette manifestation, demain, qui pourrait connaître un bon taux de participation. www.www.lavoixeco.com - 108/10/2009
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|  Manif des « Michelin » à Lille | Des salariés de Sodemeca (Michelin) ont manifesté hier à Lille, en marge d'une réunion avec l'employeur et la direction du travail. Ils dénoncent les conditions de leur licenciement et de la fermeture de leur usine de Noyelles-lès-Seclin.
La fermeture de l'usine Sodemeca, à Noyelles-lès-Seclin, concernera 276 familles. Hier, une centaine de salariés s'étaient donné rendez-vous sous les fenêtres de la salle de réunion où négociaient syndicats et employeur. Face aux policiers ils ont crié leur ras-le-bol. « Notre société est viable et rentable mais le groupe veut détenir notre procédé de fabrication à Clermont-Ferrand », « Sodemeca, une famille brisée »... Voilà ce qu'on pouvait lire sur les tracts distribués sur place.
« On a gagné six mois sur la date de fermeture initiale, aujourd'hui on demande une juste compensation de la perte de notre travail », note un salarié désabusé. Hier, la dotation des primes et les conditions de licenciement étaient en jeu. Hier soir, le montant des sommes de départ n'était pas encore décidé, les salariés les jugeant inacceptables. Après l'annonce de la fermeture du site, prévue initialement en juin 2010, les salariés ont réussi à repousser l'échéance au mois de décembre. Ce report a été obtenu après six jours de blocage de la plate-forme européenne du groupe à Prouvy-Rouvignies, près de Valenciennes. Certains salariés sont d'ailleurs convoqués au tribunal pour cette action. Une manifestation est prévue demain à Lille pour protester contre la stratégie du groupe. Le cortège partira de la gare Lille Flandres à 14 h. www.nordeclair.fr - MATHIEU JÉGOU - 08/10/2009
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|  SODEMECA remet çà... | France3 Lille métropole du 07/10/2009
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| |  Sodemeca (Michelin) : le patron répond compétitivité et volonté de reclassement |  | À l'annonce de la fermeture de l'usine, les pneus avaient brûlé. La prochaine réunion, jeudi24, s'annonce tendue.
Après les réunions de mercredi, concernant la situation de l'usine Sodemeca (Michelin) de Noyelles-lez-Seclin qui fermera à la fin de l'an prochain ainsi que les mesures d'accompagnement proposées aux 276 salariés, le directeur du site revient sur les contraintes économiques qui, selon lui, nécessitent la fermeture et réaffirme la volonté du groupe de reclasser l'ensemble des salariés.
« On a l'impression qu'ils ne veulent pas de reclassements », regrettait, mercredi soir, Laurent Decarpentry, délégué CFDT (notre édition d'hier) tandis que Gilles Coquerez, représentant FO lançait : « Michelin veut nous mettre aux Assedic ! » Faux, répond Christian Jublot, le directeur de Sodemeca, dans la zone industrielle de Lille-Seclin. Touchée par un plan de restructuration qui touche le groupe de Clermont-Ferrand, cette filiale de Michelin, spécialisée dans la fabrication de pneus de haut de gamme,emploie 276 salariés. Elle fermera ses portes à la fin de l'an prochain. Pourquoi ? « Parce que nous sommes contraints de transférer l'activité nordiste vers Clermont-Ferrand. Il faut nous regrouper pour rester compétitifs sur un marché où les prix ont baissé de l'ordre de 30 % », explique le patron de l'usine de Noyelles-lez-Seclin qui réfute les arguments des syndicalistes et répète les données économiques qui ont été évoquées lors d'une réunion du comité d'entreprise, mercredi matin. Sur la forme, Christian Jublot regrette que le CE n'ait pas donné d'avis sur ce volet tout en affirmant que les représentants de la direction avaient répondu aux questions supplémentaires qui leur avaient été posées. « Les représentants ont demandé des réponses écrites, conclut-il sur ce sujet. Nous allons réfléchir sur les suites à donner... » La discussion de deux heures, l'après-midi, était centrée sur les mesures d'aide au reclassement des Sodemeca dans un des quatorze établissements du groupe. En plus de 20 000 euros, un supplément de 8 000 euros, « signe de la reconnaissance de la qualité du travail des salariés », a été proposé. Une prime de base à laquelle s'ajoutent d'autres aides en fonction du statut de chacun. Ainsi, cite-t-il en exemple, un célibataire aurait droit, en plus, à une prime de déménagement de 3 000 euros. Et un couple avec deux enfants dont le conjoint travaille, toucherait 39 500 euros. « Un nombre important de salariés de chez Sodemeca sont intéressés par ce reclassement interne, conclut Christian Jublot. Notre volonté est de les accompagner pour que chacun des 276 salariés trouve un emploi stable et durable. » www.lavoixdunord.fr - J.J. - 18/09/2009
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|  Dialogue de sourds chez Sodemeca (Michelin) |  | Les flambées de colère n'ont pas manqué chez Sodemeca.
A la sortie, hier, d'une nouvelle réunion chez Sodemeca, entreprise de pneumatiques filiale de Michelin, condamnée à fermer ses portes fin 2010, les syndicalistes, dont Laurent Decarpentry (CFDT) se disaient « dégoûtés ». Gilles Coquerez (FO), sur la même longueur d'ondes, lançait : « La direction nous fait tourner en rond ».
Aux dires de Laurent Decarpentry, des membres d'un service d'ordre venus avec les représentants de la direction auraient reçu quelques oeufs à la sortie de la salle Caulier de Noyelles-lez-Seclin. Sur le fond, la discussion a porté, hier matin, sur la situation économique de l'entreprise avec une première pierre d'achoppement. « On a demandé qu'ils fassent une projection économique avec le maintien du site de Noyelles, explique Laurent Decarpentry, car on est persuadé que si on restait ici, Michelin gagnerait encore plus ! » Deuxième obstacle, faute de réponse écrite concernant la situation économique, le CE a dit ne pas pouvoir donner d'avis. « On a l'impression qu'ils veulent faire croire qu'ils ont répondu et nous pas », analyse le syndicaliste tandis que son collègue Gilles Coquerez rappelle que les représentants syndicaux et les élus du CE attendent que la direction « parle argent », d'abord pour les reclassements internes. C'était justement le thème des discussions de l'après-midi qui ont été à l'image de celles de la matinée. « Ils ont continué sur leur lancée en proposant 20 000 euros et en ajoutant une prime de reconnaissance de 8 000 euros pour les reclassements internes, explique l'élu CFDT. Rien qu'avec la moins value qu'ils feront en vendant leur maison, ceux qui étaient tentés de partir à Clermont-Ferrand ne le feront pas. On a l'impression qu'ils ne veulent vraiment pas de reclassements. » Maigre consolation, la veille de cette réunion, donc lundi, le CE avait intégré les propositions faites par un groupe de travail (mesures d'âge, etc.) « À 90 %, évalue Laurent Decarpentry, ce travail montre que le CE, les représentants syndicats et le personnel sont en phase... » Jeudi 24, une réunion concernera le module externe, autrement dit les licenciements. « Cette fois, on attend de vrais chiffres et de nouvelles propositions pour le module interne », tonne le représentant de la CFDT qui n'écarte pas le risque d'un nouveau geste de colère. www.lavoixdunord.fr - 17/09/2009
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|  Négociations chez SODEMECA les syndicats claquent la porte |  | «On risque de revoir brûler des pneus», menacent les syndicats, mécontents de l'évolution des négociations.
Syndicats et direction se sont quittés sur un constat d'échec, hier, à l'issue d'une journée de négociations. Les représentants syndicaux ont quitté la salle, protestant contre l'absence d'avancées sur les conditions de départ.
Le dialogue n'est pas rompu, puisque les partenaires sociaux doivent se revoir en début de semaine prochaine. Il s'est fortement tendu. Direction et syndicats n'attendaient manifestement pas les mêmes avancées de la réunion prévue hier au siège de Noyelles-lez-Seclin, après une embellie apparue lundi avec le report de la fermeture du site de six mois.
« Ils nous ont pris pour des abrutis, tonnait hier Laurent Decarpentry (CFDT). On est tous en pétard ! Cette journée n'a servi à rien. Quand ils ont voulu débattre de points dont on a déjà parlé lors de la réunion du 27 août, sans commencer à négocier les indemnités, on a répondu "On n'est pas là pour répéter les mêmes choses, donc, on part". » Commencée le matin, la réunion devait porter sur les « modules internes et externes » (autrement dit les reclassements et les licenciements) et les mesures d'âge (lire notre édition de mercredi). « Après nous avoir expliqué ce qu'ils voulaient mettre en place pour les départs à partir du 1er novembre, ils n'ont fait que freiner les négociations sur les modalités internes », enchaîne le représentant CFDT, soutenu par son collègue de FO, Gilles Coquerez.
« Je regrette cette interruption, se désole le directeur du site, Christian Jublot. La matinée a permis d'avancer sur le volontariat pour les départs au 1er novembre et sur les jours d'aide à l'élaboration des projets professionnels. Notre ligne de conduite, c'est que les salariés quittent Michelin dans les meilleures conditions. » Confiant, le directeur se dit persuadé que le dialogue va reprendre et que les partenaires sociaux vont réussir à s'entendre. Les représentants syndicaux ne partagent pas cet optimisme. « Chaque fois qu'on a voulu aborder les primes de départ, ils sont revenus sur ce qu'on avait déjà dit à la première réunion, s'énerve Gilles Coquerez. Ils se sont limités à expliquer les décisions sur les départs du 1er novembre. Ça concerne une trentaine de personnes sur 276 employés dans l'usine. Après le geste de repousser de six mois la fermeture, le personnel avait repris le boulot. Maintenant, tout le monde est remonté. » Deux réunions, mardi et mercredi, ne seront pas de trop pour étudier les nombreux points de l'ordre du jour, dont les fameuses modalités. Sans compter le temps nécessaire à l'apaisement des esprits.
Les salariés volontaires pour un départ au 1er novembre disposeront de 4 jours en septembre, de 6 en octobre pour peaufiner leur projet professionnel, auprès du point information ou de la société de conseil SODIE. www.lavoixdunord.fr - MICHEL VIEUX - 11/09/2009
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|  SODEMECA (groupe Michelin) : la fermeture repoussée à la fin 2010 |  | Hier soir, à Noyelles-lez-Seclin, après une réunion de négociations qui a duré toute la journée, les représentants du personnel de SODEMECA, la filiale de Michelin menacée de fermeture en juin 2010, sont sortis avec une nouvelle qui les satisfait : ladite fermeture a été repoussée à la fin décembre 2010.
Comme nous l'a expliqué Laurent Decarpentry, délégué syndical CFDT, cela a une grande importance pour les 276 salariés de SODEMECA.
En effet, avec un arrêt de la production le 31 décembre 2010, au lieu de la mi-juin, la période de mesure de reclassement s'en trouve reportée d'autant. « Jusqu'à septembre 2011, a calculé Laurent Decarpentry. Et jusque là, personne ne sera en rupture de contrat. » Même si du 1er janvier à septembre 2011, les salariés qui n'auront pas trouvé d'emploi, seront payés à 65 %. Le délégué cédétiste poursuit : « Après, avec les ASSEDIC, cela nous reporte à septembre 2013. En quatre ans, si on ne retrouve pas du boulot... Car, notre but, c'est de trouver du travail le plus vite possible. » Même satisfaction du côté de Force ouvrière. À tel point que son délégué, Gilles Coquerez, a décidé de mettre un terme, hier soir, à la grève de la faim qu'il observait depuis le 2 septembre.
Inutile de dire qu'après les « douches froides » récemment reçues, cette relative bonne nouvelle a mis de l'ambiance parmi les salariés de la filiale nordiste de Seclin.
Il n'empêche que cette réunion de lundi a eu aussi un goût un peu amer pour les représentants du personnel. Lors de ce rendez-vous, le cabinet CECAFI, chargé par le comité d'entreprise de mener une expertise, a délivré ses conclusions.
« Je ne peux pas vous donner de chiffres, nous a confié Laurent Decarpentry, tenu à la confidentialité de ce genre de rapport. Mais on savait déjà que SODEMECA était bénéficiaire. On ne savait pas qu'elle était extrêmement bénéficiaire. Quand on a vu les courbes de profit, on a halluciné ! Ce sont des millions d'euros que Michelin gagne avec nous... » •
La prochaine réunion direction-représentants du personnel aura lieu ce jeudi 10 septembre. Elle portera, nous a-t-on dit, sur les « modules internes et externes » (autrement dit les reclassements et les licenciements), ainsi que les « mesures d'âge ». www.lavoixeco.com - JEAN-NOËL DEFAUT - 08/09/2009
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|  Michelin : un délégué FO en grève de la faim à Noyelles-lès-Seclin | Un représentant syndical Force Ouvrière, salarié de l'usine Sodemeca, filiale de Michelin, à Noyelles-lès-Seclin (Nord), a entamé une grève de la faim le 2 septembre. Le délégué FO tente ainsi de « s'opposer à la fermeture de Noyelles » et « revendique le versement des jours de grève non payés » a-t-il expliqué par le biais d'une lettre. « Ce geste laisse craindre une radicalisation des actions », a déclaré Hervé Carusca, le délégué FO de Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme), siège de Bibendum.
En juin dernier, le leader mondial du pneumatique a annoncé un vaste plan de restructuration en France, touchant quelque 3 000 salariés du groupe. Il prévoit notamment la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin, où 276 postes vont être supprimés. « Nous regrettons cette action, a déclaré la porte-parole de la direction. Un médecin du travail se trouve sur place pour suivre son état de santé ».
Par ailleurs, lors d'un Comité central d'entreprise (CCE) qui se tenait à Clermont-Ferrand jeudi, les syndicats ont présenté les conclusions du cabinet d'experts qu'ils avaient mandaté pour étudier les restructurations annoncées par la direction. Selon le cabinet Socafi-Alpha, « ce plan ne se justifie pas économiquement ».
La direction, de son côté, assure que les solutions proposées notamment à Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) « sont porteuses d'avenir ». Les mesures d'accompagnement social du plan seront discutées à partir de lundi à Clermont-Ferrand et à Noyelles-les-Seclin. www.usinenouvelle.com - Geneviève Colonna d'Istria - 04/09/2009
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|  Un entrepôt Michelin, à Prouvy bloqué par les Sodemeca |  | Depuis hier, des salariés de la filiale du groupe Michelin située à Noyelles-lez-Seclin bloquent l'entrepôt de stockage de pneus de Prouvy-Rouvignies, en signe de protestation contre les licenciements annoncés en juin.
La mauvaise nouvelle est tombée le 17 juin : le groupe Michelin va fermer son usine de production Sodemeca de Noyelles-lès-Seclin, près de Lille (nos éditions des 17 et 18 juin). Depuis, les salariés multiplient les mouvements de protestation pour sauver ce qui peut encore l'être. Hier, une soixantaine d'entre eux ont bloqué la sortie des marchandises de l'entrepôt Michelin situé sur la zone de Prouvy-Rouvignies. La filiale qui fabrique des pneus de très haut de gamme sera fermée dans un délai d'un an. Un plan de reclassement a été annoncé aux 276 salariés concernés, priés d'aller travailler à Clermont-Ferrand, siège du groupe. Une issue qui ne les satisfait pas. « Ce sont des licenciements déguisés, s'emporte un salarié. Comment partir si loin quand on a une famille, des enfants scolarisés, une maison dans la région ? Vous appelez ça des reclassements ? » « De qui se moque-t-on ? » Des questions restées pour le moment sans réponse. « Mais nous sommes déterminés à nous faire entendre de la direction. Nous resterons là jusqu'à samedi minuit », annonce déjà le délégué de la CFDT, Laurent Decarpentry. Du côté de FO, la pilule a autant de mal à passer : « Sodemeca, petite entité du groupe, a permis à Michelin de gagner des parts de marché sur un segment de très haute performance et d'associer son nom à des clients prestigieux comme Porsche, BMW et Mercedes. Et voilà le remerciement ! De qui se moque-t-on ? », s'interrogent les syndicalistes, qui ont prévu toute la logistique nécessaire pour les trois jours de blocage. www.lavoixdunord.fr - S. P. - 04/09/2009
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|  Le « volcan » SODEMECA s'est rallumé, hier après-midi |  | « Le mécontentement sévère » dont faisait part un salarié de SODEMECA, jeudi, après la première réunion sur le plan de sauvegarde de l'emploi de la filiale de Michelin, appelée à disparaître l'an prochain, s'est concrétisé, hier après-midi, aux portes de l'entreprise qui emploie 276 salariés.
« C'est maintenant qu'il faut se battre, les gens sont sur les nerfs certains font de la dépression », éclatait un ouvrier tandis que d'autres constituaient des piles de pneus présentant des défauts et voués à aller alimenter le brasier que certains venaient d'allumer. De part et d'autre de la grille d'accès des camions : plusieurs centaines de pneus défectueux à proximité, des salariés qui venaient de se mettre en grève... La cause de cette poussée de fièvre ? « La direction de Michelin fait monter la pression et essaie de retourner la situation en sa faveur, analysaient Gilles Coquerez, représentant FO, et Laurent Decarpentry de la CFDT. Elle fait tout pour dire qu'on est en train de bafouer l'accord de méthode. » À écouter les représentants syndicaux, la direction avait demandé à ce qu'il n'y ait plus de pneus qui traînent sur les pelouses et, hier après-midi, elle a fait appel à un transporteur pour faire enlever les pneumatiques. Un huissier était sur place pour constater une éventuelle manoeuvre pour empêcher le départ du camion. « Les salariés ne voulaient pas que ces pneus partent », s'indigne Gilles Coquerez. « Ils font tout pour rendre l'accord de méthode caduc, poursuit Laurent Decarpentry. Ils font tout pour négocier à minima et régler notre sort en trois ou quatre réunions alors que nous avions réussi à en obtenir de l'ordre de huit à douze pour négocier. » Rejoints par les salariés des équipes du week-end, les grévistes se sont réunis en assemblée générale pour décider des suites du mouvement, la prochaine réunion de négociation ayant été fixée au lundi 7. www.lavoixdunord.fr - 01/09/2009
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|  Michelin: grève à l'usine de Noyelles (Nord) qui doit fermer en 2010 |  | L'usine Michelin de Noyelles-lès-Seclin (Nord), près de Lille, qui doit fermer en 2010, était à l'arrêt lundi après-midi en raison d'un mouvement de grève impromptu, a-t-on appris auprès des syndicats et de la direction.
Les ouvriers de l'équipe d'après-midi ont cessé le travail vers 14H00. Ils ont été rejoints par des salariés des équipes du week-end pour une assemblée générale aux abords de l'usine qui a réuni une cinquantaine de personnes selon la direction, au moins 80 selon les syndicats.
Ils ont également enflammé des pneus stockés le long d'une allée permettant l'accès des transporteurs à l'usine, a constaté un photographe de l'AFP.
Ces pneus avaient été déversés après l'annonce par Michelin, le 17 juin dernier, d'un plan d'économie prévoyant la suppression de 1.093 postes dès 2010, dont la fermeture du site de Noyelles qui emploie 276 personnes.
"La direction a mandaté une entreprise extérieure et un huissier pour faire dégager les pneus, contre l'avis des salariés, uniquement pour les mettre en colère", a affirmé Laurent Decarpentry, délégué CFDT, au nom de l'intersyndicale (FO majoritaire).
Selon lui, ces pneus étaient un "symbole" de l'annonce de la fermeture de Noyelles que les salariés souhaitaient garder en l'état jusqu'à la fin des négociations.
Mais l'enlèvement des pneus était stipulé dans l'accord de méthode signé entre syndicats et direction en vue de la négociation des conditions de fermeture de l'usine, a souligné une porte-parole de Michelin.
Cinq réunions de négociation sont prévues en septembre.
Selon les syndicats, Michelin a offert une indemnité de 20.000 euros pour les salariés qui accepteraient d'aller travailler à Clermont-Ferrand et 22.000 euros pour ceux qui quitteraient le groupe. L'intersyndicale demande 100.000 euros pour les premiers et 175.000 euros pour les autres. AFP - 31/08/2009
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|  Négociations chez SODEMECA (Michelin) : « il faut qu'ils mettent de l'argent sur la table ! » |  | Une soixantaine de salariés ont défilé de leur usine jusqu'à la salle Caulier, à Noyelles-lez-Seclin.
La première réunion sur le plan de sauvegarde de l'emploi de SODEMECA, filiale de Michelin dont la fermeture est prévue en 2010, a eu lieu hier à Noyelles-lez-Seclin. Tandis qu'une soixantaine de salariés manifestaient jusque dans le centre du village, les représentants du personnel ont avancé leurs propositions et obtenu une deuxième rencontre avec la direction, le 7 septembre.
La première réunion entre les représentants syndicaux, membres du comité d'entreprise de SODEMECA etdeux membres de la direction de Michelin, a duré plus de quatre heures, hier. Une longue attente pour la soixantaine de salariés qui avaient décidé de manifester et d'organiser un sit-in face à la salle Caulier de Noyelles-lez-Seclin, lieu de rencontre choisi, la veille, par la direction. de préférence à l'usine qui est située dans la zone industrielle. Le groupe a reçu la visite du maire, Michel Demersseman, qui a fait déployer une banderole à l'effigie de Bibendum, au fronton de la mairie. Peu avant 13 h 30, l'arrivée d'une fourgonnette de police laissait présager la fin de ce premier échange à la sortie duquel les représentants de la direction en furent quitte pour quelques huées. À écouter Gilles Coquerez, représentant FO, et Laurent Decarpentry son alter ego de la CFDT, la réunion aurait pu tourner court, comme si la direction voulait « bâcler » les négociations. « Ils nous ont proposé de nous revoir le 24 septembre. On a dit "non" et obtenu une deuxième rencontre pour le 7. » « Ce qu'on veut c'est négocier, faire plus de réunions pour avancer », argumente le représentant de la CFDT.
Les syndicalistes ont également fait valoir qu'ils demandaient 100 000 euros pour les salariés acceptant un reclassement au sein du groupe et 175 000 pour chaque départ, là où Michelin proposait respectivement 20 000 et 22 000 euros.
« Ils n'ont pas donné de réponse mais ils ont dit qu'ils étaient prêts à parler argent », affirme Gilles Coquerez tandis que Laurent Decarpentry argumente : « Ces sommes sont justifiées pour réparer le préjudice subi. Nous avons nos attaches ici. Si Michelin a décidé de fermer SODEMECA, c'est uniquement pour des raisons financières. Il ne faut pas qu'on essaie de nous tromper avec ce plan l'entreprise est viable et fait des bénéficies. Ils en veulent encore plus alors, il faut qu'ils reconnaissent que nous avons su développer cette entreprise et qu'ils mettent l'argent sur la table avec des mesures de reclassement et d'âge ! » La fermeture de SODEMECA (276 salariés), spécialisée dans les pneus haut de gamme, a été annoncée à la mi-juin dans le cadre d'un plan de restructuration du groupe Michelin. Elle se justifierait, selon la direction, par la nécessité de centraliser la production à Clermont-Ferrand pour faire face à la concurrence. Si la direction a, aussi, demandé que la production reprenne normalement, Gilles Coquerez ne s'avance pas. « La reprise, ça sera en fonction des gens », lance-t-il alors qu'un salarié évoque le climat au sein de l'entreprise : « C'est un mécontentement sévère, de l'incompréhension avec beaucoup de tensions et la menace de sanctions éventuelles. » www.lavoixdunord.fr - J. B. - 28/08/2009
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|  Reprise des négociations... | France3 Lille Métropole du 27/08/2009
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|  Une trentaine de « bibs » manifestent pendant les négociations... |  | Les salariés de Sodemeca devant la salle où se tenaient les négociations.
Est-ce le frémissement de la rentrée sociale ? Des salariés de la Someca (Michelin) ont manifesté hier dans le centre-ville de Noyelles-lès-Seclin, devant la salle où se tenait une réunion de négociations.
La réunion entre la direction et les syndicats de l'usine Sodemeca du groupe Michelin s'est tenue hier matin non pas à le site même de Noyelles-lès-Seclin, mais dans une salle du centre ville. « Une provocation », ont estimé les syndicats. Une trentaine de militants a donc organisé sur le tas une manifestation. Une trentaine de « bibs » sont partis de l'usine jusque devant la rue principale du village. Cette manifestation est une première depuis le retour des vacances à la mi-août. Des vacances au goût amer pour les 276 salariés du site qui ont appris en juin dernier que leur usine allait être fermée et les moyens de production rapatriés à Clermont-Ferrand.
Sifflets, tambours, tout est bon pour faire du bruit. Derrière les fenêtres bien closes, les délégués syndicaux sont en train de faire leurs propositions pour le plan social. Ils demandent 100 000 E pour les salariés qui restent dans l'entreprise mais vont aller travailler sur le site de Clermont-Ferrand et 175 000 E pour ceux qui quittent l'entreprise plus 2 000 E par année d'ancienneté. « Plus deux trois petites choses à droite à gauche, précise Laurent Decarpentry, délégué syndical CFDT, pour épauler ceux qui vont descendre à Clermont ou aider à la création d'entreprises pour ceux qui partent ». En tout, les syndicats ont ajouté quatre pages aux propositions de la direction. Celle-ci leur a demandé d'argumenter leurs propositions tout en en prenant note. Les deux parties doivent se revoir le 7 septembre prochain. Mais les débats risquent d'achopper sur la question des primes de départ. La direction propose autour de 20 000 E, bien loin des 100 000 demandés par les syndicats. « Mais c'est largement justifié, assure Laurent Decarpentry. Ne serait-ce que par le prix des machines. Ce sont des machines de très haute technologie qui coûtent des millions. Elles s'en vont à Clermont, alors que c'est nous qui avons développé le procédé. Les salariés ne les laisseront pas partir comme ça. » www.nordeclair.fr - V.M. - 28/08/2009
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|  Michelin : reprise des négociations demain... |  | Le groupe Michelin avait annoncé en juin la fermeture de l'usine Sodemeca de Noyelles-lès-Seclin, spécialisée dans la production de pneus.
Demain matin, la direction et les représentants des salariés doivent se rencontrer pour débattre du plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Les 276 emplois de l'usine sont concernés par ce PSE. « Lors de cette rencontre, on va remettre nos propositions pour la sauvegarde des emplois à la direction. On débattra alors de nos propositions et du plan de l'entreprise. On définira ensuite le calendrier des négociations. Il devrait y avoir une réunion par semaine », détaille Laurent Decarpentry, de la CFDT. Cette rencontre était initialement prévue pour le mardi 18 août. À la mi-août, les employés avaient repris le travail suite à la fermeture estivale. Depuis, les délégués syndicaux ont rencontré les salariés pour leur demander leur avis sur le projet de PSE présenté par le groupe. www.nordeclair.f - S.G. - 27/08/2009
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|  Reprise des négociations à SODEMECA jeudi prochain... | Après une trêve estivale, les négociations doivent reprendre cette semaine chez SODEMECA, à Noyelles-les-Seclin. Les représentants du personnel rencontrent la direction ce jeudi 27 août.
En juin dernier, la fermeture de l'usine SODEMECA qui emploie 276 salariés à Noyelles-les-Seclin, avait été annoncée par son propriétaire Michelin. Spécialisé dans la production de pneus de haute qualité, le site seclinois avait pourtant toujours tenu les objectifs fixés par le groupe. La nouvelle de fermeture avait donc fait l'effet d'un coup de massue. Après une grève avec blocage de l'entreprise, les salariés en colère avaient fini par reprendre le travail avant une fermeture estivale. Les vacances sont à présent terminées. Les salariés ont déjà repris le travail depuis une semaine. Et les négociations vont donc reprendre également. Les représentants du personnel et la direction ont rendez-vous ce jeudi 27 août. Pour le délégué syndical de Force ouvrière, Gilles Coquerez, « Si Michelin veut fermer SODEMECA, il faudra qu'il mette de l'argent sur la table. Et si les conditions ne nous vont pas, je peux garantir une chose : le personnel est décidé à aller jusqu'au bout. On ne va pas se laisser faire. » www.lavoixdunord.fr - 24/08/2009
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|  Après la reprise à SODEMECA nouvelle réunion prévue le 27 août... |  | Fin juin, les employés de SODEMECA avaient défilé dans les rues de Seclin.
Dans l'usine SODEMECA, sur la zone industrielle de Noyelles-lez-Seclin et Seclin, un établissement de 276 salariés dont la fermeture a été annoncée par son propriétaire, le groupe Michelin, le travail a repris après les vacances.
Dans l'attente d'une première réunion de négociations sur le PSE (plan de sauvegarde de l'emploi) entre direction et représentants des salariés, programmée le jeudi 27 août. En juin, tombait la triste nouvelle : le groupe Michelin avait décidé de fermer son usine, pourtant performante, de Seclin. Un établissement spécialisé dans la production de pneus de haute qualité et qui a toujours tenu les objectifs fixés par le groupe. Mais le site seclinois était trop petit... Inutile de dire que la nouvelle a eu l'effet d'un coup de massue sur des salariés qui, jusqu'alors, étaient fiers de travailler dans une branche « pointue » du Bonhomme Michelin. Ce qui leur permettait d'espérer être à l'abri de la crise. Après une grève avec blocage de l'entreprise par les salariés en colère, le travail avait repris à Seclin, avant la fermeture estivale. Les vacances étant terminées, le travail a repris à SODEMECA. Une première réunion entre les représentants du personnel et la direction aurait dû avoir lieu aujourd'hui, mardi 18 août. Elle a été reportée au jeudi 27 août. Avant les vacances, selon Gilles Coquerez, délégué syndical Force ouvrière, les organisations syndicales ont obtenu des concessions de la direction sur l'organisation et le nombre de salariés présents aux séances de négociation sur le PSE. Ainsi que sur les réunions préparatoires qui précèdent celles-ci. « Si Michelin veut fermer SODEMECA, il faudra qu'il mette de l'argent sur la table », martèle Gilles Coquerez. Avant d'ajouter : « Et si les conditions ne nous vont pas, je peux garantir une chose : le personnel est déterminé à aller jusqu'au bout. On ne va pas se laisser faire. Et, après les vacances, on est tous bien en forme. Même moi ! » Son alter ego de la CFDT, Laurent Decarpentry, lui, est déjà un peu essoufflé. En effet, depuis la semaine dernière (lorsque l'usine avait rouvert à 50 %), avec un autre délégué cédétiste, il court d'un employé à l'autre. Objectif : leur demander leur avis sur le projet de plan de sauvegarde de l'emploi « qui a déjà été affiché », selon M. Decarpentry. Effectivement, pour mener à bien cette mission en étant que deux délégués pour près de trois cents salariés, il faut de la résistance. M. Decarpentry en a visiblement... À SODEMECA, « les machines ont redémarré, nous a-t-il confié. Mais très doucement : il n'y a pratiquement pas de production. » www.lavoixdunord.fr - J.-N. D. - 18/08/2009
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|  SODEMECA : « Il nous fallait fermer pour préserver la compétitivité de Michelin » | Sensible au climat tendu qui régnait la semaine dernière lors de sa visite auprès des salariés de la SODEMECA à Noyelles-lez-Seclin (notre édition du 17/07), Thierry Chiche, directeur industriel des sites de production de pneus de tourisme Michelin en Europe, avait évité de nous rencontrer. Cette semaine, il nous a toutefois accordé un entretien téléphonique exclusif afin de nous exposer les arguments économiques qui justifient, pour Michelin, la fermeture de l'usine nordiste. Extraits.
Quels arguments avez-vous mis en avant jeudi dernier devant les salariés pour justifier la fermeture de la SODEMECA ?
« Le segment de produits de la SODEMECA (NDLR : les pneus de haut de gamme) est un segment rentable, mais extrêmement concurrentiel, sur lequel sont présents tous les acteurs du métier. Les principaux, comme Bridgestone, Goodyear ou Continental, mais aussi les acteurs de deuxième, voire de troisième ligne, chinois et coréens, qui fabriquent avec des coûts de revient très inférieurs aux nôtres. Or, c'est ce secteur qui finance leur croissance, mettant en péril notre avenir. C'est pourquoi nous avons pris la décision de regrouper les deux sites de production de ce segment sur celui de Clermont-Ferrand, quatre fois plus grand que Noyelles-lez-Seclin, et capable de fabriquer tous les pneus de ce marché. » tDepuis cette annonce, les salariés estiment avoir été sacrifiés après avoir mis au point un process de fabrication qu'ils voient maintenant partir. Comment percevez-vous ce sentiment ? « C'est un point que nous comprenons. Il y a, à la SODEMECA, qui n'était au départ qu'un atelier de développement de procédé, un personnel extrêmement qualifié. De sa vocation historique, ce personnel a développé un esprit de challenge remarquable. Mais le site n'était pas conçu pour devenir une usine, et était donc structurellement non compétitif. Nous concevons donc cette frustration, elle est logique, mais nous souhaitons qu'un maximum de ces personnes rejoigne les sites du groupe ces prochains mois. » tVous conviez les salariés à suivre le transfert à Clermont-Ferrand en leur proposant 20 000 E, là où la plupart estime au minimum à 50 000 E le préjudice subi dans la revente de leurs biens immobiliers en cette période de crise, sans parler de l'emploi des conjoints. N'y a-t-il pas un décalage de la part de Michelin avec la réalité du quotidien de ses salariés ? « Nous avons signé un accord de méthode qui fixe le début des négociations au 27 août. On recensera alors tous les freins à la mobilité, et mettrons en face de ceux-ci des mesures pour les atténuer, ou les compenser. Notre logique est celle de la continuité professionnelle. La priorité est à l'emploi en interne. » tLe montant de la prime à la mobilité peut donc évoluer ? « C'était un point de départ, basé sur l'appréciation qu'a pu faire l'entreprise de ces freins ; une base sur laquelle on discutera. » tLa direction de Michelin a présenté la fermeture du site de Noyelles comme un transfert d'activité et de personnel vers Clermont-Ferrand, sans licenciement. Pourtant, il n'y aurait que 80 postes à pourvoir sur le nouveau site, contre 276 à Noyelles. Comment expliquer cet écart ? « Michelin emploie 25 000 salariés en France. C'est un raccourci de dire que tout le monde sera regroupé sur un seul site. Nous partirons des souhaits de chacun et proposerons des postes. Qu'il s'agisse de l'industriel, du développement, de la commercialisation ou de l'ingénierie, nous avons un panel de postes très large. Concernant le transfert d'activité à Clermont-Ferrand, nous sommes dans une logique de réduction des coûts. Il est évident que nous y produirons donc le même nombre de pneus, mais avec moins de monde. Mais chacun aura des propositions. » Représentants syndicaux et personnel affirment ne pas avoir été convaincus par les arguments que vous leur avez présentés jeudi pour justifier la fermeture. C'est un échec pour vous ? « Encore une fois, on est dans un projet de préservation de la compétitivité, avec un personnel qui n'a pas démérité. La frustration est logique. La décision de fermer la SODEMECA était difficile à prendre. Mais il fallait le faire. » On sent certains esprits échauffés. Votre sortie fut ainsi chahutée. Est-ce une surprise ? « Les salariés ont fait preuve d'une grande maturité depuis l'annonce de la fermeture. Bien sûr, il y a de la colère et du désarroi, mais il faut continuer à échanger et à se parler. » tLa rancune est néanmoins bien réelle. Certains chiffrent qui circulent évoquent la production d'une cinquantaine de pneus en un week-end, contre 2 700 par jour, habituellement. La décision de fermer semble avoir son revers financier pour Michelin... « Je ne peux pas donner de chiffres, mais avec la crise ces derniers mois, la capacité du site n'était pas totalement utilisée. Maintenant, c'est vrai que nous avons constaté une baisse de la production, laquelle remonte toutefois progressivement vers des niveaux attendus. Je fais confiance aux équipes pour revenir à des niveaux acceptables, dans le contexte particulier du site. » www.lavoixdunord.fr - STÉPHANE HUBIN - 26/07/2009
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|  L'usine a fermé ses portes ce week-end pour trois semaines | Les négociations du plan social en point de mire à la rentrée.
Un peu plus d'un mois après l'annonce de la fermeture de leur usine, programmée pour mai 2010, les 276 salariés de la SODEMECA ont quitté le site noyellois, vendredi soir, pour trois semaines de vacances. Pour les uns et les autres, il s'agira surtout de décompresser après cinq semaines nerveusement éprouvantes, et un rendez-vous que beaucoup attendent avec espoir à la rentrée : celui des négociations du plan social. L'accord de méthode signé il y a dix jours prévoyait le démarrage de ces négociations le 20 août. Elles ont finalement été repoussées cette semaine au 27 août, soit une semaine supplémentaire « afin de préparer au mieux ce rendez-vous », avance Laurent Decarpentry, délégué syndical CFDT. Au coeur de ces négociations, figureront bien entendu les primes de départ. Michelin a concédé dès l'annonce de la fermeture 20 000 E aux salariés qui seront reclassés dans le groupe, et 22 000 E aux autres. Les syndicats réclament quant à eux respectivement 50 000 E et 100 000 E. « On veut être respectés », martèlent les délégués syndicaux. www.lavoixdunord.fr - S. H. - 26/07/2009
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|  Sodemeca-Michelin, les vacances à l'amer... | Un mois après l'annonce de la fermeture définitive du site, les salariés de la Sodemeca, filiale de Michelin, partent en vacances ce soir. Entre amertume et détermination pour la rentrée.
Ils jouent. À l'heure du chassé-croisé entre l'équipe du matin et celle de l'après-midi, les salariés de la Sodemeca chahutent devant leur future ex-usine. Sans conteste, l'épreuve les a soudé un peu plus. « L'ambiance, entre salariés, ça va. Par contre avec la direction, il y a une fracture », témoigne Jonathan, la petite trentaine. « Pour nous, c'est clair, y'a plus de hiérarchie, poursuit le jeune homme. De toute façon, la motivation n'est plus là. Alors ils essaient de nous mettre la pression. Ils veulent qu'on tourne à 50 %. Mais ce qu'ils veulent, on s'en fout ».
C'est sur ce sentiment de divorce que les 276 salariés de la Sodemeca partent ce soir en vacances. L'usine stoppe sa production pour les trois prochaines semaines. Des « vacances », diversement accueillies par les « bibs » de Noyelles-Les-Seclin. « Je vais changer d'air », lâche Emmanuel. Direction Argelès, pour « déconnecter et revenir en forme pour les négos ». Idem pour Philippe. « Je veux juste partir, oublier ça. Respirer, enfin ». Lui a cassé sa tirelire pour un séjour en Turquie. D'autres comme Julien resteront dans le coin. « Moi, je ne peux pas me le permettre. Les anciens, à la rigueur, avec ce qu'ils ont de côté, il peuvent. Mais moi, je viens juste de m'installer, j'ai les petits à nourrir. On dit qu'il y a 50 % de Français qui n'iront pas en vacances. Ben moi je suis dedans ». Pas facile, décidemment, de reprendre pied dans la tourmente née du 17 juin. En plus du choc professionnel produit par l'annonce de la fermeture du site par la firme clermontoise, il a fallu gérer la réplique du tremblement de terre. Celle qui se joue dans le huis clos familial. « Ma compagne fait bonne mine, elle dit rien. Mais pour elle aussi c'est dur », raconte Julien. « Faut comprendre. Un mari à Michelin, c'était comme épouser la sécurité de l'emploi », ajoute Jonathan.
Négociations périlleuses
Dans ces conditions, difficile d'entrevoir un avenir autrement qu'en pointillé. « Franchement, j'ai pas encore réflechi à ce que j'allais faire », lâche Manuel, technicien de maintenance. Sur la table, une offre de reclassement en interne, sur l'un des sites du groupe, en particulier au siège de Clermont qui se chargera du travail de la Sodemeca à compter de la mi-2010. « Une chose est sûre, j'irai pas habiter là-bas ». Emmanuel non plus. « J'ai acheté ma maison il y a quatre ans et ma femme vient de changer de boulot, alors je me voyais pas partir ». Lui a déjà pris les devants et signé un CDI dans une entreprise de BTP. D'autres, une cinquantaine aux dires des syndicats, se disent prêts à accepter une mutation interne. Mais pas à n'importe quel prix. En tous cas, pas celui proposé par la direction : autour de 20 000 E. Une « prime à la valise », en plus des indemnités légales, qui ne satisfait pas Laurent Decarpentry, délégué CFDT. « C'est une insulte. On a fait 45 % de productivité en 3 ans. On nous a assez dit qu'on était les meilleurs. Ce qu'on demande, c'est une vraie reconnaissance de notre travail ». L'idée est, durant la négociation qui commencera fin août, d'obtenir « plus que Continental (50 000 E, NDLR). Parce que eux ont fermé à cause de la crise. Nous on ferme par pure stratégie », explique Laurent Decarpentry. Le syndicaliste n'est par ailleurs pas sûr de pouvoir contenir la colère si jamais les négociations devaient mal tourner. « En ce moment, les gars sont remontés. Mais ils sont comme des loups. ils attendent, ils se contiennent encore. Mais le risque d'explosion est réel, et là, ce sera ingérable. C'est comme un deuil en fait. On garde, on garde. Et puis ça sort ». Le virage de la rentrée s'annonce plus que jamais en épingle à cheveux. www.nordeclair.fr - Sébastien Leroy - 24/07/2009
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|  Et pourquoi pas un maintien de l'activité dans le Nord ? | C'est la question que les représentants syndicaux ont posée, hier, à Thierry Chiche, qui aurait justifié la fermeture de SODEMECA par le fait que Michelin souhaitait regrouper l'activité à Clermont-Ferrand pour gagner en compétitivité face à la concurrence. D'une part parce qu'un agrandissement de l'unité noyelloise aurait coûté trop cher, d'autre part parce qu'autour du site actuel, aucune commune n'aurait proposé de terrain pour le maintien de l'activité dans le Nord. « C'est un argument qui ne tient pas », fait valoir Gilles Coquerez, délégué FO. « Nous savons que si Michelin avait présenté le problème de cette façon aux collectivités locales, une solution aurait été trouvée pour maintenir l'activité dans le Nord », indique-t-il. « Si Michelin avait soumis telle demande au service économique de la communauté urbaine, ça se saurait », confirme Bernard Debreu, maire de Seclin et premier vice-président de LMCU, qui avait rencontré le directeur du site en février, « sans que ne soit jamais évoquée cette question. Auquel cas, ne serait-ce qu'avec le départ du site logistique de Décathlon, il y avait de la place dans la ZI ». www.lavoixdunord.fr - 17/07/2009
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|  Noyelles-lez-Seclin : Michelin est venu justifier la fermeture de SODEMECA | Un mois après l'annonce par Michelin de la fermeture de l'usine de Noyelles-lez-Seclin, les 276 salariés de la SODEMECA ont reçu la visite, ce jeudi, d'un membre de la direction de Clermont-Ferrand venu justifier la décision du manufacturier.
Les délégués syndicaux de la SODEMECA ayant refusé que les arguments économiques justifiant la fermeture de leur usine leurs soient présentés par simple visioconférence, comme l'avait pourtant envisagé Michelin, Thierry Chiche s'est déplacé de Clermont-Ferrand pour faire face aux représentants syndicaux et à quelques-uns des 276 employés noyellois. Un exercice au terme duquel l'incompréhension semblait ne pas s'être dissipée chez des salariés invités à contenir leur colère, afin de ne pas remettre en cause l'ouverture de négociations à la rentrée... www.lavoixeco.com - 16/07/2009
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|  SODEMECA-Michelin : 250 salariés dans les rues de Seclin contre la fermeture |  | Après une nouvelle flambée de pneus, mercredi, consécutive à la réunion de comité d'entreprise (notre édition du 25 juin), les salariés de l'usine SODEMECA-Michelin ont fait monter la pression d'un cran, hier, en criant leur colère dans les rues de Seclin. « On ne se laissera pas faire », ont-ils prévenu.
L'angoisse du lendemain n'empêche pas l'ironie. Hier dans les rues de Seclin, alors que près de 250 salariés grévistes, sur les 276 du site de Noyelles-lès-Seclin, appelé à fermer, manifestaient au cri de « Michelin assassin », la sono de fin de cortège passait en boucle un sarcastique I Will Survive.
« Des propositions insultantes » Pour autant, c'est bien de la colère que les SODEMECA-Michelin ont exprimé toute la matinée. Sortis révoltés de la réunion de CE tenue mercredi au cours de laquelle Michelin avait proposé une prime de 20 000 euros brut pour les salariés reclassés dans le groupe, 22 000 pour ceux qui souhaitaient rester dans le Nord, les salariés du manufacturier n'avaient qu'un mot d'ordre hier : « Se faire respecter. » « Plus Michelin nous fera patienter, plus la colère montera. Les propositions qui nous ont été faites sont insultantes », protestait Laurent Decarpentry, délégué CFDT, qui réclame 50 000 euros net pour les salariés reclassés, 100 000 pour les autres.
Son homologue FO, Gilles Coquerez, rappelait lui qu'« aucun élément économique concret justifiant la fermeture n'a encore été fourni par la direction. Nous continuons donc à nous battre pour le maintien de notre site, le plus performant du groupe ». Une affirmation que l'intersyndicale entend démontrer avec la venue, jeudi, de l'expert qu'elle a désigné. En attendant cette visite, le travail doit reprendre normalement ce matin. www.lavoixeco.com - STÉPHANE HUBIN - 30/06/2009
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|  « J'avais choisi Michelin pour la notoriété et la sécurité de l'emploi... » |  | Le mercredi 17 juin restera longtemps dans sa mémoire. Ce jour-là, comme ses 275 collègues, Christophe Clément se voit annoncer la fermeture de son usine, la SODEMECA, filiale de Michelin installée à Noyelles-lès-Seclin. « Un coup de massue » pour cet employé, jeune propriétaire de 39 ans, que la proposition d'un reclassement à Clermond-Ferrand laisse quelque peu amer.
Deux années chez Citroën, à Metz, deux autres chez General Motors, à Strasbourg, et puis l'embauche, à la SODEMECA. Fidèle à l'automobile, Christophe Clément, 39 ans, l'est aussi aux grands groupes, vers lesquels il n'a eu de cesse de se tourner, depuis qu'il est entré dans la vie active. Un choix stratégique. « Pour la notoriété et la sécurité de l'emploi », explique le salarié, en esquissant un sourire amer. Car aujourd'hui, le Bibendum qui l'a accueilli en 1992 à Noyelles-lès-Seclin lui montre la route de Clermont-Ferrand, où l'on « offre » aux salariés de la SODEMECA des possibilités de reclassement. La douche froide. « On est presque tous originaires de la région. On y est attachés », rétorque Christophe Clément. Lui-même, béthunois d'origine, s'était d'abord « expatrié » dans l'Est, « pour se faire un CV », avant de saisir une opportunité de rentrer. « J'ai toujours eu l'intention de revenir dans la région alors, quand j'ai vu l'annonce de la SODEMECA, j'ai tenté ma chance. On m'a proposé un poste d'opérateur sur machine, en intérim. » Le 3 janvier 1993, le jeune homme, alors âgé de 23 ans, signait son contrat d'embauche. Le début d'une longue carrière chez Michelin, dont Christophe Clément est fier de retracer aujourd'hui chacune des étapes. « D'abord opérateur, je suis passé coordinateur d'une équipe, puis agent de maîtrise, et enfin gestionnaire des achats. » Un beau chemin... jusqu'à la dernière étape, celle du 17 juin dernier, avec l'annonce de la fermeture. « Un coup de massue » qu'il n'a pas vu venir. « D'autant, détaille-t-il, que la direction ne cesse de vanter nos mérites. » Si certains de ses collègues ont exclu d'emblée la possibilité d'un départ à Clermont-Ferrand, lui est moins catégorique. Avec son épouse, il préfère peser soigneusement chacun des arguments. Dans la catégorie des « pour », ses seize années d'ancienneté et les avantages afférents, notamment en terme de rémunération. Dans la catégorie des « contre », l'attachement à la région, où il a ses petites habitudes et où travaille son épouse. Et où il vient d'acheter et de retaper une maison, dans laquelle il fêtera demain sa première année d'installation. Une vie déjà bien enracinée, donc, comme c'est le cas aussi pour beaucoup de ses collègues, dont la moyenne d'âge tourne autour de 34 ans.
Forcément, les questions se bousculent. Partir ? Chercher un nouveau travail ? Se lancer à son compte ? En attendant de trouver une réponse, Christophe continue, tous les jours, de prendre son poste à Noyelles. « Mais l'envie n'est plus la même qu'avant, confie-t-il. Il y a quelque chose de cassé. » www.roubaix.maville.com - AMÉLIE VERMEULEN - 30/06/2009
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|  Seclin : 250 salariés de la SODEMECA-Michelin dans les rues |  | Au cri de « Michelin assassin », 200 à 250 salariés de l'usine SODEMECA de Noyelles-lez-Seclin, qui se sont déclarés en grève pour vingt-quatre heures, ont défilé, ce lundi jusqu'à midi, dans les rues de Seclin.
Une marche symbolique, couronne mortuaire en tête, destinée à « montrer à la direction de Michelin qu'on ne se laissera pas faire », soulignaient les représentants syndicaux FO et CFDT de Noyelles-lez-Seclin, qui continuent de garder espoir quant à un éventuel maintien de l'activité sur le site nordiste. « On ne nous a toujours pas donné les éléments économiques qui pourraient justifier la fermeture de notre site », soulignaient-ils, dans l'attente de la venue de l'expert désigné par les syndicats, ce jeudi. www.lavoixdunord.fr - 29/06/2009
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|  Michelin: grève à l'usine de Noyelles | L'usine Michelin de Noyelles-lès-Seclin (Nord), près de Lille, qui doit fermer en 2010, était à l'arrêt ce matin en raison d'un mouvement de grève et d'une manifestation des salariés, a-t-on appris auprès de la direction et des syndicats. La grève, lancée à l'appel de l'intersyndicale FO (majoritaire) et CFDT, a été suivie à 90%, selon Gilles Cocquerez, délégué FO. "L'usine ne tourne pas", a confirmé une porte-parole de la direction, sans fournir de chiffre sur le nombre de grévistes.
A l'appel des syndicats, entre 150 et 200 personnes ont défilé à partir de 10H00 à Seclin aux cris de "non aux licenciements", a constaté un photographe de l'AFP. Michelin a présenté le 17 juin un plan d'économie, prévoyant la suppression de 1.093 postes dès 2010, dont la fermeture du site de Noyelles qui emploie 276 personnes dans la fabrication de pneus très haut de gamme.
Les syndicats ont jugé "ignobles" les premières propositions d'accompagnement de la direction aux salariés concernés par le plan social. Selon Gilles Cocquerez, Michelin a notamment offert une indemnité de 20.000 euros pour les salariés qui accepteraient d'aller travailler à Clermont-Ferrand et 22.000 euros pour ceux qui quitteraient le groupe. "On veut 50.000 euros pour les gens qui partiront à Clermont-Ferrand et 100.000 euros pour ceux qui resteront dans le Nord et quitteront Michelin", a déclaré M. Cocquerez. www.lefigaro.fr - 29/06/2009
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|  Noyelles: ça contine de brûler chez Michelin |  | Rallumé hier soir après la première réunion du comité d'entreprise, le brasier continue de brûler devant l'usine Sodemeca, filiale de Michelin, à Noyelles-lez-Seclin.
Ce matin, une trentaine de salariés s'étaient rassemblés devant l'usine pour protester contre les pressions qu'ils subiraient de la part des responsables d'atelier. A 10 heures, ils avaient repris le travail. Pas de mouvement de grève prononcé pour l'instant de la part des syndicats. « Pour l'instant, on va réfléchir à comment s'organiser, comment préparer des choses marquantes », déclarait Laurent Decarpentry, délégué CFDT. Une réunion se tient ce matin pour définir d'éventuelles actions. www.lavoixeco.com - 25/06/2009 |
|  Mercredi, comité d'entreprise à SODEMECA après l'annonce de la fermeture du site Michelin |  | « Mercredi, ça a été le coup de massue. Jeudi, cela a été la montée de la colère. Et, le troisième jour, on a commencé à réfléchir... »
C'est ce que rapportent des délégués syndicaux de la société SODEMECA, une filiale de Michelin installée sur la zone industrielle de Lille-Seclin, sur le territoire de Noyelles-lez-Seclin. Les représentants des deux organisations syndicales représentées dans l'entreprise noyelloise, Force ouvrière et la CFDT, ont déjà reçu les livres 2 et 3 de la procédure d'établissement d'un plan de sauvegarde de l'emploi. Ou plus exactement du plan qui aboutira à la suppression des 276 postes de travail de la SODEMECA. Nul doute que les représentants du personnel auront passé ces derniers jours à fourbir leurs arguments. Ils n'oublieront sans doute pas de rappeler que leur usine a toujours atteint, et même dépassé, les objectifs fixés par Michelin. Que la plupart des ouvriers n'ont aucune envie de rejoindre le site de Clermont-Ferrand (où on les attend, dit-on du côté de la direction). Et que beaucoup doutent des mesures de reclassement dans notre région. Par ailleurs, les indemnités de départ, bien supérieures aux minimas, concédées chez Continental, leur auront donné quelques idées... • www.lavoixdunord.fr - J.-N. D. - 22/06/2009
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|  "Coup de massue" à l'usine Michelin de Noyelles, promise à la fermeture | NOYELLES-LÈS-SECLIN (Nord), Choqués par l'annonce de la fermeture de leur usine, filiale à 100% de Michelin, les salariés de la Sodemeca à Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, qui se pensaient "les très bons élèves du groupe" évoquaient mercredi un "coup de massue". "En 2008, nous avons eu les meilleurs résultats du groupe Michelin, et aujourd'hui, on nous annonce la fermeture prochaine du site. On a le sentiment d'avoir été de très bons élèves et d'être trahis par notre professeur", résume Gilles Cocquerez, délégué FO (majoritaire) de l'usine.
Michelin a annoncé mercredi la suppression de 1.093 postes par des mesures d'âge et de mobilité sur trois sites à partir de 2010. Ce plan de "réorganisation", assorti d'un plan de départs pour 1.800 salariés en France, prévoit notamment la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin qui emploie 276 salariés.
Devant l'usine qui produit des pneus pour les véhicules haut de gamme, les salariés se sont réunis par petits groupes, commentant la nouvelle communiquée durant un arrêt des machines à l'initiative de la direction. "Vous vous rendez compte, Michelin fait des bénéfices record, est numéro Un mondial et nous casse comme ça", s'exclame Rachid Bihhi, 29 ans, ouvrier à l'usine depuis sept ans.
Le groupe a promis de reclasser les salariés, notamment à Clermont-Ferrand, mais rares sont ceux qui paraissent convaincus par cette solution. "Je viens d'acheter une maison, ma femme travaille ici", soupire Christophe, 39 ans, dont 16 ans à la Sodemeca, évoquant "un gros coup de massue". "Le reclassement, c'est à négocier", souligne Laurent Decarpentry, délégué CFDT, à la sortie d'une réunion avec la direction. "Ca peut être acceptable si les conditions sont intéressantes, mais pour beaucoup, ce sera impossible de bouger", avance-t-il.
Ayant en tête l'exemple des salariés de l'usine Continental de Clairoix (Oise), et évoquant les "bénéfices records" de Michelin, beaucoup de salariés, comme Christophe, promettent qu'ils ne "lâcheront rien". Les "Conti", dont l'usine doit fermer en 2010, ont obtenu une prime supra-légale de départ de 50.000 euros par salarié après plusieurs semaines de lutte. Evoquant un "bassin d'emploi délicat", la CFDT du groupe Michelin s'est dite "très inquiète" pour les salariés de Noyelles-lès-Seclin. www.lakoom-info.com - Martin de MONTVALON - 21/06/2009
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|  Coup de massue sur les « Bibs » | Ils fabriquent les gommes de voitures qu'ils ne conduiront jamais. Ferrari, Porsche, BMW... Ils sont même réputés être les meilleurs dans cette niche du pneu haut de gamme. D'où l'incompréhension pour les salariés de Sodemeca (filiale à 100 % de Michelin). « On se vivait comme une usine de pointe », lâche, amer, l'un d'eux devant le Bibendum qui continue de sourire à l'entrée de l'usine. Avec une capacité de production qu'ils estiment à 700 000 pneus par an, de bonnes primes d'intéressement versées l'an passé, les « Bibs » de Noyelles-lès-Seclin se pensaient à l'abri d'un sacrifice sur l'autel de la rentabilité. Mais le savoir-faire ne suffit plus. La faute, selon Christian Jublot, patron du site de Noyelles-lès-Seclin, « à un marché de plus en plus concurrentiel, où les prix ont baissé de 30 % en 5 ans ». Sans parler de la crise et de ses effets dévastateurs sur les équipementiers. Il fallait donc restructurer, « regrouper sur un seul site pour rester compétitif », expliquera Christian Jublot.
« Dur à accepter »
Cette fermeture, les 276 salariés ne l'avaient pas vraiment vu venir. Bien sûr, il y avait eu des signes : un nouveau directeur en février, et puis ces bungalows arrivés-là il y a une dizaine de jours. Des bungalows qui abriteront bientôt les consultants de la Sodi, le cabinet de reclassement qui va les « accompagner » au cours des prochains mois. « Franchement, on ne se doutait pas qu'il y aurait fermeture, confirme Daniel Bigotte, représentant du personnel. On pensait bien qu'il y avait de la restructuration dans l'air. Mais ça, non... ». « C'est dur à accepter », confie, laconique, un autre salarié. Il faut dire que le deal proposé par la direction passe mal : fermeture de Noyelles, mais en contrepartie le choix de venir à Clermont-Ferrand pour continuer à travailler sur les machines rapatriées au siège. Un non-choix pour la plupart. « Nous sommes beaucoup de jeunes salariés ici », témoigne Laurent Decarpentry, délégué CFDT. 33-35 ans de moyenne. L'âge où on s'en engage sur 20 ou 25 ans devant le banquier pour accéder à la propriété. « La plupart ne voudront pas partir, c'est sûr », souffle Gilles Coquerez, délégué FO. D'où l'idée qui germe dans les rangs que tout cela, au fond, ne fait que masquer un plan de licenciement larvé.
Aubry : « une manoeuvre "en loucedé" »
Une thèse que défend Martine Aubry, présidente de Lille Métropole communauté urbaine, venue apporter son soutien hier après-midi. « Toute offre de reclassement à plus de 50 km de chez vous équivaut à un licenciement », estime la Première secrétaire du PS, qui juge également peu réaliste l'alternative au rapatriement à Clermont-Ferrand que constitue l'accompagnement vers un nouvel emploi dans une région « déjà fortement frappée par le chômage ». Martine Aubry n'avait d'ailleurs pas de mots assez durs contre la méthode employée par la direction pour annoncer la mauvaise nouvelle aux salariés, sans préparation en amont. « Michelin est une grande entreprise, il est inacceptable qu'ils utilisent la crise pour faire des choix stratégiques qui ne sont même pas expliqués aux salariés ». Et la patronne du PS d'expliquer qu'elle étudiera tous les recours contre cette « manoeuvre opérée "en loucedé" ». Tout en promettant un coup de fil à l'Élysée. « La semaine dernière, Nicolas Sarkozy m'a dit de l'appeler dès que je voyais des choses scandaleuses. C'est ce que je vais faire ». En attendant, les 276 salariés n'ont pas vraiment le coeur à se remettre sur leurs machines. La production était hier en stand-by. « On prendra le temps qu'il faudra. Nous avons mis en place des moyens d'écoute et d'expression. Les managers vont rencontrer chaque employé individuellement » , garantit le directeur du site. Mais devant l'usine hier, ce coussin de sécurité ne faisait guère qu'atténuer le choc de la sortie de route d'un fleuron de l'industrie française. www.nordeclair.fr - SÉBASTIEN LEROY - 18/06/2009
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|  Noyelles-lez-Seclin : les 276 salariés de Sodemeca victimes du plan Michelin | Ils ne s'y attendaient pas... Les 276 salariés de la filiale de Michelin Sodemeca ont été réunis par la direction, hier, pour se voir annoncer la fermeture, d'ici un an, de leur site de Noyelles-lez-Seclin.
Une décision incompréhensible pour les représentants syndicaux, qui mettent en avant le savoir-faire et les résultats de leur usine, « les meilleurs du groupe » assurent-ils. Pour les salariés, le coup de massue est d'autant plus grand, même si certains indices, comme l'arrivée depuis quinze jours de bungalows qui serviront aux entretiens de reclassement, pouvaient laisser imaginer une telle issue... www.lavoixdunord.fr - 18/06/2009
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|  Michelin Noyelles : les salariés ne reprendront pas le travail avant la semaine prochaine | Les salariés de Michelin à Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, ont décidé ce jeudi après-midi en assemblée générale de ne pas reprendre le travail avant le 25 juin, au lendemain de l'annonce de la fermeture du site en 2010.
L'usine a arrêté son activité, à l'initiative de la direction depuis mercredi matin et jusqu'à la fin de la semaine. Le personnel est rémunéré durant cette période.
Environ 200 des 276 salariés de Noyelles ont cependant décidé de prolonger l'arrêt de travail jusqu'à mercredi inclus, date d'un comité d'établissement qui doit se pencher sur les modalités du plan de reclassement.
« La production est arrêtée jusqu'au 24 inclus », a indiqué Laurent Decarpentry, délégué CFDT. Il n'a d'ailleurs pas exclu d'autres types d'actions pour protester contre la fermeture de l'usine qui produit des pneus très haut de gamme.
« C'est la colère qui remonte »
La direction « souhaiterait que la production reprenne lundi ». Si ce n'est pas le cas, les salariés de Noyelles « se déclareront grévistes », a indiqué une porte-parole de l'entreprise.
Pour manifester leur colère, une centaine de salariés ont brûlé jeudi des pneus devant l'usine.
« Hier, les salariés ont pris une claque, c'était le monde qui s'écroulait. Aujourd'hui, c'est la colère qui remonte et on est tous déterminés », a expliqué M. Decarpentry. www.nordeclair.fr - 18/06/2009
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|  Noyelles-les-Seclin : incendie social chez Michelin |  | les salariés du site Michelin à Noyelles-les-Seclin sont montés d'un cran dans l'expression de leurs revendications. Une centaine de salariés Michelin de Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, se sont rassemblés jeudi pour brûler des pneus devant leur usine promise à la fermeture, dont les machines ont été arrêtées à l'initiative de la direction.
« Hier les salariés ont pris une claque, c'était le monde qui s'écroule. Aujourd'hui c'est la colère qui remonte et on est tous déterminés », a déclaré à Laurent Decarpentry, délégué CFDT. Il a indiqué qu'une assemblée générale du personnel était prévue dans l'après-midi.
« On va commencer une action. On va se mettre en grève », a-t-il ajouté. La direction a indiqué pour sa part qu'elle avait fait arrêter les machines pour toute la semaine. « Les machines ont été arrêtées hier matin à la demande de la direction pour permettre l'information du personnel. Il n'y a pas de débrayage puisqu'il n'y a pas d'activité. Ca va sans doute durer jusqu'au week-end », a déclaré une porte-parole de l'entreprise.
Selon M. Decarpentry, la direction « savait qu'il y aurait des suites » à l'annonce de la fermeture du site et « avait intérêt à arrêter les machines ». « On aurait de toute façon cessé le travail », a-t-il assuré.
Michelin a annoncé mercredi la suppression de 1.093 postes par des mesures d'âge et de mobilité sur trois sites à partir de 2010. Ce plan de « réorganisation », assorti d'un plan de départs pour 1.800 salariés en France, prévoit notamment la fermeture de l'usine de Noyelles-lès-Seclin qui emploie 276 salariés. La direction propose qu'ils soient reclassés dans le groupe, notamment à Clermont-Ferrand. www.nordeclair.fr - 18/06/2009
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|  Michelin ferme une usine dans le Nord : « un coup de massue » |  | C'est «un coup de massue» qu'ont reçu ce mercredi les ouvriers de l'usine Michelin de Noyelles-lès-Seclin, près de Lille, en apprenant la fermeture prochaine de leur unité.
Ce midi, en attendant l'issue d'une réunion entre la direction du site et les délégués syndicaux, les salariés choqués par l'annonce étaient rassemblés par petits groupes devant l'usine à l'intérieur du site qui produit des pneus très haut de gamme.
« Je viens d'acheter une maison, ma femme travaille ici »
« C'est un coup de massue. On a un grand sentiment de dégoût », a réagi Christophe, un ouvrier de 39 ans, dont 16 dans l'usine. « Au bout de 16 ans, être remercié comme ça... c'est dur », a-t-il dit. Il a affirmé que les salariés allaient se battre pour préserver leurs intérêts. « On forme une très bonne équipe. On va se retrouver unis pour que tout le monde ait les meilleures conditions. On ne lâchera pas », a-t-il dit.
Michelin a annoncé ce mercredi matin la fermeture complète du site de Noyelles-lès-Seclin, dont les 276 salariés devraient être en partie redéployés à Clermont-Ferrand. Mais Christophe estime qu'il sera difficile de quitter la région : « je viens d'acheter une maison, ma femme travaille ici ».
Martine Aubry sur le site cet après-midi
« Vous vous rendez compte, Michelin fait des bénéfices record, est numéro un mondial et nous casse comme ça. Le reclassement oui, mais vous avez vu où se trouvent les sites ? Beaucoup de gens ont leur famille ici », a réagi un autre ouvrier, Rachid Bihhi, 29 ans, dont sept à l'usine. Il évoque aussi « un coup de massue sur la tête ».
Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste, doit se rendre sur le site de Noyelles à 15 h cet après-midi. www.nordeclair.fr - 17/06/2009
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|  Michelin supprime 1.093 postes, ferme le site de Noyelle-lès-Seclin |  | Le plan social annoncé ce matin par le groupe de Clermont-Ferrand joue avant tout sur les départs anticipés en retraite et la mobilité interne. Les salariés du site de Noyelle-lès-Seclin, dans le Nord ont cessé le travail en fin de matinée. BloombergLa nouvelle avait largement filtré hier. Ce matin, le pneumaticien de Clermont-Ferrand, Michelin a confirmé le lancement d'un nouveau plan social en France. Il prévoit la suppression de 1.093 emplois, mais "sans aucun licenciement", a assuré le groupe. Le plan joue avant tout sur les départs anticipés en retraite (pour 495 d'entre eux) et la mobilité interne (598 salariés concernés). Un plan de départs volontaires sur trois ans pour 1.800 employés en France est par ailleurs prévu. Il s'accompagne de la promesse d'embaucher quelque 500 personnes par an dans les trois années à venir "pour assurer le renouvellement naturel" des équipes.
Dans un contexte difficile et alors que la violente restructuration des "Conti" de Clairoix est encore dans tous les esprits, Michelin, qui emploie 25.000 personnes en France, soit le quart de ses effectifs dans le monde, cherche à éviter tous remous sociaux. D'autant que la firme a encore en mémoire l'énorme polémique de 1999, lorsqu'elle avait annoncé 7.500 suppressions de postes en même temps que des résultats financiers en hausse.
"C'est évidemment une nouvelle qui nous préoccupe beaucoup", a indiqué mercredi le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez à l'issue du Conseil des ministres. "Michelin met tout sur la table pour que ça se passe le mieux possible et on va travailler tout de suite pour être sur le pont et éviter que qui que ce soit reste au bord de la route", a-t-il poursuivi.
Dans le détail, la réduction d'effectif sera répartie sur trois sites : à Tours (Indre-et-Loire), Monceau-les Mines (Saone-et-Loire) et Noyelles-lès-Seclin, près de Lille. Ce dernier site sera fermé et ses 276 salariés seront en partie redéployés à Clermont-Ferrand.
Vaste réorganisation de l'outil industriel
Le plan prévoit également une réorganisation du dispositif industriel de Michelin. L'entreprise va ainsi investir plus de 100 millions d'euros dans son centre de recherche et développement de Clermont-Ferrand.
Quelque 50 millions d'euros seront par ailleurs destinés à l'usine de Montceau-les-Mines. Le but ? En faire un pôle spécialisé dans les pneus Génie civil et l'un des deux plus grands centres de mélanges de gomme d'Europe. Son activité actuelle de pneus tourisme sera regroupée avec celles d'autres usines du Groupe en Europe occidentale.
A Tours, Michelin investira 15 millions d'euros pour poursuivre la modernisation de l'équipement du site et en faire "une référence pour les pneus poids lourd technologiques en Europe". "Cette spécialisation entraînera la fermeture de l'atelier de mélanges de gommes et son transfert vers Montceau et l'usine de Cholet", précise Michelin.
La fabrication des pneus très haut de gamme, aujourd'hui à Seclin, sera transférée à Gravanches, près de Clermont-Ferrand. Enfin, Cholet deviendra le pôle de production de pneus camionnettes et de 4x4.
Débrayage sur le site de Seclin
L'annonce du plan a suscité de nombreuses réactions. Au gouvernement tout d'abord : "c'est évidemment une nouvelle qui nous préoccupe beaucoup", a indiqué le secrétaire d'Etat à l'Emploi à l'issue du Conseil des ministres, soulignant cependant que "Michelin met tout sur la table pour que ça se passe le mieux possible". "On va travailler tout de suite pour être sur le pont et éviter que qui que ce soit reste au bord de la route", a assuré Laurent Wauquiez.
Du côté des syndicats, la CFDT a qualifié la fermeture de l'usine Seclin de Lille de "grosse surprise". "Nous sommes très inquiets pour nos collègues de Lille", a déclaré Cyril Poughon, représentant CFDT au comité d'entreprise européen du groupe à la sortie d'une réunion avec la direction, ajoutant que l'usine était située dans "un bassin d'emploi délicat". "Notre principale crainte, c'est cette usine", a-t-il martelé, précisant que seulement 12 salariés sur 276 seraient concernés par des mesures d'âge, les autres étant reclassés.
"Nous allons analyser tout ça de près et voir quels sont nos moyens d'action. Le dialogue social s'est fortement terni depuis plusieurs mois" et "nous demandons à l'entreprise de le renouer", a souligné le responsable syndical. "Ce plan de restructuration ne se justifie pas aujourd'hui" car l'entreprise, selon le syndicaliste, "dégage des bénéfices et verse des dividendes à ses actionnaires" pendant que les salariés "subissent" les conséquences de la crise.
Les salariés de l'usine de Seclin avaient d'ailleurs cessé spontanément le travail mercredi en fin de matinée, évoquant "un coup de massue". www.lesechos.fr - 17/06/2009
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|  Sébastien, ouvrier chez Michelin | Alors que le secteur automobile fait grise mine, le petit site de production de Michelin qui emploie 287 personnes à Seclin est menacé. L'usine tourne au ralenti et pourrait faire les frais d'un plan de restructuration. «À Seclin, on travaille sur le plus petit site Michelin au monde. Et on sait qu'on est condamné à moyen terme. » Sébastien n'est pas optimiste sur l'avenir de sa boîte. Il faut dire que le site tourne au ralenti : « la production 2009, on est capable de la faire en 5 mois. » En puis surtout, il revient du siège à Clermont-Ferrand où a été annoncé un plan de restructuration « sans aucun détail ». « Ils se présentent comme une entreprise à la française, un peu chauvine. Mais depuis le remplacement du dernier Michelin par M. Rollier, un comptable, il n'y a plus que le chiffre qui compte. Michelin fait des bénéfices mais l'action a chuté. Les actionnaires veulent la voir remonter. Et le prix, c'est la fermeture d'usines. » Alors, avec son bleu de travail et ses collègues, Sébastien est venu dire que « le chiffre et l'emploi, ce sont deux choses différentes. » www.nordeclair.fr - Nicolas Camier - 20/03/2009
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