MICHELIN  -  JOUE LES TOURS

Michelin : 340 postes supprimés

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                                                    Serge Letulle (Unsa), Yves Guttierez et Olivier Coutant (Sud), hier midi,
                                                devant Michelin : "Aucu plan social n'est bon, mais celui-ci est satisfaisant."

Le plan social a été adopté hier àClermont-Ferrand, les syndicats (saufla CGT) le jugeant acceptable. A Joué,340 postes vont être supprimés.


Comme pas mal de ses collègues, Dominique, 51 ans, ouvrier de fabrication, est venu hier de Poitiers en car pour embaucher à 13 h à l'usine Michelin de Joué. Dominique fait la navette ainsi depuis quatre ans :
« C'est le plus dur,finalement, toutes ces heures passées dans lecar. Nous quittons Poitiers à 11 h 30 et arrivons à Michelin à 12 h 45. Le soir, c'est 21 h 15 de l'usine et 22 h 45 à Poitiers. Je ne suis pas directement concerné par le plan social, trop jeune, mais je redoute de l'être un jour. On n'est pas à l'abri même si, comme moi, on a 33 ans de maison. »
Hier, à l'heure de l'embauche, de nombreux salariés, comme lui, n'étaient pas au courant des décisions prises le matin même, en comité central d'entreprise à Clermont-Ferrand : le plan social annoncé, concernant 340 personnes à Joué (il n'en restera plus que 908), a été adopté par la direction et les comités d'entreprises. Il prévoit bel et bien le licenciement des340 personnes prévues, 261 en départ volontaire (voir nos informations en page 7) et 79 en mutation interne ou externe.
Des syndicalistes rencontrés devant l'entreprise se satisfaisaient de ce plan et des mesures l'accompagnant. Faute de mieux : « C'est un plan satisfaisant en un sens, analyse ainsi Serge Letulle (Unsa), car les gens d'accord pour partir sont usés par les 3/8 ». Pour Olivier Coutant (Sud), « on ne peut pas dire qu'un plan social, c'est bon, puisqu'au final, on supprime des postes. Et nous n'avons obtenu exactement ce que nous voulions. Mais permettre à des anciens de partir, c'est reconnaître la pénibilité du travail ».

“ Nous avons obtenu ce que nous voulions ”


Pour ce syndicaliste, si ce plan social est néanmoins acceptable, tout n'est pas réglé pour autant dans l'entreprise Michelin : « On supprime des postes, des ateliers. Les conditions de travail ne sont plus les mêmes qu'avant, ça va en se dégradant. »
A Joué-lès-Tours, l'ensemble des syndicats représentés dans l'entreprise, à l'exception de la CGT, était d'accord sur le plan social adopté hier à Clermont-Ferrand. Une intersyndicale unie donc face à la direction de Michelin qui avait annoncé qu'il n'y aurait pas de licenciements secs. Ce que les syndicats tendent à croire et à espérer.
Pour autant, l'inquiétude concernant l'avenir de l'entreprise ne se dissipe pas comme cela : «La direction a fixé des objectifs qui devraient être rassurants, comme de produire 550.000pneus en 2010, pour atteindre un million d'unités en 2013, poursuit Olivier Coutant. Dans le même temps, Michelin se sert de la crise pour dire que ça va mal. Nous restons inquiets pourl'avenir. »

www.lanouvellerepublique.fr - Bertrand Gilet - 28/10/2009


Michelin taille dans ses effectifs à Tours, Lille et Montceau

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Trois usines du fabricant de pneus à Lille, Tours et Montceau vont faire les frais d'une restructuration industrielle. Les grandes lignes du plan doivent être présentées aujourd'hui aux organisations syndicales.

Michelin s'apprête à engager une importante restructuration de son outil industriel en France. Trois usines sont concernées : celle de Lille qui pourrait fermer ses portes, celles de Joué-lès-Tours et de Montceau-les-Mines dont les effectifs seront revus à la baisse. Au total, plus d'un millier d'emplois doivent être supprimés. Les autres sites français du numéro 1 mondial du pneumatique pourraient être concernés par un plan de départs volontaires d'environ 1.300 personnes.

Sans licenciements


Les grandes lignes du plan de restructuration seront présentées ce matin aux responsables syndicaux lors de deux rencontres distinctes. Au cours de la première, la direction présentera l'ordre du jour de la réunion extraordinaire du comité central d'entreprise programmée le 24 juin à Clermont-Ferrand. Une deuxième rencontre doit avoir lieu entre la direction des relations sociales et les organisations syndicales. « Il n'y aura pas de licenciements. » C'est ce que faisaient valoir, hier, des proches du dossier.

De fait, Michelin mise sur deux dispositifs pour limiter l'impact social. Le premier pourrait être un plan de départs volontaires, essentiellement avec des départs anticipés à la retraite ou des aménagements de fin de carrière. Il pourrait concerner 500 personnes.

Le second pilier du dispositif serait des reclassements internes au groupe. Michelin devrait proposer des mutatios à environ 600 salariés.

Les restructurations qui s'annoncent sont l'un des volets du plan de compétitivité « Horizon 2010 ». Il vise à spécialiser les usines sur des productions à forte valeur ajoutée, notamment pour l'exportation. Le site de Montceau-les-Mines (Saône-et-Loire) qui emploie 1.463 personnes pourrait voir disparaître son activité « pneus tourisme » pour être spécialisé dans le « pneu génie civil ». Il pourrait également devenir l'un des deux plus grands sites européens de mélange des gommes. Cette réorientation importante pourrait entraîner la suppression de 500 emplois.

Centre de référence


L'usine de Joué-lès-Tours, 1.367 personnes aujourd'hui, devrait devenir un centre européen de référence pour les pneus poids lourds. Une réorientation qui devrait se traduire par plus de 300 suppressions d'emploi.

L'usine de Lille-Seclin, 282 personnes, pourrait perdre la totalité de ses effectifs. La production, faite sur des machines très automatisées, devrait être rapatriée sur le site clermontois des Gravanches.

Par ailleurs, en plus de ces restructurations et de leur impact social, Michelin devrait ouvrir un plan de départs volontaires pour les autres usines françaises.

Il s'agirait, pour l'essentiel, de départs à la retraite anticipés. Une gestion « sociale » des suppressions d'emplois qu'exige la compétitivité.

www.lamontagne.fr - Manuel ARMAND - 17/06/2009


Michelin/Joué-Lès-Tours : 340 emplois supprimés d'ici 2012

Michelin annonce son plan de réorganisation à compter de 2010. Plus de 1000 postes seront supprimés en France, à Joué-lès-Tours, 340 emplois sont concernés, en contrepartie, 15 millions d'euros seront investis sur le site.
TV Tours du 18/06/2009

Michelin Tours sous le seuil des 1.000 salariés

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                                                              Joué-lès-Tours produira 400.000 pneus « poids lourds »
                                                              en 2009, alors que sa capacité peutatteindre le million.

La restructuration du groupe annoncée hier à Clermont-Ferrand confirme le départ de 340 salariés du site de Joué-lès-Tours d'ici 2011, sans licenciements.


Réactions très mitigées, hier, à l'annonce des réductions d'effectifs qui vont toucher le groupe Michelin d'ici 2011. A l'usine de Joué-lès-Tours,spécialisée dans la fabrication du pneu poids lourd, les syndicats se disaient très partagés : «On sait que les salariés touchés par les mesures d'âge sont favorables au départ. Mais nous demandons des embauches en contrepartie », déclarait Olivier Coutant (Sud).
«Le gain de productivité nous a été fixé à + 20%. Je ne sais pas comment on va les obtenir avec moins de 1.000 salariés dans les deux ans qui viennent », ajoutait Claude Guillon (CGT).
Car les mesures de restructuration du site tourangeau ont été chiffrées avec le départ de340 personnes, sur un effectif actuel de 1.248salariés.
Pour son directeur, Yannick Leben, « Michelin ne laissera tomber personne. 260 salariés âgés entre 56 et 60 ans seront concernés par des mesures spécifiques. Les plus jeunes resteront travailler ici pendant deux ans et toucheront leurs salaires chez eux les deux années suivantes. Nous allons proposer au minimum deux postes au sein du groupe, ou bien un accompagnement à une reconversion pour 80 personnes. Il n'y aura pas de licenciements…»
Ces mesures vont entraîner à terme la fermeture de l'atelier Z (130 salariés), spécialisé dans les mélanges de gommes, et son transfert d'activité vers Cholet et Montceau-les-Mines. Ses bâtiments, qui couvrent un quart de la surface de l'usine, implantée sur 30 ha dont 18couverts, seront pour l'instant conservés. Une étude sera lancée autour de l'aménagement des structures existantes.

Chômage partiel en juillet et août


Mais en même temps que la réduction des effectifs, Michelin a également annoncé ses ambitions pour l'usine de Joué : « Nous avons la volonté de devenir ici le leader européen de la fabrication du pneu poids lourd et d'être plus compétitif. Après les quelque 200 millions d'euros injectés ces dix dernières années, 15 millions d'euros supplémentaires seront investis pour poursuivre la modernisation de son équipement » annonce Yannick Leben.
Reste que l'année 2009 sera catastrophique : 400.000 enveloppes seront produites en Touraine, alors que la capacité humaine et technologique peut atteindre le million d'unités. Michelin Tours a fermé pendant 50 jours depuis le 1er janvier. Et l'on prévoit une semaine de chômage partielle en juillet et août pour tout le monde, avec un arrêt total de l'équipe de nuit. De quoi nourrir l'inquiétude du personnel.

www.lanouvellerepublique - Bruno Pille - 18/06/2009


Michelin : réorganisation à Joué les Tours...

France3 19/20 Centre du 17/06/2009

3 semaines de chômage partiel...

France3 Tours du 30/04/2009

Crise dans les entreprises : les cadres sont-ils solidaires ?

Le chômage partiel s'applique aux lignes de production dans les grandes entreprises tourangelles. Mais, entre ouvriers de base et cadres,la solidarité serait plutôt à l'ordre du jour.

contexte

> Le chômage partiel affecte d'abord les salariés de base dans les usines touchées par la crise.

> Les cadres sont moins impactés au niveau du chômage, mais le contexte aggrave le stress à tous les étages.


Dans beaucoup d'usines en Touraine, la crise fait tourner la machine au ralenti. Du super-ralenti même, si l'on prend l'exemple des gros sous-traitants installés dans la couronne de l'agglomération. Chez SKF, certaines lignes de production, particulièrement celles qui oeuvrent pour des clients industriels, ont fonctionné quatre jours en mars. Chez Michelin, la déprime guette dans les ateliers au bord de l'asphyxie complet. On n'y travaille que cinq jours dans le mois. Chez Hutchinson, une moyenne de huit jours par mois est défalquée. Même programme light chez STMicroelectronics avec quatre semaines de chômage imposé au premier trimestre, et autant au second. Que dire de la crise répercutée aux PME, sous-traitantes d'un secteur automobile en pleine déconfiture.
Certes, le gouvernement a relevé à 60 % la prise en charge de ces jours de repos forcés,mais les syndicats évoquent tout de même des pertes de 100 € par mois. Pour des petits salaires gravitant autour de 1.100 €, c'est bien sûr une difficulté majeure. Là où dans le même temps, les cadres peuvent apparaître épargnés, il n'existe pas de véritable fracture catégorielle évoque-t-on cependant dans la plupart des entreprises. Chez Michelin, où l'on dénombre seulement une quarantaine de cadres sur un total de 1.300 salariés, un délégué CFTC nuance :
« Des cadres ont la fibre sociale, d'autres non. Une entreprise, c'est des hommes et des femmes qui travaillent ensemble, il est évident que des cadres sont conscients de la situation en bas de l'échelle des salaires. »
Plus que les pertes immédiates de salaires, il reste que les plus graves inquiétudes portent sur l'avenir et cette sortie de crise qu'on ne prévoit que pour… après-demain. Dans une PME sous-traitante, un patron évoque à ce stade la nécessaire solidarité imposée entre tous les salariés. Pour tenir le coup le plus longtemps possible.

www.lanouvellerepublique.fr - Daniel Cholet - 23/03/2009

Michelin : Comment ajuster la masse salariale ???

France3 12/13 Centre du 27/01/2009

Michelin : encore plus de chômage partiel

17 jours de chômage technique sont prévus d'ici fin avril.


La situation se détériore de jour en jour pour l'usine Michelin de Joué-lès-Tours. Hier, lors d'un comité d'entreprise, la direction a évoqué une nouvelle baisse du carnet de commandes. La production du site qui était estimée à près de 700.000 pneus de poids lourds en 2009pourrait ainsi chuter à 640.000 unités.
En conséquence, les mesures de chômage partiel décrété en début d'année vont être renforcées. D'ici la fin du mois d'avril, l'usine devrait être mise à l'arrêt durant quatre semaines (une fin février, une en mars et deux fin avril). Selon toute vraisemblance, la production sera également suspendue tous les vendredis. Durant cette période, les salariés devront prendre leurs congés d'hiver et ils seront en chômage technique durant dix-sept jours (où ils ne toucheront que 60 % de leur salaire).
« Ça risque d'être pire encore après », s'inquiète le secrétaire de la CGT, Christian Guillon,qui évoque deux semaines de fermeture en août et deux autres en fin d'année.
« On navigue à vue », poursuit le syndicaliste en déplorant que les salariés soient « les seuls à payer la baisse des commandes » alors que les dividendes des actionnaires ont augmenté de 35 % en2008.

www.lanouvellerepublique - 28/01/2009

Indre-et-Loire : Le chômage partiel explose

300 000 heures de chômage partiel demandées par les entreprises tourangelles pour les deux derniers mois de l'année. C'est cinq fois plus que sur toute l'année 2007. La direction du travail a fait ce constat mais c'est surtout l'industrie et la sous-traitance automobile qui sont concernées. Exemple de l'usine Michelin installée à Joué-lès-Tours.
TV Tours - 25/11/2008


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