La PRESSE  -  2012

Salaires des grands patrons : les bons et les mauvais élèves

Cliquez pour agrandir l'image
Alors que la France a vécu une nouvelle année de crise en 2011, certains patrons ont répercuté la baisse de la performance de leur entreprise sur leur rémunération. Pas d'autres.

Michel Rollier, qui a pris la direction de Michelin en 2006, partage la gestion du géant des pneumatiques avec Jean-Dominique Senard (gérant commandité) depuis un an. Ce dernier, qui n'est pas de la famille, prend les rênes de Michelin seul, vendredi prochain. Pour sa dernière année pleine à la tête de Michelin, Michel Rollier a touché 3,1 millions d'euros , comme d'habitude en seule rémunération variable. Selon le classement des Echos, Michel Rollier a gagné 31% de moins qu'en 2010. Pourtant, les performances de l'entreprise ont été très bonnes en 2011 et l'année 2012 s'annonce bien.


Michel Rollier reste dans le monde de l'automobile: il devrait prendre la présidence de la Plateforme de la Filière automobile, qui cherche à mieux coordonner les activités des constructeurs, des équipementiers et des fournisseurs du secteur.
www.lefigaro.fr  -  09/05/2012


Les rênes de Michelin aux mains du premier patron extérieur à la famille

Cliquez pour agrandir l'image

Michelin, le géant français des pneumatiques en pleine expansion, s'apprête pour la première fois de son histoire à placer à sa tête un patron non issu de la famille fondatrice.


Après une année de gestion en tandem avec l'actuel numéro un Michel Rollier, Jean-Dominique Senard doit prendre seul les rênes du groupe à l'issue de l'assemblée générale convoquée vendredi à son siège historique de Clermont-Ferrand.

"La transition est maintenant assurée et le temps est venu de lui passer le relais", explique Michel Rollier en parlant de son successeur.
"En février 2011, je vous ai fait part de mon intention de ne pas aller au terme de mon mandat, fixé à 72 ans par les statuts de l'entreprise", soit en 2017, rappelle-t-il, dans l'avis de convocation de l'assemblée, qui doit entériner la passation de pouvoirs entre les deux hommes.
Michel Rollier s'était retrouvé seul à la tête du groupe de Clermont-Ferrand après le décès accidentel en 2006 d'Edouard Michelin, arrière-petit-fils du fondateur.
Pour lui succéder, Michelin avait retenu dès le printemps 2011 Jean-Dominique Senard, arrivé six ans auparavant dans la maison à la demande d'Edouard Michelin. Jusqu'alors gérant non commandité, M. Senard était devenu gérant commandité à l'issue de la dernière assemblée des actionnaires.
Michelin possède un statut juridique de société en commandite par actions (SCA). Ce statut original prévoit que le gérant commandité est responsable sur ses biens propres des dettes de la compagnie, ce qui n'est pas le cas des gérants non commandités.
Le groupe avait aussi profité de l'année passée pour dépoussiérer ses statuts: la durée du mandat des gérants a été limitée à quatre ans, ils ont aussi la possibilité de démissionner ou d'être révoqués plus facilement et la fonction de "président de la gérance" a été créée.
Jean-Dominique Senard ne voit pas de problème à ne pas faire partie de la famille, contrairement à ses prédécesseurs.
"La croissance d'une entreprise, son développement, sa stabilité reposent beaucoup plus sur des valeurs que sur la généalogie. Le groupe m'a complètement gagné, j'ai d'emblée totalement intégré ses valeurs", expliquait-il dans un entretien à l'AFP il y a un an.
Ancien élève d'HEC, il a exercé des responsabilités dans plusieurs grands groupes industriels français avant de rejoindre le groupe de "Bibendum" en 2005 en tant que directeur financier et membre du conseil exécutif.
Agé de 59 ans, M. Senard a débuté sa carrière au sein du groupe Total entre 1979 et 1987, puis chez Saint-Gobain de 1987 à 1996.
En 1996, il rejoint le groupe Pechiney en tant que directeur financier et membre du comité exécutif jusqu'en 2001, avant d'assurer la direction du secteur aluminium primaire jusqu'en 2004.
En tant que membre du comité exécutif du groupe Alcan qui a absorbé Pechiney au terme d'une OPA hostile en 2003, il a été en charge de l'intégration de Pechiney et président de Pechiney SA de 2004 à 2005.
Son adoubement comme numéro un de Michelin coïncide avec une nouvelle étape dans le développement du fabricant de pneus, qui veut augmenter ses volumes de ventes de 50% d'ici 2020, grâce à des marchés émergents comme la Chine et l'Inde, mais sans oublier des marchés matures comme l'Amérique du Nord.
Michelin a dégagé l'an dernier un solide bénéfice net de 1,46 milliard d'euros en hausse de 39%, pour un chiffre d'affaires de 20,7 milliards (+15%). Sur le premier trimestre 2012, le groupe a enregistré une progression de 5% de ses ventes et confirmé pour l'année "son objectif de stabilité des volumes".

www.leparisien.fr  -  08/05/2012



Le parcours d'une combattante

Cliquez pour agrandir l'image
                                                            Un titre d'infirmière major de Lorraine, devant 540 candidats.


Vie professionnelle Après quatorze années au service comptabilité de Kleber, Céline Lindini renaît dans la peau d'une infirmière


CÉLINE LINDINI aime les gens et le revendique. Douce, attentive, elle est l'archétype même de la meilleure copine à qui on peut tout confier. Des qualités naturelles qui lui ont permis d'obtenir le titre d'infirmière major de Lorraine devant 540 candidats. Une reconversion réussie pour cette ex-comptable de Kleber au terme d'un parcours parfois ubuesque, parfois dramatique.

Ex-Kleber


Tout a commencé en 2005 lorsque les dirigeants de Michelin lui ont demandé de réfléchir à son avenir. « On savait que les services administratifs seraient centralisés sur Clermont. Mais on était loin de penser que le site de production de Toul allait disparaître trois ans plus tard », explique Céline. Après quatorze années au service comptabilité chez Kleber, c'est le moment d'aller voir ailleurs. « J'ai pris cette reconversion comme un tremplin. Je voulais trouver un travail de contact, tourné vers le médical. Le métier d'infirmière, c'est une vocation », confie la Domgerminoise. Elle prend alors la direction des ateliers de transition professionnelle, avec ce leitmotiv de devenir infirmière. « J'ai appris à faire de la maçonnerie, du carrelage, de la charpente. Les ATP étaient essentiellement fréquentés par mes collègues masculins. J'ai décidé de prendre les choses en main. Michelin m'a payé mes frais d'inscription, j'en suis reconnaissante. » Mais en filigrane, les propos sont moins édulcorés. La réalité est bien différente. « La direction de Michelin n'a jamais pris de nouvelles depuis mon départ. Je suis devenue une statistique… »

C'est un véritable parcours du combattant qui commence alors. Léa a 6 ans, Marceau, 2 ans et Céline a trois ans d'études devant elle. « J'ai embarqué les membres de ma famille dans cette aventure. Ils ont été exemplaires. »

A huit jours de son concours, elle perd subitement un de ses proches. Malgré des conditions psychologiques difficiles, Céline obtient la première place.

Désormais elle a trouvé un poste à Alexis Vautrin après bien des sacrifices, un véritable sacerdoce…

www.estrepublicain.fr  -  Olivier BASSE  -  06/05/2012

Michelin annonce un plan social touchant 2200 personnes au Pays Basque

Cliquez pour agrandir l'image

Michelin a annoncé ce vendredi aux syndicats un plan social temporaire qui pourrait toucher 2.200 personnes au Pays Basque sud.


La direction de Michelin a annoncé ce vendredi aux syndicats un plan social temporaire qui pourrait toucher 4.863 personnes en Espagne, dont environ 2.200 au Pays Basque sud, a indiqué Marcial Moreta, président du comité d'entreprise de l'usine Michelin de Vitoria-Gasteiz.

Quant aux deux usines Michelin du Pays Basque, le plan social affecterait 1.700 personnes à Vitoria-Gasteiz et environ 500 personnes à Lasarte (Gipuzkoa).

Selon Moreta, le plan social entraînerait des suspensions temporaires des contrats de travail de 36 jours par travailleur. Le plan entrerait en vigueur fin mai et terminerait le 30 septembre.

Une réunion entre la direction et les syndicats du comité est prévue le mardi 8 mai.

www.eitb.com  -  04/05/2012


DES CERISES EN TEMPS DE CRISE

Cliquez pour agrandir l'image
                                          Il y a quelques semaines déjà, la troupe du Théâtre de cristal de Vannes-le-Châtel
                                          était venue en résidence au ciné Villars de Blénod. Un lieu propice aux répétitions.

EN CETTE VEILLE DE PRÉSIDENTIELLE, il est des textes qui ont une résonance toute particulière. Celui du théâtre de cristal, intitulé « le temps des cerises » en est un. La compagnie qui a ses aises au pays du cristal, à Vannes-le-Châtel s'est immergée dans le drame humain que fut la fermeture de l'usine Kléber dans le Toulois.

826 emplois supprimés


Pshitt, tel un pneu crevé, en un claquement de doigts, 826 emplois ont été jetés au rebut, l'espace d'une formidable casse sociale, qui ne saurait faire écho à l'actualité de Gandrange ou Florange. On l'aura compris, la troupe pilotée par Dominique Farci donne dans le théâtre engagé. Le tout étayé par des longs mois de maturation et de recueil de témoignages, comme pour exorciser la douleur des licenciements. Ainsi, il y a quelques semaines, c'est dans l'intimité d'une résidence, offerte au ciné Villars que pendant une semaine, le théâtre de cristal a travaillé sa nouvelle rencontre avec le public. Dans la foulée, une lecture publique, aux allures de test grandeur nature, avait été donnée à la médiathèque de Toul. Comme pour tester en ce terreau écorché vif, cette pièce chargée des maux du capitalisme.

Ce jeudi 19 avril à 21 h, au centre Pablo-Picasso de Blénod cette fois, ce sera au tour des « théâtreux du bassin » de goûter à cette lecture-publique. Attention, par une pièce de théâtre, puisque les trois coups ne seront donnés que le vendredi 21 septembre prochain. Ici, il ne s'agit que d'un premier jet de passion, histoire de titiller leur public, sur le sujet si difficile de la perte de l'emploi.

Pour autant, pas de catastrophisme. Dominique Farci, le metteur en scène, promet « un spectacle joyeux, festif, grinçant et provoquant… ». Car le théâtre a cette magie, de faire passer les messages, mêmes les plus durs, parfois avec le sourire, ou le plaisir.

www.estrepublicain.fr  -  Emmanuel VACCARO  -  19/04/2012

Michelin : va étendre les capacités de production de l'usine Tigar Tyres de Pirot en Serbie

Michelin et sa filiale Tigar Tyres annoncent avoir signé aujourd`hui un protocole d`accord avec les autorités serbes et la ville de Pirot en vue d`une extension des capacités de production de l`usine Tigar Tyres de Pirot, située à 300 km au Sud Est de Belgrade.
Ce protocole d`accord prévoit de porter la capacité de l`usine Tigar Tyres de Pirot de 8 millions de pneus en 2012 à 12 millions de pneus à fin 2016. Cette usine produit et continuera à produire exclusivement des pneus d`entrée de gamme aux marques Tigar, Kormoran et Riken qui font partie du portefeuille de marques du Groupe Michelin. Les travaux d`extension devraient débuter au début de l`année 2013 et les premiers pneus sortir des nouvelles lignes de production en milieu d`année 2015. La production de l`usine permettra de servir principalement les marchés russe et de la Communauté des Etats Indépendants (CEI) en forte croissance ainsi que les marchés d`Europe centrale et orientale, d`Afrique et du Moyen-Orient. Au total, sur la période 2012 - 2016, l`investissement s`élèvera à 170 Millions d`euros. A terme, la nouvelle unité permettra la création de 700 emplois à Pirot.
Ce projet d`investissement s`inscrit dans la stratégie de croissance du Groupe Michelin en lui permettant de renforcer son offre dans le domaine des pneumatiques d`entrée de gamme. Ce segment de marché devrait croître de 30 % dans le monde dans les dix années à venir. Les capacités de production supplémentaires prévues à Pirot permettront ainsi à Michelin de renforcer ses positions sur ce marché porteur et donc de contribuer à l`atteinte de ses objectifs.

www.bousier.com  -  02/04/2012


Michelin est soupçonné de ne pas avoir déclaré les arrêts-maladie... 

France 3 12/13 Auvergne du 01/03/2012 


Michelin soupçonné de fraude aux arrêts-maladie

Cliquez pour agrandir l'image

Le géant du pneumatique est soupçonné par la justice de dissimuler les arrêts-maladie de ses salariés, une fraude qui coûterait environ un milliard d'euros par an à la Sécurité sociale. Ces soupçons de fraude, révélés par TF1, font l'objet d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Clermont-Ferrand.


L'entreprise comptabilise quinze fois moins d'accidents du travail que la moyenne. "A Cholet, la société a atteint un record : zéro arrêt-maladie en 2010. Pourtant sur le document interne de l'infirmerie, relève Europe 1, qui se l'est procuré, on lit cent trente jours non déclarés à la Sécurité sociale. Pour ne pas payer d'amende, l'entreprise forcerait ses salariés à venir travailler alors qu'ils devraient rester à la maison."

Les syndicats dénoncent le manque d'intérêt de l'entreprise pour la santé de ses employés.

www.lemonde.fr  -  29/02/2012


Salariés de Michelin et villageois indiens unis contre les délocalisations

Cliquez pour agrandir l'image

Alliance inédite contre la direction de Michelin : des syndicalistes de la CGT de l'usine de Clermont-Ferrand et des villageois indiens combattent ensemble un projet de zone industrielle dans la région de Madras, en Inde. Le groupe français envisage d'y construire fin 2012 une usine de pneus. Les communautés locales craignent de lourdes conséquences pour leur environnement.


« Le mouvement social ne peut plus se contenter de dénoncer abstraitement la délocalisation de l'économie, lancent les syndicalistes de CGT Michelin. Non seulement cette dernière ruine l'emploi chez nous, mais elle détruit souvent à la racine les conditions de vie des plus pauvres au Sud. » Dans un appelsigné par plus de 35 000 personnes, les cégétistes dénoncent la construction d'une usine de pneus du fabricant français en Inde. Démarré il y a un an, le chantier est estimé à 600 millions d'euros d'investissement et emploierait 1 500 personnes. L'usine devrait commencer à produire ses premiers pneus à la fin 2012 en vue de fournir le marché indien des poids lourds et des bus.

Or, cette usine est érigée sur un territoire abritant une communauté d'Intouchables, la caste la plus défavorisée en Inde, constituée de 1 500 familles. Le syndicat CGT affirme que la construction de l'usine conduit à « la destruction de l'environnement permettant à cette communauté de vivre, détruisant sources d'eau potable, pâturages, forêts, mettant en péril l'existence même de ces familles ». Madhumita Dutta, militante indienne, est venue à Clermont-Ferrand jusqu'au siège de Michelin pour témoigner de la situation des 5 000 Intouchables de la région de Madras (Chennai).

« Michelin profite des cadeaux de l'État »


Partie prenante de la lutte engagée par les villageois de Thervoy Kandigai, Madhumita a présenté l'histoire de leur combat, qui a commencé bien avant que Michelin ne décide d'implanter cette usine sur cette zone. En 2007, la province du Tamil Nadu a acquis 1 127 hectares afin d'en faire une zone industrielle. Malgré leurs grèves de la faim, les villageois déjà installés sur ces terres assistent impuissants à la destruction d'une grande partie de leur forêt. Un an plus tard, en août 2008, ils apprennent le projet de construction de l'usine Michelin sur une partie de la zone industrielle.

« En décidant de s'installer ici, Michelin ne pouvait ignorer le combat engagé par les villageois », estime Madhumita Dutta, qui dénonce « des cadeaux de l'État » comme le classement de cette usine « en projet d'utilité publique ». Des cadeaux qui, précise-t-elle, « se généralisent en Inde pour faire venir des investisseurs et dont Michelin profite ».

Promesses de Michelin


Dans un communiqué, le groupe Michelin « souligne qu'il n'y a pas de conflit entre Michelin et les villages localisés aux alentours du site » loué à l'État de Tamil Nadu.
Il se défend d'avoir détruit les forêts et les pâturages, et prétend à l'inverse avoir une démarche « responsable ». Le groupe aurait investi en 2011 plus d'un million d'euros pour, dit-il, « participer à l'amélioration des conditions de vie des villageois » – au travers notamment de formations, de soutien scolaire et de soins médicaux.

Pour « vivre en harmonie avec son environnement » (sic), le Groupe promet de « ne rejeter aucun déchet », « de préserver l'environnement et les ressources en eau de la région », « d'installer des unités de production de biogaz » et de « désensabler des lacs et canaux d'irrigation de rizières ». Michelin relativise le poids de la contestation, estimant que seules « quelques dizaines de personnes » seraient opposées au projet. Madhumita parle, elle, de 1 500 manifestants.

Répression

Face à l'usine Michelin – la seule en construction pour le moment sur la zone industrielle –, les villageois multiplient les manifestations et les grèves de la faim pour continuer à vivre de leurs terres et de leurs forêts, déjà partiellement détruites. « Ils sont désormais contraints de marcher plusieurs kilomètres pour faire paître leurs troupeaux, sur des terres stériles  », alerte Madhumita. Les rendements des cultures de riz, d'arachide et de piment sont fortement réduits. La confiscation et la destruction de la forêt risquent également de tarir les lacs approvisionnant les villages locaux en eau.

Soixante-quinze villageois sont aujourd'hui sous le coup de plaintes, en raison de leur résistance au projet, et huit sont emprisonnés. Les communautés ont décidé de porter l'affaire devant le tribunal environnemental de Delhi, qui suit le dossier. Elles ne souhaitent qu'une chose, jouir de leurs terres.

Solidarités internationales

Les communautés locales, auxquelles s'associent la CGT-Michelin et la Fondation Henri-Pézerat, ont remis à la direction du groupe Michelin, le 17 janvier, une pétition de plus de 35 000 signatures. Ils demandent l'arrêt de la construction de l'usine, la restitution de leurs terres, l'indemnisation des communautés affectées, la libération des huit personnes emprisonnées, l'amnistie pour celles en attente de jugement et l'arrêt de toute violence contre la population. Alors que d'autres usines pourraient s'installer prochainement, parmi lesquelles Bekaert India (production de câbles) et Harsha Glass (verre), le combat des Intouchables est loin d'être terminé.


www.bastamag.net  -  Sophie Chapelle  -  20/01/2012



Copyright (C)2008 - 2010. Tous droits réservés.                          klebertoul.doitvivre@laposte.net
Cliquez ici pour vous abonner à ce flux RSS